Si vous rencontrez des difficultés à concevoir un enfant, vous êtes peut-être entré dans un processus de recherche des causes et d’aide à la procréation. Face à ce défi, de nombreux couples se tournent vers des médecines alternatives pour améliorer la qualité des ovocytes et augmenter leurs chances de succès. Cet article explore différentes approches, allant de l’acupuncture aux compléments alimentaires, en passant par les pratiques corps-esprit, tout en soulignant l’importance d’une approche éclairée et réaliste.

L'Acupuncture et la Fertilité

Avez-vous déjà entendu parler des bienfaits de l’acupuncture dans l’infertilité ? À la croisée des médecines traditionnelle et moderne, cette approche holistique pourrait représenter un soutien précieux dans votre parcours. L’acupuncture est une pratique ancestrale de médecine traditionnelle chinoise. Sa philosophie repose sur le principe d’un flux d’énergie vitale, le Qi (prononcé « tchi ») qui parcourt le corps le long de méridiens. La stimulation de points spécifiques permet de rééquilibrer ce flux et donc de soigner divers problèmes.

En France, cette pratique constitue un acte médical qui ne peut donc être effectué légalement que par des professionnels de santé qualifiés. Cela limite les risques associés, en particulier grâce à l’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique. Les effets secondaires peuvent inclure des douleurs locales, de légers saignements ou la formation d’ecchymoses.

Acupuncture : Effets et Applications

Plusieurs études ont cherché à démontrer l’efficacité de l’acupuncture sur l’infertilité. À ce jour, leurs résultats ne permettent pas d’arriver à un consensus, car elles nécessiteraient des observations à grande échelle et des protocoles standardisés. Selon certaines études cliniques, l’acupuncture aurait des effets positifs dans le traitement des troubles de la fertilité féminine, en favorisant la circulation sanguine au niveau des organes reproducteurs et en améliorant la qualité de la glaire cervicale. Elle créerait donc de meilleures conditions pour l’implantation et la nutrition de l’embryon.

L’efficacité potentielle de cette technique ancestrale est également mentionnée dans le traitement du SOPK. Ce syndrome se caractérise par un déséquilibre hormonal induisant une production excessive d’hormones masculines, les androgènes. Les femmes concernées connaissent alors des cycles menstruels irréguliers (longs de plus de 35 à 40 jours), parfois une absence totale de règles (aménorrhée) et une ovulation sporadique, voire inexistante. Ces perturbations peuvent dès lors être à l’origine d’une infertilité. 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose font face à l’infertilité. Celle-ci peut être due à des troubles de l’ovulation, des difficultés d’implantation embryonnaire, ou encore à l’absence de rapports sexuels à cause des douleurs que cette affection occasionne.

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La stimulation de points d’acupuncture n’est pas destinée uniquement aux femmes. Elle montrerait aussi des effets positifs dans le traitement de problèmes d’infertilité chez les hommes. Les preuves actuelles de l’efficacité de l’acupuncture sur l’infertilité masculine sont encourageantes. L’intégration de l’acupuncture en complément des protocoles de traitement de la fertilité est devenue une pratique relativement courante. Quelques études indiquent ainsi que cette approche combinée offre de bons résultats, en particulier en augmentant les taux de grossesse et en réduisant le stress, facteur susceptible d’affecter la réussite des procédures de procréation médicalement assistée. Pour les patients n’ayant pas recours à la PMA, les données montrent là aussi une amélioration des chances de gestation. L’acupuncture pourrait donc être bénéfique dans divers contextes de fertilité, même en dehors d’un traitement tel que la FIV.

