Les pleurs sont le premier langage de bébé. Ils ne sont pas un signe de tristesse, mais bien une façon de vous signifier son état d’esprit ou son humeur du moment : la faim, la fatigue, la douleur… Apprendre à les décrypter est essentiel pour répondre aux besoins de votre enfant et l'apaiser. Un bébé normal pleure, et les pleurs ont tendance à augmenter à partir de la deuxième semaine de vie jusqu’à la sixième semaine, avec un pic jusqu’à 3 heures de pleurs par jour. Par la suite, ils diminuent et se stabilisent vers l’âge de 4 mois, se limitant alors à une heure par jour, en moyenne. Mais que faire quand un bébé de 6 mois pleure beaucoup ? Cet article explore les causes possibles, les solutions pratiques et les approches à adopter pour aider votre bébé et vous-même à traverser cette période.

Pourquoi Bébé Pleure-t-il ? Comprendre les Raisons

Il y a mille raisons pour lesquelles un bébé pleure. Certains bébés pleurent beaucoup, d’autres beaucoup moins. Vous allez très vite déceler les différentes tonalités, intensités, musiques et rythmes de ses pleurs, et mieux le comprendre. Jusqu’à l’âge de 3 mois, il manifeste des sensations « physiques » : la faim, la recherche du sommeil, les douleurs liées à la digestion… A chacune de ces causes correspond un type de pleurs facilement identifiable. Quand votre bébé a faim, ses pleurs, très stridents, s’apparentent à des cris de colère, qui montent en intensité très rapidement. Seule une tétée peut dans ce cas le calmer ! S’il s’agit plus de sanglots, accompagnés d’agitation et de petits grognements, cela signifie que votre bébé est fatigué, a envie de dormir. Quand ses cris sont aigus, durent et sont inconsolables, c’est qu’il a mal quelque part, au ventre le plus souvent (les coliques du nourrisson). Si ses pleurs sont faibles mais insistants, il veut tout simplement vous dire que sa couche est sale, et qu’il a envie d’être changé !

Les Pleurs Normaux

Un bébé vient au monde en pleurant. Cette réaction, normale, est vitale : ainsi, son système respiratoire se met en marche au contact de l’air. Puis les pleurs de bébé deviennent très vite une manière de communiquer avec le monde extérieur.

Les Pleurs Alarmants

Certains pleurs sont alarmants, tels les pleurs paroxystiques aigus. Ces derniers sont heureusement rares, mais particuliers par : leur début brutal, leur intensité. Ils requièrent une consultation médicale rapide afin de rechercher une pathologie évolutive (telle infection ou une hernie). Contactez votre médecin si votre bébé ne se conduit pas comme d’habitude, ne mange pas, ne dort pas, a de la fièvre, de la diarrhée ou vomit.

Les Pleurs Inexpliqués

Des pleurs inexpliqués qui se poursuivent plusieurs jours durant des heures sont plus rares. En occident, les pleurs inexpliqués sont présents chez 10 à 30 % des nourrissons de moins de 3 mois selon les définitions utilisées. Les pleurs prédominent généralement en fin d’après midi et en début de soirée. Les accès de pleurs sont souvent imprévisibles et inattendus. Ils durent longtemps (de 35 minutes à deux heures). L’enfant semble souffrir et être inconsolable. Ces sessions de pleurs sont abusivement étiquetées "coliques" dans de nombreux travaux. Les pleurs inexpliqués suivent la même courbe que les pleurs normaux. A 3 mois, 60 % des nourrissons qui en souffraient n’en ont plus. À 4 mois, cette statistique s'élève à 90 %. Plus de 95 % de ces enfants ne présentent aucune pathologie. Il n’existe pas de facteur augmentant le risque de pleurs inexpliqués.

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Les Raisons des Pleurs Inexpliqués : Facteurs Possibles

Certains pédiatres, en s'appuyant sur des études épidémiologiques et ethnologiques, pensent qu’il n'y a pas de cause particulière aux pleurs inexpliqués. Ce qui les différencie de pleurs considérés comme "normaux" ne serait que la durée des pleurs en réponse à une situation donnée. De ce fait, il faudrait surtout comprendre pourquoi l'enfant pleure plus longtemps plutôt que d’essayer d’expliquer ce qui les fait pleurer. Les pleurs, chez l’enfant (comme chez tous les mammifères) sont un signal, un moyen de communiquer avec l’adulte, plutôt que le symptôme d’une pathologie. La spécificité humaine est que ces cris peuvent persister même après la correction du facteur déclenchant.

Pour certains chercheurs, notre mode de vie et de pensée occidental a sa part de responsabilité dans les pleurs inexpliqués du nourrisson. En effet, même si les habitudes sont en train de changer, le maternage "à distance" a longtemps été valorisé. On avait à cœur d’offrir à l’enfant un meilleur sommeil en le laissant seul. On essayait de lui imposer des horaires, de ne pas le garder longtemps dans les bras, afin de ne pas le laisser prendre de "mauvaises habitudes". En effet, un bébé pleurant beaucoup était (et est toujours) considéré comme difficile, capricieux ou manipulateur. C’est oublier la fonction de communication des pleurs et l’énergie que ceux-ci demandent à l’enfant. Par ailleurs des études auraient montré que dans certaines cultures traditionnelles, les pleurs déclenchent une réponse quasiment immédiate de la mère : l’enfant est davantage porté, les enfants ne souffrent quasiment jamais de « coliques ».

Développement et Éveil

Après 6 mois, son alimentation change doucement, même s'il continue à boire du lait maternel. Dans les grandes étapes de son développement on peut aussi remarquer qu'il gigote dans tous les sens : il roule sur le dos, sur le ventre, attrape ses pieds, saisit tous les petits objets à sa portée… Sa motricité fine progresse à vitesse grand V. C'est également une période d'expérimentation : Bébé examine les formes et les couleurs avec beaucoup de sérieux, « teste » différentes émotions sur ses parents, apprend à reconnaître les voix et les visages. Il apprend à se comporter avec autrui. De plus, au moment du coucher, il peut ressentir l'angoisse de la séparation, amenant à des crises.

Que Faire Pour Aider Votre Enfant ? Approches et Solutions

Beaucoup d’approches ont été tentées. Sur le plan scientifique, elles sont parfois difficiles à évaluer. Pour chacune d’entre elles, on trouve facilement, au cas par cas, des témoignages d’efficacité comme des témoignages d’inefficacité.

Approche Alimentaire

Sauf conseil médical, ne pas arrêter l'allaitement maternel ou artificiel et ne jamais le remplacer par des "laits" à base de plantes : ils peuvent entraîner des carences graves. Les préparations sans lactose n’ont pas montré d’efficacité au cours des études. Les préparations à base de soja auraient une efficacité modérée, mais elles seraient susceptibles d’augmenter le risque d’allergies alimentaires. L’utilisation d’un lait sans protéine de lait de vache aurait montré une efficacité mais leur utilisation est limitée par le coût de ce type de lait et son goût particulier. Celui-ci entraîne parfois un refus de la part des enfants. Pour les enfants allaités, on conseille parfois de donner des tisanes à base de fenouil, de mélisse… mais leur efficacité est peu étudiée et des cas de convulsions chez les nouveau-nés ont été rapportés après la consommation de tisane à base d’anis étoilé (badiane).

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Approche Médicamenteuse

Il n'existe pas de médicament pour traiter les pleurs inexpliqués du nourrisson. L’utilisation de médicaments est maintenant abandonnée : certains étaient inefficaces. Les autres avaient trop d’effets secondaires. Les probiotiques sont sans intérêt et ont de potentiels effets indésirables.

Massages, Ostéopathie, Psychologie

Certains parents ont recours à une prise en charge par un ostéopathe. Encore une fois, les études, difficiles à mettre en place, ne sont pas concluantes. Ce qui ne veut pas dire qu’au plan individuel cette approche soit inefficace. Le plus souvent, la méthode utilisée est comportementale. Les parents observent qu’ils parviennent à calmer les pleurs de leur enfant en le berçant, par un tour en poussette, en voiture, par l’utilisation d’un porte bébé… Chaque enfant réagit différemment à ces techniques.

Techniques Pratiques pour Apaiser les Pleurs

Calmer votre bébé repose sur des gestes simples : rechercher les inconforts ou causes de douleur, le porter, lui parler, le bercer, lui proposer le sein ou utiliser une tétine, donner un bain tiède, lui frotter doucement le ventre, le maintenir dans une ambiance apaisante, préserver son sommeil…

Comprendre et Gérer les Pleurs Nocturnes

Le sommeil joue un rôle crucial dans le développement et la croissance de votre bébé. Pourtant, il n’est pas rare que votre enfant pleure au cours de la nuit, ce qui peut naturellement susciter des préoccupations chez les parents. Si votre bébé pleure dans son sommeil, les premières causes peuvent être physiologiques : Coliques : fréquentes chez les nourrissons, les coliques peuvent causer des pleurs intenses durant le sommeil. Elles sont souvent dues à l’accumulation de gaz provoquant douleurs abdominales et inconfort. Les bébés coliques peuvent aussi montrer des signes de difficulté à se calmer. Faim : les besoins nutritionnels des bébés peuvent varier quotidiennement. Pour bien gérer les réveils nocturnes, il est essentiel de comprendre le sommeil des bébés, en particulier leurs cycles de sommeil encore en développement.

Si votre bébé pleure dans son sommeil, les causes peuvent aussi être extérieures : Température : une chambre trop chaude ou trop froide peut perturber le sommeil d’un bébé. Il se sent inconfortable et est plus susceptible de pleurer. Bruit : les bébés (ayant un sommeil léger) peuvent être facilement réveillés par des bruits forts ou inattendus. Leur audition sensible fait que même des bruits doux peuvent les perturber. Changements de routine : les bébés se reposent sur des routines pour se sentir en sécurité. Un changement abrupt dans leurs habitudes de sommeil peut entraîner des pleurs nocturnes. Les terreurs nocturnes et cauchemars sont fréquents chez les bébés, particulièrement entre 6 mois et 3 ans, lorsque leur imagination se développe. Ces épisodes peuvent provoquer des pleurs soudains pendant le sommeil profond.

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Si votre bébé pleure dans son sommeil, prenez-le doucement dans vos bras sans allumer des lumières trop vives, car cela pourrait le réveiller complètement. Entre 0 et 6 mois, les bébés ont des besoins nutritionnels nocturnes plus fréquents. À partir de 6 mois, beaucoup d’enfants sont capables de faire leurs nuits sans repas, mais chaque enfant est différent. Si votre bébé pleure dans son sommeil et que vous suspectez que la faim est à l’origine des pleurs, il peut être utile de suivre un journal alimentaire afin de repérer des schémas. Cela peut vous permettre d’ajuster les quantités lors des derniers repas de la journée, en privilégiant un apport plus riche en protéines ou en lipides qui favorisent une satiété plus longue.

Les coliques surviennent souvent entre 2 semaines et 4 mois, et peuvent rendre les nuits difficiles. Les massages abdominaux, inspirés de techniques comme celles de l’ostéopathie pédiatrique, peuvent soulager efficacement les coliques. Si votre bébé pleure dans son sommeil, massez doucement dans le sens des aiguilles d’une montre, en exerçant une légère pression sur le ventre de votre bébé, ce qui aide à évacuer les gaz. La qualité du sommeil de votre bébé est étroitement liée à son environnement. Une température de chambre idéale pour un nourrisson se situe entre 18°C et 20°C. Vous pouvez utiliser un thermomètre d’ambiance pour vous en assurer. Pour minimiser les bruits perturbateurs, optez pour des rideaux épais ou une machine à bruit blanc qui recrée un environnement sonore familier.

Les bébés sont particulièrement sensibles aux routines, qui créent des repères et facilitent leur endormissement. Une routine de coucher bien établie aide à réguler leur horloge biologique. Elle peut inclure des activités spécifiques comme un bain tiède de 10 minutes suivi d’une histoire ou d’une chanson douce. Si votre bébé pleure dans son sommeil, la décision d’intervenir ou non vous revient : tout dépend des préférences parentales et des besoins individuels de chaque nourrisson. Certaines familles optent pour ce que l’on nomme la « méthode du laisser pleurer« , qui laisse l’enfant pleurer pendant des périodes limitées avant d’intervenir. Cette méthode est souvent choisie dans l’espoir d’enseigner aux bébés à s’endormir seuls et à développer leurs compétences d’autorégulation. D’autres parents, en revanche, préfèrent répondre immédiatement aux pleurs de leur enfant, estimant que cela renforce le lien affectif et répond aux besoins émotionnels du bébé. Ils viennent apporter réconfort et sécurité au bébé qui pleure dans son sommeil, surtout en cas de cauchemars ou de terreurs nocturnes. Il revient donc à chaque famille d’évaluer sa propre situation pour trouver un juste milieu entre fournir du réconfort et favoriser l’indépendance de leur enfant.

Gérer l'Angoisse de Séparation

A partir de 6 ou 8 mois, les pleurs de votre bébé sont moins liés à des causes physiques : ils sont une façon d’extérioriser ses différentes émotions. Il peut manifester ainsi son ennui, sa frustration, ses petites peurs… En général, votre bébé pleure pour que vous vous occupiez de lui, pour que vous le rassuriez. Un petit câlin devrait bien vite améliorer la situation ! Normalement, l'angoisse de séparation commence vers le 8ème mois. Cependant, certains « signes annonciateurs » peuvent apparaître dès le 6ème mois : tout d'un coup, Bébé pleure quand vous disparaissez de son champ de vision, devient timide avec les inconnus, fait des colères lorsque vous devez partir au travail… C'est aussi le temps des premières crises de jalousie : il ne supporte pas que Maman s'intéresse à un autre enfant ! N'hésitez pas à le rassurer fréquemment. Le jeu du cache-cache (se cacher derrière un journal pour réapparaître en faisant « coucou ») peut également l'aider à mieux vivre les séparations temporaires.

Habituez-le à voir du monde, mais allez-y en douceur. Quand vous confiez votre bébé à une autre personne (son papa, la nounou, sa grand-mère…), ne partez pas sans le prévenir. « je reviens très vite » ont un effet rassurant. Et, à votre retour, un gros bisou signifiera « Tu as vu, j’ai tenu ma promesse ! Si vous êtes invités chez des amis, ne partez jamais sans son doudou (s’il en a un évidemment). Les psychologues l’appellent « objet transitionnel » justement parce qu’il fait la transition, le lien, entre vous et les autres, entre son monde et l’extérieur. Ne vous forcez pas à quitter votre bébé pour quelques jours, sous prétexte que cela peut lui « faire du bien ». Jouez à cache-cache avec votre bébé : dissimulez-vous derrière un linge, dans une autre pièce… et réapparaissez en disant coucou !

L'Importance des Routines

Les bébés sont particulièrement sensibles aux routines, qui créent des repères et facilitent leur endormissement. Une routine de coucher bien établie aide à réguler leur horloge biologique. Elle peut inclure des activités spécifiques comme un bain tiède de 10 minutes suivi d’une histoire ou d’une chanson douce.

Prenez Soin de Vous : L'Importance du Bien-Être Parental

Si vous êtes épuisé(e), confiez votre enfant à une personne de confiance quelques heures afin de pouvoir vous détendre et retrouver une certaine sérénité. Vous pouvez ensuite adopter différentes approches, tel que noter la durée des pleurs afin d’avoir une évaluation objective de leur efficacité. N’hésitez à porter davantage votre bébé : il ne deviendra pas "capricieux" pour autant. Enfin, il est important de voir votre médecin traitant régulièrement.

Au-delà des besoins multiples de votre bébé, gardez à l’esprit que vous avez aussi des besoins en tant que parent. Le rôle de parents n’est pas de tout repos, on dit souvent qu’être parent est un métier à part entière ! Vous savez déjà que votre bébé a besoin de vous lorsqu’il pleure. Il n’a pas besoin qu’on le fasse taire mais il veut être rassuré. C’est important de lui parler, d’être présent pour lui lorsqu’il en manifeste le besoin. N’hésitez pas à vous offrir des moments de bien-être et de sommeil qui vont vous rebooster. Vous avez besoin de dormir ? Confiez votre bébé à une personne de confiance pour vous reposer quelques heures. Vous avez besoin de temps libre ? Mettez votre bébé en halte-garderie ou en crèche où des professionnels compétents pourront veiller sur lui pendant que vous vaquez à vos occupations. Vous vous sentez perdu ou triste ?

Fatigue Parentale et Solutions

Le parent qui s’occupe de son bébé au quotidien se met en pause pour se consacrer à ce petit être qui a des besoins intenses : manger, dormir, jouer, être stimulé, rassuré. Une grande partie de ses besoins va s’exprimer par les pleurs qui reviennent tous les jours et vont être plus ou moins forts selon le tempérament des bébés. À terme, cela entraine de la fatigue mentale et physique chez le parent dont il faut tenir compte. Cette fatigue est normale mais ne doit pas être prise à la légère. Une fatigue trop grande ou trop longue peut entrainer un épuisement parental ou (burn-out parental) et favorise la dépression du post-partum chez les mères.

Motricité et Éveil : Comment Soutenir le Développement de Bébé

Vers 6 mois, Bébé apprend petit à petit à contrôler son corps : il roule sur le dos, sur le ventre, essaye de tenir assis, imite les grimaces et les gestes de Papa et Maman… Il progresse à petits pas, il ne tient pas en place ! A 6 mois, votre petite fille pèse environ 6,8 kilos et mesure environ 66 cm Son périmètre crânien est d'environ 43,5 cm Être assis. Vers 6 mois, Bébé adore être assis : cette posture (encore toute nouvelle pour lui !) lui permet d'observer le monde qui l'entoure sous un nouvel angle. Néanmoins, il n'arrive pas encore à se mettre assis tout seul et ne peut pas tenir dans cette position très longtemps : les muscles de son dos et de son torse ne sont pas suffisamment développés. Patience, ça va venir.

Les roulades. Lorsque Bébé est couché sur le dos, il est désormais capable de rouler sur le ventre et inversement. Sur le ventre, il parvient aussi à prendre appui sur ses bras pour se redresser. Sur le dos, il attrape ses petits pieds, « pédale » dans le vide, agite les bras… Attention : cette nouvelle mobilité peut provoquer des accidents, notamment sur la table à langer. Parents, soyez (très) vigilants !

Le langage. Depuis l'âge de 5 mois, Bébé peut utiliser sa respiration et son larynx pour produire des vocalisations à volonté. Du coup, à partir de 6 mois, l'enfant commence à utiliser certaines syllabes : ba-ba-ba, pa-pa-pa, ma-ma-ma… qu'il adapte en fonction de son interlocuteur. Les premiers mots, ce n'est pas encore pour tout de suite, mais on s'en approche !

La motricité fine. Entre 6 et 9 mois apparaît la « pince pouce-index » : Bébé devient capable d'attraper des petits objets avec 3 doigts : le pouce, l'index et le majeur. Il apprend à doser sa force pour serrer sans écraser. C'est une grande découverte : Bébé risque de passer des heures à observer une miette, un brin d'herbe ou une plume !

