La progestérone, une hormone sexuelle féminine naturelle, joue un rôle essentiel dans la reproduction assistée et le maintien de la grossesse. Cet article aborde en détail l'utilisation de la progestérone, notamment sous forme d'ovules, ses effets secondaires potentiels, en particulier les nausées, et des conseils pour gérer ces désagréments.
Qu'est-ce que la Progestérone (Utrogestan/Progestan) ?
La progestérone, telle que l'Utrogestan ou le Progestan, est une hormone naturelle essentielle au cycle menstruel et à la grossesse. Elle est souvent prescrite en supplément dans le cadre de traitements de procréation médicalement assistée (PMA) pour soutenir la phase lutéale et favoriser l'implantation de l'embryon. Elle est également utilisée pour traiter l'insuffisance de progestérone, les troubles des règles, le syndrome prémenstruel et pour prévenir les fausses couches.
Indications et Utilisation
- Reproduction Assistée: La progestérone est administrée dès le prélèvement des ovocytes et se poursuit jusqu'au test de grossesse, voire au-delà si la grossesse est confirmée (généralement pendant les trois premiers mois).
- Insuffisance Lutéale: Supplémentation de la phase lutéale au cours des cycles spontanés ou induits, en cas d'hypofertilité ou de stérilité primaire ou secondaire, notamment par dysovulation. La posologie conseillée est de 200 à 300 mg/jour, en deux prises, à partir du 17ème jour du cycle pendant 10 jours.
- Prévention des Fausses Couches: La progestérone peut être prescrite par voie vaginale pendant le premier trimestre de la grossesse pour prévenir les fausses couches et les avortements spontanés à répétition. Son utilisation est réservée au premier trimestre et à la voie vaginale.
- Autres indications: Traitement du syndrome prémenstruel, de certains troubles des règles, de la tension des seins, de la préménopause, et dans le traitement substitutif de la ménopause (en complément des estrogènes).
Administration
La progestérone est disponible sous plusieurs formes :
- Ovules ou Suppositoires: Insérés par voie vaginale, ils permettent une absorption directe et réduisent les effets secondaires systémiques. L’efficacité du médicament est maximale lorsqu’il est introduit profondément dans le vagin.
- Capsules: Peuvent être prises par voie orale ou vaginale. Par voie orale, les capsules doivent être prises à distance des repas, de préférence le soir au coucher. Par voie vaginale, la capsule doit être introduite profondément dans le vagin.
- Injections: Administrées par voie intramusculaire, elles assurent une libération continue de l'hormone.
- Gels: Appliqués par voie vaginale.
Posologie
La posologie varie en fonction de l'indication et de la voie d'administration. Il est crucial de suivre les instructions de votre médecin. La posologie usuelle dans le traitement d'une insuffisance de progestérone par voie orale est de 200 mg par jour, en une prise ou 300 mg par jour, en deux prises, pendant 10 jours par mois (habituellement du 17e au 26e jour du cycle). Dans le traitement substitutif de la ménopause par voie orale, la posologie est de 100 mg, 2 fois par jour ou 200 mg, une fois par jour, pendant 12 à 14 jours, en association avec un estrogène. Dans le traitement des troubles de la fertilité et menaces de fausse couche par voie vaginale, la posologie est de 200 à 600 mg par jour, en plusieurs prises. Quelles que soient l'indication et la voie d'administration, il ne faut pas dépasser 200 mg par prise.
Effets Secondaires de la Progestérone
Bien que la progestérone soit généralement bien tolérée, elle peut entraîner divers effets secondaires, dont les nausées.
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Effets Secondaires Communs
- Troubles digestifs: Constipation, ballonnements.
- Fatigue et somnolence: Surtout lors de la prise orale. En cas de somnolence génante après administration par voie orale, votre médecin peut vous proposer d'utiliser la voie vaginale, généralement dénuée d'effet indésirable.
- Sensibilité des seins: Gonflement et douleurs.
- Irritations vaginales: Pertes dues aux ovules, irritations (mycose?).
- Maux de tête: Céphalées.
- Vertiges: Surtout lors de la prise orale, 1 à 3 heures après la prise du médicament.
- Saignements: Légers saignements, règles plus fréquentes. Ces effets sont le plus souvent le signe d'un surdosage.
- Prise de poids: Certaines femmes rapportent une prise de poids.
