L’arrivée d’un nouveau-né est source de joie, mais l’accouchement peut aussi entraîner des défis, dont l’incontinence post-partum. Ce phénomène fréquent, bien que souvent temporaire, peut susciter des inquiétudes chez les jeunes mamans. Cet article aborde de manière exhaustive les différentes facettes de l’incontinence après l’accouchement, offrant des informations et des solutions pour retrouver le bien-être.

Qu'est-ce que l'incontinence post-partum ?

L’incontinence post-partum est une perte involontaire d’urine ou de selles qui peut survenir après l’accouchement. Ce phénomène est souvent dû aux changements physiques et hormonaux subis par le corps pendant la grossesse et l’accouchement.

Incontinence Urinaire Post-Partum

L’incontinence urinaire post-partum est la forme la plus courante d’incontinence après l’accouchement. Elle se manifeste par des fuites d’urine lors d’efforts tels que la toux, l’éternuement, le rire ou l’exercice. En France, les fuites urinaires après accouchement touchent 30 à 45% des femmes dans les 3 premiers mois après une grossesse. Elles se caractérisent par des fuites urinaires involontaires, généralement lors d’efforts physiques, de rires ou de toussotements. La probabilité est assez élevée, car l’accouchement par voie naturelle peut étirer et endommager les muscles du plancher pelvien. Bien que moins fréquente qu’après un accouchement par voie naturelle, l’incontinence peut également survenir après une césarienne.

Incontinence Anale Post-Partum

L’incontinence anale post-partum est moins fréquente mais peut également survenir après l’accouchement. Elle se caractérise par des pertes involontaires de gaz ou de matières fécales. L’incontinence fécale (perte de matière uniquement) concernerait 8 à 12 % de femmes, et l’incontinence anale (impossibilité de retenir les gaz et/ou les matières) toucherait 4 % des femmes dont c’est le premier accouchement et 39 % des femmes multipares.

Est-ce normal de souffrir d'incontinence après l'accouchement ?

Oui, il est tout à fait normal de rencontrer des problèmes d’incontinence après avoir accouché. La grossesse et l’accouchement mettent beaucoup de pression sur les muscles du plancher pelvien, ce qui peut entraîner une faiblesse temporaire et des fuites. Il est donc normal d’avoir des fuites urinaires après un accouchement.

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Causes de l'incontinence post-partum

Plusieurs facteurs contribuent à l'incontinence après l'accouchement :

  • Pression sur la vessie et le plancher pelvien : Tout au long de la grossesse, la croissance du fœtus exerce une pression croissante sur la vessie de la future mère. Le plancher pelvien, constitué de muscles soutenant les organes pelviens, dont la vessie, est soumis à des étirements lors de l’accouchement, en particulier lors d’une naissance par voie basse.
  • Changements hormonaux : La grossesse induit des changements hormonaux, notamment une augmentation de la relaxine.
  • Interventions médicales : Les interventions médicales, telles que l’utilisation de ventouses, de forceps ou des épisiotomies, pendant l’accouchement peuvent entraîner des traumatismes dans la région pelvienne. L’utilisation de forceps serait également pointée du doigt. Contrairement aux ventouses, ceux-ci favoriseraient les déchirures profondes du périnée et donc la survenue d’incontinence. Même s'ils sont parfois indispensables, les forceps sont, ici aussi, les principaux facteurs favorisants de lésions des sphincters anaux, avec une rupture qui est mise en évidence (lorsqu’elle est recherchée systématiquement par échographie endo-anale) dans 63 à 80 % des cas après leur utilisation (risque relatif compris entre 8 et 12 selon les séries). L’expérience de l’opérateur joue un rôle prépondérant avec une moindre nocivité de ces instruments lorsqu’ils sont utilisés par des obstétriciens expérimentés.
  • Rétention urinaire : Suite à l’accouchement, certaines femmes peuvent éprouver des difficultés à vider complètement leur vessie, provoquant une rétention urinaire.
  • Le poids du bébé à naître, l’âge de la future mère et le nombre de naissances qui impactent la tonicité du périnée et ses capacités à garantir une bonne continence urinaire et anale.
  • Lésions neurologiques : Un accouchement long et difficile endommage le nerf honteux interne, qui, une fois étiré, entraîne une baisse du tonus du sphincter anal.
  • Lésions musculaires : Les déchirures périnéales importantes sont également incriminées, surtout si le sphincter anal est touché.

