Presque tous les parents crient de temps en temps sur leurs enfants. Aucun parent n'aime crier sur ses enfants, mais parfois la fatigue, le stress ou l'impatience prennent le dessus. Les parents n’aiment pas crier sur leurs enfants. Mais parfois, la fatigue, le stress ou l’impatience peuvent prendre le dessus et on le regrette souvent rapidement ! Hausser le ton devant ses enfants est parfois inévitable. Épuisement, journées difficiles, limites à poser…
Au lieu de culpabiliser, il est important de comprendre ce qui se joue derrière ces moments de tension pour promouvoir la bienveillance et la mesure dans l'éducation.
Comprendre les raisons des cris
Les limites personnelles et le stress
Quand un parent crie, c'est qu'il est arrivé à SA limite. Nous avons tous nos propres limites, et le cri montre qu'on les a franchies », explique Véronique Gaspard, formatrice en Communication NonViolente. Avant d'en arriver là, on peut repérer ces petits signes avant-coureurs : un agacement qui monte, une sensation de bouillir intérieurement… Écouter ces signaux peut tout changer.
La fatigue et le stress sont souvent cités comme facteurs qui amènent les parents à hausser le ton. Le stress, le post-partum ou encore les règles, seraient-ils plus favorables au cri dans la vie d'une mère ? Certaines périodes sont effectivement plus propices aux réactions émotionnelles intenses, comme le post-partum ou les moments de stress chronique. Les modifications hormonales peuvent aussi influencer les réactions émotionnelles.
La communication non violente et les besoins non satisfaits
« L'art de la Communication NonViolente, c'est d'intégrer que nos émotions sont le témoin de besoins nourris ou non, alors que nous avons été éduqués à croire que ce qui nous arrive est la faute des autres. Quand je crie, j'ai peut-être besoin de calme, de repos, ou de défoulement ?
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L'hyperparentalité et la pression de la perfection
L'hyperparentalité, définie par Bruno Humbeeck, n'est pas une maladie mais une responsabilité immense. Elle naît du désir d'être un parent parfait dans un monde parfait, engendrant une charge mentale excessive. Cette pression constante amène les parents à se sentir en échec lorsqu'ils s'emportent, et génère de la culpabilité.
Mimétisme et vécu de l'enfance
Le mimétisme aurait-il aussi sa part de responsabilité ? Aurait-on tendance à élever la voix davantage lorsqu'on a été élevée par des parents qui agissaient ainsi ? La manière dont nous avons été élevés peut influencer notre réaction face aux comportements de nos enfants. Si les cris étaient fréquents dans notre propre enfance, on peut avoir tendance à reproduire ce modèle, parfois sans même s’en rendre compte. Se reconnecter à son propre vécu d'enfant peut aider à ajuster les réactions. Quand on devient parent, il y a des traumas qui se réactivent, explique Héloïse Junier. Pour essayer de ne pas perdre le contrôle, on peut se rappeler cette peur, cette détresse qu'on pouvait ressentir quand on nous criait dessus ou qu'on recevait une tape. Se souvenir de ce qu'on aurait aimé vivre à la place peut inspirer de nouvelles réponses.
Autorité vacillante et débordement émotionnel
Les experts distinguent deux motifs principaux de cris : l'autorité vacillante, où le parent crie pour compenser un manque de légitimité, et le débordement émotionnel, lié à l'épuisement. Il est crucial de différencier ces cris intentionnels (pour faire peur, encourager) des cris réflexes liés à l'exaspération, ces derniers étant acceptables, car naturels.
Les conséquences des cris sur les enfants
Crier sur les enfants peut avoir des conséquences négatives sur leur développement émotionnel et psychologique. Yelling can also create a cycle where getting kids to cooperate becomes more and more tricky. Cependant, yelling can contribute to feelings of anxiety, low self-esteem, confusion and sadness.
Impact psychologique
Crier sur les enfants can contribute to feelings of anxiety, low self-esteem, confusion and sadness. La violence verbale peut être aussi dangereuse d’un point de vue psychologique que la violence physique.
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Modification du comportement
Les enfants peuvent s'habituer aux cris et ne plus y réagir, ce qui rend la communication encore plus difficile. Les cris ont tendance à se produire pendant un moment d'émotions exacerbées, et les émotions exacerbées ont tendance à rendre notre jugement flou. L’enfant pense alors que tout est de sa faute, et qu’il est "mauvais".
Stratégies pour éviter de crier
Heureusement, il existe plusieurs façons d’éviter ce genre d’interactions avec les enfants. Si yelling is becoming a pattern, you can change it with time and practice. A few adjustments to your parenting style can make a big difference.
