L'apprentissage des langues étrangères, et en particulier du Français Langue Étrangère (FLE), est un domaine en constante évolution. Les approches pédagogiques se sont adaptées aux nouvelles technologies et aux besoins changeants des apprenants. Au cœur de cette évolution se trouve la question de la paternité imposée, non pas au sens littéral, mais dans le contexte de l'appropriation et de la transmission des savoirs linguistiques et culturels. Cet article explore cette thématique en s'appuyant sur les données fournies, en les enrichissant d'une réflexion sur les enjeux didactiques et pédagogiques du FLE.

Le cinéma et les ressources authentiques : des outils précieux pour l'apprentissage du FLE

Si vous voulez bien pratiquer votre français, le cinéma est un outil très important qui vous permettra d’être en contact non seulement avec la langue mais aussi avec la culture francophone. Le cinéma, comme d'autres ressources authentiques, offre une immersion dans la langue et la culture francophone. L'utilisation d'extraits de films, comme ceux du film "Le prénom", permet de travailler des compétences linguistiques spécifiques avec des étudiants de niveau C1. De même, l'analyse de reportages et d'émissions télévisées offre un aperçu de la société française contemporaine. La musique, et notamment le slam, peut également être utilisée comme une autre manière d'apprendre, en explorant les liens entre la langue, la poésie et l'expression personnelle.

L'évolution de la didactique des langues et l'intégration des technologies

L’enseignement des langues peut se faire dans des contextes divers et au cours de trajectoires variées, inter(agir), de plus en plus en dehors du cadre institutionnel, de plus en plus à distance, de plus en plus à l’échelle mondiale. Les cours de langues se sont plusieurs fois adaptés à de nouvelles approches pédagogiques, de même qu’à l’introduction de nouvelles technologies. Les travaux portant sur l’évolution de la didactique des langues démontrent l’évolution de l’intégration des différentes technologies à travers les époques. L'enseignement des langues a connu une transformation significative avec l'avènement des technologies numériques. Depuis la méthode audio-linguistique des années 1950, basée sur l'écoute de cassettes, jusqu'à l'apprentissage communicatif des années 1970, qui utilisait la radio, la télévision et les films, les technologies ont joué un rôle croissant dans la salle de classe. Avec l'accès accru à l'information grâce à internet, l'apprentissage basé sur les tâches et l'approche actionnelle encouragent les apprenants à utiliser une variété de méthodes de recherche et de médias pour explorer des sujets.

L'espace pédagogique du confinement octroie à l’enseignant une large gamme d’options pour organiser son dispositif d’enseignement : canaux (son, texte, vidéo, etc.), modes (synchrone, asynchrone), séances (individuelles ou collectives). Les dispositifs de partage de ressources multimodales et de coconstruction des connaissances en ligne constituent des évolutions qui apparaissent comme en partie irréversibles. Enseigner à des publics lointains est une réalité depuis plusieurs dizaines d’années. De nombreux dispositifs en ligne cherchent la flexibilité, le suivi personnalisé et tendent à être compatibles avec un maximum de supports. La pandémie a accéléré cette tendance, offrant aux enseignants une gamme d'options pour organiser leur enseignement à distance, en utilisant différents canaux (son, texte, vidéo) et modes (synchrone, asynchrone). Les plateformes de partage de ressources et de co-construction des connaissances en ligne sont devenues des outils essentiels, permettant un apprentissage plus flexible et personnalisé.

Les défis de l'enseignement à distance et l'importance de l'autonomie

Toute innovation nécessite une période de maturation et l’adhésion d’une communauté d’acteurs à un socle de convictions. Enseigner une langue signifie : décrire un système et affronter sa complexité, planifier et réguler l’automatisation des réflexes, proposer une alternance entre des séquences de maniement tantôt plus souples, tantôt plus directifs. Comment trouver le bon dosage entre guidage et liberté dans un contexte où l’espace de travail se dématérialise du jour au lendemain ? La distance crée le besoin d’autonomisation. L'enseignement à distance pose des défis spécifiques, notamment en ce qui concerne le dosage entre guidage et liberté. La distance crée un besoin d'autonomisation chez les apprenants, qui doivent être capables de gérer leur propre apprentissage. Il est donc essentiel de proposer une alternance entre des séquences de maniement plus souples et des séquences plus directives, afin de répondre aux besoins de tous les apprenants.