Durée de l'incontinence post-partum

La durée de l’incontinence post-partum varie d’une femme à l’autre. Pour certaines, les symptômes peuvent disparaître en quelques mois avec des exercices de renforcement appropriés. Pour d’autres, il peut falloir jusqu’à un an ou plus pour une récupération complète. Pour la majorité des femmes, les fuites post-partum se réduisent dans les 6 à 8 semaines suivant l’accouchement. Il est également possible que l’incontinence urinaire suite à un accouchement puisse ensuite devenir chronique. Dans ce cas, n’hésitez pas à contacter un médecin ou une sage-femme.

Comment gérer l'incontinence post-partum ?

Rééducation du plancher pelvien

La clé de la guérison réside dans la rééducation des muscles du plancher pelvien. Après l’accouchement, la rééducation du périnée est essentielle pour renforcer les muscles affaiblis et aider à prévenir les fuites urinaires post-partum. Ces exercices post-natals ciblent spécifiquement le périnée et favorisent sa rééducation, contribuant ainsi à la restauration de sa force et de son tonus. La rééducation périnéale, bien que progressive, peut engendrer des résultats significatifs dans la correction des changements du corps post-grossesse et dans l’amélioration du contrôle urinaire.

L’anus est lié au périnée, la rééducation des muscles pelviens sera donc une des solutions que peut vous proposer le praticien. Le but est de tonifier plus spécifiquement la zone anale. L’avantage est que vous pourrez reproduire les exercices seule, chez vous, afin de maximiser leur efficacité.

Dans un premier temps, on peut ainsi essayer la méthode manuelle dite "de Kegel", qui consiste à alterner les contractions et les relâchements des muscles périnéaux, plusieurs fois de suite et plusieurs fois par jour, selon une progression précise. Dans les atteintes plus sévères, l'option de l'électrostimulation périnéale peut être envisagée.

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Traitements Médicaux

En plus des exercices de renforcement du plancher pelvien, plusieurs options de traitement médical peuvent être envisagées pour traiter l’incontinence urinaire post-partum. Parmi ces options, on retrouve parfois l’utilisation de médicaments visant à renforcer les muscles de la vessie ou à réguler la miction. En cas de problèmes d’incontinence urinaire persistants après l’accouchement, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de santé spécialisé. Un médecin ou un kinésithérapeute spécialisé en rééducation périnéale pourra évaluer votre situation de manière approfondie et vous guider vers les solutions les plus adaptées.

En cas de persistance de fuites anales au-delà de 6 mois, une prise en charge spécifique est nécessaire. Le bilan de première ligne est exclusivement clinique, mais complet : interrogatoire (éléments du Wexner, antécédents…), inspection de la marge anale (disparition des plis radiés de l’anus, béance anale, cicatrice du périnée…), toucher rectal (évaluation du tonus et de la contraction volontaire, recherche d’une rectocèle…), anuscopie (pathologie canalaire associée) et rectoscopie (lésions rectales, stase fécale et type de selles…), sans oublier l’examen du périnée moyen (colpocèle…) et antérieur (fuites d’urines, cystocèle…). La prise en charge consiste à associer une rééducation spécifique de l’anus de type biofeedback à une régulation du transit. La rééducation doit être réalisée par un rééducateur (kinésithérapeute, médical, sage-femme ou infirmier) motivé et spécialement formé à ce type de prise en charge. Il semble qu’il faille privilégier les -techniques de biofeedback plutôt que l’électrostimulation, même si les opérateurs spécialisés dans ce domaine associent souvent plusieurs techniques en fonction des patientes. Ce type de rééducation a récemment démontré son efficacité dans une étude randomisée multicentrique coordonnée par des Lyonnais. Certains réalisent une manométrie anorectale pour guider la rééducation. Outre le renforcement de l’anus, la régulation du transit est essentielle.

