L'article suivant explore la définition du box pour chevaux, en mettant en lumière son importance pour le bien-être animal et la performance équestre. Il aborde les aspects essentiels de la conception, de la gestion et de l'impact du box sur la santé physique et mentale du cheval.
Introduction
Le box pour chevaux, bien plus qu'un simple espace de logement, représente un environnement de vie crucial pour le bien-être et la performance de l'animal. Une conception et une gestion adéquates du box sont essentielles pour garantir la santé physique et mentale du cheval, en minimisant les risques de blessures, de maladies et de stress.
Les Fondamentaux du Box pour Chevaux
Dimensions et Espace
Chaque cheval devrait disposer d'un espace suffisant pour se tenir debout dans sa position naturelle. Les chevaux devraient avoir suffisamment de place pour mouvoir leur tête, et l'espace au-dessus de leur tête devrait être suffisant pour la circulation de l'air/l'aération.
Matériaux et Construction
Les conteneurs, réceptacles, véhicules, équipements, etc., doivent être suffisamment solides pour supporter le poids des animaux, éviter qu'ils ne puissent s'en échapper ou en tomber, et résister aux contraintes dues aux mouvements. Les équipements devraient être conçus de manière à permettre des manœuvres rapides et faciles. Tout moyen de transport doit comporter un toit rigide, solide et de bonne construction. Les matériaux de construction devraient être de nature à résister à la corrosion. Les parties de l'aéronef, du navire, du réceptacle, du véhicule, etc., dans lesquelles les chevaux sont logés ou par lesquelles on les fait passer ne devraient comporter aucun obstacle ni élément susceptible de les blesser. Les ponts et le sol devraient assurer un bon équilibre et, s'il y a lieu, être recouverts de lattes transversales.
Ventilation et Éclairage
Il faudrait assurer une aération/arrivée d'air frais suffisante compte tenu du nombre et de la taille des chevaux transportés et des conditions climatiques attendues pendant le transport. Lorsque les chevaux sont transportés dans des espaces entièrement clos, il faut toujours assurer un renouvellement de l'air par des moyens mécaniques. L'intérieur du moyen de transport devrait être bien éclairé, lors du chargement, de sorte que le cheval puisse voir où il se dirige. Cependant, un cheval peut faire des difficultés s'il doit marcher vers une lumière trop intense ou éblouissante.
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Litière et Propreté
Une litière absorbante devrait être utilisée dans les zones où les chevaux sont logés pour des périodes prolongées. Les chevaux ne doivent être chargés que dans des wagons, véhicules, bateaux, avions ou emballages nettoyés à fond et, si nécessaire, désinfectés. Pour empêcher la propagation des maladies, il est important que toute partie du moyen de transport qui a été en contact avec les animaux, y compris tout réceptacle, équipement ou installation, soit nettoyée et, si nécessaire, désinfectée avant le chargement et après le déchargement.
Gestion du Box et Bien-être du Cheval
Alimentation et Abreuvement
Il est nécessaire de préparer les animaux au transport en leur donnant une nourriture appropriée. Ils devraient avoir l'habitude de la nourriture qui leur sera donnée pendant le trajet ; celle-ci devrait de préférence se composer de foin. Au cours des derniers jours précédant le chargement, il conviendrait d'éviter de leur donner des aliments ayant tendance à fermenter ou à gonfler ou qui sont indigestes pour une autre raison, ainsi qu'un excès d'aliments secs. Avant le transport, il faudrait alimenter les chevaux en petites quantités et les abreuver modérément. Il est d'ordinaire préférable de transporter un supplément de nourriture pendant un voyage dans le cas de délais imprévus et pour assurer, pendant une période de trois jours, une adaptation progressive à la nouvelle nourriture à l'arrivée à destination.
Socialisation et Exercice
La taille des groupes devrait être déterminée en fonction des équipements disponibles et du moyen de transport utilisé. D'une manière générale, il vaut mieux transporter les chevaux séparément, mais ils peuvent voyager sans problème par groupes de quatre ou cinq au maximum pour les chevaux plus grands. Les petits poneys peuvent être transportés en groupes plus importants. Il faudrait donner aux animaux transportés en groupes la possibilité de s'habituer les uns aux autres avant le début du transport et aussi longtemps que cela est nécessaire. Lorsque des chevaux sont transportés sans attache, ils devraient être détenus séparément.
Surveillance et Soins
Chaque transport de chevaux devrait être accompagné par un convoyeur qui est responsable de la surveillance des animaux, de leur alimentation et de leur abreuvement. Cependant, la présence d'un convoyeur n'est pas exigée quand l'expéditeur et/ou le destinataire se sont assurés que les animaux seront surveillés, nourris et abreuvés aux arrêts durant tout le voyage. les obligations légales et autres formalités. Si des animaux sont transportés en grand nombre, il devrait y avoir un nombre suffisant de convoyeurs pour s'occuper d'eux, avec une personne responsable de tout le convoi. Lorsque le convoyeur considère que l'assistance d'un vétérinaire est nécessaire, il devrait l'obtenir dans les meilleurs délais.
