Ces dernières années, l’utilisation du placenta après l’accouchement pour le consommer a suscité un intérêt croissant, alimenté par la médiatisation de cette pratique par certaines personnalités, notamment outre-Atlantique. Qu’en est-il réellement de la consommation du placenta, de ses avantages potentiels et des avis des professionnels de santé, en particulier des sages-femmes ? Cet article se penche sur la placentophagie, ses aspects légaux en France, les opinions des sages-femmes et les considérations essentielles pour les femmes enceintes.
Qu'est-ce que la Placentophagie ?
La placentophagie consiste à consommer le placenta après l’accouchement, qu’il soit cru, cuit ou sous forme déshydratée puis encapsulée. Cet organe éphémère, qui assure le lien vital entre la mère et l'enfant pendant la grossesse, est considéré dans certaines cultures comme un organe sacré, constitué des mêmes cellules que celles du bébé.
Les Vertus Nutritives et Énergétiques Prétendues
Le placenta est réputé pour ses vertus nutritives et énergétiques. On lui prête la capacité de faciliter les suites de couches en réduisant la douleur, en diminuant la fatigue, en prévenant la dépression du post-partum et en stimulant l’allaitement, grâce à sa haute teneur en hormones, vitamines, minéraux et fer. Plusieurs sites Internet proposent même des recettes de cuisine parfois audacieuses pour accommoder le placenta.
L'Absence de Preuves Scientifiques
Pourtant, il est crucial de noter qu’aucune étude scientifique n’a démontré à ce jour les vertus de la consommation de placenta sur la santé. Les bienfaits rapportés sont principalement anecdotiques et basés sur des témoignages individuels.
Le Statut Légal du Placenta en France
En France, le placenta possède un statut juridique particulier. Après l’accouchement, deux options se présentent :
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Déchet Opératoire : Le placenta peut être considéré comme un déchet opératoire et doit suivre la procédure d’incinération prévue pour tous les DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux), conformément à l’article R.1335-1 du Code de santé publique.
Collecte à des Fins Scientifiques ou Thérapeutiques : Le placenta peut être collecté dans un but scientifique ou thérapeutique. En France, la collecte de produits du corps humain est encadrée par la loi de bioéthique de 1994, révisée en 2011.
Face à la popularité croissante de la placentophagie et à la création de sociétés proposant de transformer le placenta des femmes en gélules contre rémunération, le ministre de la Santé a rappelé le statut du placenta. La conservation du placenta est strictement interdite en France. Si une femme ne souhaite ni garder son placenta, ni en faire don, il est considéré, à l’hôpital, comme un Déchet d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) avec un protocole de stockage et de destruction très strict.
Avis des Sages-Femmes et Professionnels de Santé
Les avis des sages-femmes et autres professionnels de santé sur la placentophagie sont partagés. Certains soulignent les risques potentiels pour la santé, tandis que d'autres reconnaissent les bénéfices psychologiques possibles.
Risques Potentiels pour la Santé
Certains médecins alertent sur les dangers possibles de la placentophagie, notamment en raison du risque de transmission d’infections ou de contamination par des substances toxiques que le placenta a pu filtrer pendant la grossesse.
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Bénéfices Psychologiques et Culturels
Dans de nombreuses cultures (Amérique du Sud, Asie…), le placenta est considéré comme un organe sacré constitué des mêmes cellules que celles du bébé. La placentophagie est alors perçue comme un moyen de renouer avec ses racines et de célébrer la maternité.
Le Rôle Essentiel du Placenta Pendant la Grossesse et l'Accouchement
Dès les premières semaines d’installation du bébé dans l’utérus maternel, le placenta se forme, pont entre la mère et l’enfant. Tout au long de la grossesse, le placenta assurera le bon fonctionnement des échanges sanguins entre le bébé et la maman. Au fil de la grossesse, il grandit, grossit, s’étend dans l’utérus. C’est un des éléments vérifié pendant les échographies du deuxième et troisième trimestre. Si le placenta est trop bas, ou même recouvre le col de l’utérus, l’accouchement par voie basse est compromis.
