Le choix d'une maternité est une décision importante pour les futurs parents. Entre les hôpitaux publics et les cliniques privées, il est essentiel de comprendre les différences en termes de suivi, d'accouchement, d'accompagnement, de soins et de tarifs. Cet article vise à vous fournir une vue d'ensemble des maternités privées, en mettant en lumière leurs spécificités et avantages potentiels.
Introduction
La maternité est une étape cruciale dans la vie d'une femme et de son couple. Le choix de l'établissement où se déroulera l'accouchement est donc primordial. Les maternités privées offrent une alternative aux hôpitaux publics, avec des caractéristiques propres qui peuvent répondre à des besoins et des attentes spécifiques.
Les Maternités Privées : Un Aperçu
Les maternités privées se distinguent par plusieurs aspects, allant du suivi de grossesse à l'accouchement, en passant par le confort et les services proposés.
Suivi de Grossesse Personnalisé
Dans une clinique privée, le suivi de grossesse est généralement effectué par un gynécologue-obstétricien que vous aurez choisi. Ce dernier supervisera votre accouchement, assurant ainsi une continuité des soins et une relation de confiance. Il est parfois possible d’être suivi par un binôme de gynécologues obstétriciens afin de s’assurer de connaître le médecin lors de l’accouchement, l’autre médecin pouvant être absent (congés, formations, etc.). Le suivi peut s’effectuer au cabinet de votre gynécologue. La préparation à la naissance dans ce cas peut être organisée soit dans la clinique où vous accoucherez, soit en ville, auprès d’une sage-femme.
Accouchement : Une Approche Individualisée
En cas d’accouchement en clinique privée, votre gynécologue sera avisé dès le début de travail et supervisera l’accouchement. Vous serez suivie par une sage-femme pendant le travail et votre gynécologue sera présent pour la fin de l’accouchement. Ceci vous permet d’être sûre de connaître le médecin le jour de l’accouchement. Dans certains établissements privés, un anesthésiste et un pédiatre ne sont pas présents 24 heures sur 24. Cela fait partie des questions que vous pouvez poser lorsque vous réfléchissez à la maternité dans laquelle vous souhaitez accoucher.
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Confort et Services
Les cliniques privées offrent généralement des prestations de confort supérieures, comme des chambres individuelles, des menus personnalisés, ou des accompagnements spécifiques (sophrologie, préparation aquatique). Bien que cela soit de plus en plus rare, il peut encore exister des chambres doubles dans les services de suites de couches des maternités publiques, ce qui est probablement exceptionnel dans les maternités privées. Certaines cliniques proposent des suites ou des appartements privatifs et les prestations peuvent inclure un lit et un repas pour l’accompagnant, un accès internet, un bouquet de fleurs, ou encore, des cadeaux pour le bébé. Que ce soit en maternité publique ou privée, une chambre individuelle est toujours facturée à la patiente, avec des montants évidemment moindres en maternité publique.
L'Équipe Médicale Pluridisciplinaire
Afin d'assurer pleinement votre prise en charge, l'équipe de la maternité est composée de nombreux professionnels aux compétences complémentaires : gynécologues obstétriciens, pédiatres, sages-femmes, anesthésistes, psychologues… Les membres de l'équipe vous conseilleront et vous accompagneront dans l'élaboration de votre projet de naissance, en tenant compte des éventuelles contraintes liées à votre accouchement.
Un Accueil Permanent et un Plateau Technique Adapté
Un système de garde vous assurera la présence : d'un obstétricien, d'un anesthésiste et de deux sages-femmes en salle de travail 24h/24, 7j/7, d'un pédiatre de 8h à 20h et d'astreinte, disponible 24h/24. Le plateau technique de la maternité comprend : 2 salles de consultations, 3 salles de pré-travail, 6 salles de naissances, dont une salle nature permettant les accouchements physiologiques, 1 baignoire dans la salle nature afin d'accoucher dans l'eau si c'est votre souhait et si votre dossier médical le permet, 1 salle de césarienne. Pour un accouchement en salle nature, il vous sera demandé de signer une charte.
Aspects Financiers : Coûts et Remboursements
Les frais engendrés par la prise en charge de la grossesse et de l’accouchement représentent une différence majeure entre le système privé et le système public.
Cliniques Conventionnées et Non Conventionnées
Dans le secteur privé, deux types d’établissements sont à différencier : les cliniques privées conventionnées et les cliniques privées non conventionnées. En clinique privée conventionnée, l’Assurance maladie prend en charge tous les frais de suivi, d’accouchement et de séjour (jusqu’à 12 jours après la naissance) sans nécessité d’une avance de ces frais de votre part. Les frais qui restent à votre charge sont ceux des dépassements d’honoraires des praticiens (gynécologue obstétricien, anesthésiste, pédiatre), ceux de la chambre individuelle, du lit et du repas de votre accompagnant et des autres services éventuels (télévision, internet…). En clinique non conventionnée, le principe est le même qu’en clinique conventionnée mais les dépassements d’honoraires souvent plus élevés et, surtout, la patiente doit avancer tous les frais, même ceux qui seront secondairement remboursés en se basant sur le tarif conventionnel de l’Assurance maladie.
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Importance de la Complémentaire Santé
Ainsi, si vous souhaitez accoucher en clinique privée, il est fortement recommandé de demander un devis et de se renseigner auprès de sa complémentaire santé en amont de l’accouchement pour savoir si elle prend en charge les frais. Le coût d’une consultation avec un gynécologue obstétricien pratiquant des dépassements d’honoraires est très variable d’une ville à l’autre, et peut aller de 30 € à 150 €. Le remboursement à 100% se base sur le tarif de l’Assurance maladie qui est de 23€. Le coût d’un accouchement dans le privé peut aller de 400 € à 6000 € selon les établissements et le type d’accouchement. À ces coûts, il faut ajouter ceux de la prestation de l’anesthésiste et des consultations avec le pédiatre pour votre enfant, là encore, variables selon les praticiens.
Maternité Privée et Congé de Maternité
Vous bénéficiez automatiquement d'un congé de maternité, en partie avant votre accouchement (congé dit prénatal) et en partie après votre accouchement (congé dit postnatal). Le congé de maternité est obligatoire.
Durée du Congé de Maternité
Le tableau suivant récapitule la durée du congé de maternité selon le nombre d'enfants à naître :
| Nombre d'enfants à naître | Durée du congé prénatal (avant l'accouchement) | Durée du congé postnatal (après l'accouchement) | Durée totale du congé de maternité |
|---|---|---|---|
| 2 | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| 3 ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Vous pouvez renoncer à une partie de votre congé de maternité, mais vous devez obligatoirement cesser de travailler au moins 8 semaines dont 6 après l'accouchement. À noter : Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir des durées de congé plus importantes. Un simulateur permet de connaître la contenu de la convention collective à laquelle votre entreprise est rattachée.
Aménagement du Congé Prénatal
Vous pouvez demander à avancer le début de votre congé prénatal dans les conditions suivantes :
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- soit en cas de naissance d'un 3e enfant, dans la limite de 2 semaines
- soit en cas de naissances multiples, dans la limite de 4 semaines.
Si le congé prénatal est avancé, le congé postnatal est réduit de la même durée. Pour avancer une partie de votre congé prénatal, vous devez obtenir l'avis favorable du professionnel de santé qui suit votre grossesse. Vous devez adresser à votre caisse d’assurance maladie une demande d'avance du congé prénatal. Vous n'êtes pas obligée d'obtenir l'accord de votre employeur.
Report d'une Partie du Congé Prénatal
Vous pouvez demander à décaler une partie de votre congé prénatal sur votre congé postnatal. Vous pouvez réduire votre congé prénatal pour une durée maximale de 3 semaines. Votre congé postnatal sera alors augmenté de ces 3 semaines. Pour décaler une partie de votre congé postnatal, vous devez obtenir l'avis favorable du professionnel de santé qui suit votre grossesse. Vous devez adresser à votre caisse d’assurance maladie les documents suivants : Demande de report du congé de maternité Certificat médical attestant que votre état de santé permet de prolonger votre activité professionnelle avant la naissance Votre demande doit être effectuée au plus tard 1 jour avant la date de congé initialement prévue. Vous n'êtes pas obligée d'obtenir l'accord de votre employeur. Attention : Si vous êtes en arrêt de travail durant cette période de report, le report est annulé et le congé prénatal commence au 1er jour de l'arrêt de travail.
Congé Pathologique
En cas de maladie due à votre grossesse ou aux suites de votre accouchement, la durée de votre congé de maternité est augmentée dans les limites suivantes : 2 semaines avant la date présumée de l'accouchement, 4 semaines après l'accouchement. Vous devez adresser votre demande à votre caisse d’assurance maladie Votre demande doit être accompagnée d'un certificat établi par le médecin ou la sage-femme qui suit votre grossesse. Ce certificat atteste de votre état pathologique et en précise la durée prévisible. Attention : En cas d'exposition in utero au distilbène, le congé de maternité débute le 1er jour d'arrêt de travail et peut durer jusqu'au congé prénatal normal.
