Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson le 1er juin 1926 à Los Angeles, Californie, et décédée le 5 août 1962 dans la même ville, fut une actrice et chanteuse américaine de renommée mondiale dès le début des années 1950. Icône hollywoodienne et symbole de féminité, elle continue d'inspirer de nombreuses personnalités. Malgré son immense succès, sa vie personnelle fut marquée par le malheur et l'insatisfaction.
Jeunesse et Début de Carrière
Norma Jeane passe les sept premières années de sa vie chez Albert et Ida Bolender, voisins de sa grand-mère Della, à Hawthorne, en Californie. Elle mentionne dans son autobiographie ne pas connaître « cette dame rousse » (sa mère) qui lui rendait visite. Elle fait ses études secondaires à la Van Nuys High School de Los Angeles.
Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'elle rencontre Howard Hughes, qui la remarque et lui fait signer son premier contrat en 1947 avec la 20th Century Fox. Elle devient rapidement un symbole de féminité et une star à Hollywood.
Succès Cinématographiques et Récompenses
Marilyn Monroe connaît de grands succès au cinéma, notamment dans des films tels que Les hommes préfèrent les blondes et Certains l’aiment chaud, qui lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie dans les années 1960. Elle reçoit son étoile sur le Boulevard Walk of Fame.
Vie Privée : Mariages et Relations
La vie privée de Marilyn Monroe est souvent perçue comme un échec. Elle se marie trois fois :
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- James Dougherty (1942-1946) : Elle n'a que 16 ans lors de ce premier mariage. Elle le surnomme « Daddy » et se fait appeler « Bébé ».
- Joe DiMaggio (1954) : Le champion de baseball, d'origine sicilienne, divorce pour l’épouser, mais leur union ne dure que quelques mois.
- Arthur Miller (1956-1961) : L'écrivain est son troisième et dernier mari.
Elle admire et aime des hommes tels que Yves Montand et Clark Gable, mais ces derniers n'éprouvent pas les mêmes sentiments à son égard. Sur le tournage du Milliardaire, Marilyn tombe sous le charme de son partenaire Yves Montand. Simone Signoret, la compagne de celui-ci, déclare : « Si Marilyn est amoureuse de mon mari, c’est la preuve qu’elle a bon goût. » Montand finira par se lasser des sentiments pourtant sincères de l’actrice à son égard et reviendra vers Signoret.
Avortements et Fausses Couches
Selon certaines sources, Marilyn Monroe aurait subi un avortement et aurait fait au moins deux fausses couches à la fin des années 1950 et au début des années 1960. En 2017, Frieda Hull, photographe et amie de la défunte star, affirma que Marilyn était tombée enceinte d’Yves Montand en 1960. L’actrice aurait demandé à Frieda de garder le secret.
Dernières Années et Décès
Sa dernière apparition publique importante a lieu le 19 mai 1962, lorsqu'elle chante Happy Birthday, Mr. President à John Fitzgerald Kennedy.
Agitée, elle se calme aux somnifères prescrits par ses médecins. Selon Donald Spoto, elle serait morte d’un surdosage médicamenteux. Marilyn Monroe meurt dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Les causes exactes de sa mort restent controversées, oscillant entre suicide et accident.
"Blonde" : Un Faux Biopic Controversé
Le film Blonde, disponible sur Netflix, est un faux biopic sur Marilyn Monroe interprétée par Ana de Armas. Il prend de nombreuses libertés avec la vie de la star, dressant un portrait expérimental et sensoriel de la femme derrière l'icône.
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Fidélité et Fictions
Certains événements retranscrits dans Blonde sont fidèles à l'histoire connue de Marilyn Monroe, tandis que d'autres sont inventés ou omis. Le film ne mentionne pas son opposition aux studios, sa propre maison de production, ni ses combats pour les droits civiques.
Réception Critique
Blonde divise la critique. Certains saluent la performance d'Ana de Armas et l'approche sensorielle du réalisateur Andrew Dominik, tandis que d'autres reprochent au film de réduire Marilyn Monroe à une victime du patriarcat et d'ignorer ses accomplissements professionnels.
Éléments de la Vie de Marilyn Monroe Abordés dans "Blonde"
- La mère de Marilyn Monroe a-t-elle vraiment été internée en hôpital psychiatrique ? Oui. Gladys Pearl Baker Mortenson Monroe a fait plusieurs séjours dans des hôpitaux psychiatriques, souffrant de troubles schizophréniques et de délires paranoïaques.
