Les kystes vaginaux sont des masses non cancéreuses, souvent remplies de liquide, qui se situent à l’intérieur du vagin ou à l’entrée, sur la vulve. Bien que la plupart soient bénins, ils peuvent causer de l'inconfort et nécessiter une intervention médicale. Cet article explore les différents types de kystes vaginaux, leurs causes, leurs symptômes et les traitements disponibles, en particulier après l'accouchement.

Types de kystes vaginaux

Plusieurs types de kystes peuvent se développer dans ou autour du vagin :

  1. Kystes épithéliaux d'inclusion vaginale : Très fréquents, ces kystes sont des accumulations de liquide qui se développent à la suite d’un traumatisme (comme la réparation d’une épisiotomie ou une blessure) ou apparaissent spontanément. Ils mesurent environ 1 cm et ne sont généralement pas douloureux, bien qu'ils puissent parfois entraîner une dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels).

  2. Kystes du canal de Gartner : Ils correspondent à un reliquat embryologique du canal de Wolff et apparaissent sur la paroi du vagin. Ce type de kyste est bénin et le plus souvent asymptomatique.

  3. Kystes des glandes de Bartholin : Ils sont dus à une obstruction du canal de Bartholin, causant une accumulation de mucus dans la glande, puis un kyste. En général, l’obstruction du canal est de cause indéfinie, mais dans de rares cas, elle peut survenir à la suite d’une IST (Infection Sexuellement Transmissible). Ces kystes se présentent à l’entrée du vagin, sur les lèvres.

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  4. Kystes épidermiques vulvaires ou vaginaux : Ils sont remplis de sécrétions des glandes sébacées (qui produisent le sébum) proches des follicules pileux.

Causes des kystes vaginaux

Les kystes vaginaux peuvent survenir des suites d’un accouchement ou d’une obstruction des glandes, mais ils peuvent aussi apparaître de manière spontanée. Les causes des kystes vaginaux sont diverses. Elles peuvent être liées à une obstruction des glandes ou du canal vaginal, ou bien à une accumulation de liquide autour des glandes de Bartholin. Certains kystes sont provoqués par des lésions de la paroi vaginale, au cours de l'accouchement ou après une opération.

Symptômes des kystes vaginaux

Généralement, le kyste vaginal est asymptomatique. Il ne provoque aucune douleur, ni gêne. En outre, il est difficile de le sentir au toucher à moins d’introduire ses doigts dans l’orifice vaginal pour palpation. La plupart des femmes ne ressentent pas de symptômes en cas de kystes vaginaux, en particulier si ces derniers sont de petite taille. Cependant, les patientes s’en rendent compte alors qu’elles éprouvent une difficulté (voire une douleur) lors de l’introduction d’un tampon hygiénique ou encore lors d’une douleur lors d’un rapport sexuel ou d’un examen gynécologique. Les kystes vaginaux peuvent se présenter de différentes façons. Ils peuvent être blancs ou rouges et enflammés. Leurs tailles varient ainsi que leur densité.

Dans certains cas, le kyste peut s'infecter, entraînant les symptômes suivants :

  • Une infection : dans ce cas, le kyste est douloureux, pulsatile. Il peut entraver la marche, la position assise et les rapports sexuels. Parfois il se transforme en abcès et les symptômes sont d’autant plus intenses avec un écoulement de pus et de la fièvre.
  • Une complication lors de l’accouchement : généralement les kystes vaginaux se rompent lors de l’accouchement.

Diagnostic des kystes vaginaux

Le diagnostic se fait souvent de manière fortuite, soit par la femme elle-même, soit lors d'un examen gynécologique de routine. En cas de signes évocateurs, il est préférable de consulter un gynécologue. Ce dernier confirmera le diagnostic par une simple auscultation.

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Traitements des kystes vaginaux

Les petits kystes peuvent être laissés en place s’ils ne provoquent ni gêne ni douleur et s’ils ne sont pas infectés. Les kystes vaginaux les plus volumineux peuvent être retirés par intervention chirurgicale dans le but de faire disparaître les symptômes et l’obstruction éventuelle du vagin.

Traitements médicaux

En cas d'inflammation ou d'infection, un traitement antibiotique et antalgique peut être administré. Le médecin peut aussi choisir de ponctionner ou retirer le kyste par chirurgie en cas de formation d'un abcès.

Remèdes de grand-mère

Quelques remèdes de grand-mère peuvent aider à soulager les symptômes :

  • Le bain de siège à l'eau tiède. Ce dispositif médical peut s'acheter en pharmacie ou en boutique spécialisée.
  • Éviter de porter des serviettes hygiéniques ou des protections externes. Les culottes menstruelles ou autres protège-slips peuvent irriter le kyste.
  • Du vinaigre de cidre de pomme à appliquer en compresse (sur un coton) pendant une demi-heure sur le kyste.
  • Une bouteille d'eau chaude entourée d'une serviette propre à appliquer sur le kyste pour soulager les douleurs. Un gant de toilette ou une compresse essorée peuvent aussi faire l'affaire.
  • Un cataplasme à base d'aloe vera. Mélangez 2 cuillères à soupe de gel d'aloe vera bio et appliquez le sur le kyste à l'aide d'une compresse, d'un coton ou d'un coton-tige pendant 20-30mn.