- Troubles de l'humeur: Irritabilité, sautes d'humeur, sensibilité émotionnelle accrue. J’ai l’impression d’être une baleine ! Je me sens gonflée des pieds à la tête. Je passe de vouloir pleurer à hyper heureuse en un instant. Je suis très sensible apparemment, et je prend certaines choses personnellement alors que d’habitude elles ne me toucheraient pas.
- Rêves intenses ou cauchemars: À CHAQUE FOIS que j’ai pris de la progestérone, peu importe la forme (ovule, suppositoire ou injection) j’ai fait des rêves ou cauchemars intenses. À chaque fois. Sans exception.
Nausées et Progestérone
Les nausées sont un effet secondaire rapporté par certaines femmes prenant de la progestérone, bien qu'elles soient plus fréquemment associées au début de la grossesse. La progestérone joue aussi son petit rôle dans les nausées.
- Origines possibles: Les nausées peuvent être dues à l'augmentation des niveaux d'hormones, notamment la progestérone et l'HCG (hormone gonadotrophine chorionique), surtout en cas de grossesse.
- Facteurs aggravants: Un estomac vide, la fatigue et le stress peuvent intensifier les nausées. Plus l’estomac est vide, plus on a de nausées.
Gérer les Nausées Liées à la Progestérone
Voici quelques stratégies pour atténuer les nausées :
- Fractionner les repas: Mangez de petites quantités d'aliments toutes les 2-3 heures pour éviter d'avoir l'estomac vide. Fractionnez vos repas en 6 collations légères.
- Choisir les bons aliments: Optez pour des aliments faciles à digérer et qui vous plaisent, comme des crackers, du pain grillé, des fruits frais, ou des yaourts. Évitez les mauvaises graisses saturées et les aliments transformés. Mangez des aliments qui vous plaisent à haute valeur énergétique car vous avez besoin d’une alimentation riche en bons gras (graisses insaturées et protéines).
- S'hydrater correctement: Buvez de petites gorgées d'eau tout au long de la journée, en dehors des repas, pour éviter de surcharger l'estomac. Bien vous hydrater est important pour faire travailler vos reins afin d’éliminer les toxines et de drainer les hormones. Buvez petite gorgée par petite gorgée en dehors des repas pour ne pas surcharger votre estomac.
- Remèdes naturels:
- Gingembre: Le gingembre est réputé pour ses propriétés anti-nauséeuses. Vous pouvez consommer du gingembre frais, en infusion, ou sous forme de compléments alimentaires.
- Citron: Ajouter du citron à votre eau peut aider à soulager les nausées. Afin d’accélérer doucement le fonctionnement des reins et du foie pour éliminer les toxines, vous pouvez mettre un peu de citron dans votre cruche d’eau.
- Infusions de feuilles de framboisier: Celles-ci sont riches en vitamine E et A, en calcium et en fer. Elles agissent en neutralisant l’acidité de l’estomac pour estomper les sensations de nausée et les vomissements.
- Vitamine B6: Prenez-en 25 mg par jour. La vitamine B6 a aussi été reconnue comme diminuant les nausées.
- Repos: Reposez-vous dès que vous en ressentez le besoin. Un des meilleurs remèdes reste encore le repos. C’est celui que je déteste le plus… mais je dois bien avouer qu’il est efficace. Reposez-vous ou dormez dès que vous pouvez. N’oubliez pas de manger avant et après votre sieste. Il n’y a pas le choix, il va falloir vous ménager !
- Éviter les odeurs fortes: Les odeurs fortes peuvent déclencher ou aggraver les nausées.
- Sport léger: Faites également du sport léger. Essayez d’aller marcher 40 minutes tous les jours.
- Homéopathie: L’homéopathie est vraiment à essayer. Les granules sont appliquées sous la langue et leur effet va directement dans votre corps via le système sublingual.
Autres Effets Secondaires et Comment les Gérer
Outre les nausées, d'autres effets secondaires peuvent survenir. Voici quelques conseils pour les gérer :
- Constipation:
- Alimentation riche en fibres: Consommez des fruits, des légumes et des céréales complètes.
- Hydratation: Buvez beaucoup d'eau. Je pense que je ne buvais pas assez, parce qu’à partir du moment où j’ai fait l’effort de boire plus d’eau chaque jour, la constipation à commencé à se calmer un peu.
