Chaque année en France, un nombre significatif de bébés naissent prématurément. Les unités de soins néonatals jouent un rôle crucial dans la prise en charge de ces nouveau-nés, offrant une gamme de soins adaptés à leurs besoins spécifiques. Cet article explore les différents niveaux de soins néonatals, le fonctionnement de ces unités, et le soutien qu'elles apportent aux familles.

Introduction aux Soins Néonatals

Les soins néonatals sont dédiés aux nouveau-nés, en particulier ceux nés prématurément, avec un faible poids à la naissance, ou présentant des problèmes de santé nécessitant une attention médicale spécialisée. Le terme "néonatal" se réfère littéralement au "nouveau-né". Le personnel néonatal, quel que soit le niveau de soins (de la néonatalogie à l'Unité de Soins Intensifs Néonatals - USIN), est présent pour soutenir les familles et travailler en étroite collaboration avec elles, assurant ainsi le meilleur avenir possible pour le bébé. Ce soutien s'étend également aux transitions entre les différents niveaux de soins, vers d'autres spécialités, ou lors du retour à domicile, afin que les parents se sentent préparés et en confiance pour prendre soin de leur enfant.

À Quels Bébés s'adressent les Soins Néonatals ?

Plusieurs facteurs peuvent nécessiter une prise en charge en unité de soins néonatals :

  • Naissance prématurée : Un bébé né avant 37 semaines de gestation est considéré comme prématuré. En France, près de 55 000 bébés naissent prématurément chaque année. Les maternités de niveau II prennent en charge les enfants nés prématurément pendant le 8e mois de grossesse (32-36 SA), pesant entre 1 500 et 2 500 g. Les maternités de niveau III prennent en charge les enfants nés très prématurément (pendant le 6e ou le 7e mois de grossesse).

  • Faible poids à la naissance : Les bébés pesant moins de 1 700 grammes peuvent nécessiter des soins néonatals spécialisés.

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  • Problèmes de santé : Les affections médicales telles que les anomalies congénitales, les difficultés respiratoires nécessitant une assistance, les infections, les problèmes cardiaques, ou toute autre condition nécessitant une surveillance ou un traitement spécialisé, justifient une prise en charge néonatale.

  • Facteurs liés à l'accouchement : Les complications survenant lors de l'accouchement peuvent entraîner la nécessité de soins néonatals.

  • Naissances multiples : Les jumeaux, triplés ou autres naissances multiples ont tendance à naître prématurément ou avec un poids inférieur à la normale, augmentant ainsi leur probabilité de séjour en USIN.

  • Facteurs maternels : Les complications maternelles peuvent parfois rendre nécessaires des soins néonatals pour le bébé.

Les Différents Niveaux de Soins Néonatals

Les unités de soins néonatals proposent différents niveaux de soins, adaptés aux besoins spécifiques de chaque bébé. La prise en charge peut évoluer au cours du séjour hospitalier.

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  • Soins de suite : Ces soins sont généralement prodigués aux bébés nécessitant une surveillance après la naissance, mais sans besoins de soins intensifs. Ils peuvent concerner des bébés nés après 32 semaines de gestation qui requièrent une simple surveillance.

  • Soins intermédiaires : Cette unité accueille les bébés ayant besoin d'un niveau de soins plus élevé que les soins de suite. Elle est adaptée aux nouveau-nés nécessitant une assistance respiratoire, une alimentation par voie intraveineuse ou un suivi post-chirurgical. Les unités de soins intensifs peuvent accueillir les prématurés de plus de 33 semaines d’aménorrhée et les enfants nécessitant une aide respiratoire légère et de courte durée.

  • Soins intensifs néonatals (USIN) : L'USIN est dédiée aux bébés requérant des soins intensifs, tels que la ventilation mécanique, des interventions médico-chirurgicales pointues ou le traitement par hypothermie. Si une prise en charge spécifique n'est pas disponible sur place, un transfert vers un autre établissement peut être envisagé. Les unités de service de néonatalogie et réanimation néonatale peuvent accueillir les prématurés quel que soit leur terme et les patients nécessitants une aide respiratoire, neurologique, digestive, cardio-circulatoire, ou métabolique. Des techniques spécifiques y sont disponibles, comme l’assistance respiratoire assurée par des respirateurs. En cas de défaillance neurologique due à des difficultés au moment de l’accouchement, le maintien du corps à une faible température (33.5°c contre 37°c normalement) avec des couvertures spécifiques afin de limiter les séquelles. Pour les défaillance hémodynamique et cardiaque des médicaments spécifique couplés à une surveillance étroite peuvent être utilisés. Ces réanimations possèdent les supports techniques pour face à des aggravations de l’état initial mais dans certaines situations des prises en charge plus spécifiques doivent être envisagée et les bébés doivent être transférés dans des réanimation de recours.