Accouchement Prématuré
La durée totale de votre congé de maternité reste identique : le congé prénatal est écourté et le congé postnatal est rallongé d'autant. Toutefois, une période de repos supplémentaire est prévue : si votre enfant naît plus de 6 semaines avant la date prévue et que son hospitalisation est obligatoire. Dans ce cas, le congé de maternité est prolongé d'une durée égale au nombre de jours compris entre la date effective de l'accouchement et la date de début du congé prénatal initialement prévue. Exemple : Si votre enfant naît une semaine avant le début du congé prénatal, le congé de maternité est prolongé d'une semaine. Le congé prénatal est prolongé jusqu'à la date effective de votre accouchement, sans que le congé postnatal ne soit réduit pour autant.
Hospitalisation de l'Enfant à la Naissance
Des dispositions sont prévues en cas d'hospitalisation de votre enfant à sa naissance : Si l'accouchement intervient plus de 6 semaines avant la date prévue et exige l'hospitalisation de votre enfant, vous bénéficiez d'une période supplémentaire de congé de maternité. La durée de cette période supplémentaire est égale au nombre de jours compris entre la naissance et la date prévue de début du congé prénatal. Cette période ne peut pas être reportée à la fin de l'hospitalisation de l'enfant. Vous bénéficiez automatiquement de cette prolongation sur présentation à votre caisse d’assurance maladie tout document attestant de la durée de l'hospitalisation de l'enfant. Si l'enfant reste hospitalisé plus de 6 semaines suivant sa naissance, vous pouvez demander à reprendre votre travail et à reporter la période de congé postnatal non utilisée à la fin de l'hospitalisation de l'enfant. Votre demande doit indiquer la date d'interruption du congé de maternité et la durée du congé faisant l'objet du report. Elle doit être accompagnée des documents justifiant de l'hospitalisation de l'enfant et adressée à votre caisse d’assurance maladie. Ce report de congé ne peut pas vous être refusé.
Décès de l'Enfant ou de la Mère
Des dispositions sont prévues en cas de décès de l'enfant à sa naissance : En cas de décès de l'enfant après sa naissance, vous conservez votre congé postnatal En cas de décès lié à une naissance prématurée, vous avez droit au congé de maternité en totalité si l'enfant est né viable. Le seuil de viabilité se situe à 22 semaines d'aménorrhée ou si le fœtus pesait au moins 500 grammes. Si l'enfant n'est pas né viable, vous êtes placée en congé de maladie. Vous adressez votre demande à la CPAM ou à la MSA. En cas de décès de la mère après la naissance de l'enfant, le père peut demander à bénéficier du congé postnatal pour la durée restant à courir et reporter son congé de paternité à la fin de ce congé postnatal. Si le père de l'enfant ne demande pas à bénéficier du congé postnatal pour la durée restant à courir, ce congé peut être accordé à la personne qui vivait en couple avec la mère, si elle le demande. Le congé ne peut pas être refusé au père ou à la personne qui vivait en couple avec la mère. La demande de congé s’effectue au moyen du formulaire cerfa n°15411. Demande d'indemnisation du congé de maternité restant dû à la suite du décès de la mère d'un nouveau-né Le formulaire est à transmettre à l'employeur.
Suspension du Contrat de Travail et Indemnités Journalières
Pendant votre congé de maternité, votre contrat de travail est suspendu. Vous ne percevez pas votre salaire durant cette période. Toutefois, vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité selon votre situation personnelle.
Conditions d'Attribution des Indemnités Journalières
Pour bénéficier des indemnités journalières (IJ) pour maternité, vous devez remplir certaines conditions liées à votre affiliation à la Sécurité sociale et à votre activité professionnelle. Les conditions varient selon votre situation (activité saisonnière ou discontinue, allocataire de France Travail, autre situation) et selon la date de début de votre arrêt de travail (avant ou après le 20 août 2023).
Activité saisonnière ou discontinue (Depuis le 20 août 2023)
Vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité si vous vous trouvez dans l'un des cas suivants :
- Vous êtes affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois en tant que salariée
- Vous avez travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er septembre 2023, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures entre le 31 août 2022 et le 31 août 2023.
- Vous avez cotisé au cours des 12 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er septembre 2023, votre rémunération a été au moins égale à 24 400,60 € entre le 31 août 2022 et le 31 août 2023.
- Vous cessez obligatoirement de travailler pendant au moins 8 semaines durant votre congé de maternité dont 6 après l'accouchement
Activité saisonnière ou discontinue (Avant le 20 août 2023)
Vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité si vous vous trouvez dans l'un des cas suivants :
- Vous êtes affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 10 mois en tant que salariée
- Vous avez travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2023, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures entre le 30 juin 2022 et le 30 juin 2023.
- Vous avez cotisé au cours des 12 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2023, votre rémunération a été au moins égale à 24 400,60 € entre le 30 juin 2022 et le 30 juin 2023.
- Vous cessez obligatoirement de travailler pendant au moins 8 semaines durant votre congé de maternité dont 6 après l'accouchement
Allocataire de France Travail
Vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité si vous vous trouvez dans l'un des cas suivants :
- Vous percevez une allocation chômage de France Travail (anciennement Pôle emploi)
- Vous en avez perçu une au cours des 12 derniers mois
- Vous avez cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois
C'est l'activité professionnelle que vous exerciez avant votre indemnisation chômage qui détermine les règles d'attribution et le calcul de vos IJ. Pour l'examen de vos droits à bénéficier d'IJ pendant votre congé maternité, adressez à votre CPAM les copies de vos 4 derniers bulletins de salaire avant le début du congé.
Autre situation (Depuis le 20 août 2023)
Vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité si vous vous trouvez dans l'un des cas suivants :
- Vous êtes affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois en tant que salariée
- Vous avez travaillé au 150 heures au cours des 3 mois civils (ou des 90 jours) précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, vous devez avoir travaillé au moins 150 heures entre le 1er avril et le 30 juin 2024
- Vous avez travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures entre le 30 juin 2023 et le 30 juin 2024
- Vous avez cotisé au cours des 6 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 058,20 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, votre rémunération a été au moins égale à 12 058,20 € entre le 1er janvier et le 30 juin 2024.
- Vous avez cotisé au cours des 12 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, votre rémunération a été au moins égale à 24 400,60 € entre le 30 juin 2023 et le 30 juin 2024.
- Vous cessez obligatoirement de travailler pendant au moins 8 semaines durant votre congé de maternité dont 6 après l'accouchement
Autre situation (Avant le 20 août 2023)
Vous avez droit aux indemnités journalières (IJ) pour maternité si vous vous trouvez dans l'un des cas suivants :
- Vous êtes affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 10 mois en tant que salariée
- Vous avez travaillé au 150 heures au cours des 3 mois civils (ou des 90 jours) précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, vous devez avoir travaillé au moins 150 heures entre le 1er avril et le 30 juin 2024
- Vous avez travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant votre arrêt de travail. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures entre le 30 juin 2023 et le 30 juin 2024
- Vous avez cotisé au cours des 6 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 058,20 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, votre rémunération a été au moins égale à 12 058,20 € entre le 1er janvier et le 30 juin 2024.
- Vous avez cotisé au cours des 12 mois civils précédant votre arrêt de travail sur la base d'une rémunération au moins égale à 24 400,60 €. Par exemple : pour un arrêt de travail débutant le 1er juillet 2024, votre rémunération a été au moins égale à 24 400,60 € entre le 30 juin 2023 et le 30 juin 2024.
- Vous cessez obligatoirement de travailler pendant au moins 8 semaines durant votre congé de maternité dont 6 après l'accouchement
Calcul et Montant des Indemnités Journalières
La CPAM verse des indemnités journalières (IJ) dont le montant est fixé selon les étapes de calcul suivantes :
- Calcul du salaire journalier de base : somme des 3 derniers salaires bruts perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par un coefficient de 91,25.
- Montant maximal du salaire journalier de base : Le salaire pris en compte ne peut pas dépasser le plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt (soit 4 005 € par mois en 2026 ou 3 925 € en 2025).
- Taux forfaitaire appliqué par la CPAM : la CPAM retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21 %.
- Montant minimal et montant maximal des IJ : le montant ne peut pas être inférieur à 11,12 € ni supérieur à 104,02 € par jour.
Un simulateur vous permet d'estimer le montant de vos IJ : Calculer les indemnités journalières maternité ou paternité À noter : Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir des conditions d'indemnisation plus favorables que celles de la Sécurité sociale, pouvant aller jusqu'au maintien intégral du salaire. Les IJ sont versées tous les 14 jours.
