Le théâtre, un art aux multiples facettes, englobe la comédie, le drame, l'architecture des édifices scéniques et un genre littéraire distinct. Mais d'où vient cet art complexe et captivant ? Cet article se penche sur la naissance du théâtre grec, berceau du théâtre occidental, en explorant ses origines, son évolution et son héritage.

Les racines sacrées du théâtre grec

Le théâtre antique, ou théâtre grec, trouve ses origines dans la Grèce antique, plus précisément à l'époque archaïque, entre les VIe et Ve siècles avant Jésus-Christ. Ses racines sont profondément ancrées dans le sacré, émergeant des cérémonies célébrées en l'honneur de Dionysos, le dieu grec du vin, de la fertilité et du théâtre. Ces célébrations dionysiaques, empreintes de chants, de danses et de rituels, ont progressivement évolué pour donner naissance aux premières formes de représentations théâtrales.

À l'origine, les théâtres antiques grecs provenaient des dithyrambes consacrés aux Dieux et aux héros. Les cérémonies étaient sacrées et les hymnes religieux étaient célébrés sous forme de chants et de danse. Les théâtres grecs étaient donc destinés aux Dieux et Déesses, mais également à Dionysos.

Tragédie et comédie : les deux piliers du théâtre grec

Deux genres principaux ont dominé la scène théâtrale grecque : la tragédie et la comédie. La tragédie, apparue en premier, mettait en scène des histoires dramatiques explorant des thèmes tels que la souffrance, la mort et la destinée humaine. La comédie, quant à elle, a émergé vers la fin du Ve siècle avant J.-C. et se distinguait par son ton plus léger, humoristique et satirique.

La tragédie et la comédie, bien que souvent opposées, partageaient un objectif commun : corriger les mœurs et les vices des hommes. La différence résidait dans la manière dont les troupes de théâtre représentaient la pièce et la scène. La tragédie cherchait à susciter la catharsis, une purification des émotions, tandis que la comédie visait à provoquer le rire et la réflexion critique.

Lire aussi: Retour sur le parcours de Fernando Alonso

Les dramaturges emblématiques de l'Antiquité grecque

Plusieurs auteurs ont marqué l'histoire du théâtre grec par leurs contributions significatives à la tragédie et à la comédie. Parmi les plus illustres, on peut citer Sophocle, Euripide et Eschyle.

Sophocle (vers 496-406 av. J.-C.) est l'un des dramaturges les plus vénérés de l'Antiquité. Auteur de plus de 130 pièces, dont la plupart sont célèbres, il s'est distingué en remportant le concours des Grandes Dionysies 24 fois de suite. Ses œuvres les plus connues incluent Œdipe Roi, Antigone et Électre.

Euripide (480-406 av. J.-C.) est un autre dramaturge majeur de la Grèce antique. Ses œuvres, au nombre de 75, ont remporté 5 fois le concours d'Athènes. Euripide est connu pour ses personnages complexes, ses dialogues réalistes et ses thèmes sociaux et politiques. Parmi ses pièces les plus célèbres, on trouve Médée, Les Bacchantes et Hippolyte.

Eschyle (525-456 av. J.-C.) est considéré comme le père de la tragédie grecque. Il a introduit le deuxième acteur sur scène, ce qui a permis de développer des dialogues plus complexes et des intrigues plus élaborées. Sa pièce conservée la plus ancienne est Les Perses, créée en 472 av. J.-C. Il est aussi l'auteur de la trilogie L'Orestie, la seule trilogie tragique complète qui nous soit parvenue.

Les concours de tragédies et les Grandes Dionysies

Les Grandes Dionysies, des journées de fêtes consacrées à Dionysos, étaient l'occasion d'organiser des concours de tragédies chaque printemps. Ces concours, qui ont débuté vers 536 ou 535 av. J.-C., étaient un événement majeur de la vie culturelle athénienne.