  • Soins de proximité : Ces soins permettent au bébé de rester avec ses parents à l'hôpital tout en recevant un traitement. Ils sont généralement destinés aux nouveau-nés présentant des symptômes légers, tels qu'une jaunisse modérée, ceux nés entre 34 et 37 semaines de gestation, ceux en phase d'adaptation à l'allaitement, ou ceux sur le point d'être autorisés à sortir. L’unité Kangourou permet d’éviter la séparation précoce en favorisant le lien parents-enfant. L’unité parents-enfants représente la dernière étape du séjour hospitalier avant le retour à domicile.

Le Personnel des Unités de Soins Néonatals

Les équipes des unités néonatales sont composées de professionnels hautement qualifiés, avec une expertise spécifique. Durant le séjour de votre bébé, vous rencontrerez plusieurs membres du personnel dédiés à son bien-être. Les infirmières assurent une surveillance 24h/24, et les parents sont encouragés à s'impliquer activement.

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  • Infirmières : Elles sont les principales interlocutrices au sein de l'unité néonatale, guidant les parents dans les soins à apporter à leur bébé, répondant à leurs questions et facilitant les échanges avec les médecins. Chaque infirmière est spécialisée, ou en cours de formation pour obtenir une qualification spécifique.

  • Médecins : Un néonatologiste consultant ou un pédiatre est au cœur de l'équipe. Ils répondent aux questions concernant le traitement et le suivi médical de l'enfant. Des spécialistes, tels qu'un ophtalmologiste, peuvent être sollicités selon les besoins.

  • Thérapeutes : Des physiothérapeutes, ergothérapeutes ou orthophonistes peuvent intervenir selon les besoins spécifiques du bébé.

  • Auxiliaires de puériculture : Elles travaillent en collaboration avec les infirmières et l'équipe néonatale pour s'occuper des bébés présentant une faible dépendance et participer aux soins de transition.

  • Diététiciens : Ils collaborent avec l'équipe pour élaborer une nutrition sur-mesure, adaptée aux besoins du bébé.

  • Conseillers : L'infirmière peut orienter les parents vers les ressources les plus adaptées pour eux et leur famille.

L'unité de soins néonatals comprend également des brancardiers, des agents d'entretien, du personnel administratif et une équipe d'aumônerie.

Équipements Utilisés dans les Unités de Soins Néonatals

Divers équipements sont utilisés pour maintenir les bébés au chaud, les aider à respirer ou surveiller leurs signes vitaux.