- Marilyn Monroe a-t-elle connu son père ? Il semblerait que non. Le second mari de sa mère, Martin Edward Mortensen, est nommé comme son père officiel sur son acte de naissance, avec une faute d'orthographe. Cependant, Gladys et Mortensen étaient séparés plus d'un an avant la naissance de Marilyn Monroe.
- Marilyn Monroe a-t-elle été en trouple avec le fils de Charlie Chaplin ? Personne ne le sait, et cela fait partie des éléments de Blonde qui sont très probablement empruntés à la fiction. Des rumeurs d'une romance entre Marilyn Monroe et Charlie Chaplin Jr. d'un côté, et Edward G. Robinson Jr. de l'autre, existent en effet, mais rien n'est officiel ou confirmé. La mention d'un ménage à trois les impliquant tous semble bel et bien romancée.
- Marilyn Monroe avait-elle une liaison avec JFK ? Ce qui est certain, c'est que Marilyn Monroe a chanté son sensuel "Happy Birthday Mr. President" le 19 mai 1962. Il n'en fallait pas plus pour alimenter les rumeurs. Deux témoins confirment toutefois la liaison entre l'actrice et le président américain dans deux livres, sortis en 1970 et 1977.
Avis des Critiques
- Cinemateaser : "Andrew Dominik invite le spectateur à une proposition de cinéma sensorielle, subjective et expérientielle" et parle de "chef-d'œuvre".
- Les Echos : "Blonde réduit toute sa complexité à sa fragilité. En outre, le film oublie son héritage, ce qui nous reste très concrètement du passage de Marilyn : son travail".
- Télé-Loisirs : La performance d'actrice d'Ana de Armas est "troublante".
- Ecran Large : La performance d'actrice d'Ana de Armas est "saisissante et exigeante".
- Le Figaro : La performance d'actrice d'Ana de Armas est "formidable".
Héritage et Influence
Même après sa mort, Marilyn Monroe reste une figure emblématique. Elle inspire des séries télévisées comme Smash et des chansons. Son image continue de fasciner et de susciter des interprétations diverses.
Complexité Psychologique
La vie de Marilyn Monroe est marquée par des troubles émotionnels et une quête d'identité. On peut évoquer le terme de borderline (ou état limite) qui désigne un état à mi chemin entre l’organisation névrotique et l’organisation psychotique. En 2000, il donne une définition amendée de cette pathologie psychiatrique, comme « un mode général d’instabilité qui touche les domaines des relations interpersonnelles, de l’image de soi, et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers ». Au niveau des connaissances actuelles, l’état limite peut se définir comme une pathologie des limites du Moi. Dans cette acception, la porosité des limites du Moi sous-tend les mécanismes de défenses utilisés. On peut songer au « Moi passoire » mis en évidence par Didier Anzieu, donnant à entendre comment la porosité des limites entre le dedans et le dehors du Moi est à la source de la désorganisation, de débordements divers, d’hémorragies émotionnelles qui caractérisent ces sujets. Le borderline ou état limite a trois caractéristiques essentielles : une instabilité émotionnelle avec l’incapacité à gérer ses émotions et des changements d’humeur soudains, des comportements impulsifs et des relations difficiles avec les autres car intenses et instables. Il présente une instabilité affective, qui se traduit par des réactions émotionnelles excessives, voire des colères, une faible estime de soi, des troubles de l’identité entraînant un sentiment de vide, ainsi que des angoisses d’abandon. Il est parfois difficile de différencier un trouble borderline d’une dépression ou d’un trouble bipolaire (alternance de dépression et d’excitation), par exemple. Avec l’âge, il y a généralement une stabilisation des aspects les plus bruyants. Par contre, vers le milieu de la vie il y a une aggravation générale du fait de la confrontation aux difficultés liées aux responsabilités. Les « ratés » sont beaucoup moins bien tolérés par l’entourage et ont des conséquences plus lourdes. Les sujets n’ayant pu nouer des liens de couple stables se retrouvent seuls et l’alcoolisme s’accentue. Demande continue d’affection et d’attention pour combler un manque originel. Désir avoir le phallus : être aimé et comblé et rejeté en même temps. On parle d’effondrement psychique dans la petite enfance. La majorité des psys évoquent des difficultés dans les