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Des millions d’apprenants potentiels sont aujourd’hui en contact informel avec des langues étrangères (avec une prédominance de l'anglais sur la Toile) grâce à des ressources authentiques variées. À un moment où la palette des moyens techniques s’élargit, entre réalités physique et virtuelle, hors ligne et en ligne, comment être à la fois stimulant, innovant et scientifiquement valide afin que l’apprenant réussisse à avoir les connaissances, la solution des tâches qu’on lui impose et le comportement qu’on attend de lui ? favorise l’expression, tout en ‘estompant’ la situation d’apprentissage en particulier lorsqu’elle est traumatisante. Comment concilier les ressorts ludiques et les objectifs d’acquisition ? La situation d'apprentissage reste-t-elle essentiellement formelle (besoin de correction, nécessité d’évaluation et rappel du contrat pédagogique) ou devient-elle plus informelle à même de dédramatiser la crise ? L'accès à des ressources authentiques en ligne offre de nouvelles opportunités d'apprentissage informel des langues. Cependant, il est important de concilier les ressorts ludiques avec les objectifs d'acquisition, et de maintenir un équilibre entre une situation d'apprentissage formelle et informelle. L'objectif est de créer un environnement stimulant et innovant, tout en veillant à ce que l'apprenant acquière les connaissances et les compétences nécessaires.

L'expertise des professeurs de langues étrangères et l'importance de la relation humaine

Savoir enseigner à distance devient-il un élément constitutif de l’expertise des professeurs de langues étrangères ? Concevoir un parcours d’apprentissage accessible à distance et assurer le suivi des tâches à travers des outils de communication nécessite l’adoption d’un discours pédagogique mêlant le cognitif et l’affectif, la clarté des consignes et des rétroactions. Les attraits du numérique ne doivent pas occulter le rôle central du scénario pédagogique. Quels que soient les supports de transmission (de plus en plus sophistiqués dans leur multimodalité) et les besoins de communication (encore inconnus) qui émergent, la modernité ne semble pas mettre en péril la relation humaine professeur / apprenant. L'enseignement à distance requiert une expertise spécifique de la part des professeurs de langues étrangères. Ils doivent être capables de concevoir des parcours d'apprentissage accessibles à distance, d'assurer le suivi des tâches à travers des outils de communication, et d'adopter un discours pédagogique qui mêle le cognitif et l'affectif. Malgré les attraits du numérique, il est essentiel de ne pas négliger le rôle central du scénario pédagogique et de maintenir la relation humaine entre le professeur et l'apprenant.

La communication électronique devient-elle une nouvelle modalité d’apprentissage des langues à l'échelle mondiale ? Les cours confinés seront-ils à même de renouveler la pédagogie des langues ? À l’échelle mondiale, permettront-ils de sortir les cyber-apprenants de l’anonymat, de diversifier la palette des langues enseignées et d’apporter aux pays les plus défavorisés des formations à distance en langues étrangères ? Quelles seront les modalités d'apprentissage de demain ? Par quels canaux et par quels dispositifs apprendra-t-on des langues étrangères ? Que devient la classe de langue ? Que deviennent les centres de ressources, les espaces multimédias dédiés au perfectionnement en langues ? La communication électronique est devenue une nouvelle modalité d'apprentissage des langues à l'échelle mondiale. Les cours à distance ont le potentiel de renouveler la pédagogie des langues, de sortir les cyber-apprenants de l'anonymat, de diversifier la palette des langues enseignées, et d'apporter aux pays les plus défavorisés des formations à distance en langues étrangères. L'avenir de l'apprentissage des langues dépendra des canaux et des dispositifs qui seront utilisés, ainsi que du rôle que joueront la classe de langue, les centres de ressources et les espaces multimédias.