Déroulement d'une Séance d'Acupuncture

Une séance commence par une étude approfondie de la santé du patient, qui permet à l’acupuncteur de recueillir des informations détaillées sur l’historique médical, le style de vie, et les symptômes actuels. Après l’évaluation, le praticien détermine les points à cibler. Les aiguilles, très fines, sont ensuite insérées à des profondeurs variables, selon le point d’acupuncture visé. Une fois en place, elles peuvent être manipulées doucement, parfois avec une rotation ou une légère stimulation électrique, pour renforcer les effets. La séance d’acupuncture dure la plupart du temps entre 15 et 30 minutes, période pendant laquelle vous pouvez ressentir une sensation de bien-être intense. Une fois les aiguilles retirées, un bref moment de repos peut vous être proposé avant de partir. Si vous souhaitez intégrer l’acupuncture dans la prise en charge de votre infertilité, un programme de soin régulier peut être mis en place. Au vu des résultats des recherches médicales actuelles, le recours à l’acupuncture dans l’infertilité semble être une pratique prometteuse, notamment dans le cadre d’une PMA.

Compléments Alimentaires et Qualité Ovocytaire

En PMA, les compléments alimentaires peuvent jouer un rôle crucial dans l’amélioration des résultats en optimisant la qualité des ovocytes et en favorisant un environnement favorable à la conception. Il est essentiel de comprendre comment ces compléments peuvent influencer positivement la fertilité.

Coenzyme Q10 (CoQ10)

La coenzyme Q10 (CoQ10) est un antioxydant essentiel qui joue un rôle clé dans la production d’énergie au niveau cellulaire. Des études sur la santé de la femme montrent que la supplémentation en CoQ10 peut améliorer la qualité des ovocytes, particulièrement chez les femmes de plus de 35 ans. La CoQ10 augmente la production d’énergie dans les mitochondries des ovocytes, aidant ainsi à maintenir leur intégrité et à réduire les dommages oxydatifs. En conséquence, les taux de fécondation et les taux de grossesse peuvent être améliorés lors des cycles de FIV.

Déhydroépiandrostérone (DHEA)

La déhydroépiandrostérone (DHEA) est une hormone produite par les glandes surrénales et les ovaires, qui diminue avec l’âge. Des recherches indiquent que la supplémentation en DHEA peut améliorer la réserve ovarienne et la qualité des ovocytes, en particulier chez les femmes ayant une faible réponse ovarienne.

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Acide Folique

L’acide folique est bien connu pour son rôle dans la prévention des anomalies du tube neural, mais il est également crucial pour le développement embryonnaire et la fertilité. La supplémentation en acide folique avant et pendant la FIV peut améliorer la maturation des ovocytes et la qualité des embryons.

Acides Gras Oméga-3

Les acides gras oméga-3, tels que ceux trouvés dans l’huile de poisson, sont connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires. L’inflammation chronique peut nuire à la qualité des ovocytes et à l’environnement utérin, affectant ainsi les résultats de la FIV. Les acides gras oméga-3 peuvent réduire l’inflammation systémique et améliorer le flux sanguin vers les ovaires et l’utérus, favorisant ainsi un environnement plus favorable à la conception et à l’implantation embryonnaire.

Vitamine D

La vitamine D est essentielle pour de nombreux aspects de la santé, y compris la reproduction. Des niveaux adéquats de vitamine D sont associés à une meilleure qualité des ovocytes et à des taux de réussite plus élevés en FIV. La vitamine D joue un rôle dans la régulation des hormones reproductives et peut améliorer l’implantation embryonnaire en modulant l’expression des gènes dans l’endomètre.

Autres Approches Complémentaires

Fertility yoga, sophrologie, médecine chinoise, naturopathie, pierre de lune, réflexologie, coach PMA… Les pratiques complémentaires trouvent de plus en plus de place dans votre quotidien pourtant déjà très rempli. Mais voilà, comment faire le tri dans toutes les offres disponibles ? Comment trouver le truc qui vous permettra de mieux vivre votre parcours d’AMP ? Devez-vous croire à toutes les promesses miracles ? Augmenter vos chances de grossesse avec ces pratiques, c’est vraiment possible ?

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins recense plus de 400 pratiques différentes, également appelées « médecines traditionnelles », « médecines alternatives », « médecines complémentaires », « médecines naturelles » ou encore « médecines douces ». En ce qui concerne spécifiquement la fertilité, il n’existe pas de données précises. Cela peut s’expliquer par l’absence d’encadrement et de contrôle de ces pratiques. De plus, il est rare que vous osiez en parler à votre médecin.

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Les Raisons du Recours Croissant aux Médecines Alternatives

Il existe de nombreuses raisons expliquant le recours croissant aux médecines alternatives, mais ces pratiques sont symptomatiques d’une prise en charge médicale qui ne répond pas aux attentes. D’une part, les parcours sont longs et difficiles. Les résultats sont peu satisfaisants : seulement 20 % de naissances vivantes par ponction et 10 % par insémination artificielle. Les patients enchaînent les tentatives. Mais, avant même d’arriver dans un parcours d’AMP, ils sont déjà épuisés.

D’autre part, il y a parfois un manque d’écoute et de considération. Face au sentiment d’impuissance et de soumission aux traitements médicaux, les pratiques non conventionnelles permettent de reprendre le contrôle, de jouer un rôle actif dans son parcours. Il y a aussi une défiance vis-à-vis de la médecine, probablement accentuée par la période COVID-19. Les patientes ont plus confiance en ces praticiens qu’en leur parcours médical. De la même manière, il a été observé un phénomène d’hormone bashing. Les patientes craignent de suivre un traitement médical d’AMP ou de prendre la pilule, mais elles n’hésitent pas à avaler des compléments alimentaires expédiés. Il y a aussi ce besoin de trouver des solutions rapides, sans parler des délais de prise en charge. Améliorer son hygiène de vie ou débuter un parcours d’AMP prend plus de temps qu’un complément alimentaire.

Ensuite vient la question du bien-être et de la qualité de vie. Bien souvent, vous entrez dans le parcours en bonne santé - c’est la particularité de l’AMP - et vous vous retrouvez plongé dans un milieu médical, avec des injections et des interventions douloureuses qui impactent le corps, l’humeur, les relations, le travail, le quotidien, bref, toutes les sphères de la vie. Les soins de support sont là pour atténuer cet impact psychosocial.

Vigilance et Risques Potentiels

Les investigations ont révélé que plus des deux tiers des praticiens en médecines complémentaires contrôlés présentaient au moins un manquement, principalement des défauts d’information, mais aussi, dans certains cas, des pratiques commerciales trompeuses, voire présentant des risques pour les patients. Ces observations appellent à une grande vigilance, car, parfois, on ne vous veut pas que du bien !

En cause d’abord, la disponibilité de preuves scientifiques concernant la sécurité et l’efficacité des options complémentaires est souvent limitée, voire inexistante. Il vous arrive peut-être même de rencontrer des difficultés à distinguer les professionnels de santé de ceux du bien-être. Pour accentuer la confusion, certains praticiens s’installent à proximité ou au sein même de lieux de santé.

Certains professionnels prétendent qu’ils « soulagent la douleur », « traitent l’endométriose ou le SOPK », « conseillent sur la prise en charge médicale », ou utilisent abusivement des termes médicaux tels que « consultations » ou « patients ». Ici, on frôle la pratique médicale illégale.

Ensuite, la majorité des pratiques complémentaires ne nécessitent aucun cursus ou diplôme. Le ministère chargé de la Santé note d’ailleurs qu’à l’exception de l’acupuncture, qui fait l’objet de diplômes nationaux, et de quelques disciplines sanctionnées par des diplômes universitaires, les formations sont généralement « délivrées au sein d’organismes privés, sans contrôle des institutions publiques quant à leur contenu, et sans reconnaissance par l’État ». Ces formations sont très variables, allant du simple week-end (parfois en visio) à plusieurs années d’étude. À ce jour, aucun encadrement ni organisme de suivi et de contrôle n’existe.

Ces dérives comportent plusieurs risques. D’abord, ces options peuvent faire perdre du temps (alors que le temps qui passe est un ennemi de la fertilité), de l’argent (beaucoup parfois) et des chances. Proposer des pratiques non conventionnelles en remplacement ou en complément, surtout si elles ne sont pas prouvées scientifiquement, constitue une perte de chance d’être pris en charge à temps pour une infertilité « médicale », par exemple. Sur le plan financier, cela crée une prise en charge à deux vitesses : « Tout le monde n’a pas les moyens de faire deux séances par semaine de soins de support non remboursés. »

Ensuite, le risque est de culpabiliser. Pour certains, les soins de support peuvent parfois donner l’espoir ou l’illusion qu’en mettant des choses en place, ils peuvent réussir. Mais, même après cela, quand cela ne fonctionne toujours pas, que reste-t-il ? Le désespoir, la culpabilité.

