L'agriculture a connu des mutations profondes au fil des décennies, transformant non seulement les pratiques mais aussi la structure sociale des communautés rurales. L'exemple de Goulien, commune où l'agriculture n'est plus l'activité socialement dominante, illustre parfaitement cette évolution. Cet article explore les changements survenus dans le monde agricole, en mettant en lumière des aspects tels que l'innovation génétique, les techniques de reproduction avancées comme la transplantation embryonnaire, et l'impact de ces transformations sur les exploitations et les éleveurs.

Mutations Agricoles à Goulien : Un Cas d'Étude

En l'an 2000, l'agriculture à Goulien avait radicalement changé par rapport aux années 60. Dès cette époque, d'importantes mutations secouaient déjà un monde paysan en crise. L'achèvement de l'électrification, du remembrement, et de l'adduction d'eau avait créé les conditions préalables à de nouveaux changements. Le grand tournant s'est produit à partir des années 69/70, avec l'abandon d'une économie dominée par la production de crème et de beurre pour une économie à dominante laitière, coïncidant avec l'arrivée du maïs d'ensilage et l'accélération de la mécanisation.

La Primauté Laitière et la Mécanisation

La primauté laitière a été permise par un renouvellement complet du cheptel, où les rustiques « Pies Noires » bretonnes ont été supplantées par de nouvelles races de vaches à grande capacité de production laitière, d'abord des « Frisonnes » puis des « Holstein », et grâce à une généralisation de méthodes nouvelles d'élevage et de traite. L'adoption du maïs d'ensilage, aliment très énergétique, a permis d'intensifier l'élevage et de simplifier le travail en entraînant l'abandon après 1980 de la culture des betteraves et des choux fourragers utilisés jusque-là pour l'alimentation du bétail.

La mécanisation de la fenaison a mis fin à la confection de petites bottes de foin - un travail demandant une main-d'œuvre qui se raréfiait - et a donné le signal d'une intensification de la mécanisation d'autres tâches, amenant plus de rendement. Dès lors, les grandes fermes ont commencé à développer leur équipement, et une partie des fermes moyennes les ont subies : ou bien elles se sont équipées elles aussi, ou bien elles ont acquis du matériel en commun. Par contre-coup, celles qui n'ont pas pu suivre (surtout les petites fermes mais pas seulement elles) ont cessé leur activité. Corollairement à la mécanisation, qui en a été à la fois la cause et la conséquence, la quantité de main d'œuvre nécessaire aux divers travaux a considérablement diminué, laissant parfois une seule personne en charge de toute l'exploitation.

L'Évolution des Compétences et de la Transmission du Patrimoine

L'agriculture actuelle est devenue techniquement plus avancée et la gestion en est devenue plus complexe. Cela suppose des exploitants plus qualifiés, à la fois mieux formés dans le champ d'activité qu'ils ont choisi de privilégier (production laitière, production de bêtes à viande, élevage porcin), et polyvalents dans de multiples domaines annexes (mécanique, biologie végétale et animale, connaissances vétérinaires, législation, etc.).

Lire aussi: Suivi de grossesse gémellaire au 5ème mois

Ce que le paysan d'autrefois recevait de ses parents, c'était à la fois un patrimoine à conserver et l'expertise nécessaire pour le faire fructifier. S'il adoptait des innovations, c'était sans rupture radicale avec ce qu'il avait reçu des générations précédentes. Pour l'agriculteur d'aujourd'hui, même s'il est né dans une famille d'agriculteurs (mais ce n'est plus nécessairement le cas), la transmission du patrimoine n'est plus toujours assurée d'une génération à l'autre : on connaît déjà avec certitude les fermes où aucun enfant ne reprendra la suite, on en connaît d'autres dont les exploitants, encore célibataires, ont peu de chances d'avoir un successeur ; et pour celles dont les exploitants ont des enfants encore jeunes, rien n'assure que ceux-ci seront plus tard intéressés par l'agriculture.

Déclin du Nombre d'Exploitations et Répartition Géographique

Entre 1965 et 2000, le nombre d'exploitations agricoles en activité à Goulien a fortement diminué. En 1963, le recensement agricole totalisait 90 exploitations en faire-valoir direct et cinq exploitations tenues par des fermiers ; mais sur ce total de 95, on en comptait 22 qui constituaient seulement pour leurs propriétaires une source de revenu complémentaire. En l'an 2000, on ne compte plus que 21 exploitations agricoles au sens habituel du terme - sans compter une ferme hélicicole, c'est-à-dire spécialisée dans l'héliciculture ou élevage d'escargots, qu'il serait difficile de regrouper dans une même catégorie « élevage » avec les bovins et porcins.

