La procréation médicalement assistée (PMA) est une technique de fécondation artificielle qui offre une lueur d'espoir à de nombreux couples confrontés à l'infertilité. Cependant, la pratique de la PMA a des répercussions sur la vie sexuelle du couple. Les bénéficiaires doivent donc disposer de toutes les informations concernant le projet. Il s’agit d’une affaire de deux partenaires, et non pas celle de l’homme ni celle de la femme seulement. Leur soutien mutuel durant le parcours PMA leur permet sûrement de conserver une sexualité épanouie. Cet article explore les différents aspects de la PMA, ses implications sur la libido, notamment dans le contexte de l'homosexualité, et les considérations éthiques et sociétales qui en découlent.
Comprendre la PMA
La PMA englobe diverses techniques de fécondation artificielle. Il existe différents types de PMA. L’insémination artificielle en fait partie. Elle concerne l’injection du sperme dans l’utérus juste au moment de l’ovulation de la patiente. Il y a aussi la fécondation in vitro qui se base sur la manipulation d’un ovule et d’un spermatozoïde dans un laboratoire pour obtenir un embryon. Il existe d’autres formes de PMA très pratiquées par les couples infertiles, à savoir la fécondation in vitro avec Intracytoplasmic sperm injection ou ICSI. Cette méthode se base sur l’injection directe d’un spermatozoïde dans l’ovocyte. Il est également possible de faire tomber une femme enceinte en utilisant un embryon déjà conçu par un autre couple.
Traditionnellement, les bénéficiaires autorisés à y avoir recours sont principalement les couples hétérosexuels dont l’infertilité est officiellement reconnue par un médecin spécialisé. Ils peuvent être également des personnes atteintes d’une maladie génétique irréversible. Un couple infertile est celui qui ne parvient pas à concevoir un enfant après un à deux ans d’essais. À noter que cette méthode répond généralement aux besoins de ceux qui ont un problème d’infertilité. C’est seulement pour cette cause qu’elle est autorisée. En effet, avant de recourir à cette méthode de procréation, les mariés concernés doivent avoir un entretien régulier avec leur médecin. Ce dernier leur donnera ensuite un délai de 1 mois pour bien réfléchir sur le sujet. Ce laps de temps leur permettra de peser le pour et le contre, et, surtout, prendre une décision tout en ayant conscience des effets qui y sont liés. Le choix ainsi effectué doit être confirmé par écrit.
Impact de la PMA sur la Sexualité et la Libido
La PMA, bien que porteuse d'espoir, peut engendrer des défis pour la sexualité et la libido au sein du couple. Concernant particulièrement les risques, ces derniers varient d’un couple à un autre. À noter que le sexe constitue un acte qui aide à entretenir le couple. Il a aussi un rôle à jouer sur la santé physique et psychologique des partenaires. Une vie sexuelle stable et épanouie est en effet nécessaire pour tous les couples, surtout pour ceux qui pratiquent la PMA. Un acte sexuel suffisant au sein d’un couple permet de sécréter des hormones du sommeil et du bien-être. Certaines de ces substances hormonales permettent même de mieux entretenir la beauté et de rester toujours jeune. Ainsi, la testostérone et l’œstrogène boostent la libido. L’endorphine favorise le sommeil et la régénération du corps. La sérotonine conduit au bonheur, d’où la bonne humeur qui en découle. En effet, des relations sexuelles régulières permettent de mieux entretenir la santé et le bien-être.
Défis et Solutions
Malgré le parcours PMA de votre couple, vous avez encore la chance de maintenir une vie sexuelle épanouie. Cette démarche demande pourtant de grands efforts et de la patience. Avant même de vous lancer dans votre projet de PMA, vous devez vous faire accompagner par différents spécialistes. Ces derniers disposent de toutes les compétences et expériences nécessaires pour vous aider à surmonter les éventuels problèmes qui peuvent se présenter. Les effets négatifs de cette méthode sur la sexualité sont, par exemple, inévitables. Il vous est également possible de consulter un sexologue. Ce dernier vous donnera des conseils pratiques qui sont simples, mais très efficaces, entre autres, le fait de bien travailler l’érection de l’homme. En outre, la thérapie du couple constitue une autre solution efficace. Elle consiste à recourir à l’aide d’un psychologue afin d’instaurer une ambiance plus romantique entre vous et votre partenaire.
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Il existe une autre meilleure solution permettant de conserver une bonne sexualité malgré le parcours PMA effectué. Cela consiste à avoir une conversation ouverte et franche avec votre partenaire. C’est une technique d’approche efficace, car elle permet de voir en face les choses. En effet, la résolution des problèmes de sexualité n’est pas l’affaire de la femme seule ni celle de l’homme. Vous devez vous y attaquer ensemble. Vous n’avez pas, par exemple, à avoir honte d’évoquer la baisse de votre désir sexuel lors de votre conversation. Le fait d’en parler ouvertement ne peut être donc que bénéfique. D’où la nécessité de conserver la bonne communication avec votre partenaire. Vous devez, par exemple, préserver des moments privilégiés qui sont spécialement consacrés à votre vie amoureuse. Bien que la femme soit enceinte, elle peut toujours pratiquer le sport. La discipline adaptée doit être pourtant celle qui est recommandée par un médecin spécialisé. Ce remède naturel est également valable pour l’homme. La bonne hygiène de vie du couple concerne les deux partenaires.
Facteurs Impactant la Libido pendant la PMA
Au sein d’un couple qui dure, le désir est déjà un élément fluctuant et imprévisible, il peut s’éteindre, se raviver…Pendant un parcours de PMA, les nombreux examens médicaux, les échographies intravaginales, les piqûres peuvent rapidement amener chacun des membres du couple à se sentir dépossédé de son corps, déconnecté, devenu un objet de soins, un objet des médecins, ce qui est loin d’être érotique ! Le corps subit des modifications, la prise de poids de la compagne par exemple peut fragiliser le désir masculin. Les médicaments en eux-mêmes ont des effets secondaires sexologiques et peuvent conduire à une perte de libido, des bouffées de chaleur, une fatigue, des maux de tête, une sécheresse vaginale… Maintenir le désir n'est donc pas une mince affaire ! Pourtant, retrouver de bonnes et douces sensations (avec des caresses, des massages, des baisers…) est indispensable, non seulement pour la survie du couple, mais également pour la réussite du traitement. Vous pouvez pour cela commencer par renouer avec un aspect ludique de la relation. Pour ce faire, plusieurs pistes s'offrent à vous : fixer des rendez-vous amoureux (dîners, week-ends), changer de lieu, se faire des surprises. Par ailleurs, la communication au sein du couple va être primordiale. Il ne faut pas avoir peur d’oser échanger sur l’intimité, sur ses envies, ce que l’on aime ou pas et pourquoi pas explorer de nouvelles zones érogènes.
Des contraintes peuvent en effet apparaître. Selon le type de traitements et leurs différents étapes, elles vont varier : les rapports peuvent être libres, recommandés ou au contraire proscrits. Par exemple, l’abstinence est souhaitée quelques jours avant un recueil de sperme ou après un transfert d’embryon. Au contraire, lors d’une stimulation simple autour de l’ovulation ou après une insémination intra-utérine, des rapports répétés sont les bienvenus. En revanche, aucune position en particulier n’est reconnue comme plus favorable pour la fertilité. A d’autres étapes des traitements, ce sont les effets secondaires eux-mêmes qui rendront la sexualité inconfortable. En phase de stimulation pour une FIV ou après la ponction ovocytaire, la femme peut ressentir une gêne abdominale ou un gonflement, des douleurs qui la rendent peu réceptive ou désirante. Même lors d'une FIV avec don d’ovocyte ou de transfert d’embryon congelé, les fortes doses d’hormones peuvent rendre la femme très irritable, d’une humeur instable. Enfin, lorsque les hormones se présentent sous formes d’ovules intra-vaginaux qui fondent, grattent et coulent, notre confiance en nous et notre côté sexy peuvent être altérés.
Conseils pour Maintenir une Vie Sexuelle Épanouie
- Ne négligez pas le couple amoureux : le désir d'enfant est le fruit d'un amour entre deux personnes.
- Autre facteur clé : votre entourage ! Essayez de ne pas vous isoler de vos amis et connaissances, même si seuls quelques "happy few" sont au courant de votre projet et vous soutiennent.
- Ne renoncez pas à aménager votre lieu de vie, à accepter un nouvel emploi qui vous plait…
- Enfin, essayez d’avoir de sincères partages émotionnels entre vous concernant ce parcours du combattant. N’ayez crainte de vous dire vos peurs, vos ressentis corporels, vos rêves, de pleurer ensemble, soutenez-vous.
PMA et Homosexualité : Un Droit en Évolution
La question de l’accès à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles a été un sujet de débat important. D’où vient le désir d’enfant ? Est-il biologique, culturel, social… ? Même impérieux, il reste parfois irréalisable sans l’aide de la médecine. Ou de la loi, qui vient d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, y compris célibataires et homosexuelles.
Arguments et Contre-Arguments
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu un avis favorable pour ouvrir ces techniques aux femmes seules et aux homosexuelles en couple. Cependant, le débat est loin d'être clos dans la population tant ces thématiques suscitent de réactions.
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Pierre-Yves Quiviger synthétise l'avis émis par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Le Comité s'est prononcé sur trois choses : la question de l'autoconservation des ovocytes, la PMA pour les femmes seules et homosexuelles en couple, et la GPA [gestation pour autrui]. Sur ce dernier point, le CCNE a émis un avis catégoriquement négatif, appelant même de ses vœux l'adoption d'une convention internationale qui interdirait la GPA. Sur la question de l'autoconservation des ovocytes, c'est-à-dire lorsqu'une femme ferait congeler ses ovocytes pour pouvoir éventuellement les utiliser plus tard, sa position est globalement défavorable estimant que ce n'est pas "une solution magique pour faire face au décalage de l'âge de la grossesse et ça ne garantit pas une maternité". la société dont il faut tenir compte. s'apparenter à une discrimination. Le Comité est donc favorable à la PMA pour les couples de femmes.
Cadre Légal et Évolutions
Plusieurs lois de bioéthique ont jalonné l’histoire de la PMA. La première date de 1994. des premières lois de bioéthique en Europe. de la réflexion. « Cette loi devait être révisée cinq ans plus tard, finalement, elle l'a été en 2004. sur l'embryon est toujours interdite et l'anonymat des donneurs de sperme et d'ovocytes maintenu. a ouvert la PMA aux couples "ayant un projet parental", sans parler de mariage ou de concubinage. trancher la prochaine loi.
Considérations Éthiques et Religieuses
La sexualité et la procréation sont des sujets sensibles, souvent abordés sous un angle moral et religieux. Nous abordons ici la sexualité et la procréation dans la religion chrétienne et plus particulièrement dans le Catholicisme. Au cours de son histoire, l’Église Catholique a développée une doctrine en matière de sexualité, reflétée dans de nombreuses encycliques (Casti Connubii, Humanæ Vitæ et Evangelium vitæ) ainsi que dans les enseignements du pape Jean Paul II sur la théologie du corps. Depuis 1992, la doctrine est résumée dans le Cathéchisme de l’Église Catholique (CEC).
Sexualité et Spiritualité
Il existe un lien étroit, dans la religion catholique, entre spiritualité et sexualité. Pour un catholique, le sens prioritaire de la vie est de se rapprocher constamment de Dieu, et d’éviter le péché, c’est-à-dire ce qui éloigne de Dieu. Dans ce contexte, le problème pour un catholique est de savoir quel est le but qu’il poursuit réellement, sa priorité à la fois par rapport à lui-même, et dans sa relation à son partenaire.
Dans le domaine de la vie sexuelle, la réflexion de l’Église part d’un double constat : d’un côté, l’homme et la femme sont des êtres sexués, pour lesquels une activité sexuelle est a priori une bonne chose ; d’un autre côté une pratique non maîtrisée ou non disciplinée de la sexualité peut conduire à des impasses morales et à des blessures psychologiques. Ces situations d’échec, dans une vision catholique, sont la manifestation de ce qu’on s’éloigne de Dieu.
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Pour l’Église catholique, une forme de vie sexuelle « libre », même si elle est compatible avec la nature biologique de l’homme, est jugée dangereuse parce qu’elle n’intègre pas de manière satisfaisante la dimension sociale de l’Homme (dans sa relation à l’autre) ni sa dimension spirituelle (dans sa relation à Dieu). Si une relation à deux se fonde sur une sexualité abordée de manière purement biologique (en quelque sorte, « comme des bêtes »), le partenaire se trouve de fait réduit à un objet sexuel, ce qui n’est pas admissible pour quelqu’un qui se considère comme le « temple de l’Esprit Saint » et qui veut reconnaître dans l’autre « l’image de Dieu« , ce qui est l’approche normalement revendiquée par un chrétien catholique.
Une forme « libre » de sexualité, qui ne permet pas de se rapprocher de Dieu, est donc finalement à éviter pour rester cohérent avec sa foi. Ainsi le chrétien catholique est donc conduit à rattacher sa vie sexuelle à sa vie spirituelle, en conservant la première place à la spiritualité. La solution retenue par la spiritualité catholique est de « se donner » dans le mariage : on accepte d’être soi-même objet donné, pour ne pas transformer l’autre en objet. Dans le mariage, l’activité sexuelle n’est pas prise pour elle-même, mais est mise au service d’un but spirituel (créer un centre d’amour mutuel, contribuer au bien mutuel des époux, fonder une famille, …) qui en devient la valeur première. La théologie du mariage s’appuie bien entendu sur des références bibliques, mais le nœud du problème est que le mariage catholique est un don mutuel permanent, essentiellement parce que toute autre solution conduit fatalement à « chosifier » le partenaire. Mais cette logique du don ne peut fonctionner que s’il est réciproque, et aussi -parce que c’est un don- s’il est permanent. Sinon, il n’est pas authentique.« L’amour, qui devient alors une véritable découverte de l’autre, dépasse donc le caractère égoïste qui dominait clairement auparavant. L’amour devient maintenant soin de l’autre et pour l’autre. Il ne se cherche plus lui-même - l’immersion dans l’ivresse du bonheur - il cherche au contraire le bien de l’être aimé : il devient renoncement, il est prêt au sacrifice, il le recherche même » (Benoit XVI - Deus Caritas est)
Sexualité et Chasteté
La chasteté est souvent confondue avec l’abstinence de relation sexuelle. En réalité, dans l’approche catholique, la chasteté consiste à vivre sa sexualité d’une manière conforme à son état : les relations sexuelles dans un couple sont » chastes » quand elles traduisent une relation authentique de ce couple. La chasteté des prêtres est le corollaire de leur célibat. Les écclésiastiques sont tenus par l’obligation de garder la « continence parfaite et perpétuelle » conformément à la vie de Jésus Christ, et sont donc astreints au célibat, don particulier de Dieu par lequel les ministres sacrés peuvent s’unir plus facilement au Christ avec un cœur sans partage et s’adonner plus librement au service de Dieu et des hommes. Ils doivent se conduire avec la prudence voulue dans leurs rapports avec les personnes qui pourraient mettre en danger leur devoir de garder la continence ou causer du scandale chez les fidèles. « Le dévouement qui conforme le prêtre au Christ et l’offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu trouvent une expression particulière. Le fait que le Christ lui-même, prêtre pour l’éternité, ait vécu sa mission jusqu’au Sacrifice de la croix dans l’état de virginité constitue le point de référence sûr pour recueillir le sens de la tradition de l’Église latine sur cette question. Il n’est donc pas suffisant de comprendre le célibat sacerdotal en termes purement fonctionnels.
