Introduction
Guillemette Odicino est une figure reconnue dans le monde du cinéma français. Journaliste, critique et chef de la rubrique Cinéma à Télérama, elle partage son expertise et sa passion à travers ses articles et ses chroniques. Cet article explore son parcours, ses influences et ses réflexions sur le cinéma.
Un Engagement Précoce pour le Cinéma
L'intérêt de Guillemette Odicino pour le cinéma ne date pas d'hier. Son parcours l'a amenée à collaborer avec le Lab, notamment grâce au Festival des Arcs et à son association avec le Collectif 50/50, engagé pour l'égalité des genres dans le cinéma. Cette collaboration témoigne de son engagement pour une représentation plus juste et diversifiée dans l'industrie cinématographique.
Influences Cinématographiques : Un Regard Féminin et Engagé
Guillemette Odicino a partagé une liste de films réalisés par des femmes qui l'ont particulièrement marquée. Cette sélection révèle un intérêt pour des œuvres qui explorent des thématiques variées avec un regard féminin affirmé :
- La Leçon de piano de Jane Campion : Un film qu'elle a vu à plusieurs reprises avec la même passion.
- Sois belle et tais-toi de Delphine Seyrig : Un documentaire de 1976, qu'elle qualifie de fondamental, qui aborde les violences sexistes dans le milieu du cinéma à travers des entretiens avec des actrices.
- Toute la filmographie de Céline Sciamma : Elle met en avant Portrait de la jeune fille en feu, un film d'amour d'époque qu'elle considère comme le premier long métrage à imposer le regard féminin comme une alternative au regard masculin universel.
- Grave (2017) de Julia Ducournau : Un film de chair et de sang qui marque l'entrée fracassante d'une cinéaste dans le paysage du cinéma français.
- Madame a des envies d’Alice Guy : Une petite merveille de 1906 visible sur Youtube, mettant en scène une femme enceinte aux envies particulières.
- Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda : Un classique du cinéma français qui suit deux heures de la vie de Cléo, attendant des résultats médicaux.
- Wanda de Barbara Loden : Un film qui l'a profondément marquée, au point de citer Marguerite Duras pour le décrire.
- Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy : Une adaptation d'un roman antillais sur la Martinique des années 1930, empreinte d'amour et de générosité.
Cette sélection témoigne de son intérêt pour des œuvres audacieuses, engagées et qui proposent une vision différente du monde.
Thématiques Abordées dans ses Chroniques
Les chroniques de Guillemette Odicino à Télérama abordent des thématiques variées, allant de l'amour à la politique, en passant par la santé mentale et la consommation :
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- L'amour sous toutes ses formes : Elle a analysé des films comme "Baise-en-ville" et "Amour Apocalypse", qui, derrière des titres surprenants, explorent des histoires d'amour drôles et touchantes.
- Le cinéma et l'engagement politique : Elle a rendu hommage à Rob Reiner, soulignant l'importance de l'engagement politique dans son œuvre.
- La santé mentale et la dépression : Elle a proposé des alternatives cinématographiques à travers des films comme "Le temps de l'aventure" et "La leçon de piano".
- La critique de la société de consommation : Elle a analysé des films comme "La Revanche d'une blonde" et "Le Roman de Jim" pour offrir une échappatoire à la frénésie des soldes.
- L'ouverture à la saison des films de Noël : Elle a évoqué le plaisir des "feel-good movies" de Noël, en mentionnant notamment "Love Actually".
- La ciné-thérapie de la lose : Elle a exploré la richesse des échecs et des personnages imparfaits au cinéma.
- Sériethérapie : panser sa vie : Elle a partagé ses réflexions sur la vie et le cinéma en regardant les films de Claudia Cardinale.
Ses chroniques témoignent d'une approche du cinéma à la fois personnelle et engagée, qui invite à la réflexion et à la découverte.
L'Éloge de l'Imaginaire : L'Exemple d'Emmett Brown
Guillemette Odicino s'est également intéressée à la biographie imaginaire de personnages de fiction, comme Emmett Brown, le célèbre "Doc" de Retour vers le futur. Elle souligne son côté savant fou, son obstination et sa passion pour la science. Elle met en avant le fait que Doc a consacré trente ans de sa vie à son invention, démontrant qu'il n'y a point de génie sans acharnement. Elle apprécie également le clin d'œil au collectionneur, lorsque Doc finance un achat grâce à la vente d'un exemplaire rare de comics.
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