Identifier les signes avant-coureurs et gérer ses émotions
Avant d'en arriver là, on peut repérer ces petits signes avant-coureurs : un agacement qui monte, une sensation de bouillir intérieurement… Écouter ces signaux peut tout changer. La pression monte ? La méthode la plus efficace (et la plus simple) pour se détendre rapidement est la respiration. Pas besoin de technique compliquée, une ou deux grandes inspirations et expirations peuvent suffire à faire redescendre la pression ! Quand on sent qu'on est trop tendu, il vaut mieux quitter la pièce si c'est possible, pour avoir le temps de se calmer. Coping statements are positive affirmations that remind you that you can handle the situation and your emotions.
Communication non violente et expression des émotions
Quand on ressent de la colère, de l'impatience, du stress, etc., le mieux est d'en parler à son enfant. Parce que le fait de nommer l'émotion aide à réduire son intensité. On peut lui dire par exemple, « Je me sens très stressé, je me sens agressé »… On hésite parfois à dire clairement nos émotions à notre enfant de peur qu'ils voient nos failles. « Mais de toute façon, il sent si on est stressé, note Héloïse Junier, il est donc préférable de lui dire, ça permet en plus de développer les compétences émotionnelles des enfants, en les aidant à les reconnaître et à développer de l'empathie envers les autres. Même dans la colère, les mots utilisés peuvent faire une grande différence. « Il y a cris et cris. Par exemple, un “Ça suffit” n'aura pas le même impact qu'une insulte ou un mot blessant », souligne Héloïse Junier. D'abord, privilégier le "je" au "tu" : dire "je suis fâchée" plutôt que "tu es insupportable", pour ne pas étiqueter l'enfant, mais cibler son comportement.
Prendre soin de soi
Family life can be busy. Try to look for ways to decrease your workload. Don’t be afraid to politely say "no" if people ask you to do too much. Try to find some “me time” each day. Un petit creux et c'est parfois l'explosion. « Notre alimentation influe sur notre humeur, note Héloïse Junier. Si notre taux de glycémie est trop bas, on peut plus facilement s'énerver, être plus fatigué et avoir une moins grande tolérance à la frustration. » Alors, le soir, quand on rentre du travail et avant d'enchaîner notre routine avec les enfants, on prend un en-cas sain (1 tranche de pain complet, 2 carrés de chocolat noir, des oléagineux…). Pour garder son calme, si on imaginait un lieu ressource, un moment agréable que l'on a vécu, une personne rassurante ? Ça permet de nous détendre à l'instant critique. « Certains parents imaginent leur enfant à l'époque où il était nourrisson, d'autres regardent une photo de lui quand il était bébé, note Héloïse Junier, ça les aide à recréer un lien avec le nourrisson qu'il était, dans toute sa fragilité et son innocence, et ça participe instantanément à faire redescendre la pression. On crie souvent parce qu'on est sous pression. Pour être performant au travail, comme parent…
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Établir des routines et donner des instructions claires
Try establishing a few new routines, like packing their bags the night before school. Quand vous parlez à vos enfants, try to get close. Use a calm and clear tone of voice. Triple P Online has proven strategies to make parenting less stressful.
Renforcer les liens et valoriser les comportements positifs
Notice the good things your kids do, and give them specific praise. For example, “I noticed what a good job you did with taking a deep breath and trying again. How did that feel this time?” or “Thank you for getting things ready in the morning. Find little moments to bond with your child. Nourrir le lien pour que nos enfants aient envie d'écouter nos mots", car on ne peut forcer un enfant à nous écouter, surtout à l'adolescence.
Réparation après un cri
Une fois la tempête passée, il est important de se reconnecter à l'enfant. « Dire que l'on est désolé, que l'on a dépassé nos limites et surtout que ce n'est pas de sa faute », explique Véronique Gaspard. « Lui demander aussi ce qu'il a ressenti permet de l'aider à mettre des mots sur ses émotions », ajoute Héloïse Junier. A simple apology teaches kids it's okay to make mistakes. For example - “I’m sorry I yelled at you. It’s not okay to yell. I could have taken some deep breaths to stay calm.
Demander de l'aide
If you have a partner, talk to them about how you can manage frustration or stress together as a family. If you, your partner or your child's behaviour is concerning you, it’s okay to ask for support. Psychiatres, pédopsychiatres, psychologues ou encore thérapeutes familiaux sont autant de personnes en mesure de vous comprendre, et de vous guider. Notre spécialiste ajoute aussi les conseillers en parentalité diplômés, qui peuvent également « offrir des outils concrets pour renforcer une communication bienveillante avec les enfants ».
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