Le placenta doit assurer de bons échanges jusqu’au bout de la grossesse. En cas de dépassement de terme, l’échographe vérifie si le placenta assure toujours bien son rôle, s’il se calcifie ou non. Pendant toute la durée de l’accouchement, le placenta continue d’apporter au bébé tout ce dont il a besoin. C’est un peu son compagnon de voyage pendant la naissance.
La Délivrance : Une Étape Cruciale de l'Accouchement
Quand on accouche en maternité, souvent on ne se rend pas compte de la sortie du placenta. C’est la sage-femme qui s’en occupe, elle n’en parle pas. C’est étonnant d’ailleurs car pourtant c’est l’étape de l’accouchement qui stresse le plus les soignants. Un placenta qui ne se décolle pas de la paroi utérine, ou partiellement, va empêcher l’utérus de se contracter correctement pour refermer les vaisseaux de l’échange sanguin mère-enfant. C’est ce qui provoque les hémorragies de la délivrance.
Alors au moment de la sortie du bébé, en maternité, un protocole hospitalier consiste à injecter une dose d’ocytocine de synthèse dans la perfusion de la maman. Cela aura pour effet d’augmenter les contractions utérines, pour que celles-ci décollent et expulsent le placenta. Si le placenta n’est pas sorti, généralement au bout de 30 min après la naissance, le personnel décide d’ « aller le chercher ». Pour cela deux solutions : En tirant un peu sur le cordon. Si le placenta était décollé, il sort. C’est la version soft. Soit le médecin est appelé pour faire une révision utérine. Dans ce cas le médecin va introduire sa main (et son bras) dans l’utérus et « ramasser » le placenta. Il effectuera la manœuvre plusieurs fois pour « faire le tour » et vérifier qu’il ne reste pas de morceaux, qui se seraient détachés. C’est un geste violent. Mieux vaut avoir une péridurale ou une rachi-anesthésie. Si ce n’est pas le cas, une anesthésie générale peut être indiquée (pour agir en cas d’urgence).
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Après la naissance du bébé, si on laisse le temps à la mère de découvrir son bébé, à son rythme, si on la laisse revenir dans la réalité ordinaire (au niveau cérébrale) au moment de la rencontre avec son bébé, il se produit un pic d’ocytocine (naturel), le plus fort taux de tout l’accouchement. Ce pic d’ocytocine va provoquer les contractions nécessaires pour faire sortir le placenta naturellement. En milieu médical, on estime que la maman sera trop perturbée pour produire efficacement ce pic d’ocytocine, donc on le remplace par une injection d’ocytocine de synthèse (Syntocinon®).
Lors d’un accouchement à domicile il n’y a pas de perfusion d’ocytocine. Les conditions sont bien meilleures pour laisser la maman au calme découvrir son bébé. Le pic d’ocytocine se fait donc naturellement. La sage-femme surveille (de loin), elle interviendra si elle détecte un problème. Quand les contractions reprennent après la sortie du bébé, cela devient inconfortable pour la maman (qui n’a pas de péridurale) et elle éprouve souvent le besoin de se verticaliser : en s’accroupissant généralement. Lors d’une contraction, elle pousse et le placenta sort. La mère reste actrice de l’accouchement jusqu’à la délivrance du placenta. Ensuite, il faudra vérifier que le placenta est complet. La sortie du placenta n’est pas plus compliqué que le reste de l’accouchement. Elle est même plus facile. Ce qui est important c’est de ne pas oublier qu’elle fait partie intégrante de l’accouchement. La sortie du placenta ne nécessite pas, à priori, une intervention médicale.
Alternatives à la Placentophagie : Le Don de Sang de Cordon
Alors que les vertus de la placentophagie (consommation du placenta) restent à prouver, le sang de cordon ombilical aurait de multiples bienfaits. En effet, les cellules souches qu’il contient peuvent se transformer en toutes les autres cellules de l’organisme. Cette technique pourrait permettre de traiter des maladies du sang comme les cancers, les leucémies ou les lymphomes.
Précautions et Conseils pour la Grossesse et le Post-Partum
Pendant la grossesse, l’utilisation de plantes à des fins thérapeutiques n’est pas anodine et peut se révéler dangereuse dans certains cas, pour la mère comme pour l’enfant à naître. Si la grossesse est un état naturel temporaire et non une maladie, il s’agit tout de même d’une période particulière présentant certains désagréments : nausées, constipation, maux de tête, jambes lourdes, etc. Toutefois, l’automédication est absolument à proscrire, que ce soit par des médicaments habituellement utilisés ou par des produits de phytothérapie. En effet, les remèdes à base de plantes, bien que naturels, ne sont pas sans danger pour le fœtus. De plus, certaines plantes ont des propriétés stimulantes sur les muscles de l’utérus qui peuvent déclencher une fausse couche.
Quelques rares plantes sont néanmoins couramment proposées par les sages-femmes ou les médecins aux femmes enceintes, sans que cela pose de problème. Les mêmes précautions s’imposent pendant l’allaitement. Certaines plantes sont réputées sans danger pendant la grossesse. Les feuilles de framboisier (Rubus idaeus) séchées prises sous forme d’infusion ont la réputation de rendre la grossesse moins pénible, et de favoriser un accouchement moins douloureux et plus rapide en agissant sur les fibres musculaires de l’utérus.
Il est également crucial d'éviter certaines plantes : les plantes amères, comme celles des espèces Artemisia (absinthe, armoise, aurone, génépi, etc.) et Tanacetum (grande camomille, tanaisie, etc.), ainsi que l’épine-vinette (Berberis vulgaris), la chélidoine (Chelidonium majus), l’hydraste du Canada (ou sceau d’or, Hydrastis canadensis), la rue (Ruta graveolens), la gentiane jaune (Gentiana lutea), etc.; les plantes laxatives irritantes, qui peuvent déclencher des contractions de l’utérus : aloès, cascara, séné, bourdaine, rhubarbe de Chine, etc. Pendant la grossesse, les huiles essentielles ne doivent jamais être utilisées par voie interne (par la bouche). Les autres usages (inhalations, diffusion dans l'air ambiant, bains) doivent être limités.
De plus, il est important de ne pas prendre de vous-même un AINS. En effet, le traitement par un de ces médicaments pendant cette période ne se fera que si votre médecin le juge strictement nécessaire, à la dose efficace la plus faible et pendant la durée la plus courte possible. En effet, certaines études ont suggéré que la prise d’AINS en début de grossesse pourrait légèrement augmenter le risque de fausses-couches, de malformations au niveau du cœur et de la paroi abdominale. En provoquant une fermeture prématurée du canal artériel (un vaisseau qui va de l'artère pulmonaire à l'aorte), ce qui peut entraîner une pression artérielle élevée dans les poumons du fœtus (hypertension pulmonaire), voire la mort du fœtus, même après une seule prise. Une prise brève ne doit être prescrite que si votre médecin le juge strictement nécessaire. Toute prise même ponctuelle est strictement contre-indiquée.
Les Suites de Couches : Une Période de Transition
Les “suites de couche” désignent la période après l'accouchement, nécessitant des protections hygiéniques XXL pour affronter les lochies, ces saignements abondants qui surviennent tout de suite après la naissance. Il existe aujourd'hui des protections hygiéniques post-partum 5 étoiles, remplaçant avantageusement l'immonde slip filet.
Les Lochies : Un Phénomène Naturel
Les lochies sont des saignements abondants qui surviennent après l'expulsion du placenta. Le flux est bien plus abondant que pour des règles, et la durée bien plus longue, allant de quelques jours à près de 6 semaines. L’intensité de l’écoulement diminue au fil des jours et sa couleur évolue aussi dans un joli dégradé qui passe du rouge vif les premiers jours, avec des saignements abondants, à une teinte plutôt rose brune au bout d’une semaine. Au bout d’une dizaine de jours, le tsunami est clairement derrière nous, c’est presque le retour au calme avec des saignements qui n’en sont plus vraiment, qui sont plutôt clairs et qui vont tendre à disparaître.
Choisir les Bonnes Protections Hygiéniques
Quand on vient de donner la vie, on a besoin de prendre soin de son corps, de se sentir en confiance et confortable dans des sous-vêtements dignes de ce nom. Des sous-vêtements qui s’adaptent à ton corps à toi, quelle que soit ta morphologie, et qui te sécurisent sans t’oppresser. Pour ça, rien de mieux que des sous-vêtements taille haute et en matière stretch, ce qui les rend extensibles et surtout compatibles avec une cicatrice de césarienne. Et puis c'est important que ces sous-vêtements puissent accueillir des protections hygiéniques efficaces et discrètes (la base), douces et hypoallergéniques, sans parfum et sans composants controversés, pour éviter tout risque d’infection (la base again). Pour ne pas se tromper, le mieux c’est encore d’aller en pharmacie ou parapharmacie. Si tu ne veux pas avoir à gérer d’un côté la lingerie et de l’autre les serviettes hygiéniques, tu peux adopter les culottes post-partum. Il en existe des lavables et des jetables, avec une grande capacité d'absorption. Il est préférable d'opter pour le shorty à la culotte parce qu’on trouve qu’il est plus enveloppant et donc qu’il assure un meilleur maintien.
Le premier mois, il est recommandé de mettre de côté la cup et les tampons car c’est important de laisser tranquille ton vagin. Pourquoi ? Parce qu’après un accouchement, le col de l’utérus est encore ouvert ce qui le rend perméable et vulnérable aux bactéries qui ne se priveront pas de venir le coloniser via ton vagin. Du coup, le risque d’infections est réel, et ne doit pas être pris à la légère. C’est aussi pour cette raison qu’on déconseille les bains en période de post-partum parce qu'ils favorisent la prolifération des bactéries.
Parcours PMA : Témoignages et Perspectives
De nombreux couples ont recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour réaliser leur désir d'enfant. Les parcours sont souvent longs et éprouvants, mais peuvent aboutir à de magnifiques réussites.
L'Expérience Émotionnelle de la PMA
La PMA c’est des montagnes russes émotionnelles, ça nous prend aux tripes et ça prend beaucoup de place ! Après 1 an d’essai bébé infructueux, les couples sont souvent dirigés vers des spécialistes en PMA. Les inséminations et les FIV peuvent être des étapes difficiles, avec des protocoles lourds et des moments de découragement.
L'Importance de l'Accompagnement Médical et Psychologique
Il est essentiel d'être bien accompagné par une équipe médicale compétente et à l'écoute, ainsi que par un psychologue pour gérer les émotions et les difficultés rencontrées.
Témoignages de Réussite
De nombreux témoignages de couples ayant réussi à avoir un enfant grâce à la PMA soulignent l'importance de l'espoir, de la persévérance et du soutien mutuel.
Vitamines et Compléments Alimentaires Pendant la Grossesse
De nombreuses femmes prennent des vitamines pendant leur grossesse et après l'accouchement. Ces vitamines aident à garder la forme et un beau teint, couplées avec de la vitamine D. Elles peuvent également aider à réduire la fatigue. La présence de vitamine D permet d’avoir un apport quotidien plutôt que de prendre une ampoule de vitamine D qu’au 3eme trimestre (particulièrement insuffisant pour une grossesse, cf regardez les études).
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