L'hétérogénéité des profils étudiants et l'approche actionnelle

Dans le contexte universitaire québécois, les cours de langue présentent souvent un profil estudiantin plus hétérogène que les cours dits « disciplinaires ». En plus d’accueillir la population étudiante dont l’apprentissage langagier est la discipline principale, la classe de langue est aussi fréquentée par ceux qui la choisissent comme cours optionnel, pour diversifier leur inventaire langagier et culturel. Des cours de langue seconde (français ou anglais) peuvent également être exigés pour passer les tests linguistiques nécessaires à l'entrée dans un ordre professionnel ou permettant d'accéder à la discipline de son choix. Ainsi, les profils sont variés, mais presque tous voient leur développement langagier comme une étape utile - voire nécessaire - à leur accomplissement : meilleure opportunité professionnelle, mobilité internationale, découverte d’une autre culture, etc. La classe de langue se caractérise par l'hétérogénéité des profils étudiants. Les apprenants peuvent être des étudiants dont l'apprentissage des langues est la discipline principale, des étudiants qui choisissent un cours de langue comme option, ou des étudiants qui doivent passer un test linguistique pour accéder à une profession. Malgré cette diversité, tous les apprenants considèrent le développement de leurs compétences linguistiques comme une étape importante pour leur avenir professionnel, leur mobilité internationale ou leur découverte d'une autre culture.

C’est dans cet esprit que de plus en plus de cours de langue s’appuient sur l’approche actionnelle, qui, selon le Conseil de l’Europe (2021), source incontournable en langues autant en Europe qu’ailleurs, « présente l’apprenant/utilisateur de langues comme un « acteur social », agissant dans le milieu social et exerçant un rôle dans le processus d’apprentissage. Cela signifie un réel changement de paradigme à la fois dans la planification des cours et dans l’enseignement, par la promotion de l’implication et de l’autonomie de l’apprenant » (p. 28). En d’autres mots, dans la dynamique de classe, une forte participation des personnes apprenantes est sollicitée en tout temps, et non seulement lors d’une ou deux évaluations, comme cela se produit dans des modèles d’enseignement principalement magistraux. Les activités réalisées en classe de langue servent à une progression continue, et le corps enseignant y a souvent recours à des méthodes d’évaluation qui visent en même temps à développer une réflexion autonome sur l’apprentissage, comme l’autoévaluation et la coévaluation. Face à cette hétérogénéité, de plus en plus de cours de langue s'appuient sur l'approche actionnelle, qui considère l'apprenant comme un acteur social, impliqué dans le processus d'apprentissage. Cette approche favorise la participation active des apprenants, l'autonomie et la réflexion sur leur propre apprentissage. Les activités réalisées en classe de langue servent à une progression continue, et les méthodes d'évaluation visent à développer une réflexion autonome sur l'apprentissage, comme l'autoévaluation et la coévaluation.

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Les compétences langagières et l'utilisation des outils numériques

La classe de langues s’appuie généralement sur quatre compétences langagières : compréhension et expression orales et écrites. Les objectifs langagiers liés à ces compétences sont élaborés dans des cadres de référence, par exemple l’échelle québécoise des niveaux de compétence en français, les Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) et le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) du Conseil de l’Europe. Les outils numériques sont fréquemment employés dans les cours de langues pour répondre à des objectifs langagiers définis. Une autre particularité de la classe de langue est que le processus d’apprentissage commence par une phase d’imitation du modèle, par exemple de dialogues pré-écrits pour les cours débutant, dans un contexte où la connaissance d’un vocabulaire limité ne permet pas la mise en place de stratégies de reformulation. Or, si l’apprentissage d’une langue a longtemps été traité dans une vision de « reproduction-imitation », il importe plutôt de considérer le recours à un modèle « comme [une] étape dans une séquence de démarches qui mènent l’apprenant à faire tout seul ». La classe de langues s'appuie sur quatre compétences langagières : compréhension et expression orales et écrites. Les objectifs langagiers sont définis dans des cadres de référence tels que le CECRL. Les outils numériques sont fréquemment utilisés pour atteindre ces objectifs. Le processus d'apprentissage commence souvent par une phase d'imitation, mais il est important de considérer le recours à un modèle comme une étape vers l'autonomie.