Lire aussi: Guide complet : taille des filles à la naissance

Le gouvernement était en charge de choisir les tragédies à jouer, qui étaient interprétées pendant trois jours d'affilée. Seuls les hommes étaient autorisés à jouer dans les pièces de théâtre, incarnant les dieux et les femmes à travers leurs déguisements : tenues, masques, chaussures et autres accessoires.

L'architecture des théâtres grecs

Les théâtres grecs étaient des édifices impressionnants, construits en pierre à ciel ouvert. Leur forme circulaire offrait une excellente acoustique et une vue dégagée pour tous les spectateurs. La condition météorologique avait son mot à dire s’il devait avoir une représentation théâtrale ou non.

Un théâtre grec typique était composé de plusieurs éléments :

  • L'orchestra : une aire circulaire d'environ 50 mètres de diamètre, située au centre du théâtre, où se plaçaient les chanteurs, les musiciens, les danseurs et les chœurs. En plein centre se trouve un autel appelé la thymélée.
  • Le koïlon : de nombreux gradins formant un hémicycle, construits à flanc de colline, où les spectateurs prenaient place.
  • La skènè : un bâtiment situé à l'arrière du proskenion, servant de coulisses et de décor.
  • Le proskenion : le lieu où les personnages jouaient.

Parmi les théâtres grecs encore visibles de nos jours, on peut citer le théâtre de Syracuse et le théâtre de Taormine, qui est même encore utilisé aujourd’hui.

Les masques, les acteurs et le chœur

Les représentations théâtrales grecques étaient caractérisées par l'utilisation de masques, portés par les acteurs pour amplifier leur voix et incarner différents personnages. Les rôles étaient exclusivement joués par des hommes, qui incarnaient aussi bien les personnages masculins que féminins.

Lire aussi: Guide des boîtes de naissance faites main

Le chœur, composé de citoyens, jouait un rôle important dans les pièces de théâtre. Il commentait l'action, exprimait les émotions du public et donnait des conseils aux personnages.

L'héritage du théâtre grec

Les thèmes du théâtre grec sont aujourd’hui encore gravés dans certaines cultures. Et il est même possible de trouver des représentations en versions plus modernes dans les théâtres contemporains. Le théâtre grec a profondément influencé le développement du théâtre occidental. Ses conventions, ses genres et ses thèmes ont été repris et adaptés par les dramaturges romains, puis par les auteurs de la Renaissance et des époques suivantes.

Aujourd'hui encore, les pièces de théâtre grecques continuent d'être jouées et étudiées dans le monde entier. Elles témoignent de la richesse et de la complexité de la culture grecque antique, et nous offrent un aperçu précieux de la condition humaine.

L'ÉDIFICE

L’origine du théâtre remonte aux fêtes de Bacchus et de Cérès. qui avaient enseigné l’usage de la vigne et du blé. qu’on a attribué l’usage des masques. barbouiller le visage. naissant, que jouaient et chantaient des acteurs barbouillés de lie. représenter leurs pièces sur des chariots ou des tréteaux fixés en terre. tuées. en pierres ; il fut dédié à Bacchus. gradins en fuite les uns sur les autres et était destinée aux spectateurs. comprenait l’orchestre et la scène. plus élevé entourait l’édifice et servait de refuge en temps de pluie. était entre la scène et le gradin le plus bas. à Bacchus. construction rectangulaire placée en face des gradins. haut. faire apparaître les divinités marines. un trou pratiqué dans l’escalier allant de l’orchestre à la scène. bassins de bronze pour annoncer l’apparition des dieux. une ordonnance régulière composée de colonnes et ornée de statues. décoration était de trois espèces selon la pièce que l’on jouait. fait de perspective. Grecs, se trouve au contraire chez les Romains. trappe sous le proscénium. l’histoire ou à la mythologie. dans le bois sacré d’Esculape. fameux. restes du théâtre de Syracuse. que les villageois improvisaient. d’une influence étrangère, rencontra même une assez vive opposition. y était admis. devait jouer. Un de ces jetons a été découvert à Pompéi (fig.

