Les vers intestinaux et autres parasites intestinaux, bien que souvent tabous, sont plus répandus qu'on ne le pense, tant chez les enfants que chez les adultes. Il est donc important de comprendre quand et pourquoi il peut être nécessaire de vermifuger un enfant, tout en adoptant des mesures préventives pour limiter les risques d'infestation.

Qu'est-ce qu'un vermifuge ?

Un vermifuge est un médicament spécialement conçu pour éliminer les parasites internes du corps. Ces parasites, tels que les vers intestinaux, peuvent causer divers problèmes de santé s'ils ne sont pas traités. Un vermifuge est un produit destiné à éliminer ou limiter la présence de parasites intestinaux dans l’organisme, en particulier les vers tels que les oxyures, les ascaris ou le tænia. Les vermifuges agissent de différentes manières : certains paralysent les vers, d'autres perturbent leur métabolisme ou encore favorisent leur élimination naturelle via les selles. Le vermifuge est généralement disponible sous forme de comprimés, de liquides ou de poudres. Les ingrédients actifs du vermifuge ciblent spécifiquement les parasites intestinaux les plus courants, tels que les ascaris, les ankylostomes et les ténias. Il est important de noter que le choix du vermifuge dépend du type de parasite à traiter.

Outre les médicaments vermifuges (FLUVERMAL, etc.), il est aujourd’hui possible d’opter pour des formules naturelles à base de plantes conçues pour accompagner l’élimination des parasites et contribuer à assainir durablement le terrain intestinal. PEDIAKID PHYTOVERMIL contribue au maintien d’une sphère intestinale saine. Sa formule douce élaborée à base d’extrait de plantes et de Papaye favorise le bien-être du système intestinal.

Les principaux types de vers intestinaux

Les vers intestinaux font partie de ce qu’on appelle les parasitoses intestinales qui désignent l’ensemble des maladies provoquées par la présence de parasites dans le tube digestif. Il s’agit donc d’organismes vivants qui s’installent dans l'intestin, y vivent et se reproduisent aux dépens de l’organisme et en se nourrissant de ses ressources. Les principaux types de vers intestinaux retrouvés sont :

  • Les oxyures : ce sont de petits vers blancs, mesurant de 5 à 10 mm de long pour les femelles, très fréquents chez les enfants. Les femelles pondent leurs œufs à la surface de l’anus, provoquant des démangeaisons importantes, surtout la nuit, engendrant un transfert des œufs sur les doigts ou encore sous les ongles…. Très contagieuse, l’oxyurose se transmet facilement au sein des familles ou en collectivité (écoles, crèches). Les oxyures sont les vers intestinaux les plus courants. Ces minces vers blancs vivent dans le rectum. La nuit, ils se glissent hors de l’anus pour pondre des œufs autour de l’orifice. Les œufs peuvent vivre jusqu’à deux semaines sur la peau, à l’extérieur du corps, et se répandre sur le pyjama ou les draps et dans les couches. Les oxyures arrivent à proliférer très facilement, car leurs œufs sont extrêmement résistants. Lorsqu’un enfant se gratte, il ne se rend pas compte que les œufs s’accumulent sous ses ongles et qu’ils vont être transférés à chaque contact avec un autre enfant. D’autre part, il les ingère à chaque fois qu’il porte ses mains à sa bouche. Les oxyures préfèrent les enfants aux adultes. Ils adorent les endroits où les enfants sont regroupés, comme dans les crèches ou les écoles.

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  • Les ascaris : ces vers ronds peuvent mesurer jusqu’à 20 cm. L’infestation se fait par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des œufs. Une fois dans l’organisme, les larves migrent dans le corps avant de revenir dans l’intestin grêle, où elles deviennent adultes. Cette parasitose peut entraîner des douleurs abdominales, des troubles digestifs et dans certains cas des complications plus sérieuses.

  • Le tænia : également appelé “ver solitaire”, ce parasite plat peut atteindre plusieurs mètres de long. Il est contracté en consommant de la viande de bœuf ou de porc contenant des larves et insuffisamment cuite. Le tænia fait partie des parasites intestinaux qui se développent dans l’intestin. Cet hermaphrodite composé d’anneaux rectangulaires est extrêmement impressionnant, car il peut mesurer jusqu’à 10 mètres de long. Le tænia se sert d’un hôte pour coloniser l’organisme humain. Il est notamment présent dans la viande de bœuf ou de porc qui n’est pas assez cuite. Ses œufs se réfugient dans les muscles des animaux et, lorsque vous mangez cette viande, il se fixe à la paroi de votre intestin, puis se nourrit de ce que vous mangez, ce qui lui permet de grandir. Les anneaux du tænia peuvent être repérés dans les selles, mais aussi dans les sous-vêtements, sur les draps ou sur la cuvette des toilettes.

  • La giardia : La giardia est le parasite intestinal qui se trouve se trouve dans l’eau et s’attrape en buvant de l’eau contaminée. Par exemple l’eau d’un lac, d’une rivière ou d’un ruisseau, mais aussi dans des eaux très fréquentées, comme dans les piscines. La giardia se trouve également dans les lieux où l’hygiène n’est pas respectée, où les canalisations sont délabrées et plus hermétiques. Enfin, le parasite se retrouve dans les déjections des enfants, mais aussi des animaux. La giardia se transmet de personne à personne (il affectionne tout particulièrement les enfants), mais aussi par l’intermédiaire des aliments contaminés ou en contact avec de l’eau infectée. Dans un environnement souillé, le fait de porter les mains à sa bouche est un facteur aggravant, qui aide le parasite à se transmettre.

Symptômes de la présence de vers intestinaux

Les infestations par des vers intestinaux peuvent parfois passer inaperçues pendant un certain temps. Dans d’autres cas, elles peuvent provoquer des symptômes plus ou moins gênants, parfois banalisés ou confondus avec d’autres troubles digestifs. Repérer les signes permet d’agir rapidement et d’éviter la contamination de l’entourage. Les manifestations dépendent du type de parasite, de la charge parasitaire et de la sensibilité de la personne. Les signes les plus courants sont :

  • Démangeaisons anales (surtout la nuit). Les symptômes les plus évidents pour reconnaître les oxyures sont les démangeaisons qui poussent l’enfant à se gratter l’anus, sans arrêt. Le phénomène s’amplifie encore la nuit, à cause de la migration des vers intestinaux en direction de l’extérieur.
  • Troubles digestifs : douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées ou constipation.
  • Nausées, perte d’appétit voire perte de poids involontaire.
  • Fatigue inexpliquée, irritabilité, troubles du sommeil.
  • Présence visible de petits vers blancs dans les selles ou au niveau de la marge anale (surtout chez les enfants). À l’âge adulte, les vers intestinaux mesurent plusieurs millimètres. Vous pouvez voir des spécimens sur la peau de l’enfant, sur la literie, dans la couche ou sur la cuvette des toilettes.
  • Chez l’enfant, une agitation nocturne, des grincements de dents ou un comportement agité peuvent également alerter.

En cas de doute, une consultation médicale est recommandée. Si l’infection prend de plus grandes proportions, les diarrhées sévères finissent par déshydrater l’enfant. Lorsque vous constatez ce type de symptômes, cela signifie que les parasites intestinaux sont présents depuis une quinzaine de jours.

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Comment attrape-t-on des vers intestinaux ?

La contamination par des vers intestinaux se fait par voie orale. Les œufs ou larves des parasites sont ingérés, puis, se développent dans le tube digestif. Plusieurs situations favorisent cette transmission :

  • Aliments souillés ou mal cuits : des fruits, légumes ou viandes contaminés peuvent contenir des œufs ou des larves de parasites en particulier lorsqu’ils ne sont pas suffisamment lavés ou cuits.
  • Mains sales et auto-infestation : le grattage anal (notamment en cas d’oxyurose) peut entraîner le dépôt d’œufs sous les ongles, puis leur ingestion en portant les doigts à la bouche.
  • Eau contaminée : La giardia est le parasite intestinal qui se trouve se trouve dans l’eau et s’attrape en buvant de l’eau contaminée.

Certaines personnes sont plus vulnérables aux vers intestinaux. C’est notamment le cas des enfants, en particulier en collectivité, où les contacts rapprochés, l’hygiène des mains parfois insuffisante et le port à la bouche fréquent d’objets favorisent la transmission. Les voyageurs sont également exposés, notamment dans des régions où les conditions sanitaires sont moins strictes et l’eau potentiellement contaminée.

Quand et pourquoi vermifuger son enfant ?

Les vers intestinaux sont plus fréquents qu’on ne le croit chez les enfants, surtout en âge scolaire. Le principal responsable ? L’oxyure, un parasite à l’origine de démangeaisons, d’irritations et d’inconfort. Le vermifuge est important car les parasites internes peuvent causer de nombreux problèmes de santé, dont certains peuvent être graves. Les symptômes courants d'une infestation parasitaire comprennent des troubles digestifs, des douleurs abdominales, des problèmes de croissance chez les enfants, une anémie et une fatigue persistante.

Il est recommandé de se vermifuger dans plusieurs situations, que ce soit pour soulager des symptômes, éviter les complications ou interrompre une chaîne de contamination :

  • En cas d'inconforts évocateurs comme des démangeaisons anales nocturnes, des douleurs abdominales récurrentes, un transit perturbé ou une fatigue persistante.
  • En prévention, lorsqu’on évolue dans un environnement à risque : vie en collectivité (école, crèche…), présence d’animaux domestiques, retour de voyage dans une zone tropicale ou rurale ou lorsqu’un cas a été concerné dans l’entourage.

Contrairement à une idée reçue, le vermifuge ne doit pas être administré régulièrement comme une cure de vitamines. La plupart des traitements reposent sur deux prises espacées de 15 à 21 jours. L’un des traitements les plus prescrits est Fluvermal® (flubendazole). Il se présente sous forme de comprimés à croquer ou de suspension buvable, ce qui facilite son administration chez les enfants. Au risque de nous répéter, lorsque l’un des membres est infesté, il est recommandé de traiter tous les proches vivant sous le même toit.

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Pour confirmer la présence d’oxyures, il existe un examen appelé scotch test. Ce dernier consiste à appliquer, le matin au réveil, un petit morceau de ruban adhésif transparent sur la région anale, afin de recueillir d’éventuels œufs de parasites. « Cela dit, ce test n’est pas très sensible : un résultat négatif n’exclut pas forcément l’infestation.

Pour les enfants, il est généralement recommandé de se vermifuger tous les 6 mois. Cependant, cette fréquence peut varier en fonction de l'environnement, des habitudes d'hygiène et de l'exposition potentielle aux parasites. Il est important de noter que la vermifugation régulière chez les enfants contribue à prévenir les infections parasitaires courantes telles que les vers intestinaux. Ces parasites peuvent causer des symptômes tels que des maux de ventre, des démangeaisons anales et une perte d'appétit.

Comment éviter la transmission ?

La prévention des infestations parasitaires repose principalement sur des mesures d’hygiène simples mais rigoureuses, à appliquer au quotidien, en particulier lorsqu’un cas est confirmé dans l’entourage :

  • Se laver les mains minutieusement avec de l’eau et du savon avant chaque repas, après être allé aux toilettes et au retour de l’extérieur. Vous devez apprendre à l’enfant, dès son plus jeune âge, à se laver les mains régulièrement, à porter la moins possible ses mains à sa bouche et à ne pas boire n’importe quelle eau.
  • Laver régulièrement le linge de lit, les serviettes et les vêtements, à haute température si possible, permet de limiter la survie des œufs.
  • Couper les ongles courts réduit les risques d’auto-infestation, en empêchant les œufs de s’y loger.
  • Nettoyer fréquemment les surfaces, en particulier les sanitaires, les poignées de porte, les jouets et les plans de travail, contribue à limiter la contamination croisée.
  • Cuire suffisamment les viandes, en particulier le bœuf et le porc, évite l’ingestion de larves de parasites comme le tænia.
  • Laver soigneusement les fruits, les légumes et les herbes aromatiques, surtout s’ils sont consommés crus, permet d’éliminer les œufs ou kystes éventuellement présents à la surface.
  • Maintenir un microbiote intestinal équilibré se révèle être une barrière naturelle supplémentaire. Un microbiote diversifié et robuste soutient les défenses de l’intestin et peut limiter l’installation durable de certains parasites.

Diagnostic et traitement

Pour confirmer la présence des oxyures, le médecin vous demande généralement de procéder à un prélèvement. Vous allez coller un ruban adhésif autour de l’anus, puis le retirer. Le médecin passe le ruban adhésif au microscope pour confirmer la présence des œufs.

Les oxyures se combattent à l’aide d’un traitement oral prescrit par le médecin. L’effet est constaté dans les deux semaines, mais les démangeaisons peuvent persister au-delà, pendant une ou deux semaines supplémentaires. Dans la majorité des cas, un traitement simple suffit à régler le problème. La giardiase passe par un traitement oral qui va précipiter la disparition du parasite. Il faut en moyenne un mois et demi pour que l’organisme soit définitivement débarrassé des parasites intestinaux. Le tænia se combat avec un vermifuge (du type PHYTOVERMIL de PEDIAKID) qui va aider au maintien d’une sphère intestinale saine, sans parasite. Il est ensuite expulsé avec les selles.

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