Il est intéressant de confronter la répartition géographique des exploitations subsistantes aux stéréotypes anciens, qui opposaient une moitié « nord » - en fait nord-ouest (kosté gwalorn) - de la commune et une moitié « sud » (tu d'an heol) - en fait sud-est, et selon lesquels le « Nord », plus pauvre, était considéré comme moins agricole, le « Sud », plus riche, comme plus agricole. Actuellement, du côté nord ne subsistent plus que six exploitations et du côté sud de la commune, il en subsiste quinze. Si on compare Goulien aux communes avoisinantes, on constate qu'il s'agit de la dernière commune à avoir une activité agricole notable à l'ouest de Beuzec : plus à l'ouest, Cléden n'a plus que quelques fermes, toutes situées à l'est du Bourg.

Structures Agricoles et Transmission des Exploitations

En 1963, cinq exploitations agricoles dont trois importantes étaient en fermage ; toutes les autres appartenaient à leurs exploitants qui, s'ils avaient des frères et sœurs, les avaient obtenues dans le cadre d'une « donation-partage », avec en général obligation de loger les parents et de les prendre en charge (les retraites agricoles venaient tout juste de se mettre en place et leurs montants étaient encore très minimes).

Les GAEC (« Groupements Agricoles d'Exploitation en Commun »), apparus dans les années 75-80, réunissent deux associés ou plus (un parent et un ou deux enfants, ou bien des frères, ou bien des non parents, etc.). Pour les créer, il faut passer par l'Inspection des Impôts qui, comme pour une entreprise commerciale ou industrielle, leur attribue un numéro d'inscription au registre du commerce. Chacun des associés apporte ses parts sociales, qui peuvent être de valeurs différentes, mais la répartition des rentrées se fait à parts égales ; chacun reçoit un salaire, qui peut être modulé, et à la fin de l'année, il y a un partage des bénéfices. Il arrive cependant, lorsqu'un des associés est le père ou la mère et que celui-ci ou celle-ci prend sa retraite, que la dissolution d'un GAEC pose parfois quelques problèmes.

Lire aussi: Comprendre la Mort Subite du Nourrisson

Une autre formule est que l'exploitant qui se retire reste propriétaire des terres et les loue, avec un bail, à l'enfant repreneur qui, d'autre part, lui rachète les animaux, le matériel et les bâtiments. Prendre les terres en location permet d'avoir moins à emprunter pour l'installation. Un inspecteur vient en faire l'estimation et le repreneur a droit à un prêt à l'installation, au taux de 3 % seulement, remboursable en 9 ou 12 ans, qui peut être souscrit auprès du Crédit Agricole ou de la Caisse Mutuelle de Bretagne. Une étude préalable faite par le Centre d'Économie Rurale permet de savoir si le remboursement est possible.

Âge des Exploitants et Perspectives d'Avenir

En l'an 2000, l'âge moyen des exploitants agricoles de Goulien (y compris les membres de GAEC) est de 43 ans. On en compte sept âgés de 25 à 34 ans, onze âgés de 35 à 44 ans, et huit âgés de 45 à 66 ans. Parmi ces derniers, quatre ont un successeur assuré, un a un successeur probable, trois sont sans successeur ; dans la tranche des 35 a 44 ans, un exploitant a un successeur probable, quatre sont sans successeur, et pour les six autres rien n'est certain ; quant à la tranche des 25 à 34 ans, il est encore trop tôt pour faire des pronostics. Ce qui est à peu près sûr, c'est que dans les toutes prochaines années de deux à quatre petites exploitations vont cesser leur activité, et que leurs terres seront reprises par les six ou sept exploitations les plus assurées de survivre.

Études de Cas : Parcours d'Exploitations et d'Éleveurs

Des quatre exploitations-témoins qui avaient été suivies entre 1962 et 1964, trois ont survécu jusqu'à l'an 2000 ; la seule à avoir cessé son activité a été celle de Jean Gloaguen de Kérisit. Après que celui-ci ait atteint l'âge de la retraite en 1988, sa femme (née Jeannette Velly) était devenue l'exploitante en titre ; elle a pris sa retraite à son tour en 1997.

