Hedwige Chevrillon est une figure médiatique française reconnue, notamment pour son travail sur BFM Business, la première chaîne d'information économique et financière en continu en France. Elle y anime des débats et des interviews avec des personnalités du monde économique, politique et social, couvrant l'actualité française et internationale. Son expertise et son sens de l'analyse lui permettent d'aborder des sujets variés, allant de la loi Macron à l'éducation, en passant par les 35 heures.
Une Famille d'Intellectuels et de Serviteurs de l'État
La famille Chevrillon est marquée par une forte présence dans les sphères intellectuelles et administratives françaises. Olivier Chevrillon, décédé le 22 janvier 2013 à Paris, à l'âge de 83 ans, est une figure emblématique de cette famille. Né en 1929, il a été PDG de l’hebdomadaire L’Express, puis de l’hebdomadaire Le Point, qu'il a fondé. Il a également occupé le poste de directeur des Musées de France.
Olivier Chevrillon est le neveu de l’écrivain André Chevrillon de l’Académie française, et le petit-neveu du philosophe et historien Hippolyte Taine. Son père, Louis Chevrillon, était ingénieur des Mines et son épouse se nommait Hedwige, née Noetinger.
Après avoir été reçu à l’ENA à l'âge de vingt ans, Olivier Chevrillon a débuté sa carrière au Conseil d’État avant de la poursuivre dans différents ministères, où il a notamment travaillé à la décolonisation. François Hollande a salué la mémoire d'Olivier Chevrillon, le qualifiant de "grand serviteur de l'État" qui avait "par conviction et passion, choisi le journalisme".
L'engagement d'Hedwige Chevrillon dans le débat public
Sur BFM Business, Hedwige Chevrillon anime des débats sur des thèmes économiques et sociaux d'actualité. Elle a notamment animé un débat avec Raymond Soubie, président d’Alixio, et Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, sur la loi Macron et l’éducation.
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Les 35 heures : un sujet de discorde
La question des 35 heures est un sujet récurrent dans les débats animés par Hedwige Chevrillon. Laurent Bigorgne estime que les 35 heures ont été un "moment difficile" pour la compétitivité de l’économie française et qu'elles ont des incidences économiques, sociales et culturelles. Il souligne également que le régime des 35 heures dans les trois fonctions publiques (État, hospitalière, territoriale) n’est pas tenable dans la durée.
Raymond Soubie nuance ce propos en rappelant que la loi de 2008 a fait sauter les contingents d’heures supplémentaires, permettant aux entreprises d’avoir une durée réelle du travail supérieure à 35 heures. Il estime que le coût salarial marginal résultant d'une modification du point de départ du calcul des heures supplémentaires est supérieur au coût des mesures de compensation que les entreprises devraient donner en échange.
La loi Macron : un premier pas ?
Hedwige Chevrillon a également animé des débats sur la loi Macron. Raymond Soubie considère que c’est une bonne idée, même si elle ne va pas assez loin. Laurent Bigorgne estime que la situation est tellement bloquée qu’il faut tout prendre, et que si la loi Macron permet au gouvernement d’aller plus loin, c’est une bonne chose.
L'éducation : une priorité
L'éducation est un autre thème central des débats animés par Hedwige Chevrillon. Laurent Bigorgne souligne qu'il faut en finir avec un système où 20 % des élèves "tombent au champ d’honneur" et qu'il est prioritaire de régler le problème de l’éducation avant de se focaliser sur le digital ou d'autres sujets. Il salue le courage de la ministre de l’Éducation d’avoir pris à front renversé l’inspection générale et de dire que les savoirs fondamentaux doivent rester au cœur des petites classes.
Emmanuel Lechypre souligne que la France consacre 10 milliards de plus à l’éducation que les pays ayant le même nombre d’élèves, alors que les enseignants sont moins bien payés et que les résultats sont catastrophiques.
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Crazy George's : un indicateur des difficultés économiques ?
L'enseigne britannique Crazy George's, spécialisée dans la location avec option d'achat de produits de grande consommation, a ouvert un magasin à Bobigny et a trouvé son public en France. Les clients du Crazy George's de Bobigny ont en moyenne 36 ans, et 60 % ont deux enfants. Près de 95 % d'entre eux sont locataires, et 70 % perçoivent au moins un salaire. Cette enseigne cible une clientèle aux revenus modestes, ce qui témoigne des difficultés économiques rencontrées par une partie de la population française.
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