  • Incubateurs : Au début, bébé sera installé dans une couveuse, appelé incubateur, ou sur une table chauffante appelée aussi incubateur ouvert. Ces dispositifs aident bébé à maintenir sa température autour de 37 °C. Ils permettent aussi de bien mieux surveiller et parfois de le protéger de certaines infections. Une sonde thermique (un petit fil que l’on colle sur la peau grâce à une pastille) est reliée à l’incubateur pour lui permettre de régler sa température en fonction de celle de bébé. La pastille est souvent changée de place pour ne pas abîmer la peau. Si la température de bébé baisse un peu trop, une sonnerie prévient le soignant.
  • Ventilateurs : CPAP et autres équipements d’assistance respiratoire. Si bébé a besoin d’un supplément en oxygène ou d’être assisté pour mieux respirer, on peut l’aider grâce à différents systèmes, comme la ventilation non invasive (VNI). Si bébé fait des apnées, on utilise un appareil qui insuffle dans son nez de l’air ou un mélange d’air et d’oxygène, par l’intermédiaire d’un petit masque ou de deux petites canules qui se glissent dans ses narines : c’est l’Infant-Flow®, appelé aussi CPAP. Si, pendant un temps, bébé a vraiment trop de difficultés à respirer, un appareil appelé respirateur l’aidera le temps qu’il faudra. Il envoie un mélange d’air et d’oxygène directement dans ses poumons par l’intermédiaire d’une sonde d’intubation : c’est un tuyau fin et souple qui entre par son nez pour aller jusque dans ses poumons. Cette sonde permettra aussi d’injecter si besoin directement dans ses poumons du surfactant, un liquide qui tapisse normalement les poumons mais qui manque souvent en cas de naissance prématurée. Le respirateur, comme le “scope”, sonne à la moindre anomalie.
  • Moniteurs de signes vitaux : Pendant un certain temps, dépendant de son évolution, on colle trois pastilles ou électrodes, sur sa poitrine. Elles sont reliées à un appareil, le cardioscope ou “scope”, qui indique le rythme de son cœur et de sa respiration. Il y a une alarme qui sonne soit juste lorsque ‘il bouge soit lorsqu’il y a une anomalie.
  • Moniteurs de saturation en oxygène
  • Perfusions intraveineuses (IV): Lorsque le tube digestif de bébé n’est pas encore prêt à digérer le lait, il peut être nourri par des perfusions. On fait passer un liquide nutritif par une aiguille appelée cathlon placée dans une de ses veines. Elle peut être posée sur le bras, la main, le pied, ou au niveau de la tête car les veines sont bien visibles à cet endroit : on l’appelle alors perfusion épicrânienne. Si bébé doit être perfusé pour une durée assez longue, les perfusions passent par l’intermédiaire d’un cathéter adapté à sa taille qui va jusque au coeur. Lorsque bébé ne peut pas téter ou boire le sein ou le biberon, on installe une sonde gastrique : c’est un autre tuyau, plus fin, qui passe par la bouche ou le nez et qui va dans l’estomac. Elle permet de recevoir le lait maternel ou un lait adapté à sa situation. Comme la sonde nasale ou la sonde d’intubation, elle est fixée par un sparadrap au-dessus ou au-dessous de la bouche : on appelle ça des “moustaches”.
  • Sonde d’alimentation
  • Lampes de photothérapie ou couvertures lumineuses : Comme tous les nouveau-nés, et particulièrement parce qu’il est né prématuré, le foie de bébé a du mal à se mettre en route, et il peut faire un ictère ou jaunisse dû à l’ excès d’un déchet toxique, la bilirubine. On utilise alors différents appareils produisant une lumière bleue, qui aident son corps à détruire la bilirubine, c’est la photothérapie. Pour protéger ses yeux de cette lumière forte, il porte toujours des lunettes (appelées aussi masque).

Tests et Procédures

Le nombre de procédures et d'examens qu'un bébé peut nécessiter varie en fonction de ses besoins. L'équipe néonatale collabore avec les parents pour définir les soins les plus adaptés et sollicite leur consentement avant toute intervention, lorsque cela est possible.

Voici quelques examens qui pourraient être pratiqués :

  • Tests sanguins
  • Examens de la vision et de l’audition
  • Échographies
  • Imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • Radiographies
  • Tests de dépistage. Le dépistage néonatal systématique (Guthrie) sera réalisé comme pour tout nouveau-né en France par un prélèvement de sang au talon.

Un Environnement Calme et Réconfortant

Les bébés prématurés ou souffrants ont besoin d'un cadre serein pour se reposer et se guérir. Les prématurés peuvent passer jusqu'à 90% de leur journée à dormir, un sommeil essentiel à leur croissance.

Mesures mises en place pour assurer un environnement adapté:

  • Hygiène : Des directives strictes concernant le lavage des mains sont en place pour protéger les nouveau-nés.
  • Contact peau à peau : Le contact peau à peau entre le bébé et ses parents est privilégié. Il instaure un environnement rassurant propice au développement et à la récupération. Afin de préserver le sommeil réparateur de votre prématuré, ce contact peut même avoir lieu lorsque le bébé dort.
  • Soins quotidiens adaptés : Les soins quotidiens, tels que les changements de couches, sont ajustés en fonction des moments d’éveil de chaque enfant. Il est également possible d’espacer les changements de couches en optant pour des couches pour prématurés de qualité supérieure.
  • Présence des parents : Les parents sont vivement encouragés à rester auprès de leur enfant 24h/24 dans l'unité néonatale, si cela est possible. Chaque unité ayant sa propre politique d’accès, il est judicieux de se renseigner avant d’organiser des visites d’autres membres de la famille. Malgré la lourdeur des soins possible la présence des parents est favorisée 24h/24en dehors des gestes techniques nécessitant des précautions particulières. Elle est indispensable à la prise en charge de l’enfant.

Établir un Lien Privilégié avec son Prématuré

Il est naturel de ressentir de l’inquiétude lorsque votre bébé est en unité de soins néonatals. Voici quelques pistes pour vous aider à renforcer ce lien précieux avec votre nouveau-né :

  1. Le contact peau à peau: Connu également sous le nom de « soins kangourou », le contact peau à peau implique de déposer votre bébé directement contre votre poitrine. En plus de renforcer le lien affectif, cette pratique apporte une grande sérénité à votre enfant. L’équipe néonatale vous encouragera à pratiquer le contact peau à peau dès que possible. Aujourd’hui, de nombreuses unités préconisent ces moments de proximité dès les instants qui suivent l’accouchement.
  2. L’alimentation: Que vous choisissiez d’allaiter ou d’utiliser du lait en poudre en unité de soins néonatals, vous serez soutenu(e) tout au long du processus. Le personnel néonatal vous accompagnera pour la mise en place de l’allaitement, le tirage de votre lait ou encore l’utilisation de lait de donneuse ou de lait maternisé. Le contact peau à peau peut également faciliter l'alimentation de votre bébé. Le service héberge un lactarium à usage interne. Ce lactarium recueille et ne traite que les dons personnalisés de la mère pour son propre enfant, hospitalisé dans l’établissement. Ce lait maternel est « pasteurisé ».
  3. Le change et le soin de la peau: En tant que parent, vous êtes la personne la mieux placée pour prendre soin de votre bébé. Le personnel néonatal est là pour vous guider, vous soutenir et vous fournir les outils nécessaires pour vous occuper de votre enfant en toute confiance, que ce soit pour le bain, le change ou tout autre aspect de ses soins.
  4. Votre présence: Être aux côtés de votre bébé fait toute la différence, même si vous ne pouvez pas encore le toucher. Votre bébé sera capable de reconnaître votre voix et votre parfum, et vous serez encouragé(e) à lui chanter des chansons, à lui lire des histoires ou simplement à lui parler. Ces petites attentions vous rassureront, ainsi que votre bébé, tout en contribuant à établir une relation privilégiée.

Gérer les Émotions

Il peut être difficile d’anticiper les émotions que vous traverserez pendant cette période. Voici des suggestions qui pourraient vous aider (ainsi que vos proches) à mieux gérer l’arrivée de votre prématuré et votre séjour en USIN :

  • Discutez de vos émotions avec votre partenaire, le personnel néonatal, des amis ou des membres de la famille. N’hésitez pas à solliciter de l’aide si vous en ressentez le besoin.
  • Échangez avec d’autres parents ayant traversé des expériences similaires - de nombreux groupes de soutien et des ressources sont à votre disposition. Des associations de parents ayant vécu des situations similaires sont présentes dans la plupart des réanimations.
  • Partagez vos préoccupations financières avec l’unité néonatale, un assistant social ou un conseiller familial. Ils pourront vous renseigner sur les aides disponibles.
  • Accordez-vous des moments de repos. Le contact peau à peau avec votre bébé dans un fauteuil inclinable est idéal pour vous détendre et tisser un lien fort.
  • Accordez-vous du temps si vous en ressentez le besoin : une simple promenade à l’extérieur peut vous faire le plus grand bien.
  • Faites des activités qui vous tiennent à cœur, comme lire, écouter de la musique…
  • Veillez à adopter une alimentation saine et à vous hydrater régulièrement.
  • Expérimentez des techniques de relaxation, telles que la méditation ou des exercices de respiration.
  • Les co-parents sont également invités à s’impliquer dans le parcours néonatal, que ce soit en participant aux routines quotidiennes ou en essayant le contact peau à peau.

Il est normal de ressentir une multitude d’émotions et vous n’êtes pas seul(e) dans cette épreuve ! L’équipe de soins néonatals est là pour vous aider.

Classification des Maternités

Les maternités sont classées en 3 catégories, dépendantes de l’offre de soin disponibles dans l’établissement.

  • Maternités de niveau I : Ces maternités accueillent les femmes dont la grossesse et l’accouchement dits « normaux » et proposent les consultations de surveillance de grossesse et la prise en charge des urgences obstétricales (fausses couches, grossesses extra-utérines, césariennes, hémorragies de la délivrance). Les maternités de niveau 1 ne disposent pas de lits de néonatalogie. Seuls les nouveau-nés nés dans l’établissement sans affection grave peuvent y être pris en charge.
  • Maternités de niveau II : Ces maternités disposent en plus d’un service de néonatalogie permettant la prise en charge des enfants nés prématurément pendant le 8e mois de grossesse (32-36 SA), pesant entre 1 500 et 2 500 g, et/ou nécessitant des soins spécifiques. Les maternités de niveau 2 disposent d’unité de néonatalogie parfois de soins intensif néonataux (niveau 2b).
  • Maternités de niveau III : Ces maternités disposent en plus d’un service de réanimation néonatale permettant la prise en charge des enfants nés très prématurément (pendant le 6e ou le 7e mois de grossesse) ou présentant des maladies ou des malformations graves. Les maternités de niveau 3 disposent d’une unité de réanimation néonatale.

Organisation du Personnel dans le Secteur de Naissance

Le personnel intervenant dans le secteur de naissance ne peut être inférieur, à tout instant, aux effectifs suivants :

  1. Sages-femmes :

    • Pour toute unité d'obstétrique réalisant moins de 1 000 naissances par an, une sage-femme est présente et affectée en permanence dans le secteur de naissance.
    • Au-delà de 1 000 naissances par an, l'effectif global des sages-femmes du secteur de naissance est majoré d'un poste temps plein de sage-femme pour 200 naissances supplémentaires. Les sages-femmes affectées au secteur de naissance ne peuvent avoir d'autres tâches concomitantes dans un autre secteur ou une autre unité. Toutefois, si l'unité d'obstétrique réalise moins de 500 naissances par an, la sage-femme peut également, en l'absence de parturiente dans le secteur de naissance, assurer les soins aux mères et aux nouveau-nés en secteur de soins et d'hébergement.
    • Au-delà de 2 500 naissances par an, une sage-femme supplémentaire, ayant une fonction de surveillante du secteur, coordonne les soins le jour.
  2. Médecins :

    • Quel que soit le nombre de naissances constatées dans un établissement de santé, celui-ci organise la continuité obstétricale et chirurgicale des soins tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans l'unité d'obstétrique. Cette continuité est assurée : soit par un gynécologue-obstétricien ayant la qualification chirurgicale ; soit, lorsque l'établissement ne peut disposer que d'un praticien ayant seulement une compétence obstétricale, à la fois par cet obstétricien et par un praticien de chirurgie générale ou viscérale de l'établissement.
    • Pour les unités réalisant moins de 1 500 naissances par an, la présence des médecins spécialistes est assurée par : un gynécologue-obstétricien, sur place ou en astreinte opérationnelle exclusive, tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour l'unité ou les unités d'obstétrique du même site. Le gynécologue-obstétricien intervient, sur appel, en cas de situation à risque pour la mère ou l'enfant dans des délais compatibles avec l'impératif de sécurité ; un anesthésiste-réanimateur, sur place ou d'astreinte opérationnelle permanente et exclusive pour le site dont le délai d'arrivée est compatible avec l'impératif de sécurité ; un pédiatre présent dans l'établissement de santé ou disponible tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dont le délai d'arrivée est compatible avec l'impératif de sécurité.
    • Pour les unités réalisant plus de 1 500 naissances par an, la présence médicale est assurée par : un gynécologue-obstétricien présent tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans l'unité d'obstétrique ; un anesthésiste-réanimateur présent tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans l'établissement de santé, sur le même site, en mesure d'intervenir dans l'unité d'obstétrique dans des délais compatibles avec l'impératif de sécurité ; si l'unité réalise plus de 2 000 naissances par an, l'anesthésiste-réanimateur est présent tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans l'unité d'obstétrique ; un pédiatre, présent sur le site de l'établissement de santé ou en astreinte opérationnelle, pouvant intervenir en urgence, tous les jours de l'année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans un délai compatible avec l'impératif de sécurité.
  3. Autres catégories de personnel : Dans toute unité, le personnel paramédical est affecté au secteur de naissance et ne peut jamais être inférieur à une aide-soignante ou une auxiliaire de puériculture, présente en permanence.

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