L'exploitation de Jean Goudédranche, à Mesmeur, a été reprise à son décès en 1974 par son épouse née Thérèse Riou, qui l'a exploitée jusqu'à ce qu'elle atteigne 55 ans, en 1977 - année où son fils Jean-Michel lui a succédé, à l'âge de 18 ans. Il y travaillait depuis près de cinq ans comme « aide familial » et s'est donc formé « sur le tas ». Il est aidé par sa femme Marie-José Bosser, née à Confort-Meilars dans une famille d'artisan et qui s'est formée par la pratique.

L'exploitation de Jean Moan, à Kerspern, a été reprise en partie, en 1976, par l'un de ses trois fils, André, alors âgé de 21 ans et titulaire d'un baccalauréat professionnel en sciences agronomiques. Dans le partage de l'exploitation, les parents se sont spécialisés dans l'élevage des « veaux blancs » (élevés « en batterie »), tandis qu'André prenait en charge les vaches laitières. Arrivé à 62 ans, Jean Moan a pris sa retraite en 1984, et André s'est retrouvé le seul exploitant. Il est aidé par sa femme Gladys Paul, de Pont-Croix, fille d'agriculteur et titulaire d'un CAP en comptabilité. Les deux frères d'André Moan n'ont pas continué dans l'agriculture mais sa sœur Anne-Marie, a épousé un agriculteur de Goulien et participe activement à l'exploitation de son mari. André et Gladys Moan ont trois enfants.

Lire aussi: Prise en charge accouchement prématuré

L'exploitation de Jean-Marie Thalamot, à Bréhonnet, a été reprise en 1968 par son fils Jean (enfant unique) alors âgé de 34 ans, aidé par son épouse, Jeannette Le Bras, née à Beuzec dans une famille d'agriculteurs. Jean Thalamot, qui avait fait ses études au petit séminaire, s'était formé ensuite en travaillant avec son père (comme salarié familial depuis l'âge de 26 ans). En 1989, à l'âge de 55 ans, il a constitué un GAEC avec son fils Pierre-Yves, titulaire d'une maîtrise en élevage. Quand lui et son épouse ont pris leur retraite en 1994, à l'âge de 60 ans, Pierre-Yves, qui est encore célibataire, a pris la suite de l'exploitation, mais en louant les terres à son père, qui d'autre part continue à l'aider bénévolement.

Main-d'Œuvre et Temps de Travail

En 1963, l'importance de la main-d'œuvre familiale était encore assez considérable, elle regroupait en effet 164 personnes (épouses, vieux parents, oncles et tantes célibataires, jeunes gens et jeunes filles non mariés). On enregistrait de plus la présence de 13 domestiques agricoles, à quoi s'ajoutaient encore quatre journaliers qui louaient leurs services à la journée à qui en avait besoin.

En cette année 2000, pour 21 exploitations on dénombre 26 exploitants. Par "exploitants" on entend aussi bien les chefs d'exploitations agricoles conventionnelles que les associés des GAEC - trois cas concernant huit personnes. D'après les estimations, huit exploitants étant célibataires, et quatre épouses d'agriculteurs exerçant une activité non agricole à l'extérieur de la commune, la main-d'œuvre familiale salariée ne comporte plus actuellement que neuf conjoints, une sœur et deux mères d'exploitants ; il s'y ajoute une quinzaine d'aides familiaux bénévoles (retraités) qui sont en majorité les parents et prédécesseurs de l'exploitant, mais dans un cas il s'agit du conjoint déjà à la retraite et dans un autre cas d'une personne sans lien de parenté avec l'exploitant. La main-d'œuvre moyenne est donc tombée à 1,76 personnes si on ne tient compte que des emplois rémunérés, et à 2,5 personnes si on y inclut aussi la main-d'œuvre bénévole.

Cet horaire type correspond à plus de 10h de travail par jour ouvrable, plus ou moins intensif ou plus ou moins détendu selon les jours, le temps qu'il fait et les circonstances. Le dimanche, on ne peut pas se dispenser des soins aux bêtes, mais quand c'est possible, beaucoup s'abstiennent de travaux dans les champs. Au moment des moissons, en revanche, ceux qui ont une moissonneuse peuvent parfois travailler de 9h 30 du matin jusqu'à 3 heures du matin suivant.

