La mycose vaginale, souvent causée par le Candida albicans, est une infection fréquente chez les femmes. Bien que généralement bénigne, elle peut être très inconfortable et récidiver. Cet article explore les traitements disponibles, les causes sous-jacentes et les stratégies de prévention pour aider à gérer cette condition.
Traitements antifongiques
Lors d'une mycose vaginale, le traitement repose habituellement sur des antifongiques sous forme d'ovules ou de capsules à introduire dans le vagin. En cas d'atteinte de la vulve, il est recommandé de compléter le traitement vaginal par l'application d'une crème antifongique sur la vulve. Certains de ces médicaments peuvent être achetés sans ordonnance. Les différents antifongiques de la famille des imidazolés actifs sur la levure Candida albicans sont d’efficacité équivalente. Ils sont généralement bien tolérés. Pour éviter les récidives, suivez bien le traitement prescrit par votre médecin pendant la durée préconisée. En cas de candidose vaginale récidivante, le médecin peut prescrire un antifongique (fluconazole) par voie orale.
Les antifongiques locaux
Les antifongiques locaux, disponibles sous forme d'ovules ou de crèmes, sont souvent le premier choix de traitement. Ils agissent directement sur la zone infectée pour éliminer le Candida albicans. Parmi les antifongiques couramment utilisés, on trouve le clotrimazole et l'éconazole.
Ovules vaginaux : Ils sont insérés profondément dans le vagin, de préférence au coucher, pour permettre au médicament d'agir pendant la nuit. Il est conseillé de rester en position allongée après l'insertion pour éviter les écoulements.
Crèmes antifongiques : Elles sont appliquées sur la vulve pour soulager les démangeaisons et l'irritation.
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Antifongiques oraux
Dans les cas de candidose vaginale récidivante, le médecin peut prescrire un antifongique par voie orale, tel que le fluconazole. Ce médicament agit de l'intérieur pour éliminer l'infection.
Causes et facteurs de risque
Les causes principales de la mycose vaginale sont le déséquilibre de la flore vaginale et un terrain favorable. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à ce déséquilibre :
- Macération : Le port de sous-vêtements synthétiques peut créer un effet de serre qui favorise le développement du Candida Albicans.
- Alimentation déséquilibrée : Un régime riche en sucres et acidifiant peut nourrir le Candida. L'alcool et le tabac peuvent également contribuer à ce déséquilibre.
- Hygiène inappropriée : L'utilisation de savons parfumés et les douches vaginales internes peuvent perturber la flore vaginale.
- Stress et manque de sommeil : Ces facteurs peuvent affaiblir le système immunitaire et favoriser le développement du Candida.
- Déséquilibre hormonal : Les fluctuations hormonales, notamment liées à la pilule contraceptive ou à la grossesse, peuvent influencer la flore vaginale.
- Stérilet au cuivre : Certaines femmes constatent une augmentation des mycoses après la pose d'un stérilet au cuivre.
Prévention
Il existe de nombreuses possibilités d’action pour éviter que la situation ne recommence, certaines faciles d’application, d’autres plus compliquées car demandant des efforts d’adaptation. Fais ton choix dans les conseils en écoutant ta motivation.
Hygiène intime appropriée
- Lavage doux : Oublie les savons parfumés, les douches vaginales internes. Une excellente manière de te laver tout en respectant ta flore est de le faire à main nue (pas de gants ni de fleurs de douche) et à l’eau tiède, toujours d’avant en arrière pour éviter de ramener des germes de l’anus vers la vulve. Sèche toi ensuite délicatement. La non utilisation d’un produit de lavage est souvent le meilleur moyen de laisser ta flore vaginale tranquille.
- Protections hygiéniques : Un point important concernant les protections hygiéniques. Il peut être intéressant de passer à des protections hygiéniques en tissu lavable pour limiter l’irritation et le risque de perturbation de la flore. Si tu dois utiliser des protections jetables, assure-toi d’en changer très régulièrement pour éviter la macération.
Alimentation équilibrée
C’est dans l’alimentation que le Candida va trouver la force de se développer. Et ce qu’il préfère, c’est le sucre et un terrain acide ! L’idée va donc être de limiter voire d’arrêter ce que le Candida adore et de favoriser ce qu’il déteste. Attention, un changement alimentaire n’est pas une chose facile à faire, mieux vaut parfois se faire accompagner par un naturopathe qui saura te guider progressivement !
- Limiter les sucres : Éviter les sucres rapides (sodas, sucres industriels, gâteaux en tout genre… mais aussi les jus de fruits industriels) et les produits ultra transformés qui contiennent plein de sucre caché.
- Réduire les levures et moisissures : Limiter les produits riches en levure et moisissures comme le pain, les viennoiseries mais aussi certains fromages, les bières.
- Modérer les glucides : Les glucides comme les produits céréaliers. Les fruits pendant cette période seront à consommer modérément.
- Favoriser les légumes : Les légumes pour leur apport en fibres et en vitamines. Ils vont venir nourrir les bonnes bactéries de ton microbiote intestinal, l’aidant ainsi à lutter contre l’invasion. Cette alimentation va de plus permettre un meilleur équilibre acide-base, nécessaire dans un programme de prévention des récidives. Un terrain acide est très favorable au développement du Candida.
Gestion du stress et du sommeil
Comme on a pu le voir, de nombreux facteurs impactent le développement d’une mycose vaginale. Le stress va favoriser le développement du Candida Albicans en ayant une influence sur ta flore bactérienne et sur ton système immunitaire. Il est donc important de travailler dessus pour mieux le gérer. Le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité vont créer un terrain favorable à un déséquilibre de la flore. Stress et sommeil vont également avoir un impact sur ton équilibre hormonal, tout comme ton alimentation ou encore ton exposition à des perturbateurs endocriniens. Sachant qu’un déséquilibre hormonal peut être un terrain favorable à une mycose, on comprend bien ici qu’il est nécessaire d’agir sur tous les tableaux !
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Activité physique
Pratique une activité physique adaptée et régulière. Elle va te permettre d’éliminer les toxines par la transpiration et va booster ton immunité. Si tu n’es pas sportive, une marche rapide d’une demi-heure est une bonne entrée en matière !
Probiotiques
Les probiotiques sont des compléments alimentaires qui renferment des milliards de bactéries qui vont venir soutenir ta flore vaginale dans sa lutte contre l’envahisseur. Les probiotiques sous forme vaginale peuvent être pris pendant la crise en même temps que le traitement allopathique, mais aussi en prévention des récidives. On pourra ainsi parler de Gynophilus ou de Médigyne de Saforelle. Les ovules s’introduisent dans le vagin le soir au coucher, afin qu’ils se dissolvent. Si tu as du mal à l’introduire, n’hésite pas à appliquer un peu de gel lubrifiant tout autour pour une meilleure insertion. Les probiotiques à prendre par voie orale peuvent agir selon les souches sur la flore intestinale mais aussi sur la flore vaginale.
Phytothérapie et aromathérapie
Certaines plantes pourront être utilisées pour booster ton immunité comme l’Echinacée, en extrait sec par exemple Phytostandard d’Echinacée de Pileje (1 à 2 gélules par jour). D’autres seront utilisées comme anti-fongique comme l’Alchémille (qui va en plus agir sur l’équilibre du cycle) ou encore la Réglisse (anti-mycosique) que l’on pourra prendre en Quantis chez LPEV. On pourra également citer l’Extrait de Pépins de Pamplemousse, antibiotique naturel qui peut aider à désinfecter la sphère intestinale. Des huiles essentielles comme l’huile essentielle d’origan compact pourront être utilisées en interne pour assainir la flore intestinale. Il pourra également être intéressant de soutenir tes émonctoires (les portes de sortie de ton corps) en cette période car le traitement de la candidose va entrainer une libération importante de toxines dans ton corps. Les produits de la ruche sont également des alliés de choix dans la lutte contre la candidose. La Propolis est ainsi un puissant anti-fongique, à prendre sous forme pure de préférence en respectant la posologie, le matin pendant 2 à 3 semaines. Des bains de siège froids pendant 15 minutes vont permettre de limiter les démangeaisons. Mélange 100ml d’eau froide avec une cuillère à café d’hydrolat de Tea Tree (en magasin bio). Tu pourras également appliquer un peu d’Huile essentielle de Palmarosa (1 goutte d’HE pour 10 gouttes d’huile végétale de coco par exemple) ou encore Tea Tree (1 goutte d’HE pour 10 gouttes d’huile végétale). Il est préférable de se rapprocher d’un spécialiste pour bien utiliser les huiles essentielles. Et attention, ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la zone génitale !
Traitement du partenaire
Il est important de noter que le partenaire doit être traité même si il est asymptomatique. Le traitement local (éconazole par exemple) en ovules et crème sera privilégié.
Cicatridine® ovules
Les ovules Cicatridine® sont des produits agissant localement sur le processus de réparation de la muqueuse vaginale.L’utilisation de tout produit à usage local, particulièrement pendant une période prolongée, peut provoquer une sensibilisation. Cicatridine® est un traitement adjuvant, c’est-à-dire complémentaire du traitement de la cause des symptômes et des lésions vaginales observées.
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Comment utiliser Cicatridine® ovules?
Se laver les mains avant et après chaque utilisation. Retirer l’ovule de l’emballage en tirant les deux languettes prédécoupées du blister. Tenir l’ovule avec les doigts. Adultes : Utiliser un ovule par jour, de préférence le soir avant de se coucher, ou selon la prescription médicale. La durée d’utilisation dépend de l’évolution des symptômes ; le cas échéant, les ovules vaginaux Cicatridine® peuvent être utilisés pendant des périodes prolongées. Dans tous les cas, après 30 jours d’utilisation en continu, suspendre le traitement pendant une semaine.
Précautions
Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité individuelle à l’un des composants du produit. Si des effets indésirables surviennent il est conseillé d’interrompre le traitement et de consulter un médecin. Usage vaginal uniquement. Il est conseillé de consulter un médecin avant d’utiliser l’ovule Cicatridine® en association avec d’autres dispositifs médicaux ou médicaments à usage vaginal.Tenir hors de la portée des enfants Eviter tout contact avec les yeux. Ne pas avaler. Une fois inséré dans le vagin, l’ovule fond et des pertes blanchatres et inodores peuvent apparaitre.
Conservation
Les ovules Cicatridine® doivent être conservés dans leur conditionnement, à l’abri de la lumière et de la chaleur, de préférence entre 4°C et 25°C. Eviter les températures supérieures à 30°C.
ECONAZOLE EG L.P.
ECONAZOLE EG L.P. est un médicament utilisé pour traiter les mycoses vaginales.
Précautions d'emploi
- Réservé à la voie vaginale uniquement.
- Les patients utilisant des contraceptifs spermicides doivent consulter leur médecin car tout traitement vaginal local peut inactiver le contraceptif spermicide (voir rubrique 4.5).
- Chez les patients prenant des anticoagulants oraux tels que la warfarine et l’acénocoumarol (augmentation de l’effet de l’anticoagulant oral et du risque hémorragique), des précautions doivent être prises et l’INR doit être contrôlé plus fréquemment.
- Les femmes enceintes doivent se laver soigneusement les mains avant l’administration de ECONAZOLE EG L.P.
Grossesse et allaitement
En raison de l’absorption par la muqueuse vaginale, l’utilisation de ECONAZOLE EG L.P. ECONAZOLE EG L.P. On ne sait pas si le nitrate d’éconazole passe dans le lait maternel chez l’homme. L’allaitement est possible mais la prudence s’impose lorsque ECONAZOLE EG L.P.
Effets indésirables possibles
La tolérance de ECONAZOLE EG L.P. a été évaluée chez 3630 patients ayant participé à 32 essais cliniques. En cas d’ingestion accidentelle, des nausées, des vomissements ou des diarrhées peuvent apparaitre.
MycoHydralin® 500 mg capsule vaginale
MycoHydralin® contient du clotrimazole, un principe actif antifongique qui permet de traiter efficacement les mycoses vaginales. MycoHydralin® possède un applicateur, pour une insertion facile et hygiénique.
Utilisation
Après un lavage complet des mains, introduire profondément la capsule dans le vagin, de préférence en position allongée.
Utilisation avec applicateur
- Sortez l’applicateur de son emballage.
- Tirez sur le piston (A) jusqu’à la butée.
- Placez l’applicateur à l’entrée de l’ouverture vaginale puis introduisez le profondément dans le vagin, de préférence en position allongée.
- Maintenez l’applicateur dans cette position puis presser le piston (A) de façon à deposer la capsule dans le vagin.
- Après l’emploi, nettoyez soigneusement l’applicateur à l’eau chaude (pas bouillante). Pour cela, retirez complètement la tige A de l’applicateur B, au delà de la butée.
En cas d’atteinte vulvaire associée, il est recommandé de compléter le traitement vaginal par l’application de MycoHydralin® crème.
Précautions
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament. L’utilisation de la gamme MycoHydralin est possible pendant la grossesse si votre médecin vous l’a prescrit. Il est préférable de prendre MycoHydralin® le soir au moment du coucher. Il se peut que des écoulements liés au produit puissent se retrouver sur vos sous vêtements.
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