Technologie et intégrité académique : un équilibre à trouver

La technologie apporte de nombreux avantages et de nouvelles possibilités, en transformant la classe de langue et en facilitant l’accès des étudiants aux multiples facettes du monde réel. Cependant, les enseignants n’adoptent pas uniformément les nouveaux outils : le développement technologique soulève des questions, par exemple sur la transformation des interactions sociales et sur la modification des processus neurobiologiques impliqués lors de la lecture. Si la décision de déterminer la place à laisser aux technologies numériques sans menacer l’intégrité académique peut parfois être complexe pour les enseignants de langues, c’est en partie à cause d’une certaine absence de consensus dans la définition de l’intégrité académique, laquelle varie d’un article de recherche à l’autre et d’un établissement à l’autre; malgré tout, il existe souvent un code de conduite compris ou implicite. La technologie offre de nombreux avantages pour l'apprentissage des langues, mais son utilisation soulève des questions d'intégrité académique. Il est important de trouver un équilibre entre l'utilisation des technologies numériques et le respect des principes d'honnêteté, de confiance, d'équité, de respect, de responsabilité et de courage.

L’International Center for Academic Integrity [ICAI] propose « un engagement envers six valeurs fondamentales : l’honnêteté, la confiance, l’équité, le respect, la responsabilité et le courage », tandis que l’European Network for Academic Integrity [ENAI] propose « le respect des principes, des normes et des pratiques éthiques et professionnelles, ainsi que d’un système de valeurs cohérent qui sert de guide pour la prise de décisions et d’actions dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’érudition ». Bien que ces définitions puissent sembler évidentes pour les universitaires, elles peuvent manquer de clarté et de spécificité pour le corps étudiant. Les enseignants attendent de la communauté étudiante que ces principes soient respectés, mais sans les nommer explicitement, et, comme la communauté étudiante doit souvent déduire ces valeurs et principes fondamentaux, il peut être difficile de savoir exactement ce qui est attendu. De plus, ces définitions font référence à des notions liées à la culture, telles que le respect et les valeurs. Il est essentiel de définir clairement les principes d'intégrité académique et de les communiquer explicitement aux étudiants. Ces principes sont liés à la culture et peuvent être interprétés différemment selon les contextes.

Les questions relatives à l’utilisation éducative ainsi qu’à l’utilisation abusive potentielles des nouvelles technologies peuvent rendre encore plus floue la perception de la communauté étudiante sur un comportement académique approprié, ce qui peut engendrer des tensions au niveau institutionnel. D’autant plus que les universités proposent plus souvent des lignes directrices définissant les infractions académiques que l’intégrité académique. Dès lors, la communauté étudiante se fait présenter une liste de comportements jugés inappropriés, voire malhonnêtes, sans explication des valeurs fondamentales que ces comportements trahissent. Plus précisément, dans notre université, les informations concernant les infractions académiques sont données dans un « règlement sur les infractions de nature académique » qui ne définit nullement ce que serait l’intégrité académique. On y lit plutôt la définition suivante : « 2.1 Infraction [académique :] Tout acte de plagiat, fraude, copiage, tricherie, falsification de document ou création d’un faux document commis par une candidate, un candidat, une étudiante, un étudiant, de même que toute participation à ces actes ou tentative de les commettre, à l’occasion d’un examen, d’un travail ou d’un stage faisant l’objet d’une évaluation ou dans toute autre circonstance, constitue une infraction au sens de ce règlement ». Les questions relatives à l'utilisation des nouvelles technologies peuvent rendre floue la perception des étudiants sur l'intégrité académique. Les universités définissent souvent les infractions académiques, mais pas l'intégrité académique elle-même. Il est donc important d'expliquer les valeurs fondamentales qui sous-tendent les règles d'intégrité académique.

Le plagiat : définition et enjeux en classe de langues

Dans une liste de plusieurs types d’infractions, ledit règlement donne une définition assez tranchée du plagiat « l’utilisation totale ou partielle du texte ou de la production d’autrui en le faisant passer pour sien ou sans indication de référence ». Par ailleurs, il est écrit que « la possession ou l’utilisation de tout document ou matériel non autorisé préalablement, pendant un examen ou lors de la réalisation de travaux, incluant le recours aux outils informatiques ou moyens technologiques [est interdit] ». De plus, la définition de plagiat varie d’une source à une autre, donc il est difficile de s’assurer que tous en ont une compréhension commune. Il existe bien sûr des définitions plus scientifiques du plagiat comme celles de Dolignier , qui distingue les dimensions linguistiques, éthiques et judiciaires du plagiat, et de Park , qui démontre comment l’étymologie latine du mot le rattache à l’idée de vol ou d’enlèvement. Toutefois, celles-ci ne sont généralement pas connues ou utilisées par les personnes apprenantes. En classe de langues, ce sont plutôt des outils généralistes qui guident les étudiants, et ceux-ci peuvent avoir des difficultés à nuancer des définitions semblant contradictoires. La définition du plagiat est un enjeu important en classe de langues. Les définitions varient d'une source à l'autre, ce qui peut créer de la confusion chez les étudiants. Il est donc essentiel de s'assurer que tous ont une compréhension commune du plagiat.