Entraide et Congés

Les décomptes de main-d'œuvre donnés ci-dessus ne tiennent pas compte de l'« employé partagé en commun » d'un « groupement d'employeurs » comprenant un agriculteur de Goulien et trois autres de communes voisines, tous membres du même groupement de producteurs de porcs. Dans d'autres communes, certains « groupements d'employeurs » fonctionnent à 10 ou 12, mais c'est plus difficile à gérer. Chacun des membres peut se faire remplacer cinq jours toutes les quatre semaines - une fois trois jours, une fois deux jours. Pour l'employé, c'est une façon d'acquérir une expérience, utile s'il veut plus tard s'installer à son compte.

En général, les agriculteurs de Goulien prennent peu de congés - tout au plus parfois cinq ou six jours d'escapade à des périodes creuses de l'année. Dans ces cas-là, ou bien pour aider à certains gros travaux, ceux qui n'appartiennent pas à un groupement d'employeurs peuvent faire appel à des employés intérimaires - généralement des jeunes de Goulien, Pont-Croix, Beuzec ou Poullan, travaillant déjà en tant qu'« aides familiaux » sur la ferme de leurs parents en attendant de s'installer.

Dans les années 60, on pouvait observer chez les agriculteurs de Goulien une entraide très développée, qui paraissait s'organiser en deux réseaux distincts. Cette entraide généralisée paraît aujourd'hui révolue. Quelques agriculteurs, souvent parents entre eux, effectuent bien encore ensemble certains travaux en partageant leur matériel, et se donnent par exemple des coups de main pour les charrois d'ensilage, la rentrée des balles de foin et de la paille, etc. Mais dans l'ensemble c'est plutôt l'individualisme voire la concurrence qui priment.

Formation et Superficie des Exploitations

Par la suite, l'agriculture devenant de plus en plus technique et la gestion plus complexe, les repreneurs d'exploitations agricoles ont dû justifier de la possession du BEPA (« Brevet d'Études Professionnelles Agricoles »). Depuis 1992, c'est d'un BTA (« Brevet de Technicien Agricole » = Baccalauréat professionnel) qu'il a fallu justifier pour pouvoir bénéficier des aides de l'État aux jeunes agriculteurs. Certains poussent jusqu'au BTSA (« Brevet de Technicien Supérieur Agricole ») et même, dans un cas, jusqu'au diplôme d'ingénieur Agricole.

En 1963 la superficie moyenne des 73 exploitations agricoles stricto sensu recensées à Goulien était de 14,94 ha, la plus petite ayant 2,13 ha et la plus grande 52,50 ha. Significativement, la moyenne de l'an 2000, 55 ha, dépasse cet ancien maximum.

Transplantation Embryonnaire : Une Révolution Génétique

La transplantation embryonnaire (TE) est une technique de reproduction avancée qui permet d'accélérer le progrès génétique au sein des élevages. Elle consiste à prélever des embryons de vaches donneuses, sélectionnées pour leurs qualités génétiques, et à les implanter dans des vaches receveuses, qui mèneront la gestation à terme.

Avantages de la Transplantation Embryonnaire

  • Accélération du progrès génétique : La TE permet de multiplier rapidement les descendants des meilleures vaches, accélérant ainsi l'amélioration génétique du troupeau.
  • Augmentation du nombre de veaux issus de vaches d'exception : Lorsqu'une vache présente des qualités exceptionnelles, la TE permet d'obtenir un plus grand nombre de veaux issus de cette vache.
  • Constitution d'une banque de stockage génétique : La congélation d'embryons permet aux éleveurs de conserver une réserve de leur génétique, utile en cas de problèmes sanitaires ou de disparition d'animaux d'exception.
  • Valorisation des souches anciennes : La congélation permet de retrouver des souches anciennes, car les modes changent ainsi que les attentes de la grande distribution qui préfère aujourd’hui des bêtes plus petites, plus "standard".

Mise en Œuvre de la Transplantation Embryonnaire

La TE nécessite une préparation rigoureuse des donneuses et des receveuses. Les donneuses sont soumises à un traitement hormonal pour stimuler l'ovulation et produire un grand nombre d'ovocytes. Les receveuses doivent être synchronisées avec le cycle ovarien des donneuses pour assurer la réussite de l'implantation.