Protection contre le Licenciement
Les conditions de licenciement ou de non-licenciement dépendent de la période de votre congé :
Pendant le congé de maternité
La rupture de votre contrat de travail par votre employeur n'est pas possible pendant l’intégralité des périodes de suspension de votre contrat de travail en raison de votre congé de maternité. Cette protection s'applique même si vous n'utilisez que partiellement votre droit à congé. Vous bénéficiez d'une protection dite absolue : votre employeur ne peut pas vous licencier même en cas de faute grave ou d'une impossibilité de maintenir votre contrat de travail.
Après le congé de maternité (Congés payés pris immédiatement après la fin du congé de maternité)
Votre employeur ne peut pas vous licencier pendant la période de congés payés pris immédiatement après la fin de votre congé de maternité. Vous bénéficiez d'une protection dite absolue : votre employeur ne peut pas vous licencier même en cas de faute grave ou d'une impossibilité de maintenir votre contrat de travail.
Période de 10 semaines après la fin du congé de maternité et des congés payés pris immédiatement après la fin du congé de maternité
Votre employeur ne peut pas vous licencier pendant les 10 semaines qui suivent la fin votre de congé de maternité ou les congés payés pris immédiatement après celui-ci. Vous bénéficiez d'une protection dite relative : le licenciement est possible uniquement en cas de faute grave ou si l'employeur est dans l'impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à la maternité (fermeture de l'entreprise, par exemple).
Critères de Choix d'une Maternité Privée
Plusieurs critères peuvent influencer votre choix d'une maternité privée :
- La localisation : La localisation de la maternité est un critère primordial. Optez pour une maternité proche de votre domicile afin de réduire le stress et les contraintes liés au transport, notamment lors du travail ou en cas d’urgence.
- Le professionnalisme et la disponibilité des médecins, sages-femmes et infirmiers jouent un rôle crucial dans le déroulement de votre accouchement.
- Les tarifs et les remboursements : Dans une maternité publique, les soins sont pris en charge par la Sécurité sociale et votre mutuelle. Dans une clinique privée, les tarifs peuvent inclure des frais supplémentaires, notamment pour des prestations spécifiques (chambre individuelle, anesthésiste, confort).
- Les prestations de confort : Les cliniques privées offrent généralement des prestations de confort supérieures, comme des chambres individuelles, des menus personnalisés, ou des accompagnements spécifiques (sophrologie, préparation aquatique).
- La disponibilité des chambres individuelles : Dans certaines zones, les maternités publiques peuvent être très sollicitées, ce qui peut limiter la disponibilité des chambres individuelles ou allonger les délais d'attente pour certaines consultations. Variable selon les établissements.
Focus sur un Établissement : L'Hôpital Privé de Marne la Vallée
La maternité de l'hôpital privé de Marne la Vallée appartient au réseau des 22 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé. Elle se distingue par son équipe pluridisciplinaire, son service de néonatologie de niveau 2A, et son engagement éco-responsable.
Un Engagement Éco-Responsable
La maternité de l’Hôpital privé de Marne la Vallée s’est distinguée début 2024 par l’obtention du label THQSE (Très Haute Qualité Sanitaire, Sociale et Environnementale) niveau OR. Ce label récompense les actions mises en place dans le cadre de notre démarche RSE (responsabilité Sociétale des Entreprises), notamment par des pratiques écoresponsables et les conseils en faveur du développement durable afin d’offrir à ses patientes, aux futurs parents et aux nouveau-nés un cadre plus sain et une prise en charge moins impactante en matière d’environnement. Concrètement, cela se traduit par : la mise en place d'ateliers de sensibilisation pour les futurs parents aux perturbateurs endocriniens mais également afin d'adopter les bons gestes pour préserver la santé de leur bébé et la planète une sélection de produits respectueux de la santé et de l'environnement le recyclage des "nourrettes" des aménagements pour développer la biodiversité etc…
Le Service de Néonatologie
Un service de néonatalogie performant permet d’assurer en continu les soins spécialisés des nouveau-nés nécessitant une surveillance renforcée. Pour votre confort, la maternité est équipée de "lits Kangourous" : vous pouvez ainsi rester auprès de votre enfant durant son séjour en néonatologie. À savoir : Le service de néonatologie de l'hôpital privé de Marne la Vallée accueille également les nouveau-nés ayant vu le jour hors de la maternité.