Comment Choisir la Bonne Option ?

Parfois vécues comme des injonctions culpabilisantes au « bien-être à tout prix », les pratiques complémentaires, ou soins de support, ne sont ni obligatoires, ni secondaires, ni optionnelles. Ces soins sont un soutien qui peut être mis à votre disposition pour vous assurer une meilleure qualité de vie sur les plans physique, psychologique et social. Ils prennent en compte la diversité des besoins individuels et s’organisent en complément des traitements spécifiques de fertilité. Au-delà des promesses miracles, ces pratiques peuvent agir sur la prise en charge de la douleur, de la fatigue et du stress, offrir un soutien psychologique, améliorer l’image de soi et aider à gérer les effets secondaires des traitements.

Choisir de consulter un ostéopathe ou un réflexologue, participer à un atelier d’art-thérapie, ou méditer renforce votre propre capacité à prendre soin de vous et de votre santé, ce que Sabine appelle « le pouvoir d’agir des patients ».

Cela étant dit, « aucun des traitements non conventionnels n’a prouvé qu’il améliorerait les chances de grossesse. Le but est de se sentir mieux », rappelle le Dr Gwenola Keromnes. Contrairement à la médecine, les pratiques non conventionnelles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques reconnues démontrant leur efficacité et leur innocuité, mais un bon massage peut vous faire du bien !

L'Importance de la Communication et du Libre Arbitre

Le point primordial en matière de soins de support, c’est d’en parler. En parler à votre équipe médicale, même si tous les médecins ne sont pas ouverts à ces pratiques ; en parler à votre partenaire, à vos proches, à d’autres patients. Peut-être auront-ils de « bonnes adresses » ; peut-être existe-t-il des interactions néfastes avec votre traitement d’AMP, mais surtout, plus vous serez seul et isolé, plus vous risquez d’être abusé. Le recours aux options non conventionnelles ne doit pas être tabou. L’échange avec celles et ceux qui vivent ce parcours peut également être d’un grand soutien. Par ailleurs, certains centres intègrent les soins de support à la prise en charge des patients.

Enfin, cultivez votre libre arbitre. Si vous ne le sentez pas, si vous n’êtes pas à l’aise avec un praticien - ou même un médecin -, que vous vous sentez mal en sortant, reprenez votre argent et partez, n’y retournez pas. Certaines pratiques sont discutables. Ne faites pas confiance aveuglément ! Évidemment, tous ne sont pas de mauvaise foi, et on ne leur reproche pas d’être impliqués, juste parfois de vendre du rêve et de profiter de la vulnérabilité des personnes en parcours d’AMP.

Nouvelles Perspectives et Recherches sur la Régénération Ovarienne

Après 40 ans, concevoir un enfant devient un défi, malgré les progrès de la médecine reproductive. Ces dernières années, le service de Médecine Reproductive a exploré plusieurs initiatives dans le but d’essayer d’inverser l’impact de l’âge dans le processus de reproduction.

Jusqu’à il y a pas longtemps, la science médicale acceptait que la vie reproductive de la femme dépende uniquement d’une réserve fixe d’ovules disponibles dès la naissance et qui était totalement épuisée à la ménopause. Cependant, ce concept a été questionné dernièrement par plusieurs études qui suggèrent l’existence desdites cellules souches ovariennes.

Techniques Exploratoires de Régénération Ovarienne

Une technique impliquait la réalisation d’une chirurgie laparoscopique pour extraire une partie de l’ovaire dans laquelle des structures similaires à des « cellules souches ovariennes » étaient a posteriori identifiées et depuis lesquelles étaient extraites des mitochondries (la source d’énergie des cellules). En second lieu, la patiente réalisait une fécondation in vitro et ces mitochondries étaient introduites (pendant l’ICSI) dans les ovules capturés pour ensuite les féconder et générer des embryons « plus sains ».

Plus récemment, un nouveau concept dénommé ASCOT (sigles anglais pour Transplantation Ovarienne Autologue (de la propre patiente) de Cellules Souches) a été exploré. Dans ce cas, la patiente (atteinte de faible réserve ovarienne) reçoit cinq injections sous-cutanées d’un médicament utilisé en hématologie (nom: filgrastim, également appelé facteur stimulant de colonies de granulocytes ou G-CSF) dans l’objectif de stimuler la moelle osseuse pour produire différents types cellulaires sanguins (parmi eux des cellules souches adultes appelées précurseurs hématopoïétiques) et libérées dans le torrent sanguin duquel elles sont postérieurement extraites et filtrées. Dans une deuxième étape, on procède à une intervention « semi-invasive » (selon les auteurs) qui consiste à introduire un cathéter dans la cuisse interne de la patiente (via l’artère fémorale) et de là le diriger vers un des ovaires ; finalement, on injecte dans l‘ovaire ces cellules souches hématopoïétiques adultes dans le but de « stimuler la production d’ovocytes ». Quelques semaines plus tard, la patiente reçoit un traitement destiné à la stimulation ovarienne et on réalise une FIV.

Après l’administration de l’ASCOT, 15 patientes ont réalisé un total de 28 cycles de FIV, les embryons générés ont été analysés génétiquement avant d’être transférés ; seulement un sur six s’est avérés être génétiquement sain (16 %) et après les transferts d’embryons, seule une gestation a débouché sur une évolution satisfaisante. Par ailleurs, une autre patiente est tombée naturellement enceinte, et, donnée intéressante, la seule patiente à être tombée enceinte après une FIV est retombée enceinte et cette fois-ci de manière naturelle. Au total, trois bébés vivants. Les auteurs concluent : « Plus d’études sont nécessaires pour valider les résultats d’une population plus importante et plus homogène, ainsi que pour réaliser un suivi des résultats reproductifs, avant de considérer ASCOT comme une alternative réelle au traitement des patientes ayant une fonction ovarienne compromise.

Activation des Follicules Dormants

L’initiative décrite au Japon par le Dr. Kawamura nous parle, non pas de « rajeunissement ovarien » mais plutôt de l’ « activation des follicules dormants » et se centre sur un groupe spécifique de patientes : celles ayant un échec ovarien précoce (ménopause à un âge précoce). Ces patientes représentent sans doute la population qui pourrait bénéficier le plus de cette application clinique du concept des cellules souches ovariennes. Malgré tout, la technique décrite par Kawamura, se trouve être également invasive, car elle requiert des procédures laparoscopiques (pour extraire du tissu ovarien, le traiter et ensuite le réintroduire une fois « activé » dans l’ovaire), l’objectif est le même: stimuler la « activation » des follicules restants dans l’ovaire.

En ligne avec le concept de Kawamura, des recherches récentes suggèrent que l’administration intraovarienne de plasma riche en plaquettes (PRP) pourrait « activer l’ovaire », en augmentant le nombre d’ovules obtenus. Cette méthode à l’avantage d’être moins invasive, car le plasma est extrait à partir d’un échantillon sanguin (identique à une analyse ordinaire) de la propre patiente. Le PRP obtenu est introduit dans les deux ovaires par une ponction transvaginale sous sédation, sans qu’aucune hospitalisation ne soit requise. Il peut être administré dans le même processus que celui de l’extraction des ovules, et chez des patientes qui seront soumises à des stimulations postérieures. Les études dans ce domaine, bien que limitées, sont prometteuses.

Le concept initial de « rajeunissement de l’ovaire » a évolué vers celui d’« activation des follicules ovariens ». Il est un domaine d’intérêt scientifique croissant. Certaines des initiatives initiales ont disparu pour manque de preuve et d’autres sont au stade expérimental de développement. Les efforts actuels se focalisent sur offrir des alternatives moins invasives. Il est toutefois probable que la possibilité de régénération ovarienne adulte chez des humains, y compris si elle est faisable, soit peu significative concernant l’amélioration de la qualité ovocytaire et la fonction endocrine.

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