LES MASQUES

était couverte et déguisée. contribuait à changer la voix et à la rendre plus sonore. intéressant pour l’étude des anciens masques de théâtre. tout au moins de bois. on donnait plus de cohésion en y mêlant de la colle. l’action d’un simple choc. comme l’histoire du procédé que nous venons de décrire. comiques. pour les esclaves. une physionomie particulières. esclaves. suite reconnaître (fig. masques, d’après une peinture de Pompéi.

LES ACTEURS

rôles étaient joués par des hommes. entraînaient toujours avec elles. multitude. considérés comme des fonctionnaires publics. Dionysies, c’est-à-dire les fêtes de Bacchus. réservait les rôles principaux dans la partie dramatique. était le deutéragoniste et le troisième le tritagoniste. rôles différents dans la même pièce. que le plus souvent ils se chargeaient eux-mêmes du premier rôle. Sophocle, Aristophane ont joué clans leurs propres pièces. célèbres acteurs de l’antiquité grecque, on cite Polus et Théodore. salaire de ces acteurs était. deux jours un talent (5.500 fr.). solennités et qu’on devait s’y préparer longtemps à l’avance. du poète tragique à Pompéi. de la pièce, donne ses instructions aux acteurs placés autour de lui. escabelle. champêtre. coiffure. répétition. camarades, est en train de passer une tunique à longues manches. dans une autre peinture de Pompéi qui représente deux musiciennes (fig. répétitions. son rôle avec accompagnement de la lyre et de la double flûte. se modifia singulièrement. formèrent des confréries pour l’exploitation des théâtres. marché qu’ils avaient conclu. ou bien des affranchis. cela seul déshonorées. leur parler dans la rue. les Romains ont toujours affecté pour les histrions. l’acteur Roscius. cette enceinte même. Jupiter veut qu’ils soient assimilés. citoyen ? des juges impartiaux. qu’on les fouette à tour de bras. dans cette pièce. Eh ! que Jupiter joue la comédie. Ne paraît-il pas dans les tragédies ? le répète, Jupiter en personne aura son rôle et moi aussi. d’argent, voilà de quoi se composait le costume d’un roi de théâtre. reines étaient vêtues de pourpre, les bras couverts d’une étoffe blanche. noir, le brun, les couleurs sombres, indiquaient le deuil ou l’exil. et Philoctète arrivaient sur la scène avec des vêtements en lambeaux. corps. Tirésias, dans l’Œdipe-Roi, paraissait vêtu de l’agrenon. une écharpe rouge. comédie. Théâtre-Français, était attaché sur les épaules des esclaves. étaient habillés de rouge, les parasites vêtus de noir. un sceptre, sans doute parce qu’il va jouer le rôle d’un roi. devait être jouée. population n’avait jamais rien vu de semblable. intonations de Néron. ceux-ci furent épouvantés avant même qu’il eût dit un mot. oreilles et s’enfuirent. par la pureté de la voix et la grâce des gestes ; il se nommait Polus. jouait les chefs-d’œuvre tragiques avec un art et une habileté profonde. Polus perdit un fils qu’il aimait tendrement. longtemps porté le deuil, il reprit sa profession. qui est supposée renfermer les cendrés d’Oreste. trépas et s’abandonne à tous les transports de sa douleur. avait tirée du tombeau. déchirantes. Plaute, ou dans l’Eunuque de Térence. ? figure 129. femmes debout devant lui. corset blanc que portaient les histrions. entend ; elle porte une tunique bleue et un manteau blanc. pourvu d’un masque comique, semble l’accompagner en chantant. couleur de pourpre et brochée d’or. d’acteurs. l’ancienne Lydie, et figure actuellement au musée de Constantinople. partie antérieure de la coiffure. de l’acteur. ou se développaient les scènes théâtrales chez les anciens. passant sous le bonnet, flottent sur les épaules. entièrement les jambes et à ne laisser voir que les pieds. soutenir. pourvu de son masque.

