Lors de l'élaboration d'un projet de naissance, la future maman peut préciser la position dans laquelle elle souhaite accoucher : sur le côté, accroupie, à genoux, ou même debout. Pendant plus de 30 ans, la norme était d'accoucher sur le dos, sous péridurale, avec une épisiotomie pratiquée de manière routinière. Aujourd'hui, on assiste à un retour vers des approches plus naturelles, où la femme tente d'aller le plus loin possible sans péridurale. Les femmes d'aujourd'hui désirent "reprendre le pouvoir" au moment de leur accouchement. Cette tendance se manifeste par l'ouverture de salles "nature" dans les hôpitaux, équipées de baignoires et de lits ronds, afin d'accoucher "comme à la maison" dans un espace moins médicalisé, mais encadré par des professionnels de santé. Néanmoins, selon la santé de la mère et du futur bébé, ce type d'accouchement peut ne pas convenir à toutes. L'idéal est de respecter le projet de naissance de la future maman, tout en proposant des alternatives pour assurer la sécurité de la mère et du bébé.

"Il faut toujours leur demander dans quelles positions elles veulent accoucher, les laisser choisir, expérimenter, et surtout leur laisser du temps", insiste la sage-femme. "Les femmes sont le moteur de ces changements, ce sont elles qui peuvent faire bouger les choses et pousser le personnel soignant à revoir leurs pratiques et à les adapter."

La position sur le dos: la position classique

La position classique d'accouchement en maternité est souvent limitée par la formation du personnel soignant. Elle consiste à placer la femme sur le dos, les jambes dans des étriers et la tête repliée sur la poitrine. L'avantage principal est que, dans cette position, le médecin peut intervenir immédiatement en cas de souffrance fœtale ou de nécessité d'utiliser des forceps ou une ventouse.

Cependant, cette position présente des inconvénients. Tout le poids du corps se retrouve sur le périnée, créant des tensions qui peuvent occasionner des dégâts par la suite. De même, la veine cave, qui achemine le sang vers le cœur, a tendance à être écrasée, provoquant une mauvaise oxygénation de la mère, qui peut se retrouver proche du malaise.

Marlène Barlier explique néanmoins que cette position peut être adaptée afin de mieux convenir pendant le travail. "Il faut placer les jambières plus hautes, les genoux faisant un angle inférieur à 90 degrés contre la poitrine, le dossier moins relevé afin de ne pas être plié en deux. La femme doit alors attraper l'arrière du lit par exemple, pour pouvoir s'étirer de tout son long, sans mettre la tête contre la poitrine."

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La position sur le côté: un maximum d'avantages

La position allongée sur le côté, où la jambe du dessous est tendue et celle du dessus soulevée (le genou doit être plus bas que la hanche), offre de nombreux avantages. "L'avantage est que le bassin s'ouvre au maximum. Il y a beaucoup moins de pression sur le périnée et sur la veine cave. Dans cette position, il n'y a pas d'épisiotomie et on n'intervient quasiment pas", détaille la sage-femme. Selon elle, accoucher sur le côté est bien mieux qu'en position classique. "Dans la plupart des cas, la femme se met instinctivement sur le côté, c'est une position naturelle. S'il y a un problème, elle sera immédiatement remise sur le dos pour permettre l'intervention, c'est très pratique."

Accoucher en position latérale est de plus en plus fréquent dans les structures hospitalières qui utilisent le plus souvent la méthode De Gasquet. L'accouchement sur le côté permet à l’équipe une bonne surveillance du périnée et du bébé. Une perfusion peut être posée si nécessaire et elle ne perturbe pas le monitoring.

L'argument principal pour accoucher sur le côté, explique Bernadette de Gasquet, réside dans le fait que le bébé n’aura pas besoin de tourner, remonter sous la symphyse (articulation à l'avant du bassin, dans le pubis) , lutter contre la pesanteur pour sortir du vagin de la mère. Il glisse, tout droit. En effet, contrairement à la position allongée sur le dos, cette méthode est plus directe pour accoucher et permet une plus grande mobilité du bassin. « Il s’agit d’une position reposante, plus pudique que la classique position gynécologique, explique Bernadette de Gasquet. La mère est proche d’une position de sommeil, dont elle a l’habitude, c’est plus spontané et moins douloureux dans le dos. En plus, elle permet de se mettre rapidement en position à quatre pattes, si elle est jugée plus confortable pour pousser ou sur le dos s'il fallait faire des manoeuvres d'urgence. Et cela se vérifie auprès des maternités. Dans les années 2000, de nombreux hôpitaux ont demandé que les sage-femmes et gynécologues soient formés aux accouchements sur le côté et à quatre pattes, révélateurs d’une tendance que les futures mamans plébiscitaient de plus en plus.

Votre cuisse inférieure gauche sur laquelle repose le corps est allongée, tandis que la droite est fléchie et surélevée pour ne pas comprimer le ventre.

En position latérale, c'est-à-dire « Sur le côté »: réalisable également avec une péridurale, c’est une position qui ouvre le bassin, relâche le périnée et permet une bonne oxygénation du fœtus. Cette position ne présente pas d’inconvénients.

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La position à genoux: une capacité de poussée décuplée

Dans la position à genoux, ou à quatre pattes, la tête est généralement plus basse que le bassin et les bras souvent allongés. "Il n'y a aucune pression sur le périnée dans cette position, et ce dernier est totalement relâché. Elle permet également d'être très étiré au niveau du dos et d'avoir une capacité de poussée très forte." Marlène Barlier explique que cette position est possible sous péridurale, mais il faut qu'elle soit bien dosée afin que la femme puisse encore sentir ses jambes.

La position à quatre pattes est plus utilisée dans les accouchements à domicile, au cours desquels les femmes se sentent plus libres - et peut-être moins complexées - d’adopter spontanément cette posture.

Le 4 pattes ou à genoux : idéal pour les femmes accouchant sans péridurale et qui ressentent leurs contractions dans le dos. Car elle aidera leur bébé à effectuer sa rotation.

La position accroupie: bassin ouvert et descente facilitée

"Pour cette position, il faut que l'hôpital soit équipé, car l'idéal est d'être suspendu", précise la sage-femme. "Il faut donc soit du matériel de suspension, soit adapter le lit d'accouchement en s'accrochant à un drap, soit se servir du papa pour se suspendre." Dans cette position, il est très difficile de contracter le périnée, et le bassin est naturellement plus ouvert. "Par ailleurs, le bébé et l'utérus sont placés bien au-dessus du bassin, il peut donc descendre naturellement." En variante de cette position, il existe des chaises d'accouchements qui permettent la position assise. Les genoux sont alors plus bas qu'en position accroupie, mais le support de la chaise est plus reposant pour la future maman.

Cette position aide à l’ouverture du bassin, donnant plus d’espace au bébé et favorisant sa rotation. Elle profite aussi des forces de la pesanteur ce qui améliore la descente dans le bassin. Rester accroupie longtemps peut cependant devenir fatigant car cela nécessite une grande force musculaire.

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Accroupie ou en suspension : La pesanteur va jouer un rôle important dans la descente du bébé. La femme reste en mouvement, ce qui va faciliter l’ouverture du bassin. Et le périnée est également relâché. C’est une position qu’on va surtout proposer à une femme n’ayant pas de péridurale. Mais certaine maternité propose d’adapter cette position, avec une péridurale, en installant la femme sur le lit d’accouchement.

La position debout: idéale pour commencer le travail

"Les femmes sont en position debout pendant tout le début de travail. Le bébé est souvent encore haut dans le ventre, et spontanément, elles vont souvent aller s'étirer, le ventre dans le vide, pendant la contraction." Pouvoir marcher et bouger permet également une meilleure gestion de la douleur. Elle se pratique généralement pendant la première moitié de l'accouchement, comme une position de travail car chez une femme qui était debout, sans péridurale, ira forcément trouver d'elle-même une position où elle pourra ouvrir son bassin pour accoucher. "Se tenir debout n'est bien évidemment pas faisable sous péridurale car on ne sent pas ses jambes", précise Marlène Barlier.

Grâce à la gravité, la position debout aide le bébé à descendre et à mieux s’orienter dans le bassin de la maman. Elle renforce les contractions sans accroître la douleur. Quelques inconvénients cependant : en fin de travail, la tension sur le périnée est augmentée et cette position peut être difficile à tenir.

L'accouchement debout reste quant à lui possible, mais un peu moins pratiqué en France.

L'accouchement dans l'eau

C'est prouvé, l'immersion dans l'eau chaude permet à la femme de se détendre et de mieux gérer la douleur. Dans un premier temps, il y a la baignoire de dilatation : la femme sera sortie lorsque le travail commencera. Il y a ensuite la baignoire d'accouchement qui a la particularité de se vider en 3 secondes, et d'avoir une porte pour sortir la future maman en cas d'urgence. "L'accouchement se passe alors sans péridurale et la femme peut se mettre dans la position qu'elle désire", explique la sage-femme. L’eau est apaisante pour la maman et amenuise les douleurs ressenties. Plus doux, cet accouchement séduit beaucoup de femmes qui souhaitent accoucher sans péridurale.

Accouchement debout: avantages et inconvénients

L'accouchement debout consiste à donner naissance à son enfant dans une position verticale plutôt qu'allongée sur le dos. Cette technique n'est pas récente, elle était pratiquée depuis la nuit des temps par nos ancêtres avec succès. Aujourd'hui encore, l'accouchement debout est recommandé par certains professionnels de la santé afin de faciliter la sortie du bébé et soulager la douleur durant le travail.

Les différentes positions pour accoucher debout:

  • La position accroupie, qui permet une ouverture optimale du bassin pour faciliter le passage du bébé.
  • La position en appui sur une chaise ou un ballon, favorisant le relâchement des muscles du plancher pelvien.
  • La position debout avec l'aide du partenaire ou d'une écharpe de portage, maintenir la femme enceinte en position verticale et l'aider à rester mobile durant le travail.

Les avantages de l'accouchement debout:

  • Aide naturelle : Le fait d'être en position verticale permet à la future maman de profiter de la gravité pour faciliter le passage du bébé. En étant debout, il est ainsi plus simple pour le nourrisson de descendre avec succès dans le canal pelvien.
  • Soulagement de la douleur : Certaines femmes trouvent que cette méthode d'accouchement aide à soulager leur douleur durant les contractions et facilite la gestion de ces dernières grâce à une meilleure mobilisation des jambes et du bassin.
  • Amélioration de la circulation sanguine : L'accouchement debout favorise une meilleure circulation sanguine chez la mère et donc un meilleur apport en oxygène au bébé. Ce phénomène contribue également à diminuer les risques d'œdème et autres problèmes circulatoires pouvant survenir durant le travail.
  • Réduction du temps de travail : Grâce à l'action de la gravité, il semble que l'accouchement debout puisse raccourcir le temps de travail chez certaines femmes, en particulier durant la phase de dilatation.

Les inconvénients de l'accouchement debout:

  • Fatigue : Le fait d'être debout durant plusieurs heures peut être épuisant pour la future maman. Il est donc primordial d'avoir un bon soutien physique et moral lors de l'utilisation de cette technique d'accouchement.
  • Risques de chutes ou de pertes d'équilibre : Durant le travail debout, il se peut que la femme enceinte perde l'équilibre ou tombe en raison de gonflements des jambes ou des contractions douloureuses. Il convient donc d'adopter une position sécurisée pour éviter ces désagréments.
  • Manque d'intimité : Selon l'environnement hospitalier, l'accouchement debout peut parfois offrir moins d'intimité à la mère et engendrer une certaine gêne durant le travail si l'espace et les conditions ne sont pas adaptées.

Préparation et soutien nécessaire pour un accouchement debout réussi:

  • Informer l'équipe médicale de votre souhait de procéder à un accouchement debout et discuter avec eux des différentes positions qui vous semblent adaptées à votre situation.
  • Se préparer physiquement et mentalement pour maintenir une position debout durant le travail. Cela peut inclure la pratique de postures de yoga, l'utilisation d'un ballon de pilates, ou encore des exercices spécifiques pour renforcer les muscles du bassin.
  • Avoir une personne de confiance à vos côtés, que ce soit votre partenaire, votre doula ou un membre de votre famille, pour vous soutenir et vous accompagner tout au long de cette expérience.

Accoucher debout : la position verticale, et notamment le fait de marcher, produit un effet relaxant et permet de mieux contrôler la respiration. Lors d'un déplacement, vous avez tendance à inspirer et expirer en rythme, et lorsque vous vous arrêtez car la contraction arrive, vous pouvez respirer plus profondément.

Autres positions et considérations

Assise et penchée vers l’avant, ou assise sur un ballon d’accouchement, ou bien assise à califourchon sur une chaise avec un oreiller entre votre ventre et le dossier, les choix ne manquent pas !

Le mouvement en suspension améliore la respiration abdominale permettant une meilleure détente et une libération du périnée. Si la maternité ne dispose pas d’une barre, vous pouvez vous accrocher au cou du papa.

Beaucoup plus agréable que sur le dos, cette position est reposante pour la future maman et permet de diminuer les douleurs ressenties au niveau du dos. Quand une contraction survient, le futur papa peut vous aider en effectuant des massages doux. La veine cave n’étant pas comprimée par le poids de l’utérus, l’oxygénation du bébé est améliorée.

Marcher a une action positive sur la dilatation et permet de réduire le temps de travail. Les futures mamans l’utilisent surtout dans la première partie de l’accouchement. Se balancer favorise également la décontraction. Les contractions sont ainsi plus efficaces et les douleurs du bas du dos s’estompent plus rapidement.

Accoucher assise : le buste reste droit, mais sans peser sur les jambes ni sur le bassin. C'est une position qui est confortable pour de nombreuses mamans. Certaines maternités et hôpitaux ont même introduit une chaise spécialement conçue pour l’accouchement. La maman se retrouve dans la même position que sur un lit d’accouchement mais avec une élévation du buste de 90 degrés. Il est possible de prendre appui sur des supports latéraux ou encore sur une barre située au-dessus de la tête.

Accoucher accroupie : la future maman s’accroupie et fait reposer le poids du corps sur les talons, tout en gardant les bras sur les cuisses et en ayant les jambes écartées.

Accoucher à demi accroupie ou appuyée sur un support : la future maman maintient son dos quasiment droit, les jambes pliées et légèrement écartées, et le ventre reposant sur un support. Ensuite, une ou deux personnes viennent aider la future maman en la soutenant par les bras ou les hanches.

  • Les tissus musculaires sont étirés de manière graduelle.
  • Tenez-vous debout, les jambes écartées et les talons bien à plat sur le sol, puis baissez-vous lentement jusqu’à vous accroupir. Maintenez cette position pendant environ deux minutes, jusqu'à ce que vous sentiez des picotements ou des douleurs dans les genoux ou les chevilles.

• Debout, avec les jambes écartées et les talons bien ancrés au sol, descendez lentement jusqu’à vous accroupir. Maintenez cette position pendant environ deux minutes, jusqu’à ressentir des picotements ou une gêne dans les genoux ou les chevilles.

  1. 2. Les principales positions verticales sont : debout, assise, accroupie ou à demi-accroupie avec appui sur un support.
  2. 4. 5. Certaines maternités proposent des équipements adaptés comme des chaises d’accouchement ou des barres d’appui.
  3. Dans certains cas, oui.

L'accouchement sur le dos: une position controversée

Depuis des années, les femmes accouchent sur le dos. C’est ce que l’on apprend au personnel médical et que l’on impose aux femmes. Toutefois, cette position est de plus en plus controversée. D’un point de vue physiologique, l’accouchement sur le dos n’est pas optimal. En plus d’être douloureuse et inconfortable, cette position ne permet pas au fœtus de profiter des effets de la gravité et ralentit l’accouchement.

LES AVANTAGES## LES INCONVENIENTS

- Permet à l’obstétricien une meilleure observation.

- Simplifie les interventions.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette habitude de l’accouchement sur le dos vient tout droit du 17ème siècle. Ce n’est autre que Louis XIV qui, en 1663, demande à son médecin Mauriceau de faire accoucher sa femme Louise de la Vallière sur le dos afin qu’il puisse observer la naissance de son enfant. Le médecin ayant trouvé cette position confortable pour suivre l’accouchement de sa patiente décide de rédiger un ouvrage à ce sujet. Par la suite traduit par Chamberlen, cette position se répand peu à peu dans le monde médical anglo-saxon.

« Les femmes sont rarement confortables dans une position d’accouchement gynécologique, assure la médecin. En particulier, demi assise, la pire , qui n'a jamais existé dans l'histoire de l'obstétrique. Celle-ci fait gonfler les jambes car la circulation du sang est bloquée et exerce une grosse tension sur le périnée.

Comment choisir la bonne position ?

Voici une question que se posent la majorité des futures mamans. Qu'elles se rassurent : il n’existe pas UNE position idéale pour accoucher. La bonne position est celle dans laquelle vous serez à l’aise et qui va soulager vos douleurs pendant les contractions. En fonction de chaque femme, de ses particularités (douleurs de reins, petit bassin, position du bébé), certaines positions seront plus adéquates que d'autres. Le sur-mesure, à l'instant T doit primer, dans la mesure du possible.

Alors, il est nécessaire d’essayer les positions le plus tôt possible, afin de savoir celle qui convient le mieux. En effet, il n’est pas rare que la future maman se mette spontanément dans une posture qui va être la plus optimale pour expulser bébé le plus rapidement. « Il faut vraiment que les femmes fassent confiance à leur ressenti dans ce domaine, leur corps sait ce qui est le mieux pour elles et pour le bébé », confirme Bernadette de Gasquet. « Mais la préparation à la naissance devrait permettre de se familiariser avec les positions et les accessoires disponibles. Quant à la position allongée sur le côté, les femmes peuvent préférer s'allonger sur le côté gauche ou droit, mais elles sentiront généralement ce qui leur convient le mieux en fonction des douleurs et du confort de la position.

Lorsque les différentes phases du travail ont du mal à s’enchaîner, il ne faut pas hésiter à changer de position. Il ne sert à rien d’insister à tout prix dans une posture si on sent que ce n’est pas celle qui nous convient le mieux.

Dans certains cas cependant, vous ne pourrez pas choisir votre position d'accouchement. Ce sera le cas lorsqu’une extraction du bébé devra être prévue, pour préserver la santé du bébé.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à en discuter en amont de l’accouchement avec la sage-femme ou le gynécologue qui assure votre suivi prénatal. Vous pouvez essayer différentes positions avant l’accouchement, afin de voir dans lesquelles vous êtes le plus à l’aise et intégrer ces détails dans le plan de naissance que vous remettrez à votre arrivée à la maternité ou en maison de naissance.

Globalement, en France, les professionnels de santé sont très peu formés aux différentes positions d’accouchement durant leurs études. On les habitue très tôt à cette position gynécologique classique.

Préparation et accompagnement

Les sage-femmes et le personnel médical sont de plus en plus sensibilisés à l’importance de la position pendant la naissance. Des exercices et des variations de postures sont proposés aux femmes enceintes dans une grande majorité des maternités.

La doctoresse Bernadette de Gasquet a notamment fait évoluer les mœurs en France, en dispensant des formations aux sage-femmes sur la liberté posturale. Il s’agit d’accompagner la future maman, quelle que soit la position d’accouchement qu’elle choisit. D’après elle, l’intérêt est multiple : quand la mère participe activement aux décisions concernant la naissance, on observe une diminution du temps de travail et un recours moins important aux produits antidouleur et à la péridurale.

Le lieu de l’accouchement est lui aussi un indicateur de cette liberté posturale. Toutes les maternités ne sont pas encore équipées des accessoires nécessaires à un accouchement assis ou en position suspendue. Les péridurales ambulatoires ont également permis de faire évoluer les pratiques, mais là encore, elles ne sont pas disponibles partout. Il est possible de connaître le projet et les installations de la maternité en amont, donc renseignez-vous au moment de vous inscrire. Par ailleurs, même la position classique sur le dos peut connaître quelques aménagements pour respecter la physiologie.

Quand à vous messieurs, il est fort probable que la sagefemme vous donne des missions lors de cet accouchement : peut-être pour étirer votre femme lorsqu’elle pousse, la rassurer, ou simplement la soutenir par votre présence. N’hésitez pas à discuter avec l’équipe de la maternité, leur présenter votre projet de naissance, vous découvrirez ce qu’il est possible de faire ou non. Et derniers conseils : écoutez votre corps et vos ressentis, faites vous confiance. Et vous saurez quelle position est faite pour vous !

Pour soulager les contractions douloureuses, rien de tel que la respiration. La clé réside dans de longues expirations, qui détendront votre corps et réduiront les douleurs que vous pourrez ressentir. Certaines femmes vont préférer rester en mouvement pour moins sentir les contractions. En effet, il est de notoriété publique que celles-ci sont particulièrement douloureuses lorsque la femme est allongée sur le dos. Enfin, la chaleur peut être bénéfique pour soulager les contractions.

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