interactions précoces mère-enfant lors des premiers mois de vie : une mère trop anxieuse et envahissante qui empêche l’autonomie du bébé, ou, au contraire, mère très déprimée qui ne peut s’occuper de son enfant. Par ailleurs, des séparations, des abandons, voire une maltraitance psychologique ou sexuelle dans la petite enfance pourraient également être impliqués dans la survenue d’une personnalité état limite. On peut expliquer la clinique par l’interaction entre un Moi constitué mais fragile, une instance idéale trop puissante et des imagos archaïques toujours prêtes à se cliver et à être projetées. Le Moi n’organise pas des défenses efficaces et secondarisées. Les processus primaires prennent le dessus dès qu’une forte poussée pulsionnelle se fait sentir. Voir M. Le mouvement psychique aboutissant à la dépression se produit en plusieurs temps. Il vient du désinvestissement massif du Moi et de la prévalence dans le fonctionnement psychique de l’imago archaïque mauvaise. Celle-ci est suscitée et mise en jeux par des événements. Devant cette menace et par mesure défensive, le moi se clive et il est désinvesti. Simultanément il y a projection sur les référents extérieurs (les personnes, la société, le monde) de l’imago mauvaise idéalisée (mauvais sein M. Klein). Ces pulsions destructrices sont très violentes et mal contrôlables. Suite à cela le monde apparaît alors détruit, y compris ce qu’il avait de bon. Parfois la répression fait que la violence ne s’exprime pas. Il s’ensuit une culpabilité archaïque et un retournement de l’agressivité contre soi-même, ce qui accentue le désinvestissement du Moi. Cette modalité archaïque de fonctionnement consacre la prévalence du mauvais objet et du moi fusionnés. La séquence globale caractéristique peut être décomposée en trois temps. - premier temps: la déception produite un premier effondrement. - deuxième temps : la projection entraîne une réaction violente et destructrice. - troisième temps : le contrecoup produit un deuxième effondrement. Les effondrements sont principalement narcissiques (le Moi est massivement désinvesti). Dans cette séquence, une bifurcation défensive est possible grâce à un repli sur soi. Lors du deuxième temps, simultanément à la violence contre les autres, il se constitue un repli autarcique. Le sujet se survalorise, dévalorise tous les référents possibles et s’isole dans sa toute puissance. Ces moments de vacillement, caractéristiques des états limites, et qui concernent différents domaines, sont susceptibles d’une explication métapsychologique commune. Il y a chez l’état-limite une faiblesse de la fonction symbolique associée à une carence du rôle du père qui n’amène pas suffisamment de stabilisation de la loi. Il y a de plus une insuffisance de la fonction liée à la réalité. Les grandes fonctions ne sont pas absentes, mais elles sont mal assurées, si bien que sous l’influence de poussées pulsionnelles ou de contraintes environnementales, leur efficacité baisse. La prise de produits psychotropes (alcool, drogues diverses) est liée au trouble narcissique. Elle sert à lutter contre la souffrance dépressive engendrée par les déceptions. On voit immédiatement le rapport avec les défaillances du moi et de l’objet. Le produit sert de référent objectal de substitution. Il vient apporter au Moi le support de l’objet idéalisé manquant. Il permet un repli dans une toute puissance défensive (identification à une imago de soi grandiose face au mauvais objet). En général les prises de produits psychotropes font suite à un premier effondrement dépressif. La prise de produit a une dimension de plaisir. Ce peut être la recherche d’une satisfaction orale directe (boire, manger) ou indirecte (se remplir). Ce peut être une satisfaction de type anal telle que se souiller, vautrer dans l’abject. C’est toute la dimension des investissements prégénitaux qui apparaît là. Enfin les effets divers des ivresses sont recherchés comme une fin en soi pour meubler le vide. L’ingestion toxique comporte une violence dans l’excès. D’une part, il y a déclenchement d’une sorte de voracité (processus archaïque sans limite) ; d’autre part, il y a le besoin « d’effacer », qui nous amène du côté agressif. La conduite addictive est une manifestation agressive ambivalente à la fois hétéro-agressive et auto-agressive. L’autre en tant que personne concrète peut avoir des fonctions diverses. L’une d’entre elle est de jouer le rôle de référent objectal c’est-à-dire de représenter l’objet. Dans ce cas se noue une relation objectale. Comme référent objectal, l’autre subit des déformations imagées majeures qui ne sont pas tempérées. Il est vu au travers d’une imago parentale idéalisée toute puissante. Le clivage fait qu’il est donc perçu comme tantôt très bon, tantôt entièrement mauvais. Bon, il est parfait, invulnérable, pourvoyeur de gratifications infinies. Mauvais, il est abject, nul, méchant et ne peut rien apporter de bon. Voir bon sein et mauvais M. La tendance abandonnique (le fait de toujours se croire délaissé) est un trait constant. De nombreux indices (un retard, un éloignement, une attitude) sont interprétés comme un signe de rupture de l’autre et entraînent un vécu abandonnique. Il y a parfois une répétition des ruptures dans un but inconsciemment préventif. Puis au bout d’un certain temps, la relation se renoue. Ceci s’explique par la fragilité narcissique (qui fait douter de valoir l’amour de l’autre) et le clivage de l’objet. On retrouve les trois temps vus précédemment. L’enchaînement est le suivant. - premier temps : l’autre ne m’aime pas donc je ne vaux rien (premier effondrement). - deuxième temps : c’est un salop donc il faut se venger et le détruire. - troisième temps : tout est mauvais et détruit donc le monde ne vaut rien (deuxième effondrement). Les occasions de mise en route du mécanisme sont multiples. Un désaccord, une attitude distante suffisent. La relation à l’autre est marquée par la problématique de la castration qui reste irrésolue. Cet aspect est souvent au premier plan dans la forme type lorsque la faille narcissique n’est pas massive et c’est plutôt une souffrance phallique-narcissique qui se manifeste. Il reste chez le garçon une angoisse de castration et chez la fille un dépit, tous deux très violents. Surtout il y a une mauvaise intégration de la fonction paternelle qui laisse le sujet sans défense contre l’envahissement par l’imaginaire et fait perdurer des imagos parentales males sexualisées et trop puissantes. La relation aux autres s’organise sur un mode opposant deux types de personnages : l’un grand, puissant, sans manque, et l’autre petit, impuissant, manquant. Le borderline ou état limite connait une véritable souffrance lié à l’effondrement du Moi. Les traitements psychanalytiques sont adaptés, mais plus souvent un dispositif aménagé avec un nombre de séances hebdomadaires variant entre une et quatre par semaine, généralement en face à face.
Enfance et Famille : Origines et Influences
La grand-mère de Marilyn, Della Mae Hogan (1876-1927), épouse en 1899 Otis Elmer Monroe, un peintre en bâtiment. Après la mort d'Otis, Della se remarie à deux reprises, puis divorce. Della souffrit de soucis de santé. Gladys, la mère de Marilyn, se marie avec John Newton « Jasper » Baker en 1917. Le couple a deux enfants : Robert Kermit « Jack » et Berniece Inez Gladys Baker Miracle. Gladys demande le divorce en 1921 pour « cruauté extrême ». Berniece ne renouera avec sa mère qu’en 1939, lorsqu’elle apprend l’existence de sa demi-sœur, Norma Jeane. Marilyn rencontrera pour la première fois sa demi-sœur Berniece, en 1944 dans le Tennessee. Gladys connaît autant de liaisons sentimentales sans lendemain que de problèmes psychologiques et de santé. Elle se montre peu maternelle avec ses enfants, dont l’envie serait plutôt de sortir pour aller s’amuser. Gladys travaille comme monteuse dans le laboratoire cinématographique Consolidated Film Industries. C’est dans cette usine que Gladys rencontre Charles Stanley Gifford, un véritable coureur de jupons, élégant et distingué. Pendant l’été 1924, Gladys fréquente assidûment un autre homme, Edward Mortensen, immigrant norvégien. Ils se marient le 11 octobre 1924, mais Gladys quitte le domicile conjugual le 26 mai 1925. Le père de Marilyn serait Stan Gifford. Gifford refusa d’épouser Gladys même lorsqu’elle fut enceinte. Marilyn a toute sa vie nié le fait que Mortenson soit son père. Elle fut donc déclarée sous le nom du mari officiel (Edward Mortensen) de sa mère.
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