Protections Adaptées

Les couches spécialement conçues pour les femmes souffrant d’incontinence offrent une solution pratique pour gérer les fuites urinaires après l’accouchement. Ces produits sont pensés pour assurer une protection optimale tout en restant discrets et confortables. Ils permettent aux femmes de vaquer à leurs activités quotidiennes en toute confiance, offrant une sécurité supplémentaire en cas de fuites urinaires post-accouchement. Pour vous équiper de protections adaptées contre l’incontinence urinaire post-partum, découvrez Facon Médical !

Enfin, en attendant de retrouver une continence satisfaisante, il est indiqué d’utiliser des protections adaptées. Elles vous offriront une sécurité dans votre quotidien et un maintien de l’hygiène.

Alimentation et Hydratation

Une alimentation adaptée est un coup de pouce. L’intérêt : réguler le transit, éviter les aliments qui sont susceptibles de rendre les selles molles voire liquides, et éviter les aliments qui pourraient fermenter et provoquer des gaz. Une bonne hydratation est également requise.

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Lors des repas, évitez la consommation d’aliments fodmaps (figues, asperges, poire…) car ce sont des produits qui fermentent. Pour les mêmes raisons, évitez les fibres, peu digestes, et ce qui contient du lactose et/ou du gluten. Ne mangez pas trop de gras, ni de bonbons. Les choux (artichauts, chou rouge ou autres) sont eux aussi déconseillés.

Si les selles demeurent liquides, parlez-en à votre médecin traitant qui vous indiquera des compléments ou des médicaments qui permettront de normaliser leur consistance.

Prévention dès la grossesse

L’incontinence anale ne doit pas être tabou. Si les conditions d’accouchement jouent un rôle dans la survenue de ce dysfonctionnement, il est possible, durant la grossesse, de prendre certaines mesures qui permettront de limiter son apparition.

Ainsi, veillez à avoir une alimentation équilibrée et des apports hydriques suffisants ! En plus de vous apporter les nutriments dont vous avez besoin, votre poids restera stable, le surpoids jouant sur la tonicité du périnée. De même, conservez une activité physique suffisante et adaptée ! Ne vous retenez pas pour uriner ni pour aller à la selle ; et si vous êtes constipée, il est préférable de consulter votre médecin ! L’excès de matière dans l’intestin exerce une pression sur le plancher pelvien.

Diastase des grands droits et incontinence

La diastase des grands droits, ou diastasis recti, est une séparation des muscles abdominaux qui peut survenir pendant la grossesse. Cette condition peut contribuer à l'incontinence urinaire et anale. La solidité de la sangle abdominale influe sur bien des aspects, et quand les abdominaux s’étirent à ce point, des douleurs lombaires chroniques, des symptômes de constipation et même de l’incontinence urinaire peuvent apparaître.

Julie Tupler, formatrice médicale et infirmière diplômée new-yorkaise, est l’une des premières à avoir proposé un traitement de la diastase. Elle a conçu une méthode de rééducation - la technique Tupler - qui consiste en une série d’exercices ciblés associés au port régulier d’une gaine.

Incontinence anale : prise en charge et prévention

Si l’idée d’avoir des fuites urinaires après l’accouchement est rentrée dans les esprits, il en est tout autrement pour la perte de matières fécales. Pourtant, l’incontinence anale post-partum est une réalité qu’il faut apprendre à gérer lorsqu’elle survient.

En général, l’incontinence anale est transitoire et s’estompe au cours des mois. Mais il est important d’en parler à votre sage-femme, votre médecin traitant ou votre gynécologue afin de mettre en place les mesures nécessaires. Un suivi adapté vous évitera les risques de récidives quelques années plus tard. Car, oui, non traitée ou mal prise en charge, l’incontinence peut ressurgir à distance de l’accouchement.

Prévention

L’incontinence anale ne doit pas être tabou. Si les conditions d’accouchement jouent un rôle dans la survenue de ce dysfonctionnement, il est possible, durant la grossesse, de prendre certaines mesures qui permettront de limiter son apparition.