Sexualité et Procréation
L’Église appelle les couples à exercer « une paternité et une maternité responsables », c’est-à-dire à accueillir les enfants de manière à la fois » généreuse » et » raisonnable « . Cette responsabilité s’exerce dans chaque acte sexuel. le refus de la signification procréative (le » sexe sans enfant « ) : il s’agit des actes posés avant, pendant ou après l’acte sexuel dans le but de le rendre volontairement infécond. Tel est le cas de la contraception en général (pilule, préservatif, stérilet, etc), dans la mesure où le couple recherche le plaisir sans assumer le possibilité de donner la vie. le refus de la signification unitive ( » l’enfant sans le sexe « ) : il s’agit des cas où l’enfant est recherché pour lui-même, tandis que l’union sexuelle des conjoints est refusée ou négligée. Par exemple, Jean-Paul II a vivement critiqué l’idée selon laquelle la relation sexuelle ne doit être recherchée que dans le but de concevoir un enfant et le plaisir sexuel considéré comme accidentel, ne devant pas être recherché pour lui-même. Un autre exemple est la fécondation in vitro , dans laquelle l’enfant est conçu en-dehors de l’union physique des époux.
L’Église catholique veut donc refuser l’instrumentalisation de la sexualité, tant en vue du plaisir seul qu’en vue de la procréation seule. Elle reconnaît aux couples la responsabilité de décider si (et quand) ils veulent des enfants. Pour les périodes où ils ne souhaitent pas concevoir d’enfant, les seules méthodes de régulation des naissances acceptées sont les méthodes « naturelles » qui s’appuient la continence périodique. Dans ce cas, les couples n’ont de relations sexuelles que pendant les périodes infertiles du cycle menstruel. Ainsi, l’Église ne légitime pas ces méthodes naturelles en raison de leur caractère écologique (bien que ces méthodes soient effectivement écologiques), en opposition à des méthodes qui seraient dites « artificielles ». Elle les recommande parce qu’elles s’appuient sur la continence périodique qui permet aux couples de rester ouvert à la procréation. En effet, ils ne modifient rien à la fertilité biologique, et ne font qu’utiliser une disposition naturelle qui fait qu’ils ne sont pas fertiles pendant cette période. A contrario, la méthode du » retrait », quoique parfaitement écologique, n’entre pas dans les critères posés par l’Église car elle interrompt le déroulement de l’acte sexuel en vue de le rendre volontairement infécond. Au total, la sexualité et la procréation sont intimement liées dans la religion catholique. Elles sont le fruit d’une approche morale qui vise au respect absolu de la dignité humaine, mettant la spiritualité au dessus des considérations purement « biologiques ».
Testostérone et Fertilité
La testostérone est une hormone stéroïde sexuelle dérivée du cholestérol et classée dans le groupe des androgènes. Chez la femme, elle est produite en petites quantités dans les cellules de la thèque des follicules. La testostérone est l’hormone sexuelle la plus importante chez l’homme. Au cours des premières semaines du développement embryonnaire, la testostérone, associée à la substance inhibitrice du canal de Müller, sont responsables de la différenciation sexuelle masculine. Chez les femmes, la testostérone est également importante, car elle est le précurseur de la synthèse de l’estradiol (la principale hormone sexuelle féminine). Le développement folliculaire correct est également régulé par les androgènes. Le taux de testostérone varie tout au long de la journée et est plus élevé la nuit. La plupart de la testostérone (98 %) est associée à des protéines. Ces protéines sont l’albumine et la globuline fixatrice des hormones sexuelles (SHBG). Le taux de testostérone peut baisser au fil des ans.
Plusieurs études suggèrent que les androgènes aient un effet sur le développement précoce des follicules. Le mécanisme par lequel la testostérone et la déhydroépiandrostène augmentent les androgènes est différent. Bien que des études existent à ce sujet, le niveau de preuve n’est pas élevé. Les recherches les plus récentes ont suggéré l’administration de testostérone transdermique avant la stimulation ovarienne chez les patientes à faible réserve ovarienne. L’utilisation correcte de ce traitement pourrait conduire à un nombre plus élevé d’ovocytes après la ponction folliculaire, à un taux d’annulation plus faible et à un taux de grossesse clinique plus élevé. Ces données sont encore controversées et d’autres études sont nécessaires pour les confirmer.
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