Les infections vaginales, en particulier les mycoses, sont une affection courante chez les femmes. Les ovules vaginaux représentent une option de traitement local fréquemment utilisée pour lutter contre ces infections. Cet article explore en détail les différents types d'ovules, leur utilisation appropriée et leur efficacité dans le traitement des infections vaginales.
Introduction aux infections vaginales et aux ovules
Environ 75 % des femmes sont touchées par une mycose vaginale au cours de leur vie. Généralement bénigne, cette infection gynécologique n’en demeure pas moins gênante. Les ovules sont des médicaments à usage vaginal qui permettent un traitement local de diverses pathologies vaginales, notamment les infections fongiques et bactériennes. Ils se présentent sous forme de capsules médicamenteuses à insérer dans le vagin, où ils libèrent des principes actifs pour traiter l'infection.
Types d'ovules vaginaux
Il existe différents types d'ovules vaginaux, chacun étant conçu pour traiter des infections spécifiques :
- Ovules antifongiques : Ces ovules contiennent des médicaments antifongiques, souvent de la famille des imidazolés, qui ciblent et éliminent les champignons responsables des mycoses vaginales, notamment le Candida albicans. Les différents antifongiques de la famille des imidazolés actifs sur la levure Candida albicans sont d’efficacité équivalente.
- Ovules antibactériens : Ces ovules contiennent des antibiotiques qui combattent les infections bactériennes vaginales.
- Ovules à libération prolongée (LP) : Ces ovules libèrent le médicament de manière continue sur une période prolongée, ce qui réduit la fréquence d'administration. Leur nom est suivi du signe « LP ».
- Ovules contraceptifs : Ces ovules sont insérés dans le vagin avant un rapport sexuel pour prévenir la grossesse. Selon les ovules, l’efficacité dure 2 à 4 heures.
Utilisation des ovules vaginaux
L'utilisation correcte des ovules vaginaux est essentielle pour garantir leur efficacité et minimiser les risques d'effets secondaires. Voici les étapes à suivre pour utiliser un ovule vaginal :
- Se laver les mains : Lavez-vous soigneusement les mains à l'eau et au savon avant et après chaque utilisation.
- Préparation de l'ovule : Retirez l’ovule de l’emballage en tirant les deux languettes prédécoupées du blister. Tenez l’ovule avec les doigts.
- Insertion de l'ovule : Introduisez l’ovule dans votre vagin en le poussant avec votre doigt. Privilégiez l’heure du coucher pour mettre l’ovule. Introduisez l'ovule en position couchée puis restez allongée pendant 5 à 10 minutes.
- Position : Restez ensuite en position allongée.
- Hygiène : Pour les traitements antibactérien ou antimycosique, les ovules sont introduits dans le vagin le soir au coucher afin d’éviter l’écoulement du médicament. Il est toutefois conseillé d’utiliser une mini serviette pour éviter de tacher les vêtements.
Durée du traitement
La durée du traitement varie en fonction du type d'infection et de l'ovule utilisé. Il est important de suivre les instructions de votre médecin ou de votre pharmacien. La durée de traitement est en général de 3 jours et l’hygiène intime doit être irréprochable. Pour éviter les récidives, suivez bien le traitement prescrit par votre médecin pendant la durée préconisée.
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Précautions d'emploi
- Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité individuelle à l’un des composants du produit.
- Si des effets indésirables surviennent il est conseillé d’interrompre le traitement et de consulter un médecin.
- Usage vaginal uniquement.
- Il est conseillé de consulter un médecin avant d’utiliser l’ovule Cicatridine® en association avec d’autres dispositifs médicaux ou médicaments à usage vaginal.
- Tenir hors de la portée des enfants
- Eviter tout contact avec les yeux. Ne pas avaler.
Efficacité des ovules vaginaux
Les ovules vaginaux sont généralement efficaces pour traiter les infections vaginales, en particulier les mycoses. La prise d’un ovule unique permet, dans de nombreux cas, de la faire disparaître efficacement. Les antifongiques permettent de lutter contre la levure Candida albicans et sont d’efficacité équivalente. Cependant, il est important de noter que :
- L'efficacité peut varier en fonction de la gravité de l'infection et de la sensibilité du micro-organisme aux médicaments contenus dans l'ovule.
- Il est essentiel de suivre le traitement complet prescrit par votre médecin, même si les symptômes s'améliorent rapidement.
- En cas de candidose vaginale récidivante, le médecin peut prescrire un antifongique (fluconazole) par voie orale.
- Pour éviter les récidives, suivez bien le traitement prescrit par votre médecin pendant la durée préconisée.
Ovules spécifiques : Cicatridine® et Econazole EG L.P.
Cicatridine®
Les ovules Cicatridine® sont des produits agissant localement sur le processus de réparation de la muqueuse vaginale. Ils sont utilisés en traitement complémentaire du processus de réparation de la muqueuse vaginale. L’atrophie vaginale correspond à une perte de souplesse, d’épaisseur ou de lubrification au niveau du vagin.
Comment utiliser Cicatridine® ovules?
- Se laver les mains avant et après chaque utilisation.
- Retirer l’ovule de l’emballage en tirant les deux languettes prédécoupées du blister.
- Tenir l’ovule avec les doigts.
- Adultes : Utiliser un ovule par jour, de préférence le soir avant de se coucher, ou selon la prescription médicale.
- La durée d’utilisation dépend de l’évolution des symptômes ; le cas échéant, les ovules vaginaux Cicatridine® peuvent être utilisés pendant des périodes prolongées. Dans tous les cas, après 30 jours d’utilisation en continu, suspendre le traitement pendant une semaine.
Précautions d’emploi :
- Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité individuelle à l’un des composants du produit.
- Si des effets indésirables surviennent il est conseillé d’interrompre le traitement et de consulter un médecin.
- Usage vaginal uniquement.
- Il est conseillé de consulter un médecin avant d’utiliser l’ovule Cicatridine® en association avec d’autres dispositifs médicaux ou médicaments à usage vaginal.
- Tenir hors de la portée des enfants
- Eviter tout contact avec les yeux. Ne pas avaler.
- Une fois inséré dans le vagin, l’ovule fond et des pertes blanchatres et inodores peuvent apparaitre.
Informations complémentaires :
- L’ovule Cicatridine® contient-il des hormones ou des parabènes ?
- Puis-je utiliser l’ovule Cicatridine® si je suis enceinte ou si j’allaite mon enfant ?
- Quels sont les effets indésirables de l’ovule Cicatridine® ?
- Puis-je utiliser les ovules Cicatridine® avec d’autres ovules ou dispositifs médicaux à usage vaginal ?
- Cicatridine® est un traitement adjuvant, c’est-à-dire complémentaire du traitement de la cause des symptômes et des lésions vaginales observées.
Conservation :
Les ovules Cicatridine® doivent être conservés dans leur conditionnement, à l’abri de la lumière et de la chaleur, de préférence entre 4°C et 25°C. Eviter les températures supérieures à 30°C.
Disponibilité :
Les produits Cicatridine® sont disponibles en pharmacie et parapharmacie physique. Il est également possible de se les procurer en e-pharmacie en ligne ou sur Amazon.
Econazole EG L.P.
ECONAZOLE EG L.P. est un ovule gynécologique contenant du nitrate d’éconazole, utilisé pour traiter les infections vaginales.
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Précautions d'emploi :
- Réservé à la voie vaginale uniquement.
- Les femmes enceintes doivent se laver soigneusement les mains avant l’administration de ECONAZOLE EG L.P.
- Les patients utilisant des contraceptifs spermicides doivent consulter leur médecin car tout traitement vaginal local peut inactiver le contraceptif spermicide (voir rubrique 4.5).
Interactions médicamenteuses :
L’éconazole est un inhibiteur connu des CYP3A4/2C9. Malgré un passage systémique limité après une application par voie vaginale, des interactions cliniquement significatives peuvent se produire et ont été rapportées chez des patients prenant des anticoagulants oraux tels que la warfarine et l’acénocoumarol (augmentation de l’effet de l’anticoagulant oral et du risque hémorragique). Chez ces patients, des précautions doivent être prises et l’INR doit être contrôlé plus fréquemment.
Grossesse et allaitement :
Les études chez l'animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène mais ont montré une foetotoxicité à fortes doses (voir rubrique 5.3). En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier n’est apparu à ce jour. En raison de l’absorption par la muqueuse vaginale, l’utilisation de ECONAZOLE EG L.P. ECONAZOLE EG L.P. On ne sait pas si le nitrate d’éconazole passe dans le lait maternel chez l’homme. L’allaitement est possible mais la prudence s’impose lorsque ECONAZOLE EG L.P.
Effets indésirables possibles :
La tolérance de ECONAZOLE EG L.P. a été évaluée chez 3630 patients ayant participé à 32 essais cliniques. Dans le tableau ci-dessous sont présentés les effets indésirables rapportés lors de l’utilisation de ECONAZOLE EG L.P. par voie vaginale au cours des essais cliniques (incluant les effets indésirables mentionnés ci-dessus) ainsi que les effets indésirables issus des données post-marketing (notifications spontanées). La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :.
Surdosage :
En cas d’ingestion accidentelle, des nausées, des vomissements ou des diarrhées peuvent apparaitre.
Pharmacocinétique :
Dans l’espèce humaine, l’éconazole est faiblement absorbé après administration vaginale. Les concentrations maximales d’éconazole et/ou de ses métabolites dans le plasma ou le sérum observées 1 - 2 jours après administration sont approximativement de 65 ng/ml pour un ovule de 150 mg. Au contact de la muqueuse vaginale, l’excipient de ECONAZOLE EG L.P. forme un gel bioadhésif, contenant du nitrate d’éconazole.
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Toxicologie :
Le foie a été identifié comme étant l’organe cible. Les études réalisées suggèrent l’induction d’aneuploïdie et certaines études indiquent un effet mutagène.
Conseils supplémentaires
- Partenaire : Votre partenaire peut être contaminé alors qu'il ne présente aucun symptôme. La mycose vaginale ne touche pas que les femmes, puisque les hommes peuvent aussi en avoir.
- Aggravation des symptômes : Aggravation des brûlures et démangeaisons en début de traitement : ces symptômes traduisent la destruction des champignons microscopiques qui libèrent une substance irritante. Ces manifestations ne se reproduisent généralement pas lors des applications suivantes.
- Prévention des récidives : En cas de mycoses gynécologiques (candidoses) récidivantes, il est utile de respecter les conseils habituels permettant de prévenir le développement anormal des candida albicans et autres champignons microscopiques :limiter la prise d'antibiotiques aux affections nécessitant absolument leur usage.
- Hygiène intime : Cela n’est pas recommandé. En revanche, il est conseillé d’utiliser des gels douche adaptés à la zone intime, à fréquence quotidienne.
- Grossesse et allaitement : La possibilité d'un effet du médicament chez le nourrisson est très improbable.
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