LE CHŒUR

inférieur à celui des principaux personnages de la pièce. l’autre, plus souvent sur trois de front. le chœur exerce la fonction d’acteur ; tantôt il forme l’intermède. personnages, son coryphée lui sert d’interprète. terminent quelquefois par la réunion des deux parties du chœur. exécute différentes évolutions au son de la flûte. sont, comme ceux des odes, divisés en strophes, antistrophes, épodes, etc. vers, soit pour la nature du chant. un temps égal et répétant le même air, sur d’autres paroles. mélodie. correspondance entre la marche et la contremarche. manière. première fois quelques-unes des pièces d’Euripide. dure qu’un jour. parts une infinité de spectateurs. d’efforts autrefois qu’aujourd’hui. tragédies et une de ces petites pièces qu’on nomme satyres. Euripide, ce dernier sur Iophon et sur Ion, Xénoclès sur Euripide. d’un instrument nommé clepsydre. comédies. pour faire jouer leurs pièces qui devaient être approuvées par l’archonte. les ouvrages représentés. avait ses partisans.

LA TRAGÉDIE

aux fêtes de Bacchus. lui-même a été mis en pièces par les Titans. buveurs en délire et ne reculant devant aucune audace de langage. nul souci des règles établies postérieurement. dont le récit alternait avec les chants. fois dans ses inspirations. dans ses termes, Sophocle étonne moins et plaît davantage. avec lui les élans grandioses qu’elle avait eus au début. scènes tragiques ; celles-ci sont au contraire de la plus grande rareté. 134). énorme semelle, qui était caractéristique de la tragédie. l’usage adopté dans les représentations tragiques. l’air paraît exprimer une scène de douleur et de lamentation. sa condition. on ne peut la rattacher à aucune scène connue du théâtre antique. du masque de la première figure ne laisse aucun doute à cet égard.

LA COMÉDIE

religieux, qu’on célébrait en l’honneur de Bacchus. adressait à un autre, ou même dans celles qu’il adressait à la foule. pensées que le sentiment populaire leur attribuait. caustique et railleur, plutôt que sérieux et indigné. ainsi une arme puissante. les gens sérieux. tourner peu à peu les esprits dans une autre direction. illustrée par Ménandre. mythologiques sont toujours présentées sous un jour burlesque. se rapporte à des comédies de cette série. de Plaute, auquel pourtant la scène ne se rapporte pas directement. devant la fenêtre d’Alcmène. à l’assister dans cette délicate opération. le travestissement qu’ils portent. Sur un autre vase (fig. Junon qui est assise entre eux. collé si on voulait s’y asseoir. bois. Télèphe. manière à lui donner des formes et une tournure ridicules. laissées Plaute et Térence. pièce et l’initiait en quelque sorte aux scènes qui allaient suivre. vienne réclamer l’indulgence ou plutôt les applaudissements du public. pièce on a pris pour modèle les bonnes mœurs. cachette de son père. les bons peuvent devenir meilleurs encore. Vous qui voulez que la vertu soit récompensée, applaudissez. de Térence. servile. joue de la double flûte. la musique devait accompagner la déclamation des acteurs. avec véhémence une femme debout devant la porte d’une maison (fig. 140). Une mosaïque célèbre, signée par Dioscoride de Samos (fig. comiques : il y a deux hommes, une femme et un enfant. recourbée. Il faut aussi dire un mot des atellanes. littéraires. d’où il tire son nom. statuettes représentant des auteurs jouant ces bouffonneries. ou les Colombines, dont Watteau nous. a transmis l’image. probablement l’ancêtre de notre Polichinelle.

tags: #naissance #du #theatre #grec

Articles populaires: