La question de la fertilité est un sujet délicat et complexe, touchant de nombreux couples à travers le monde. Les troubles de la fertilité peuvent avoir diverses origines, tant masculines que féminines, et nécessitent une approche diagnostique et thérapeutique personnalisée. Cet article se propose d'explorer les causes, les symptômes et les traitements de l'hernie ovarienne chez la femme, en particulier dans le contexte de la procréation médicalement assistée (PMA).

Comprendre l'infertilité : définitions et chiffres clés

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit l'infertilité comme l'incapacité d'un couple à concevoir après 12 mois ou plus de rapports sexuels réguliers et non protégés, pour les femmes de moins de 35 ans, et après 6 mois pour les femmes de plus de 35 ans. Il est important de noter que la stérilité, qui est l'incapacité totale pour un couple d'avoir un enfant, concerne environ 4 % des couples en France et est un terme à éviter dans le langage courant.

Quelques chiffres clés permettent de mieux appréhender l'ampleur de ce problème :

  • Environ 1 personne sur 6 est touchée par l'infertilité dans le monde.
  • Un couple sur 5 consulte pour infertilité.

Il est donc essentiel de ne pas minimiser l'impact de l'infertilité sur la vie des couples et de proposer une prise en charge adaptée et personnalisée.

Causes des troubles de la fertilité

Les causes des troubles de la fertilité peuvent être diverses et toucher aussi bien les hommes que les femmes.

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Chez la femme, les causes peuvent être liées à :

  • Des troubles endocriniens (hormonaux), tels que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou l'hyperprolactinémie.
  • Un dysfonctionnement au niveau des trompes de Fallope, comme l'obstruction des trompes, souvent due à des infections sexuellement transmissibles (IST) telles que Chlamydia et Gonocoque, ou à une hydrosalpinx (dilatation des trompes).
  • Des anomalies utérines, telles que les fibromes, les polypes ou les malformations utérines.
  • L'endométriose, une condition où le tissu utérin se développe en dehors de l'utérus, pouvant engendrer des adhérences et des cicatrices qui entravent la mobilité des organes reproducteurs et compromettent la qualité des ovules.
  • L'adénomyose, caractérisée par la présence d'endomètre dans l'épaisseur de la paroi utérine, entraînant des saignements anormaux et pouvant altérer la fertilité.
  • Une insuffisance ovarienne, qui se traduit par une baisse de la réserve ovarienne, c'est-à-dire de la capacité quantitative et qualitative des ovaires à fabriquer des ovules.
  • Des troubles thyroïdiens, tels que l'hypothyroïdie ou l'hyperthyroïdie, qui peuvent impacter la fertilité en affectant la régulation hormonale.
  • L'âge, qui est un facteur essentiel puisque le taux de fertilité d'une femme diminue de façon exponentiellement rapide à partir de 37-38 ans et est presque nul après 46 ans.

Chez l'homme, les causes peuvent provenir de :

  • Une dysfonction érectile ou sexuelle.
  • Une faible quantité de spermatozoïdes (hypospermie).
  • Des anomalies au niveau du sperme, telles que l'oligospermie (numération faible de spermatozoïdes), l'asthénospermie (mobilité réduite des spermatozoïdes) ou la tératospermie (morphologie anormale des spermatozoïdes).

Dans certains cas, l'infertilité associe les deux partenaires ou n'est pas attribuable à l'un d'eux. De plus, certains éléments extérieurs peuvent aussi réduire la fertilité, comme le poids, l'alcool ou le tabac.

Symptômes et diagnostic des troubles de la fertilité

Le principal symptôme des troubles de la fertilité est l'absence de grossesse après une période donnée de rapports sexuels réguliers et non protégés. En cas d'absence de grossesse au bout de 12 mois (ou 6 mois pour les femmes de plus de 35 ans), il est légitime de consulter un spécialiste de l'infertilité.

Le diagnostic des troubles de la fertilité repose sur un bilan de fertilité complet, qui explore chacune des composantes masculine et féminine intervenant dans la capacité à procréer.

Ce bilan comprend généralement :

  • Un interrogatoire précis des deux membres du couple à la recherche d'antécédents particuliers et un examen clinique détaillé.
  • Chez l'homme : un spermogramme, qui explore le volume du sperme, le nombre, la vitalité et la mobilité des spermatozoïdes ainsi que leur morphologie. Il est parfois nécessaire d'étudier séparément les fonctions prostatiques, vésiculaires ou testiculaires grâce à des dosages hormonaux ou enzymatiques, une échographie des bourses.
  • Chez la femme : une exploration de la fonction ovarienne par la courbe de température, des dosages hormonaux et des données échographiques qui permettent de préciser la réserve ovarienne, d'étudier les ovaires à la recherche de kystes et la structure de l'utérus à la recherche notamment de fibromes et polypes. La perméabilité des trompes est étudiée par l'hystérosalpingographie. Les caractéristiques de la cavité utérine sont précisées par l'hystérosalpingographie et l'hystéroscopie. Parfois, il peut être nécessaire de pousser plus loin les investigations en s'aidant de l'IRM (notamment en cas d'endométriose) ou de la coelioscopie. Enfin, dans de rares cas, un bilan génétique de l’un ou l’autre membre du couple par étude des caryotypes est nécessaire.

Traitements des troubles de la fertilité

Le traitement des troubles de la fertilité doit en premier lieu tenir compte de l'origine de cette infertilité.

En cas de pathologie sous-jacente, certains traitements permettent d'améliorer la fertilité :

  • Stimulation de l'ovulation : ce traitement, associant des gonadotrophines et de l’hCG, vise à stimuler la production d'ovules chez la femme. Il expose cependant à des effets secondaires, dont le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (HSO), une complication rare mais potentiellement grave.
  • Traitement chirurgical : dans certains cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger une anomalie utérine, réparer les trompes de Fallope (par microchirurgie ou coelioscopie) ou traiter l'endométriose.

La procréation médicalement assistée (PMA) peut également permettre de contourner certaines difficultés :

  • Insémination artificielle (IA) : cette technique consiste à introduire directement les spermatozoïdes dans l'utérus de la femme.
  • Fécondation in vitro (FIV) : cette technique consiste à féconder les ovules de la femme avec les spermatozoïdes de l'homme en laboratoire, puis à transférer les embryons obtenus dans l'utérus de la femme. L'ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde) est une variante de la FIV où un spermatozoïde est directement injecté dans l'ovule.

Il est important de souligner que la prise en charge de l'infertilité est pluridisciplinaire et peut impliquer différents professionnels de santé, tels que des gynécologues, des urologues, des endocrinologues, des psychologues et des ostéopathes.

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L'ostéopathie : un soutien complémentaire dans le parcours de fertilité

L'ostéopathie peut se révéler être un soutien précieux pour les femmes confrontées à des troubles de la fertilité. En effet, l'ostéopathe déploie diverses approches pour favoriser la fertilité en rétablissant la mobilité du bassin et de la colonne vertébrale. Il libère les tensions présentes dans les organes du petit bassin tels que l’utérus, les ovaires, la vessie et le colon, ainsi que les ligaments et aponévroses adjacents. Cette libération des tensions permet un retour à une circulation sanguine optimale, favorisant une vascularisation maximale des organes reproducteurs. L’utérus, les trompes et les ovaires bénéficient ainsi d’un meilleur apport nutritif, améliorant leur fonctionnement. Une ovulation de meilleure qualité et une capacité accrue de l’utérus à accueillir un embryon sont les résultats attendus.

L’ostéopathie se révèle ainsi être un soutient pour les femmes confrontées à des déséquilibres hormonaux impactant leur fertilité. En travaillant directement sur les causes sous-jacentes des symptômes, cette approche personnalisée vise à améliorer le bien-être global et à favoriser une santé reproductive optimale.

L'ostéopathie peut également être un complément précieux lors d'un parcours de PMA, en atténuant les tensions physiques et émotionnelles induites par les traitements de fertilité. Après une fausse couche ou un avortement, l’ostéopathie offre un soutien pour favoriser la récupération physique et émotionnelle.

Mesures hygiéno-diététiques pour améliorer la fertilité

En complément des traitements médicaux et des approches complémentaires, certaines mesures hygiéno-diététiques peuvent améliorer la fertilité du couple :

  • Arrêt du tabac, du cannabis et de l'alcool (< 5 unités/semaine).
  • Réduction de la consommation de café à moins de 5 tasses quotidiennes.
  • Correction d'un surpoids.
  • Adoption d'un régime méditerranéen.
  • Pratique d'une activité physique régulière, en évitant les exercices physiques intenses, répétés et réguliers chez la femme.
  • Supplémentation en acide folique (0,4 mg/j) chez la femme.
  • Éviter les pantalons serrés, la chaleur et les polluants organo-chlorés et pesticides chez l'homme.
  • Rapports sexuels 1 jour sur 2 dans les 5 jours qui précèdent l'ovulation.
  • Mise à jour du calendrier vaccinal.

Il est également important de veiller à offrir un soutien psychologique et une psychothérapie au couple infertile.

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