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Par exemple, le dictionnaire Usito , utilisé en cours de FLS, définit le fait de plagier comme « emprunter à un auteur des fragments de son œuvre, en s’en attribuant abusivement la paternité ». Le Grand dictionnaire terminologique , également utilisé en classe de FLS, présente plusieurs définitions du plagiat en fonction de différents domaines, par exemple l’ » exploitation des idées des autres sans leur assentiment », en gestion, l’ » action de piller les idées publicitaires d’un tiers », en publicité, la « reproduction totale ou partielle d’une œuvre en violation du droit d’auteur », en cartographie, ou encore l’ » action de celui qui s’inspire, pour l’essentiel, du texte d’un confrère sans pour autant le copier textuellement » en journalisme. La définition d’Usito et plusieurs des définitions du GDT limitent le plagiat à la copie d’un fragment de « texte » ou d’une « œuvre », tandis que d’autres définitions incluent dans le plagiat le fait de reprendre les « idées ». De même, plusieurs définitions utilisent un vocabulaire qui associe le plagiat à un crime (par exemple les mots « piller », « abusivement », « violation ») alors qu’une définition parle simplement de « s’inspirer ». Les définitions du plagiat peuvent varier selon les sources et les contextes. Certaines définitions se limitent à la copie de texte, tandis que d'autres incluent la reprise d'idées. Le vocabulaire utilisé peut également varier, allant de termes neutres à des termes associés à un crime.

Discussions et politiques claires : la clé pour une meilleure compréhension

Dans ce contexte, l’importance des discussions entre le corps enseignant et la communauté étudiante est primordiale tout comme le sont des règlements et des politiques claires à caractères non punitifs mais plutôt axés sur le développement des compétences, telles l’écriture et la pensée critique. Sans nier l’existence de cas abusifs nécessitant des sanctions, il faut constater que la communauté étudiante n’a pas nécessairement une compréhension uniforme de l’intégrité académique et que le discours concernant l’utilisation des nouvelles technologies se doit d’être clair afin d’éviter l’apparition de possibles tensions. Dans le même esprit, Colavecchio et al. soutiennent que la classe de langue devrait inclure un volet d’éducation aux médias et à l’information, dont l’objectif est de « former des citoyens, jeunes et moins jeunes, à faire preuve d’esprit critique, à prendre conscience de leurs pratiques numériques et informationnelles et à appréhender avec responsabilité et de manière autonome un environnement médiatique en constante évolution ». Dans ce contexte, il est essentiel d'encourager les discussions entre les enseignants et les étudiants, et de mettre en place des règlements et des politiques claires, axés sur le développement des compétences. La classe de langue devrait également inclure un volet d'éducation aux médias et à l'information, afin de former des citoyens capables d'exercer leur esprit critique et de naviguer dans un environnement médiatique en constante évolution.

Former des locuteurs autonomes et des citoyens numériques : un équilibre délicat

Cependant, l’objectif tout à fait louable de former à la citoyenneté numérique, telle que définie ci-dessus, peut entrer en conflit avec celui de former des locuteurs linguistiques autonomes. Selon les conclusions d’un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec , une méta-analyse de plusieurs études qui regroupent plus de 175 000 personnes participantes surtout au niveau postsecondaire montre clairement une différence statistique entre le développement de la compréhension de texte sur support papier et sur support numérique, et ce, au désavantage du support numérique. Toujours au niveau postseco… Former des citoyens numériques et des locuteurs autonomes peut être un objectif conflictuel. Des études montrent que la compréhension de texte est plus efficace sur support papier que sur support numérique.

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