L'infertilité est une réalité difficile pour de nombreux couples. Face à l'attente prolongée d'une grossesse, le recours à l'Assistance Médicale à la Procréation (AMP), également appelée Procréation Médicalement Assistée (PMA), devient une option envisageable. Au Burkina Faso, comme ailleurs, la PMA offre un espoir aux couples confrontés à des difficultés de conception. Cet article se penche sur la Fécondation In Vitro (FIV), une des techniques de PMA les plus répandues, en explorant sa définition, ses procédures, ses avantages et ses considérations spécifiques dans le contexte burkinabè.

Infertilité et Assistance Médicale à la Procréation (AMP)

Quand l’attente se prolonge, le désespoir s’installe et le chemin de l’hôpital est emprunté. Certains couples ont des difficultés à concevoir, et après des examens médicaux, la cause de l’infertilité peut provenir de la femme, de l’homme, ou des deux. Si le couple éprouve des difficultés majeures de conception et souhaite vivre l’amour parental, il peut opter pour la Procréation Médicalement Assistée (PMA), sur proposition du médecin. La PMA intervient lorsqu’il y a des difficultés à concevoir, sans forcément traiter la cause de l’infertilité. Elle vise à augmenter les chances de succès de vivre une maternité.

Définition de la Fécondation In Vitro (FIV)

La Fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à provoquer la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde au laboratoire. Les gamètes de deux conjoints sont habituellement utilisés. Il peut arriver aussi que la Fécondation in vitro se fasse avec un gamète d’un donneur quand cela s’avère nécessaire. Dans certaines situations particulières, le spermatozoïde et l’ovule peuvent être congelés préalablement avant d’être utilisés.

C’est en 1978 que le premier bébé est venu au monde par la technique de Fécondation In Vitro (F.I.V).

Les Étapes Clés de la FIV

Le processus de FIV implique plusieurs étapes cruciales :

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  1. Stimulation ovarienne: La stimulation ovarienne de la femme produit généralement un ovocyte par cycle. La stimulation permet d’obtenir plusieurs ovocytes au cours d’un même cycle. En augmentant ainsi le nombre d’embryons (en cas de fécondation) pour optimiser les chances de grossesse. Une ordonnance sera remise avec la liste des médicaments à utiliser durant le traitement. Les traitements médicamenteux nécessitent naturellement des contrôles. Des allergies peuvent survenir, et les gestes médicaux (anesthésie, ponction chirurgicale) nécessitent des précautions particulières.

  2. Recueil des ovocytes: Le recueil des ovocytes : votre gynécologue, sous anesthésie, va recueillir le liquide folliculaire contenant les ovocytes.

  3. Préparation du sperme: Le jour de l’AMP, vous vous rendrez au laboratoire de la Clinique la Grâce Marie pour un recueil de sperme (par masturbation) après une abstinence de 3 à 4 jours et une toilette appropriée. Dans certains cas le recueil s’effectue par ponction epididymaire ou testiculaire. Après la préparation du sperme au laboratoire, le gynécologue le déposera dans l’utérus. Cette intervention par les voies naturelles est parfaitement indolore. Dans certains cas, vous pouvez avoir recours au sperme d’un donneur anonyme. On parle alors d’IAD : Insémination Artificielle avec Donneur.

  4. Fécondation in vitro: C’est la technique la plus connue et la plus utilisée. Elle consiste, le jour Jo, à mettre en présence les spermatozoïdes et les ovocytes pour obtenir une fécondation à j1 puis un embryon à j2. Ces étapes biologiques font l’objet d’un suivi au laboratoire.

  5. Culture embryonnaire: Dès j2 ou j3, il est possible d’envisager le transfert. Toutefois, dans certains cas les biologistes (en liaison avec l’équipe médicale) vous proposent de différer le transfert jusqu’à j5 ou j6. Ce délai permet de choisir les embryons ayant le plus grand potentiel d’implantation dans l’utérus.

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  6. Transfert embryonnaire: 2 à 5 jours après la fécondation, les embryons sont transférés dans l’utérus de la femme. Le transfert des embryons s’effectue à j2, j3 (ou j5, j6 s’il y a culture embryonnaire). Les embryons sont placés dans un cathéter très fin confié au gynécologue qui les déposera au fond de la cavité utérine. Cette intervention est parfaitement indolore. Quinze jours après la ponction, vous devez faire un test de grossesse : dosage plasmique d’HCG pour connaître le résultat de l’AMP.

Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes (ICSI)

Cette technique est plus particulièrement préconisée dans l’infertilité d’origine masculine ou après un échec en FIV. Elle consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans l’ovocyte.