La période de reproduction est conduite avec rigueur. Les vaches mises à la reproduction ont 60 jours pour être gestantes. En début de période, 4 à 5 donneuses d’embryons se préparent au transfert. Une période durant laquelle l’éleveur se consacre pleinement au troupeau. « Il faut être aux petits soins pour préparer les donneuses et les receveuses. Éviter le stress, ne pas changer leurs habitudes… » L’objectif est que les deux parties soient au même stade de leur cycle ovarien pour le transfert.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’éleveur pratique également la division d’embryon. Une manière de bénéficier d’un nombre d’embryons conséquent en cas de collecte décevante. La division n’altère pas les chances de réussites de la transplantation. Avec cette technique, on peut obtenir des vrais jumeaux portés par deux mères différentes.

Si les donneuses sont choisies pour leur génétique, les receveuses sont généralement des vaches au moindre potentiel. « L’essentiel est qu’elles n’aient pas de difficultés à féconder et qu’elles nourrissent bien leur veau ». Les autres vaches du troupeau sont conduites en insémination artificielle.

Succès et Rentabilité de la Transplantation Embryonnaire

Le taux de mise bas en TE est d'environ 60 à 70 % lorsque l'embryon est posé directement en frais dans une donneuse et 50 à 55 % si l'embryon a été congelé. La variabilité des résultats dépend de plusieurs facteurs, tels que la qualité de la semence, la qualité des embryons, et la qualité des receveuses.

Le coût de revient de la transplantation varie énormément en fonction du nombre de vaches synchronisées et des résultats obtenus. Un éleveur qui débute dans la transplantation, doit en faire un certain nombre sur les premières années pour rentrer dans ses frais. En pratiquant régulièrement la TE, et en appliquant soigneusement les protocoles, il atteindra des résultats rapidement dans la moyenne, soit environ six ou sept embryons obtenus par vache et un taux de gestation de l’ordre de 60 %. Avec des résultats comme ceux-là, le surcoût d’un embryon tourne autour des 200 euros par rapport à un veau obtenu en monte naturelle. La variabilité individuelle des résultats est le facteur limitant du transfert d’embryons, c’est pourquoi, pour limiter les risques de mauvaise surprise, il faut mieux collecter trois ou quatre vaches à la fois et préparer cinq ou six receveuses par donneuse. Plus l’écart de valeur marchande entre les donneuses et les receveuses est important, plus c’est rentable. C’est pourquoi, pour faire naître plus de veaux sur leur exploitation, certains éleveurs-sélectionneurs achètent des génisses laitières, souvent des normandes.

Le Commerce d'Embryons

Avec les crises sanitaires à répétition, les exportations sont plus difficiles qu’auparavant. Beaucoup de pays exigent des garanties sanitaires. Le principe de précaution prime, même pour les embryons alors qu’ils ne transmettent pas les maladies qui ne sont pas d’ordre génétique.

Préparation des Vaches pour les Concours

La préparation des vaches pour les concours est un art qui demande une attention particulière à l'alimentation, à l'hygiène, et à l'apparence de l'animal. Nicolas Jouët, passionné d'élevage et spécialiste de la préparation des animaux, explique que « sans une bonne préparation, une excellente vache ne peut plus gagner. Une alimentation parfaitement maîtrisée va jouer sur la texture du pis, l'ouverture de côte, la qualité du cuir qui devient du velours… »

Une case sur aire paillée est réservée aux concours. « Étoile y est accompagnée de vaches pour le Régional de Saint-Brieuc en mai. Il faut garder plusieurs animaux ensemble pour conserver un effet de compétition stimulant. L’isolement est stressant. » Elles sont nourries en ration sèche : foin et aliment. « Un régime au foin change la donne. Même si nous n’avons pas les mêmes moyens que les Suisses par exemple : là-bas, j’ai vu des foins plus riches que nos ensilages ! »

Avant un championnat, un pis doit être rempli plusieurs fois. Il faut avoir la même organisation au concours et à la ferme. Une douche réveille et stimule à manger… » Il faut même connaître les rings et préparer les animaux en fonction. Certains sont clairs, d’autres plus sombres.

tags: #jumeaux #embryons #salon #agriculture

Articles populaires: