Cet article se penche sur l'analyse de la berceuse "Sur les genoux, fils du soleil" dans l'opéra "L'Africaine" de Giacomo Meyerbeer, en explorant son contexte dramatique, ses qualités musicales et son rôle dans l'œuvre. Un focus particulier sera mis sur la contribution du librettiste Eugène Scribe et sur l'influence d'Émile Deschamps.
Contexte de l'Opéra "L'Africaine"
"L'Africaine" est un opéra en cinq actes de Giacomo Meyerbeer, sur un livret d'Eugène Scribe, représenté pour la première fois à l'Opéra de Paris le 28 avril 1865. L'œuvre raconte l'histoire de Vasco de Gama, de Sélika, une prêtresse et reine d'origine inconnue (l'"Africaine"), et d'Inès, la fiancée de Vasco. L'intrigue se déroule dans un contexte d'exploration maritime, d'exotisme et de rivalités amoureuses.
Le livret de "L'Africaine" fut proposé à Meyerbeer en même temps que celui du "Prophète", c'est-à-dire en 1840. Meyerbeer travailla simultanément à la musique des deux ouvrages, et, en 1849, la partition de "L'Africaine" était entièrement écrite. Cependant, le livret laissait beaucoup à désirer, et Scribe fut invité à le retoucher. Le nouveau manuscrit fut livré à Meyerbeer en 1852, et son travail fut entièrement achevé en 1860.
La Berceuse "Sur les genoux, fils du soleil"
La berceuse "Sur les genoux, fils du soleil" est un air du second acte de "L'Africaine". Vasco est endormi dans sa prison. Sélika veille auprès de son maître, pour lequel elle a conçu une violente passion. La berceuse est chantée par Sélika pour endormir Vasco.
Analyse Musicale
La berceuse est décrite comme ravissante et originale, pleine d'abandon, et cependant entrecoupée d'accents très dramatiques. Elle se distingue par son caractère sombre, qui convient à Sélika.
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Contexte Dramatique
La berceuse intervient dans un moment de tension dramatique. Sélika est partagée entre son amour pour Vasco et sa loyauté envers son peuple. Nélusko, cédant à un accès de jalousie, veut poignarder Vasco. Sélika arrête son bras, et s'acquitte ainsi envers son bienfaiteur autant par amour que par reconnaissance.
La berceuse est un moment de répit dans cette tension. Elle exprime la tendresse et la vulnérabilité de Sélika. Elle souligne également son pouvoir, car elle est capable de contrôler à la fois Vasco et Nélusko.
Le Rôle d'Émile Deschamps
Bien que le livret de "L'Africaine" soit principalement l'œuvre d'Eugène Scribe, Émile Deschamps a contribué à l'opéra en écrivant la magnifique scène de la conjuration dans "Les Huguenots" et le duo du quatrième acte, composés à la demande du musicien en remplacement de Scribe.
La Réception de "L'Africaine"
Malgré les défauts du livret, "L'Africaine" a été un succès populaire. La musique de Meyerbeer a été saluée pour sa richesse, son originalité et son expressivité. L'opéra a été monté dans de nombreux théâtres à travers le monde et a contribué à la renommée de Meyerbeer.
Autres oeuvres de Saint-Saëns
Bien que l'article se concentre principalement sur l'analyse de la berceuse dans "L'Africaine", il est pertinent de mentionner d'autres œuvres de compositeurs de la même époque, tel que Camille Saint-Saëns. Saint-Saëns était un compositeur prolifique qui a écrit dans de nombreux genres, y compris l'opéra, le ballet, la musique symphonique et la musique de chambre.
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Musique vocale
- 1850 (vers 1850), Les Djinns, chœur sur un poème de V. Hugo
- 1851, Le Poète mourant, sur un poème d A. de Lamartine
- 1851, Opéra comique inachevé sur un livret de N. Dufaure
- 1852, Retour de Virginie, sur un poème de A. de Lamartine
- 1854, La Feuille de peuplier, sur un poème d'A. de Musset
- 1856, Le Sommeil des fleurs, sur un poème d' G. de Nerval
- 1856, Plainte, sur un poème d'A. de Musset
- 1860, musique de scène pour Macbeth de G. Legouvé
- 1864, Ibanhoé, sur un poème de V. Wilder
- 1868, Marquise, vous souvenes-vous ?
- 1868, Pour le centenaire de Hoche, sur un poème de E. Augier
- 1868, Sérénade d'hiver, chœur sur un poème de H. Regnier
- 1868, La Madonna con Bambino sur un poème de S. A. de Lauzun
- 1868, opus 46, Les Soldats de gédéon, chœur sur un poème de L. Gallet
- 1869, Etoile du matin, sur un poème de C. Mendès
- 1870, A quoi bon attendre, sur un poème de V. Hugo
- 1871, A voice by the cidar tree, sur un poème de A. O' Shaughnessy
- 1872, transcription pour orchestre ou piano du Chant du soir op. 2 de L. Lacombe
- 1877, Etienne Marcel, opéra en 4 actes sur un livret de L. Barbier et M. Carré
- 1877, Tristesse, sur un poème de H. Regnier
- 1877, Vogue, ma galère, sur un poème de J. Richepin
- 1878, opus 54, 2 chœurs d'après «L'Art d'être grand-père» de V. Hugo
- 1879, Night song of Preciosa, sur un poème de I. Pollock
- 1883, Henri VIII, opéra en 4 actes sur un livret de L. Détroyat et A. Silvestre
- 1884, opus 71, Les Marins de Kermor et Les Titans, chœur sur un poème de T. Botrel
- 1885 (avant 1885), opus 74, Saltarelle, chœur sur un poème de E. Adénis
- 1885, Chanson à boire du vieux temps, sur un poème de N. Desarbres
- 1887, Proserpine, drame lyrique en 4 actes sur un livret de L. Gallet
- 1890, Ascanio, drame lyrique en 5 actes sur un livret de L. Gallet
- 1891, Amour viril, sur un poème de G. Lafenestre
- 1891, Présage de la croix, sur un poème de S. Bordèse
- 1892, Aimons-nous, sur un poème de T. de Banville
- 1892, Là-bas, sur un poème de J. L. Lemerre
- 1892, Le Rossignol, sur un poème de T. de Banville
- 1892, Les Fées, sur un poème de T. de Banville
- 1892, Madeleine, sur un poème de A. Silvestre
- 1892, Nuit persane pour solistes, chœur , orchestre (A. Renaud)
- 1892, Musique de scène pour Le Sicilien ou l'Amour peintre de Molière, créée le 30. 12. 1892 au Théâtre-Français
- 1893, Fière beauté, sur un poème de A. Silvestre
- 1893, Primavera, sur un poème de P. Bourget
- 1893, Musique de scène pour Antigone de P. Meurice et A. Vacquerie, créée le 17. 12. 1893 au Théâtre-Français
- 1894 (avant 1894), opus 98, Pallas-Athene, sur un poème de J. L. Lemerre
- 1894, Peut-être ? sur un poème de J. L. Lemerre
- 1894, Vive Paris, Vive la France, sur un poème de A. Silvestre
- 1895, Frédégonde, opéra en 5 actes sur un livret de L. Gallet et E. Guiraud, créé à l'Opéra de Paris le 18 décembre 1895 (Commencé par E. Guiraud)
- 1895, Pourquoi rester seulette ?, sur un poème de M. Bouchor
- 1895, Sérénité, sur un poème de M. Bouchor
- 1896, Javotte, ballet en 1 acte sur un argument de J.-L. Croze
- 1896, La Coccinelle, sur un poème de M. Bouchor
- 1897, transcription , pour pour piano du Nocturne d' A. Dvorak op. 40
- 1898, Déjanire, tragédie lyrique en 4 actes et 5 tableaux, livret de L. Gallet et C. Saint-Saëns, Créé aux arènes de Béziers le 25 août 1898.
- 1898, Si je l'osais, sur un poème de « (A. Fontailles)
- 1899, opus 113, Chants d'automne, chœur sur un poème de J. Rameau
- 1900, Lola, scène dramatique, sur un texte de S. Trézel
- 1900, opus 114, La Nuit, sur un poème de G. Delaquays
- 1900, opus 115, Le Feu céleste, sur un poème de A. Fontailles
- 1901, Elle, sur un poème de C. de Vérigny
- 1902, du soir pour, chœur sur un poème de J. L. Lemerre
- 1903, L'Arbre, sur un poème de J. Rameau
- 1903, Soeur Anne, sur un poème de A. Silvestre
- 1904, opus 121, Á la France, sur un poème de J. Rameau
- 1906, Le Fleuve, sur un poème de G. Delaquays
- 1907, Hommage des enfants à Victor Hugo, sur un poème de M. Léna
- 1908, L'Amour oyseau, sur un poème de P. Collin
- 1908, Soir romantique, sur un poème de A. Silvestre
- 1908, opus 128, musique de film pour L'Assassinat du duc de Guise d'H. Lavedan et C. Le Bargy
- 1912, opus 130, musique de scène pour La Foi d'E. Brieux
- 1912, opus 134 Aux aviateurs, sur un poème de J. Richepin
- 1912, opus 137, Hymne aux mineurs sur un poème de J. Richepin
- 1912, opus 138, Hymne au printemps, sur un poème de J. Richepin
- 1913, The Promised Land, oratorio sur un poème de H. Coleridge
- 1913, Opéra comique inachevé sur un livret de J. Serrières
- 1914, Les Sapins, sur un poème de P. de Choudens
- 1915, La Cendre rouge, sur un poème de G. Delaquays
- 1915, La Française, sur un poème de M. Léna
- 1915, S'il est un charmant gazon, sur un poème de V. Hugo
- 1915, Vive la France, sur un poème de P. Collin
- 1917, Honneur à l'Amérique, sur un poème de P. Collin
- 1917, Le Sourire, sur un poème de J. Rameau
- 1917, opus 151, 3 choeurs : La Chanson des aiguilles, sur un poème de J. Bonnerot ; Salut au chevalier , sur un poème de P. de Choudens ; Les Forgerons, sur un poème de J. Richepin
- 1918, Angelus, sur un poème de P. Collin
- 1918, Les Vendanges, sur un poème de J. Rameau
- 1918, Papillons, sur un poème de R. Gérard
- 1918, opus 152, Vers la victoire, sur un poème de P. Collin
- 1918, opus 159, Hymne à la Paix, sur un poème de J. L. Lemerre
- sd., Chanson triste, sur un poème de J. Rameau
- sd., Dans ton coeur, sur un poème d'H. Blaze de Bury
- sd., La Mort d'Ophélie, sur un poème de P. de Choudens
- sd., Maria Lucretia, sur un poème de P. de Choudens
- sd., My Land, sur un poème de T. Moore
- sd., transcription pour piano des Chant des Maucrois de J. B. Lully
Musique instrumentale
- Camille Saint-Saëns :concerto pour violon no 3, en si mineur, op. 61. moderato e maestoso Allegro non troppo. Composé en mars 1880. Pablo de Sarasate.
- Saint-Saëns, Quatuor à cordes no 1, opus 112, quintette avec piano opus 14, Quatuor Girard, Guillaume Bellom (piano).
- 01-04. Sonate n° 1 en ré mineur op. 75 - 05-08. Sonate n° 2 en mi bémol majeur op. 83
- 01-03. Sonate pour hautbois et piano ré majeur opus 166 - 04-07. Sonate pour clarinette et piano mi bémol majeur opus 167 - 08-10. Sonate pour basson et piano sol majeur opus 168 - 11. Romance pour flûte et piano opus 37 - 12. Cavatine pour trombone et piano opus 144
- Morceau de concert pour violon et orchestre en la majeur Op. 62 - 10. Romance pour flûte et orchestre en ré bémol majeur Op. 37 - 11. Lisbonne, barcarolle en mi bémol majeur Op. 31
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