Kystes ovariens

Les kystes ovariens sont des tuméfactions contenant du liquide, le plus souvent, présentes sur l'un des ovaires ou sur les deux. Passant souvent inaperçus, les kystes ovariens sont, dans 90 % des cas, bénins et ne représentent pas de danger pour la santé. Toutefois, il peut arriver qu'ils se transforment en tumeur maligne. C'est pourquoi il est important de consulter un médecin si vous observez :

  • Des douleurs d'un côté de l'abdomen ou du pelvis ;
  • Des troubles des règles ;
  • Une constipation ;
  • Une envie fréquente d'uriner.

Quand un kyste ovarien devient trop gros, il peut entraîner une torsion de l'ovaire, ce qui est une urgence médicale. Les symptômes de cette torsion sont une douleur violente dans le bas-ventre pouvant être associée à des vomissements.

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Les kystes ovariens peuvent être causés par diverses conditions, telles que l'endométriose, la grossesse, une infection anormale, une inflammation de l'ovaire ou encore la prise de certains traitements hormonaux.

On distingue d'ailleurs deux types de kystes ovariens :

  • Le kyste ovarien dit fonctionnel, qui disparaîtra spontanément ;
  • Le kyste ovarien dit organique, qui ne disparaît pas spontanément et doit être enlevé par cœlioscopie, sous anesthésie générale.

C'est pourquoi il est primordial de consulter un professionnel de santé et d'être surveillée régulièrement si vous souffrez d'un kyste ovarien. Cela permettra d'évaluer l'évolution du kyste et de détecter les éventuelles complications.

Kystes ovariens VS syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Attention à ne pas confondre les kystes ovariens avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une maladie hormonale à l'origine de troubles de la fertilité, que l'on a longtemps associé à la présence de kystes sur les ovaires alors qu'il s'agit en réalité d'une multitude de follicules au développement inachevé.

Quand et qui consulter ?

  • En cas de kyste ovarien fonctionnel : une simple surveillance gynécologique suffit.
  • En cas de complications ou en présence d'un kyste de l'ovaire organique : une ablation chirurgicale est préconisée.
  • En cas de kyste organique séreux : il peut être ponctionné pour analyser le liquide qui le compose.

Endométriose pariétale après césarienne

Après une césarienne, il est possible que les cellules de l'endomètre migrent vers la paroi intestinale et notamment au niveau de la cicatrice et entrainent des nodules. On parle alors d'endométriose de la paroi ou endométriose pariétale. C'est une atteinte rare, qui touche 0,03 à 0,4 % des patientes avec une cicatrice de césarienne ayant pour conséquences des douleurs au niveau de la cicatrice lors des règles et parfois même au niveau abdominal. À la palpation, il est possible de sentir une masse, qui peut être douloureuse et dont le volume peut augmenter en lien avec le cycle menstruel.

Les premiers signes d'une endométriose pariétale peuvent apparaitre plusieurs semaines voire plusieurs années après l'intervention (généralement dans les 2 ans qui suivent la césarienne). Le diagnostic d'endométriose pariétale n'est pas toujours facile à poser car c'est une affection rare, dont la physiopathologie n'est pas encore totalement connue. Cependant un examen clinique (description des symptômes par la patiente, caractère cyclique des douleurs et palpation de l'abdomen) associé à des examens d'imagerie (échographie, radiologie et IRM) permettent de caractériser et localiser les lésions.

Le traitement de référence de l'endométriose pariétale est actuellement la chirurgie. Elle a pour but l'exérèse des implants d'endométriose et notamment des nodules. Il est fortement recommandé que la chirurgie soit la plus large possible afin de retirer totalement la masse causée par l'endométriose de la paroi abdominale. Depuis quelques années, face à l'insuffisance des traitements hormonaux et aux risques de complication de la chirurgie, une nouvelle méthode dite "mini-invasive" a été proposée dans le traitement de l'endométriose pariétale. Il s'agit de la cryothérapie. Le but est d'éliminer, par le froid, les lésions liées à l'endométriose à l'aide d'une aiguille. Cette technique est réalisée, le plus souvent, sous anesthésie locale, avec des radiologues interventionnels ayants un suivi par échographie en direct. C'est donc une intervention moins lourde et moins invasive que la chirurgie, qui ne laisse aucune cicatrice et n'abime pas la paroi abdominale.

L'endométriose pariétale est une affection rare, dont tous les fonctionnements ne sont pas encore parfaitement connus. Son traitement peut être lourd et invalidant, il est donc important de travailler en étroite collaboration avec les médecins pour déterminer le meilleur plan de traitement pour votre situation spécifique.

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