Ainsi, veillez à avoir une alimentation équilibrée et des apports hydriques suffisants ! En plus de vous apporter les nutriments dont vous avez besoin, votre poids restera stable, le surpoids jouant sur la tonicité du périnée. De même, conservez une activité physique suffisante et adaptée ! Ne vous retenez pas pour uriner ni pour aller à la selle ; et si vous êtes constipée, il est préférable de consulter votre médecin ! L’excès de matière dans l’intestin exerce une pression sur le plancher pelvien.

Facteurs de risque

Les facteurs de risques d’un nouveau traumatisme du périnée, lorsque le premier accouchement a occasionné une déchirure du périnée, ont été analysés sur une cohorte danoise. Chez 159 446 femmes, 7 336 (4,6 %) ont présenté une déchirure du périnée lors de leur premier accouchement et 521 (7,1 %) ont récidivé lors du deuxième. Après analyse multivariée, les facteurs de risques de nouvelle déchirure du périnée étaient : le poids du bébé (OR = 2,94 ; 95 % CI 2,31-3,75 par kg augmenté), l’utilisation de ventouse (OR = 2,96 ; 95 % CI 2,03-4,31), une dystocie des épaules (OR = 1,98 ; 95 % CI 1,11-3,54), la durée d’accouchement (OR = 1,08 par année ; 95 % CI 1,02-1,15), l’année de 2e accouchement (OR = 1,06 ; 95 % CI 1,03-1,09) et le premier accouchement avec déchirure du périnée très sévère (stade 4) (OR = 1,72 ; 95 % CI 1,28-2,29).

Mécanismes responsables

Les mécanismes responsables de l’incontinence anale du post-partum sont multiples. Le nerf pudendal est sensitivo-moteur, bilatéral et issu des racines sacrées S2, S3 et S4. Snooks et al. ont montré en 1984 qu’il peut être étiré durant les efforts de poussée de la parturiente. En effet, les femmes accouchant par voie vaginale avaient un allongement du temps de latence du nerf significativement plus important que celles qui accouchaient par césarienne ou qu’une population contrôle n’ayant pas accouché. Les résultats étaient identiques dans le groupe contrôle et les césarisées. Ces lésions du nerf pudendal étaient prédominantes à gauche et associées à une baisse de la contraction volontaire. Deux mois après l’accouchement, il n’existait plus de différence du temps de latence du nerf pudendal entre les patientes qui avaient accouché par voie vaginale et la population témoin ou les césarisées. Par contre 5 ans après leur accouchement, ce temps de latence était de nouveau significativement plus élevé par rapport à une population contrôle de nullipares. Cette lésion du nerf pudendal était de nouveau associée à une baisse de la contraction volontaire. Deux autres séries ont montré que, lors des 2 ou 3 premiers accouchements, les lésions du nerf pudendal étaient cumulatives.

Trois muscles permettent d’avoir une continence normale. La sangle pubo-rectale qui est un muscle strié et forme l’angle ano-rectal de 90° lorsqu’il est contracté en-dehors de la défécation. Elle n’est qu’exceptionnellement lésée après un accouchement, sauf en cas d’épisiotomie trop profonde. Les deux autres sont les sphincters interne et externe. Les déchirures du périnée stade 3 et 4, qui par définition touchent le sphincter externe, sont pourvoyeuses d’incontinence anale malgré la réparation périnéale effectuée par l’obstétricien immédiatement après l’accouchement. L’IA est alors proportionnelle à l’importance de la déchirure périnéale.

Flatulences vaginales (pets vaginaux)

Certains parlent de "flatulences vaginales", d'autres évoquent plus crûment de "pets vaginaux". Quoi qu'il en soit, peu importe l'expression employée, aucune n'arrive à estomper l'image peu flatteuse de la situation que toutes deux désignent. Cette dernière n'a en effet rien d'élégant ni de très glamour, car le bruit qui la caractérise s'apparente vraiment à celui que peut faire un pet intestinal ou anal, d'où la confusion possible pour l'entourage et la gêne pour celles qui en sont victimes.

Concrètement, les flatulences vaginales peuvent se manifester lorsque l'on se lève un peu brusquement. Le fait d'être dans l'eau (baignoire, piscine, mer…) est aussi propice à leur survenue. Dans un premier temps, on peut ainsi essayer la méthode manuelle dite "de Kegel", qui consiste à alterner les contractions et les relâchements des muscles périnéaux, plusieurs fois de suite et plusieurs fois par jour, selon une progression précise. Dans les atteintes plus sévères, l'option de l'électrostimulation périnéale peut être envisagée.

A noter que les "bruits" sourds entendus lors de certains rapports sexuels avec pénétration, ne sont pas considérés comme des flatulences vaginales, car ils sont généralement produits par les mouvements d'air qui accompagnent les va-et-vient du pénis dans le vagin.

Gaz après l'accouchement

Après un accouchement, on peut souffrir de plusieurs maux. Parmi eux, les gaz et l'incontinence anale sont fréquents. Si nous faisons ici le lien entre les deux, c'est parce que la confusion est fréquente. Les gaz proviennent de la rétention d’air dans le tube digestif et son normaux, accompagnés de ballonnements ils sont plus ennuyeux. Ils peuvent faire gonfler le ventre et entraîner des douleurs. Si une constipation peut survenir, ils ne provoquent pas forcément d’incontinences et ne sont pas graves. Quant aux incontinences anales, elles débutent, en général, par des fuites de gaz et parfois, plus embêtants, par des fuites de selles liquides ou solides. Ici, il ne s’agit pas d’un problème d’intestin mais d’un relâchement des muscles. Les femmes perdent le contrôle. Surviennent alors ce qu'on appelle communément les "pets". Après leur premier accouchement, 13 % des femmes souffrent de fuites anales, faute de sphincter suffisant. Ces incontinences peuvent survenir pendant un effort : quand on se met debout ou quand on marche, par exemple.

Lorsqu’il s’agit uniquement de gaz dans le ventre, cela arrive très souvent à la suite d’une césarienne et c’est quasiment inévitable. La raison ? Il y a une ouverture de la paroi abdominale et une immobilité plus longue qu’après un accouchement sans césarienne, ce qui contribue à la rétention et à la fermentation des gaz. Quant aux incontinences anales après la naissance d'un bébé, n'oublions pas qu'un accouchement est brutal : il sollicite énormément les muscles et le corps subit alors beaucoup de changements. Les fuites peuvent être provoquées par un accouchement difficile d’un gros bébé de plus de 4 kg (macrosomie foetale), d’une expulsion qui a duré plus de 30 minutes ou encore quand il y a eu recours au forceps (lorsque l’obstétricien insère délicatement une pince afin d’accélérer l’accouchement).

Que faire si on souffre de gaz après l'accouchement ?

S’il est tout à fait normal de ressentir plus de gaz après un accouchement, cela fait partie des nombreux maux dont on se passerait bien ! Nombreuses sont les jeunes mamans à ressentir plus de gaz, voire des ballonnements, après leur accouchement, et ce peu importe les conditions dans lesquelles il s’est déroulé. L’augmentation des gaz après l’accouchement est donc liée à l’espace créé dans notre ventre pour accueillir notre futur bébé, et non aux conditions de l’accouchement. Il est possible d’en souffrir après une césarienne, autant qu’après un accouchement par voie basse.

Pour réduire les gaz fréquemment ressentis après l’accouchement, rien de mieux que la rééducation du périnée et des abdominaux, assure Rocio Schwencke. « On privilégiera la rééducation abdominale en pression négative », précise la sage-femme. Cette méthode consiste à lier la rééducation du périnée et de l’abdomen, de façon synchronisée, grâce à des exercices respiratoires et posturaux.

Vous êtes ballonnée ? vous vous demandez comment faire partir pour de bon l’air contenu dans votre ventre ? Il faut tout simplement bouger. Marcher fera partir les gaz, mais si vous ne pouvez pas vous déplacer, allongez-vous et changez de position : mettez-vous sur le ventre, puis sur le côté, puis sur le dos et ainsi de suite.

tags: #pet #apres #accouchement #causes

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