Comment Aider Bébé dans Son Évolution ?

Restez (très) calme. Pas facile de grandir ! Durant cette période, Bébé risque de devenir particulièrement pénible : il s'agrippe à vos vêtements, pleure souvent, fait des colères et/ou des crises de jalousie, réclame beaucoup d'attention… Du côté des parents, cela peut être (très) difficile. Pas question cependant de céder à l'énervement ou à la fatigue : si vous vous sentez « au bout du rouleau », prenez quelques heures pour vous, loin de la maison. Et revenez zen. Parlez. Si le développement du langage commence plutôt vers 7-8 mois, à 6 mois, Bébé comprend déjà une grande partie de ce que vous dites et essaye même d'associer des syllabes : c'est le babillage. Pour stimuler son envie de papoter, n'hésitez pas à vous adresser directement à lui à longueur de journée. Faites des phrases simples mais correctes (pas de « parlé-bébé ») en articulant correctement et en désignant, lorsque c'est possible, les objets dont vous parlez. Proposez-lui des nouveaux jouets. Vers 5-6 mois, Bébé adore découvrir des nouvelles formes et des nouvelles couleurs : c'est le bon moment pour lui proposer des objets du quotidien, qu'il examinera avec beaucoup de soin. Une passoire, une spatule, une paire de lunettes, des chaussettes, un gant de toilette… Pas la peine d'investir dans des jouets high-tech. Attention quand même aux petits objets qui peuvent être dangereux - perles, billes, bibelots tranchants… Donnez-lui de l'espace. Pour découvrir son corps et tester de nouveaux mouvements, Bébé a besoin de place ! Libérez-lui le tapis du salon, enlevez-lui ses chaussettes et laissez-le faire ses expériences… Sinon, vous pouvez également investir dans un grand tapis d'éveil.

Sommeil et Alimentation : Les Besoins de Bébé à 6 Mois

À 6 mois, Bébé dort comme un… bébé. Son temps de sommeil quotidien est compris entre 13 heures et 15 heures, dont 4 heures durant la journée. Si votre enfant a du mal à dormir, n'hésitez pas à mettre en place des « rituels » à l'heure du coucher qui serviront à le rassurer : un conte, une chanson, une histoire avec Doudou, une petite veilleuse… Entre 6 et 7 mois, une consultation médicale est recommandée : au cours de celle-ci, le pédiatre vérifiera le bon développement psychomoteur de Bébé, sa croissance, son état clinique, son ouverture relationnelle au monde extérieur et sa motricité. L'apparition des premières dents de lait (les incisives, puis les molaires) est souvent un moment difficile à passer : Bébé souffre et il vous le fait savoir ! Si les médecins déconseillent vivement certaines « astuces de grand-mère » jugées dangereuses (le collier d'ambre : risque d'asphyxie, les massages au miel et au sirop : risque de caries), l'anneau de dentition est assez efficace pour atténuer la douleur. Sinon, demandez conseil à votre pédiatre : dans certains cas, le paracétamol peut être adapté. La diversification alimentaire continue ! Vers 6 mois, Bébé découvre la viande : il peut désormais goûter au veau et/ou au poulet, à raison de 20 g chaque jour, à midi. La journée s'articule autour de 4 repas : le matin : 1 tétée ou 1 biberon, à midi : 110 g de légumes + 20 g de viande mixée + 1 compote ou 1 fruit mixé + 1 laitage « spécial bébé », au goûter : 1 biberon ou 1 tétée + 1 compote ou 1 fruit mixé ou 1 yaourt, le soir : 1 tétée ou 1 biberon. Si vous n'allaitez pas, choisissez du lait 2ème âge. Vers 5/6 mois, les pédiatres recommandent un test d'audition, pour vérifier si Bébé entend correctement. En effet, un diagnostic précoce (avant la fin des 6 mois) permet une meilleure prise en charge.

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