Les couches pour bébés sont un produit essentiel pour les parents du monde entier. Cependant, la composition chimique de ces couches a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité des bébés. Cet article examine en profondeur la composition chimique des couches pour bébés, les risques potentiels et les efforts déployés pour améliorer leur sécurité.
Inquiétudes concernant les substances chimiques présentes dans les couches
Il y a quelques années, des parents de l'association pour la santé des enfants (APS-enfants) ont traîné l'État en justice pour commercialisation de couches toxiques. Leur requête faisait suite à une étude menée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui dévoilait la présence de produits cancérigènes dans les couches pour enfants pouvant «migrer dans l'urine et entrer en contact prolongé avec la peau des bébés».
La liste des substances potentiellement présentes dans les couches est longue et inquiétante : pesticides, perturbateurs endocriniens, dioxines, PCB, furanes chlorés, glyphosate, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), entre autres.
Améliorations récentes dans la composition des couches
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené une enquête dont les résultats montrent que les taux de ces substances chimiques auraient diminué depuis le début de la polémique. Loïc Tanguy, directeur de la répression des fraudes, a assuré qu'il n'y avait plus de «risque réel» pour le consommateur souhaitant aujourd'hui se procurer des couches pour son enfant, le niveau d'alerte n'étant «pas le même qu'en 2019».
En 2017, des analyses avaient révélé que les deux tiers des produits dépassaient 10% des seuils sanitaires en concentration de formaldéhydes. Le formaldéhyde, connu pour ses effets irritants et classé comme cancérigène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), est l'une des substances qui pose problème.
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L'origine du formaldéhyde et les alternatives possibles
La présence de formaldéhyde dans les couches pour enfants n'est pas un acte volontaire de la part des industriels. Selon Loïc Tanguy, «Le formaldéhyde n'est pas une substance ajoutée, elle est liée à la contamination des matières premières, par exemple par la cellulose, présente dans le bois. Leur présence est liée au contexte environnemental».
Quentin Guillemain, président de l'association pour la santé des enfants, estime que ce n'est pas l'environnement mais bien la fabrication qui crée ces substances. Il explique qu'«il existe d'autres méthodes de fabrication. Par exemple, le fait de blanchir les couches, on sait que ça produit ces substances, or nous ne sommes pas obligés de blanchir les couches. Ce sont des choix industriels, un choix de fabrication, ce n'est pas une obligation».
Absence de réglementation et manque de transparence
Bien que ces produits chimiques soient interdits en Europe depuis plusieurs années, aucune réglementation sur la composition des couches jetables n'est aujourd'hui en vigueur. Quentin Guillemain déplore que «Les entreprises font ce qu'elles veulent: même en cas de fraude, ce qui s'est passé en 2019, rien ne pourrait être fait car il n'y a pas de réglementation, pas de seuil».
Aucune réglementation signifie aucune obligation pour les entreprises d'intégrer la composition exacte sur le produit en question. Selon Quentin Guillemain, « Aucun paquet de couche ne présente la composition. Il est écrit qu'on peut la consulter sur leur site Internet. Je suis allé consulter, et j'ai pu constater que cela n'avait rien à voir avec ce qu'on appelle une «composition de produit». C'est très opaque. C'est un article marketing qui parle de «lingettes»».
Sur le site internet de Pampers, on constate un schéma sommaire, suivi du détail de la composition de chaque partie, mais sans description exacte. L'utilisation de chaque composant est simplement justifiée par un témoignage de «professeur», ou par des exemples d'utilisation dans d'autres produits. Pour l'adhésif par exemple, le site se limite à expliquer qu'«ils servent à maintenir bien entre eux les composants de la couche et d'empêcher les fuites» et qu'«ils n'entrent pas en contact avec la peau de votre bébé». La composition fait également mention de «dessins amusants».
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Risques liés à l'exposition à plusieurs substances cancérigènes
Quentin Guillemain souligne que les couches jetables sont loin d'être les seules à contenir des produits dangereux pour la santé : «Plusieurs produits pour les enfants contiennent des produits cancérigènes, et aucune étude n'a été menée sur le sujet. Dans les laits infantiles, dans la crème solaire pour enfants, dans les couches, les produits d'hygiène… Il y a des substances cancérigènes. Quand on a 10% dans un produit et 50% dans un autre, à un moment donné, on dépasse largement les 10%».
Il dénonce également la «publicité mensongère» de Pampers, qui affirmait il y a un an qu'il n'y avait aucunes de ces substances dans leurs couches, alors qu'aujourd'hui, on constate que Pampers fait partie des marques qui en contiennent le plus.
