Il est crucial de discuter du sommeil de votre bébé lors de chaque visite chez le médecin ou à la PMI, non seulement pour obtenir des conseils, mais aussi pour être rassuré sur son développement. Les troubles du sommeil touchent entre 25 et 50 % des enfants âgés de 6 mois à 3 ans. Cependant, dans seulement 15 à 20 % des cas, ces problèmes ont une cause médicale.

Signes d'alerte et causes médicales potentielles

Certains signes, lorsqu'ils se répètent et persistent, doivent alerter les parents. Un bébé qui s'agite et crie, qui semble souffrir, qui pleure de manière inhabituelle et prolongée, et qui refuse toute consolation, peut indiquer un problème sous-jacent.

  • Reflux gastro-œsophagien (RGO): La présence de régurgitations peut être un signe révélateur.
  • Allergie aux protéines de lait de vache (APLV): Bien que les symptômes soient peu spécifiques, un enfant agité et douloureux la nuit, irritable et inconfortable le jour, peut souffrir d'une APLV. Cette intolérance est souvent héréditaire et associée à un eczéma.
  • Causes ponctuelles: Les coliques, les poussées dentaires et les otites sont des pourvoyeurs habituels de réveils nocturnes chez le petit enfant. La position allongée augmente la pression dans l'oreille moyenne, exacerbant les douleurs de l'otite la nuit.
  • Erreurs alimentaires: Des apports en liquide trop faibles peuvent entraîner une constipation et des maux de ventre, tandis qu'une quantité excessive de liquide peut favoriser un reflux ou augmenter les réveils nocturnes par l'envie d'uriner.

Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson (SMSN)

Le syndrome de la mort subite du nourrisson, bien que rare (0,03 à 0,09 % des bébés de la naissance à 1 an), est une source d'inquiétude majeure. Il se produit généralement pendant le sommeil du bébé, lorsqu'un enfant apparemment en bonne santé cesse de respirer sans cause médicale apparente. Bien que les causes exactes soient inconnues, certains facteurs de risque sont identifiés.

Troubles du sommeil courants chez les enfants de 1 à 4 ans

Chez les enfants entre 1 et 3 ans, deux cas de figure sont fréquents : ceux qui n'ont pas envie de s'endormir et ceux qui réveillent leurs parents plusieurs fois par nuit. Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont également fréquents. Chez les enfants de 3 à 4 ans, 22 à 29 % ont des problèmes de sommeil, 15 % ont des difficultés d'endormissement et 23 % se réveillent régulièrement. Ces comportements peuvent refléter un trouble de la séparation, une opposition ou un manque de limites, aboutissant souvent à un retard du coucher.

Thérapie comportementale et autonomie du sommeil

La thérapie comportementale peut aider à faciliter l'apprentissage de l'autonomie du sommeil. Cependant, elle n'est pas conseillée avant 6 mois, car le contact physique est essentiel pour que le bébé acquière un sentiment de sécurité. La clé du succès réside dans la conviction des parents. Si les parents sont sereins, le bébé le sera aussi et pourra apprendre à trouver seul son sommeil.

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Phase de préparation :

  • Instaurer une promenade deux fois par jour pour exposer le bébé à la lumière du jour.
  • Établir des horaires de siestes et de repas réguliers, en évitant toute fin de sieste après 16 h.

Phase de thérapie :

  • Expliquer clairement à l'enfant ce qui va se passer et pourquoi : « Tu vas apprendre à dormir tout seul en sécurité dans ton lit. Papa et maman seront toujours là si tu as besoin d'eux, mais nous pensons que le meilleur endroit pour ton sommeil est ton lit, dans ta chambre… ».
  • Coucher l'enfant à son heure habituelle et se montrer le moins interventionniste possible.
  • Retourner voir l'enfant en espaçant progressivement l'intervalle de temps entre deux visites (par exemple, 2 minutes, puis 4 minutes, puis 6 minutes…).

Pour les enfants ayant des troubles de l'endormissement, il est conseillé de reculer un peu l'heure du coucher, en couchant l'enfant à l'heure où il est le plus fréquemment endormi, puis de suivre les mêmes étapes que celles décrites ci-dessus.

Co-sleeping

Pour certaines familles, le co-sleeping est une solution. Cette pratique, fréquente dans certaines cultures, consiste à dormir avec son enfant. Cependant, pour les parents qui souhaitent favoriser l'autonomie du sommeil, une thérapie comportementale est une bonne alternative.

Comportements moteurs répétitifs

Ces comportements, tels que le balancement du corps, sont fréquents lors de la transition veille-sommeil, c'est-à-dire au moment de l'endormissement et à chaque changement de cycle de sommeil la nuit. Ils débutent généralement autour de 6-9 mois et atteignent leur paroxysme à 18 mois.

Ronflements et apnée du sommeil

Entre 6 mois et 6 ans, 10 % des enfants ronflent. L'apnée du sommeil touche entre 2 et 4 % des enfants, et est plus fréquente chez les 3-6 ans. Chez le nouveau-né, une respiration irrégulière et un peu bruyante entrecoupée de courtes pauses respiratoires est normale. Cependant, si le bébé peine à respirer ou a un rythme rapide qui semble anormal, il faut consulter un médecin.

Le ronflement est causé par un obstacle au niveau des voies aériennes supérieures (nez, pharynx, larynx, trachée), entraînant une vibration de la colonne d'air. Chez les bébés prématurés ou atteints de certaines maladies rares, des apnées dites « centrales » peuvent survenir, où le bébé oublie de respirer car les zones du cerveau commandant la respiration ne fonctionnent pas correctement.

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Les enfants souffrant d'un syndrome d'apnées obstructives font d'intenses efforts pour faire passer l'air dans des voies aériennes supérieures partiellement obstruées. Chez la plupart des enfants, le ronflement est sans conséquence. Un enfant atteint d'un ronflement dit « simple » ronfle mais son sommeil est calme. En cas de syndrome d'apnées, le sommeil de l'enfant est agité, son ronflement est irrégulier et interrompu par des arrêts de la respiration. Il transpire beaucoup pendant son sommeil et, dans la journée, il est somnolent ou hyperactif, irritable et a des difficultés à se concentrer. Ces enfants respirent fréquemment la bouche ouverte et ont souvent une voix nasillarde ou enrouée.

En cas de doute concernant la respiration de votre enfant pendant son sommeil, il est préférable d'en parler au médecin.

Les pleurs dans le sommeil : décryptage et solutions

Il est fréquent que bébé se réveille et pleure, mais il arrive aussi qu'il pleure pendant son sommeil, les yeux fermés. Cette situation peut être déstabilisante pour les parents.

Sommeil agité du nourrisson :

La première phase de sommeil du nouveau-né est dite de « sommeil agité ». Il bouge beaucoup, a des mouvements des yeux nombreux, son visage est expressif (il peut sourire ou grimacer), pousse de petits cris et parfois pleure. Ces phases représentent environ 50% à 60% du temps de sommeil du nouveau-né et diminuent progressivement jusqu'à 9 mois. En cas de doute, il est conseillé de rester quelques minutes pour s'assurer que le bébé est bien endormi et ne cherche pas la présence parentale. Si l'agitation ou les pleurs sont difficiles à supporter, poser doucement une main sur le bébé peut le rassurer. Un son apaisant, comme un "chut" doux ou une petite mélodie, peut également aider.

Pleurs de décharge émotionnelle :

Les pleurs de bébé dans son sommeil, et plus tard des pleurs associés à des paroles, peuvent être le signe que l'enfant revit un moment important de sa journée. Ce moment n'est pas forcément désagréable, mais il est fortement chargé en émotion (comme à Noël, aux anniversaires ou lors d'autres fêtes familiales). Dans ce cas, le bébé dort, ses yeux sont fermés, et ses pleurs sont un besoin de décharge émotionnelle. Il ne souffre pas, son cerveau intègre et gère à sa manière l'événement vécu. Plus tard, les interactions avec les autres enfants peuvent également être revécues pendant son sommeil et donner lieu à des pleurs, des plaintes, voire des colères.

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Terreurs nocturnes :

Les terreurs nocturnes peuvent apparaître autour de 18 mois et perdurer jusqu'à 4 ou 5 ans. Elles se produisent généralement en début de nuit, une ou deux heures après l'endormissement, lorsque l'enfant est dans une phase de sommeil lent profond. Un épisode dure en moyenne entre 1 et 10 minutes. L'enfant semble réveillé mais ne l'est pas. Il est très difficile de ne pas intervenir, mais il est important de ne pas essayer de réveiller l'enfant, même s'il montre une détresse ou qu'il est assis ou debout. Il est préférable de rester à ses côtés pour prévenir les chutes ou les accidents, sans le toucher. Intervenir peut prolonger l'épisode. S'il se met debout, attendre auprès de lui, il est possible qu'il se recouche. S'il finit par se réveiller, éviter de montrer de l'inquiétude et rassurer l'enfant par sa présence, des gestes et des mots doux. Éviter également de lui parler de l'épisode qui vient d'avoir lieu, cela risquerait de l'effrayer. Le manque de sommeil dans la journée (siestes insuffisantes) peut augmenter ou déclencher les terreurs nocturnes.

Autres causes de pleurs pendant le sommeil :

  • Douleurs dentaires ou digestives : Elles sont alors associées à des manifestations lors des moments d'éveil et souvent à des difficultés d'endormissement. Le bébé s'agite, se tend et adopte une position dite de « douleur » (se mettre en boule par exemple).
  • Otite : Des pleurs importants en fin de journée et particulièrement lorsque le bébé est en position allongée peuvent être le signe de douleurs aux oreilles (otite). Parfois, le bébé se touche ou se frotte également l'oreille alors qu'il n'en a pas l'habitude.
  • Perte de la tétine ou du doudou : Le bébé pleure parce qu'il a perdu sa tétine ou son doudou, ou ne réussit pas à reprendre son pouce.

Que faire lorsque bébé pleure dans son sommeil ?

Il est important de noter que chaque bébé est différent et que certains peuvent avoir des besoins de sommeil plus intenses que d'autres. Avant d'intervenir, il est conseillé de prendre le temps d'évaluer la situation. Si les pleurs durent plus d'une minute et ont tendance à s'intensifier, il est important d'aller voir de quoi le bébé a besoin.

Intervention et réconfort :

Les études et recherches en neurosciences montrent qu'il est important d'être présent et de répondre aux pleurs de son bébé (de jour comme de nuit). Quand un bébé pleure, il exprime une émotion, un besoin ou décharge l'excitation de sa journée. L'adulte contient, donne du sens et sécurise. Si le bébé se réveille la nuit et pleure, il est possible de le prendre dans les bras ou de l'apaiser par sa voix ou ses gestes. Cela lui permettra de se détendre et de se rendormir. Si les parents sont épuisés ou en manque de patience, il est important de passer le relais si possible ou de solliciter l'aide de son entourage ou d'un service de nuit ponctuel pour se reposer.

Problèmes oculaires pouvant causer des pleurs

Les yeux qui coulent ou qui collent sont fréquents chez les bébés et peuvent être une source d'inquiétude pour les parents.

Canal lacrymal obstrué :

L'une des raisons les plus courantes des yeux larmoyants chez bébé est un canal lacrymal obstrué. Près d'un bébé sur cinq naît avec des canaux lacrymaux qui ne sont pas encore complètement ouverts. Les canaux lacrymaux se débouchent généralement d'eux-mêmes lorsque le bébé atteint l'âge d'un ou deux ans, à mesure que le canal s'élargit. Si l'œil est clair et non rouge, il s'agit probablement d'un canal lacrymal bouché.

Conjonctivite :

Une autre explication pour les yeux larmoyants de bébé est la conjonctivite. Il existe différents types de conjonctivite :

  • Conjonctivite virale : Ce type de conjonctivite est courant lorsqu'un enfant attrape une maladie virale ou un rhume.
  • Conjonctivite allergique : Ce type de conjonctivite est plus fréquent au printemps et en été. Il entraîne généralement de fortes démangeaisons et l'envie de se frotter les yeux.
  • Conjonctivite bactérienne : Dans ce cas, l'écoulement est généralement purulent (couleur jaunâtre).

Comment nettoyer l'œil collé de bébé chez soi :

Utiliser une autre boule de coton ou un autre mouchoir pour sécher l'œil, toujours du coin interne vers l'extérieur. Si le nourrisson a l'œil qui coule lors d'un rhume, il est possible de lui masser en douceur le canal lacrymal bouché.

Terreurs nocturnes : Ne pas réveiller bébé

Si, en regardant le visiophone, on constate que le bébé pleure les yeux fermés, il est conseillé de temporiser. Un bébé peut tout à fait pleurer tout en dormant. Intervenir trop rapidement risque de le réveiller. Des pleurs dans le sommeil peuvent simplement manifester une phase de sommeil agité, un petit inconfort passager ou un passage de cycle. Si les pleurs sont extrêmement intenses et longs, qu'il garde les yeux fermés et qu'ils surviennent en première partie de nuit, il peut s'agir de terreurs nocturnes. Dans ce cas, il est important de ne pas réveiller le bébé et de limiter les interventions, en veillant simplement à ce qu'il ne se fasse pas mal.

Réveils en pleurs : Identifier la cause

Lorsque les nuits sont interrompues par des réveils en pleurs qui nécessitent une intervention, plusieurs raisons peuvent être en jeu.

  • Gêne ou douleur occasionnelle : Si les réveils en pleurs sont occasionnels, il est probable que le bébé soit gêné ou ait des douleurs (piqûre de moustique, mal aux dents, couche débordante, etc.).
  • Besoins alimentaires : Si le bébé se réveille en pleurs et ne semble apaisé qu'après un biberon ou une tétée, il est important de vérifier les courbes de poids et de taille de l'enfant et de se pencher sur ses apports alimentaires en journée. Il est conseillé de consulter un spécialiste du sommeil formé en nutrition pédiatrique pour déterminer si l'alimentation nocturne est toujours nécessaire.
  • Stratégies de sommeil : Si le bébé se réveille en pleurs et ne se rendort qu'une fois la tétine remise ou bercé dans les bras, il est probable que ses stratégies de sommeil induisent ces réveils répétés.
  • Rythme de siestes : Un rythme de siestes inapproprié peut également perturber le sommeil nocturne. Un sommeil de journée qualitatif et en quantité adaptée aux besoins du bébé favorisera de meilleures nuits.

Conseils pour améliorer le sommeil de bébé

  • Mettre en place une routine de sommeil : Dès les premiers mois, établir une routine de sommeil adaptée à l'âge et aux besoins du bébé.
  • Établir un rituel de sommeil : Le rituel du sommeil est un point de repère pour le bébé, il marque le début de la nuit et permet de le mettre dans les meilleures conditions de sommeil. Éviter les jeux et les activités stimulantes avant le coucher, et privilégier les activités calmes.
  • Garantir une bonne quantité de sommeil de jour : Répartir les siestes en fonction de l'âge du bébé.
  • Décrypter les signes de sommeil : Apprendre à reconnaître les signes indiquant que le bébé a besoin de dormir (il se frotte les yeux, il baille, etc.).
  • Bien connaître les temps d'éveil : Les temps d'éveil varient d'un bébé à l'autre et en fonction du moment de la journée.
  • Anticiper le moment du repas : Donner le repas suffisamment tôt pour que le bébé ne s'endorme pas dessus sans avoir suffisamment mangé.
  • Vérifier la couche : S'assurer que la couche est propre avant de coucher le bébé.
  • Offrir un environnement de sommeil propice : Créer un environnement calme, sombre et à une température adéquate.
  • Faciliter la préhension de la tétine : Disposer plusieurs tétines à portée de main du bébé dans son lit.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Si l'enfant pleure souvent la nuit, se réveille plusieurs fois sans raison apparente, ou semble constamment dans un sommeil léger ou agité, cela peut traduire des troubles du sommeil. Un besoin physiologique non comblé, une douleur ou même un signe de maladie peuvent être en cause. Fièvre, refus de s'alimenter, vomissements, teint pâle ou pleurs stridents doivent conduire à une consultation professionnelle sans attendre. Si les nuits deviennent difficiles pendant plusieurs semaines malgré une routine stable, il est important de demander un avis médical.

Larmoiements persistants : Causes et solutions

Chez bébé ou chez l'enfant, des yeux qui coulent fréquemment peuvent avoir diverses origines.

  • Système lacrymal immature : La principale cause d'un larmoiement incessant chez le nourrisson est l'immaturité de son système lacrymal. Dans la plupart des cas, un seul œil pleure. Le canal lacrymal peut être bouché par une membrane, empêchant l'évacuation naturelle du liquide lacrymal. Il est important de nettoyer plusieurs fois par jour l'œil de bébé à l'aide d'une compresse stérile imbibée de sérum physiologique oculaire.
  • Conjonctivite allergique : Yeux rouges, nez qui coule, toux, éternuements sont des symptômes qui doivent pousser à consulter. Si les larmoiements se répètent fréquemment, l'enfant a probablement une allergie marquée (pollens, poils d'animaux, acariens, etc.).
  • Autres causes possibles : Beaucoup plus rarement, d'autres pathologies peuvent expliquer pourquoi l'enfant a toujours les yeux qui pleurent (kératite, uvéite, etc.).

Au moindre doute, il est important de consulter un pédiatre ou un ophtalmologiste pour des examens approfondis de l'œil.

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