- Jus de pruneaux: Buvez du jus de pruneaux réchauffé ou mangez des pruneaux. Une autre suggestion est de boire du jus de pruneaux réchauffé environ 30 secondes au micro-ondes. Personnellement je préfère manger une poignée de pruneaux. Le jus de pruneaux chaud, c’est un peu trop dur à avaler pour moi ! Et bien sûr, il faut faire un effort pour manger des aliments riches en fibres. Afin de combattre la constipation AVANT qu’elle ne commence à vous torturer, commencez à inclure certains des aliments ci-dessus dans votre alimentation, et buvez beaucoup, beaucoup d’eau ! Commencez aussi à boire du jus de pruneau tous les jours (ou mangez des pruneaux) AVANT de commencer la progestérone.
- Laxatifs doux: Si nécessaire, consultez votre médecin pour des laxatifs doux comme le lait de magnésie. Comme le Colace que mon médecin m’avait prescrit n’avait pas l’air de m’aider, elle m’a suggéré d’essayer le lait de magnésie, ce qui a été bien plus efficace ! Mais je vous préviens : Le goût est vraiment HORRIBLE. Faites en sorte de prendre celui au goût cerise, il est un peu moins horrible que le nature. Et gardez une boisson à proximité après l’avoir bu pour aider à rincer le goût dans votre bouche.
- Fatigue:
- Repos: Accordez-vous suffisamment de repos et de sommeil.
- Exercice léger: Une activité physique modérée peut aider à améliorer l'énergie.
- Irritations vaginales:
- Hygiène douce: Utilisez un savon doux et évitez les douches vaginales.
- Serviettes lavables: Utilisez des serviettes lavables pour éviter les irritations dues aux pertes d'ovules. A force d'avoir les pertes dovules, jetais irritee (mycose?) Je suis passee au serviette lavable. Et la ouf!
- Troubles de l'humeur:
- Soutien émotionnel: Parlez de vos sentiments avec votre partenaire, un ami, ou un professionnel de la santé.
- Techniques de relaxation: Pratiquez la méditation, le yoga, ou d'autres techniques de relaxation.
Précautions et Contre-indications
- Maladie grave du foie: Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie grave du foie.
- Avortements spontanés: Les avortements spontanés ont de très nombreuses origines. Ce médicament ne convient pas au cas de fausse couche due à un accident génétique.
- Bilan hormonal: Un bilan hormonal est nécessaire avant la mise en route du traitement.
- Conduite: Par voie orale, ce médicament peut être responsable de vertiges ou d'une baisse de la vigilance.
- Grossesse: Ce médicament peut être prescrit par voie vaginale pendant le premier trimestre de la grossesse. Il ne doit pas être utilisé à partir du 4e mois de grossesse. Des atteintes du foie ont été très rarement observées en cas d'utilisation pendant le 2e et le 3e trimestre.
- Déclaration des effets indésirables: La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.
Stimulation Ovarienne et Effets Secondaires
La stimulation ovarienne, souvent associée à la prise de progestérone, peut également entraîner des effets secondaires.
Effets Indésirables de la Stimulation Ovarienne
- Fatigue: Oui, la stimulation ovarienne peut provoquer de la fatigue.
- Prise de poids: La prise de poids est l’un des principaux effets secondaires décrié par les femmes qui suivent une stimulation ovarienne.
- Hyperstimulation ovarienne: Le principal risque de la stimulation ovarienne, outre la survenue d’une grossesse multiple, est l’hyperstimulation ovarienne. Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne désigne un gonflement anormal des ovaires, qui contiennent trop de follicules arrivés à maturation. Des douleurs pelviennes, des nausées, voire des vomissements peuvent en résulter.
Prévention et Gestion de l'Hyperstimulation Ovarienne
- Ajustement du traitement: L’importance de la prévenir en amont, en ajustant le traitement.
- Repos: Dans ses formes minimes, cette complication de la stimulation ovarienne demeure sans gravité et finit par disparaître naturellement, avec un peu de repos, à la fin du cycle menstruel.
- Surveillance et hospitalisation: Mais, plus rarement, il arrive que l’hyperstimulation ovarienne atteigne un stade plus sévère, qui nécessite alors une prise en charge. Hormis la mise au repos, l’hospitalisation pour surveillance et l’administration d’anticoagulants, il n’existe pas à proprement parler de traitement curatif de l’hyperstimulation ovarienne.
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