Antoine Giuntini, directeur de BabyCare chez Pampers, se dédouane et soutient que «les traces ne viennent pas de nos couches mais de l'extérieur. L'Anses reconnaît que sur ce type de traces très infimes, il faut parfaire les analyses. Les composants peuvent aussi se retrouver dans l'air».
Études révélant la présence de substances indésirables
Une étude a révélé que sur 12 couches de marques différentes, seulement 2 d'entre elles ne contiennent pas de "résidus potentiellement toxiques". Les autres se composent d'au moins une substance indésirable (y compris les couches dites écologiques). Tout comme les tampons hygiéniques, les couches censées protéger les fesses des bébés contiennent des résidus de pesticides.
Les chercheurs ayant mené cette étude ont en effet trouvé du glyphosate (une substance qu'on retrouve dans les herbicides), des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des dioxines et des traces de composés organiques volatils. Or le gyphosate a été classé "cancérigène probable pour l'homme" par le Centre International de Recherche sur le cancer (CIRC). Ces substances ont été retrouvées dans certaines couches telles que les "Pampers Baby Dry" ou encore les couches écologiques "Carrefour Baby Eco Planet". Ces deux distributeurs assurent tous deux "respecte(r) scrupuleusement la réglementation en vigueur".
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Le magazine « 60 millions de consommateurs » a dénoncé le manque de transparence des marques, soulignant que "Chez Pampers, leader incontesté du secteur, on se contente d'inscrire sur les paquets que les couches sont 'douces comme de la soie'". Il s'avère que ce sont la cellulose (fibre issue du bois) et plusieurs matières plastiques qui permettent cette douceur dont la marque fait référence.
Alternatives plus sûres et transparence accrue
Seules les marques écologiques "Love&Green" et "Mots d'enfants" (Leclerc) ne contiennent aucune substance potentiellement toxique. En plus de ne présenter aucun risque sanitaire, ces couches figurent parmi les moins chères du marché : celles de Leclerc, "Mots d'enfants", sont à 20 centimes l'unité et celles de "Love&Green" sont estimées à 44 centimes l'unité (52,90€ le pack de 120 couches taille 5).
Depuis une enquête menée par 60 millions de consommateurs en 2017, il existe de plus en plus de marques de couches engagées, dont la composition ultra safe et la transparence sont leurs priorités. C’est le cas notamment de la marque française éco-responsable Les Petits Culottés, qui affiche sur son site internet des rapports toxicologiques plusieurs fois par an pour les couches afin d’écarter la présence de composants toxiques, substances nocives et perturbateurs endocriniens.
Enquêtes et résultats encourageants
En janvier 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait révélé la présence de substances chimiques jugées "dangereuses" dans une vingtaine de couches pour bébé commercialisées en France - il s'agissait principalement de produits cancérigènes, de pesticides (glyphosate) et de perturbateurs endocriniens. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait alors exigé des industriels qu'ils revoient leurs procédés de fabrication pour proposer des couches plus " propres " et surtout moins nocives pour la santé.
Une vaste enquête de la DGCCRF (publiée par nos confrères du Parisien) fait un état des lieux de la composition des 32 modèles de couches actuellement vendues en France. Première (bonne) nouvelle : on n'y trouve plus de pesticides, d'allergènes ni de phtalates. En outre, si certaines des couches testées contiennent encore (en petite quantité) des substances toxiques comme des dioxines et furanes, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou du formaldéhyde, les taux restent largement inférieurs aux seuils sanitaires calculés par l'Anses.
Le formaldéhyde : une substance à éviter
Ces couches contiennent entre 10 % et 25 % de formaldéhyde - jusqu'à 50 % pour les modèles Moina Zaza ! Le formaldéhyde peut être corrosif pour la peau et favoriser l'apparition de boutons, d'eczéma ou d'un érythème fessier chez le bébé. Et à forte dose, cette substance peut aussi être cancérogène…
A contrario, les couches Bambo Nature, Eco by Naty, Huggies Little Swimmers, Joone ou encore Pampers Harmonie ont été jugées 100 % propres et saines par les experts de la DGCCRF.
Couches écologiques : une alternative saine
Les couches écologiques sont essentiellement composées de coton, de cellulose et de fibres issus de filières durables. Le voile alvéolé est fabriqué à partir de matière issue de la canne à sucre. La production de ses couches écolos est réalisée grâce à de l’énergie verte. Les couches écologiques Pampers Harmonie ont d’ailleurs été reconnues sans substance chimique par l’enquête de la DGCCRF menée de 2019 à début 2020.
Efforts des fabricants et amélioration de l'étiquetage
Dans sa dernière édition, le magazine « 60 millions de consommateurs » affiche enfin sa satisfaction quant à la composition des couches pour bébés : « à force d'alerter sur les substances indésirables, de ressasser que l'on peut faire mieux, des améliorations sont notables tant dans la composition que sur l'étiquetage ». Conclusion : « leur qualité sanitaire s'améliore, […] elles exposent bien moins qu'auparavant les bébés à des contaminants à risque tels que les dérivés chlorés, les résidus de pesticides, les composés organiques volatils, etc. ».
Les marques ont éliminé les allergènes (parmi les 26 à déclaration obligatoire). « Aucun modèle testé n'en contient, si l'on en croit l'étiquetage. Et dans notre sélection, seules les Pampers Baby-Dry ont une lotion, à base de vaseline. L'amélioration concerne aussi les contaminants : dans notre essai, pas de dioxines […] ni de glyphosate. Donc aucun des contaminants les plus préoccupants, suspectés d'être cancérogènes ou perturbateurs endocriniens », indique le magazine.
Côté composition, les distributeurs informent davantage leurs clients.
Analyse de couches Pampers par une association environnementale
L’Association santé environnement France (Asef) et la société Love and Green ont demandé à un laboratoire indépendant de passer au crible les produits d’un leader du marché, à savoir la marque Pampers. Les résultats de l’étude révèlent la présence de composants plutôt inquiétants, mais en quantité très faible. Ainsi, les couches Pampers contiennent des traces de benzo anthracène et de chrysène, des dérivés du pétrole considérés comme cancérogènes par l’Union européenne. Le leader de la couche les utilise pour limiter l’irritation et l’effet "fesses rouges" des nourrissons.
Ludivine Ferrer, directrice de l’Asef, considère ces résultats particulièrement alarmants. Les composants sont "en contact avec les parties intimes de nos enfants 23h30 sur 24 heures" jusqu’à leurs 2-3 ans, rappelle-t-elle. Elle redoute des effets néfastes sur le long terme : "si l’effet était immédiat, il y a bien longtemps que les producteurs auraient changé leurs méthodes de fabrication." La scientifique évoque ainsi les maladies chroniques, les cancers ou l’infertilité.
Pourtant, les taux relevés par le laboratoire indépendant, en deçà de 0,2 mg/kg, sont dans les clous de la réglementation européenne. Rien de rassurant pour l’Asef. "C’est légal mais laisser ainsi ne serait-ce que quelques traces de composants dangereux, c’est moralement trop, d’autant que les industriels ne sont pas obligés d’ajouter ces éléments chimiques !", déplore la directrice de l’association.
Réponses de Pampers aux préoccupations concernant la composition de ses couches
Pampers effectue des études consommateurs pour connaître les besoins des parents, réalise des modélisations pour étudier tous les scénarios possibles et teste et évalue la sécurité de chacun des composants de la couche. Une fois que les couches ont passé avec succès ces différents contrôles, elles sont données à des parents pour des tests en conditions réelles d’utilisation. Si les parents ne valident pas la couche, tout le cycle recommence.
Concernant les traces résiduelles de produits potentiellement toxiques comme le glyphosate ou le quintozène (pesticides) dénoncées par le magazine 60 Millions de Consommateurs, Pampers explique que le magazine a utilisé des solvants agressifs pour tester les couches, là où Pampers les teste avec des solutions salines plus proches de la composition de l’urine. Les quantités retrouvées dans les couches Pampers sont si faibles que les résultats peuvent varier d’un test à l’autre. Comme Pampers effectue plusieurs tests, des résultats complètement différents peuvent ressortir.
Pampers s’appuie sur la directive européenne sur la sécurité générale des produits et applique volontairement les réglementations les plus strictes comme la directive cosmétique, qui réglemente l’utilisation des 26 allergènes. Les couches Pampers n’en contiennent pas. Pampers a également banni de ses produits plus de 550 ingrédients complémentaires pointés par REACH, règlement européen qui sécurise la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne.
Pampers construit les tests de ses ingrédients autour de scénarios catastrophes. Dans la réalité, un enfant utilise des couches pendant 2 à 3 ans. Pendant cette période, moins de 1% des composants pénètre dans la peau. Pour ses tests, Pampers part sur la base d’une pénétration de 100% des composants pendant 75 ans. Pampers teste aussi les interactions entre les couches et d’autres produits comme des crèmes par exemple et suit à la lettre les avis du comité scientifique européen pour la sécurité du consommateur.
Pampers utilise le Petrolatum, souvent confondu avec du pétrole, également appelé Vaseline, à un grade pharmaceutique inoffensif pour l’homme. Pampers utilise le polyéthylène et polypropylène, deux fibres techniques connues pour leurs bénéfices pour le maintien au sec de la peau des bébés.
Pampers travaille depuis longtemps sur le cycle de vie de ses produits et a créé la première filière de recyclage de couches au monde en Italie.
Concernant les irritations, Pampers rappelle qu’une couche doit être changée régulièrement pour éviter les irritations et invite à consulter un médecin en cas d’irritations.
L’odeur chimique à l’ouverture d’un paquet de couches Pampers est probablement l’odeur dégagée par les ingrédients utilisés.
Pampers a lancé une nouvelle gamme de couches avec des composants plus naturels aux USA et se dit à l’écoute des attentes des bébés et des parents français.
Engagement de Pampers envers la sécurité et la transparence
Pampers accorde autant d’importance à identifier les éléments exclus de ses produits qu’à sélectionner ceux utilisés. Pampers évalue soigneusement tous les ingrédients, matériaux, procédés de formulation et produits finis pour garantir qu’ils ne compromettent jamais la santé de votre bébé. Chaque composant est choisi et développé avec l’objectif de fournir la meilleure protection possible. Avant de toucher la peau de votre bébé, chaque ingrédient passe par un contrôle strict pour assurer sa sécurité.
Les produits Pampers sont spécialement conçus pour garantir le confort et la sécurité de votre bébé.
Toutes les couches, les couches-culottes et les lingettes Pampers sont fabriquées à partir d’ingrédients soigneusement sélectionnés et évalués pour leur sécurité, ainsi que pour maintenir la peau de bébé propre et bien au sec.
Pampers n’inclut aucun ingrédient nocif pour les bébés dans ses produits. Voici quelques exemples de composants que vous ne trouverez jamais dans aucun produit Pampers :
- Bisphénol A (BPA)
- Dioxines
- Colorants dispersés
- Chlore élémentaire
- Éthanol/alcool
- Latex (caoutchouc naturel)
- Plomb et mercure dans les encres imprimées
- Organostanniques
- Parabènes
- Résidus de pesticides
- Phénol
- Polychlorure de vinyle (PVC)
- Conservateurs spécifiques
Pampers évalue et teste rigoureusement les produits et les ingrédients à chaque étape de leur développement pour garantir leur sécurité et leur efficacité pour votre bébé.
Comment fonctionnent une couche et ses composants ?
Comme la plupart des couches jetables modernes, les produits Pampers sont fabriqués à partir de différents matériaux, chacun remplissant une fonction spécifique. Ensemble, ils garantissent un ajustement précis et un confort optimal pour votre bébé, tout en prévenant les fuites et en maintenant la peau sèche et protégée. La structure stratifiée de nos produits permet de transférer et d’éloigner le liquide vers un cœur absorbant, où il est rapidement isolé de la peau pour maintenir votre bébé confortable et bien au sec.
Le cœur super absorbant est un élément crucial des couches Pampers. Composé de gel super absorbant, également connu sous le nom de polymères superabsorbants, il constitue l’élément principal de la couche et est largement utilisé dans de nombreux produits de consommation. Ces polymères, de texture sèche et granulaire ressemblant à de petites perles, forment un gel lorsqu’ils absorbent rapidement le liquide.
Le voile supérieur est conçu pour offrir un confort optimal et diriger le liquide loin de la peau vers le cœur absorbant, contribuant ainsi à maintenir la peau bien au sec. Les principaux composants du voile supérieur sont le polypropylène et le polyéthylène, des matériaux doux et respirants. Certaines couches intègrent un baume protecteur pour contribuer à préserver la peau.
Les enveloppes externes sont fabriquées à partir de polypropylène et de polyéthylène, les mêmes matériaux que ceux utilisés pour confectionner les blouses d’hôpital.
Certaines couches disposent d’un indicateur d’humidité, fabriqué à partir d’un matériau sensible au pH qui change de couleur en fonction de l’exposition à l’humidité.
Certaines couches Pampers présentent des motifs conçus pour égayer le quotidien, obtenus en utilisant des pigments qui ne se dissolvent pas.
Les coutures des couches sont réalisées avec des adhésifs spécifiques, également utilisés dans d'autres articles pour bébés, tels que les vêtements et sous-vêtements.
Des élastiques de jambe confortables et extensibles, composés de polypropylène et de spandex, assurent un ajustement précis de la couche et contribuent à prévenir les fuites. Les couches sont également équipées d’une ceinture extensible pour renforcer la protection contre les fuites.
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