Préparation au Transport
Comme première opération préalable au transport, la personne désirant transporter un ou plusieurs chevaux d'un pays à un autre doit se renseigner auprès des autorités compétentes du pays concerné sur les conditions d'importations définitives ou temporaires en vigueur, telles que tests sérologiques, vaccinations, quarantaine, douane, etc.
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Impact du Box sur la Santé et la Performance
Santé Physique
Les immunisations nécessaires en vertu des règles nationales du pays de destination devraient être prévues, compte tenu du délai requis pour l'acquisition d'une immunité complète. Les capuchons, couvertures, illères, draps, genouillères, protège-boulets, protège-jarrets et bandages peuvent être utiles pour protéger les parties de l'animal qui sont le plus exposées à des contusions ou à des frottements du fait des mouvements causés par le transport. Il faudrait tondre totalement ou partiellement, avant leur transport vers des régions au climat très chaud, les chevaux ayant un épais pelage d'hiver. Dans le cas notamment de longs trajets où les chevaux sont attachés en groupes, les animaux doivent être déferrés aux membres postérieurs, et entièrement déferrés s'ils sont placés en travers du sens de la marche. Il faudrait toujours déferrer les chevaux d'abattage.
Santé Mentale
Une fois que des chevaux ont été effrayés, il peut être difficile de les charger ou de les transporter en des occasions ultérieures. Il faut donc les habituer au type et à la dimension des compartiments, stalles ou boxes dans lesquels ils seront transportés ; cela est particulièrement important dans le cas de jeunes chevaux nerveux qui sont transportés pour la première fois. Il faudrait repérer les chevaux qui sont méchants, les identifier et les loger à part.
Performance Équestre
Un cheval peut avoir besoin de quarante-huit heures de repos après un transport. Le stress peut provoquer des modifications biochimiques latentes qui influeraient sur la capacité de l'animal à travailler et à atteindre son meilleur rendement après le transport.
Préparation Physique du Cavalier
La condition physiqueC’est la combinaison des facteurs physiques, techniques, tactiques et mentaux de la performance. Elle permet d’optimiser la pratique d’une activité. Construite par paliers, elle peut très vite évoluer ! La préparation physiqueMéthodologie qui vise à l'amélioration des qualités physiques et mentales afin de développer son potentiel, d’acquérir une meilleure maîtrise technique, de définir et d’appréhender plus facilement ses objectifs (sportifs ou non) pour, au final, développer ses capacités de performance dans la durée, en préservant son intégrité physique.
Traumatologie
De nombreux traumatismes osseux ou lésions musculo-tendineuses sont recensés en équitation. Pour l’équitation classique et les courses hippiques, la tendance des causes de traumatismes est assez bien cernée (schéma 1). Les lésions anatomiques, principalement du dos, des ischios, des adducteurs ou des quadriceps… … Dans de nombreux cas, ces causes sont souvent liées à une préparation insuffisante : un corps mal préparé supporte difficilement les chutes, les chocs amplifiés par la hauteur ou la vitesse… S’ajoutent à cela d’autres critères aggravant tels que l’absence d’échauffement, la fatigue, l’âge… les enchaînements inadaptés et mal maîtrisés, les déséquilibres musculaires et posturaux, le surentraînement, la suractivité, le manque de récupération…
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Le mal de dos
Les douleurs du dos sont présentes chez plus de 90% des cavaliers : En équitation, l’axe vertébral subit des contraintes mécaniques importantes. En position assise, la pression sur les disques intervertébraux augmente de 40 à 50%. Elle peut augmenter de 140 à 200% dans le cas de rotations, de chocs, de rebonds répétés et incontrôlés ou de musculature déficiente. La région cervicale, support tonique et mobile, est très sollicitée pour le maintien et la rotation de la tête et des épaules. Les lombalgies sont les plus fréquentes : 3/4 des cavaliers sont touchés ! La région lombaire, constamment sollicitée pour la mobilité du bassin, supporte l’inertie des masses qu’elle soutient (tête, buste, membres supérieurs) et ajuste l’équilibre sur les appuis inférieurs (contacts de la jambe, pieds sur l’étrier). Les douleurs peuvent apparaître suite à un travail prolongé et intensif, à de mauvaises positions, à des contractures après effort, à une sur-sollicitation du dos, amplifiée si le corps n’est pas musclé, « gainé » et en place pendant l’exercice. L’Equitation n’est pourtant en rien responsable dans ce constat, c’est la façon de pratiquer qui est en cause ! La fatigue et les maux ne sont pas une fatalité. Ils sont des alertes souvent dues à des insuffisances physiques et à un manque de préparation.
Principes biomécaniques
La Biomécanique (application des lois mécaniques sur un être vivant) est un des éléments essentiels d’analyse du fonctionnement du corps dans le mouvement. L’étude des forces et des actions générées par le cavalier lors des différentes phases de locomotion du cheval, permet de mieux comprendre l’incidence des qualités physiques sur la position du corps, son équilibre et sa santé.
La notion de segment
« Si l’homme et le cheval étaient rigides, ils ne pourraient pas se déplacer » (JM. Denoix). Bien qu'ils soient un ensemble très complexe, on peut réduire le corps humain à une structure basique composée de plusieurs segments (cf schéma 3) formant des leviers plus ou moins longs. On distingue les segments d’appui (en pression sur un point d’appui) et les segments libres (articulés autour d’un point fixe à l’une des extrémités).
La notion de centre de gravité
La présence du cavalier est un poids qui modifie les forces appliquées lors des phases de la locomotion de son cheval. Plus encore si son emplacement, ses équilibres, l’inertie et la rigidité de ses segments varient. Chacun de ses mouvements intervient sur l’attitude et l’équilibre de son cheval durant les phases d’appui et de suspension. On évalue le point d’équilibre du corps (état d’un corps en repos soumis à des forces qui s’annulent) en tenant compte de l’emplacement d’un point fictif appelé Centre De Gravité (CDG - point rouge)
La notion de mise en tension/renvoi
Les muscles de chaque segment peuvent se comparer à des ressorts capables de se mettre en tension en se comprimant, en s’allongeant, ou par torsion (► rouge) (cf schéma 6). A chaque muscle agoniste correspond un muscle antagoniste (qui provoque l’action opposée). Grâce à leur élasticité réciproque, chacun d’eux emmagasine de l’énergie pour la restituer (mise en tension / renvoi). On parle d’une succession de « phases d’action / réaction » (► verte). Le mouvement est donc une succession de phases dynamiques de l’ensemble des muscles mis en jeu. La force athlétique du cheval est déterminante, mais celle du cavalier lui permet de supporter physiquement ces phases d’action / réaction ainsi que les forces exercées par son cheval, et plus encore lorsqu'il progresse.
Principes bioénergétiques
Chaque mouvement (succession de contractions musculaires) n’est possible que par l’utilisation de l’énergie propre du corps. La contraction musculaire permet de produire un mouvement plus ou moins puissant, rapide et précis. Elle est commandée par des stimuli (impulsions répétées capables provoquant la réaction d’un organe) issus d’informations cérébrales, recueillies par les sens (auditif, olfactif, visuel, tactile) (cf schéma 8). Les stimuli déclenchent des influx nerveux (signaux électriques) qui se propagent au muscle, sollicitant ses fibres et générant les contractions, donc le mouvement. La force totale d’un muscle étant la somme des forces développées par chacune de ses fibres, plus le nombre de fibres intervenant est important, plus la force développée par le muscle sera grande. C’est la notion de recrutement. La puissance maximale que peut développer un muscle, dépend à la fois de la nature, du nombre et du volume des fibres sollicitées. Le renforcement musculaire, en améliorant ce recrutement, permet d’augmenter la force produite par chaque fibre tout en réduisant la dépense énergétique. A effort égal, il permet d’obtenir plus de relâchement. Le travail de souplesse permet l’application de cette force sur de plus grandes amplitudes (augmentation de la puissance) et une meilleure tolérance aux tensions occasionnées par les déséquilibres.
La notion d'énergie
Toute contraction nécessite de l’énergie. L’unique « carburant » utilisable est apporté aux cellules musculaires sous forme de molécules d’ATP (Adénosine Tri-Phosphate). Elles sont fournies par 3 filières / processus énergétiques qui s’activent dès le début de l’effort avec des délais de production et de rendement différents : Le processus anaérobie alactique (sans utilisation d’oxygène / sans production de lactate) Unique stock cellulaire d’ATP disponible, il est immédiatement accessible par la dégradation d’un substrat faiblement concentré, la phospho-créatine (PC). Il permet un effort immédiat d’intensité maximale, de très courte durée : 7’’ chez l’homme ; durée à peine plus longue chez le cheval, ramenée à la différence de poids. Pour que l’effort puisse durer, de l’ATP doit être régulièrement produite en quantité suffisante. Le corps fait alors appel aux 2 autres filières énergétiques : Le processus anaérobie lactique (sans utilisation d’oxygène / avec production de lactate) Cette production d’ATP est obtenue avec un faible rendement à partir de la dégradation du glycogène corporel (glucose) disponible et transporté aux cellules musculaires par le sang. L’accumulation de lactate, produit lors de l’effort, provoque une acidose sanguine très vite "paralysante" (perte d'efficacité et douleurs musculaires). Lors de ce processus, l’effort, moins intense, peut durer environ 90’’. Son intensité maximale est atteinte 15’’ à 30’’ après le début de l'effort selon l'âge et le niveau d'entraînement. Le processus aérobie (avec utilisation d’oxygène) En présence d'oxygène (O2), le glycogène et le lactate, puis les lipides permettent la resynthèse durable d'ATP. Les réserves de ces substrats étant quasiment inépuisables, son rendement énergétique est plus intéressant et sa capacité théoriquement "illimitée". Les déchets produits (eau, chaleur et gaz carbonique - CO2) sont facilement éliminés.
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