Accueil de l'embryon

Cette technique est destinée aux couples qui ont une infertilité sévère ou des risques de transmettre une maladie génétique à l’enfant.

Avantages et Bénéfices de la FIV

L’avantage principal de la PMA, c’est de permettre au couple d’avoir un enfant, le couple concrétise son désir de maternité. L’embryon transféré dans l’utérus de la mère, celle-ci devient la mère biologique de l’enfant. La PMA permet d’éviter les maladies héréditaires graves. Les femmes plus âgées ont une chance de vivre la maternité grâce à la PMA.

Considérations et Risques Potentiels

Il existe des risques potentiels : les grossesses multiples (20% de jumeaux et 1% de triplés) Une échographie doit être effectuée impérativement un mois après le transfert pour dépister ces risques.

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La Congélation Embryonnaire

Lorsqu’on obtient plus d’embryons qu’il n’est souhaitable d’en transférer ou lorsque le transfert n’est pas faisable (hyperstimulation sévère), il est possible de congeler les embryons surnuméraires. La congélation peut se faire à différents stades : du jour de l’observation de la fécondation, une fois celle-ci réalisée (au stade de zygote) jusqu’au jour du transfert (stade embryon ou stade blastocyste). La décision quant à quel stade congeler les embryons surnuméraires se fait surtout en fonction des équipes médicales. Les résultats concernant les taux de grossesse en fonction du moment de congélation (stade zygote ou stade embryon) restent controversés à l’heure actuelle. Les embryons et les zygotes, lors de la congélation, sont protégés par des cryoprotecteurs (1,2-propanediol et saccharose). La congélation se fait très lentement pour éviter la formation de cristaux de glace à l’intérieur des cellules. Ensuite, la conservation se fera dans de l’azote liquide (-196°C). La conservation peut durer au maximum Deux (02) ans.Le transfert des embryons s’effectue après leur décongélation, si celle ci s’est bien passée. On considère que tout embryon qui dispose, d’au moins 50% de ses blastomères intacts est transférable, après décongélation.

La Préservation de la Fertilité

La préservation du capital ovocytaire avant une chimiothérapie ou une radiothérapie.

La PMA : une équipe pluridisciplinaire

La PMA est menée par une équipe pluridisciplinaire. Un gynécologue obstétricien, un urologue, un chirurgien, un biologiste médical, un technicien de laboratoire, un psychologue, un psychiatre, un assistant social etc.

L'accès à la FIV au Burkina Faso

Bien souvent, avec un peu de patience, un traitement médical approprié ou une intervention chirurgicale simple suffisent à résoudre le problème. Néanmoins, ces thérapeutiques classiques ne peuvent solutionner toutes ces difficultés même si les couples concernés sont en parfaite santé. (Assistance Médicale à la Procréation). La clinique la Grâce Marie, depuis 2005, a pour vocation de mettre à votre disposition toutes ses compétences humaines, techniques et son savoir-faire, pour vous aider à réaliser votre désir légitime d’avoir un enfant, et pour qu’ensemble, nous essayons d’aboutir à cet événement qu’est la vie.

Infertilité : statistiques

Le désir d’enfant, quand il se manifeste, devient une préoccupation quotidienne pour le couple. Dans 80% des cas, la grossesse survient naturellement, mais pour 15% des couples qui consultent chaque année se posent un problème d’infertilité.

Le Burkina Faso et les Pays les Moins Avancés (PMA)

Les pays les moins avancés, expression forgée en 1971 par le Conseil Économique et Social de l’ONU (CESNU, ECOSOC en anglais) sont une liste de 45 pays en « difficulté ». 33 de ces pays sont situés en Afrique, 8 en Asie, 3 en Océanie et un dans les Antilles. Désavantagés dans leur processus de développement, ces États peinent à s’extirper de la pauvreté. C’est dans ce cadre qu’ils nécessitent un appui particulier de la part de la communauté internationale. L'inscription sur la liste proposée par l'ONU est acceptée ou non par les gouvernements. Cela peut expliquer que des pays tels que le Zimbabwe, la Bolivie ou la Corée du Nord n’en fassent pas partie. Huit pays ont pu s’extraire de cette catégorie : le Botswana (1994), le Cap-Vert (2007), les Maldives (2011), les Samoa (2014), la Guinée Équatoriale (2017), le Vanuatu (2020), le Bhoutan (2023) et São Tomé-et-Principe (2024). Le Soudan du Sud l’a intégrée en 2011. Plusieurs pays en attente de sortie sont finalement prolongés, notamment en raison de la pandémie de covid-19. Parmi eux, l'Angola, le Bangladesh, le Laos, le Népal et les Îles Salomon. Fabrice Folio, septembre 2016. Nombreuses mises à jour depuis.

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