Savoir que l’on est enceinte est un heureux événement dans la vie d’un couple, particulièrement marquant dans la vie de la femme. S’il est vrai que la plupart des grossesses vont à terme, il n’en demeure pas moins que certaines grossesses sont interrompues avant leur terme : on parle alors de fausse couche. Faire une fausse couche est une triste réalité à laquelle personne n’aime faire face. Cet article vise à informer sur les causes, les symptômes et les traitements de la fausse couche, tout en offrant des conseils pour l'accompagnement émotionnel et les mesures préventives.
Qu'est-ce qu'une Fausse Couche Spontanée ?
Lorsque la grossesse n’évolue plus et que le fœtus est expulsé entre le premier et le cinquième mois de grossesse, on parle de fausse couche spontanée. Il est également important de différencier fausse couche spontanée précoce et la fausse couche tardive. En effet, la fausse couche précoce est lorsqu’un l’arrêt de grossesse a lieu au cours des 3 premiers mois. La fausse couche tardive (encore appelée avortement tardif) est une interruption non volontaire de la grossesse entre le troisième et le cinquième mois. Toute interruption et expulsion de grossesse au-delà de cinq mois (22 semaines d’aménorrhée - c’est à dire 22 semaines après l’arrêt des dernières règles) est qualifiée de “mort fœtale”. Ces précisions sont importantes à faire car la prise en charge et le traitement de chaque catégorie de fausse couche ne sont pas identiques.
On parle de plus en plus d’arrêt de grossesse, parce qu’il n’y a rien de faux dans une fausse couche parce qu’on dit faire une fausse couche, comme si tu avais fait un truc de fou. Une fausse couche (ou avortement spontané) est l'interruption naturelle d’une grossesse avant 22 semaines d’aménorrhée (absence de règles), c’est-à-dire avant que le fœtus ne soit considéré comme viable en dehors de l’utérus. Les fausses couches précoces, surviennent avant la quatorzième semaine d’aménorrhée et sont les plus fréquentes. Les fausses couches tardives ont lieu entre la quatorzième et la vingt-deuxième semaine, elles peuvent être complètes ou incomplètes, selon que l’expulsion du contenu utérin est totale ou non.
Types de Fausse Couche
Il existe différents types de fausses couches, notamment :
Fausse couche précoce : Elle survient durant les trois premiers mois de la grossesse. Environ 15% des grossesses s’interrompent spontanément au cours du premier semestre.
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Fausse couche tardive : Elle se produit entre le troisième et le cinquième mois de grossesse.
Fausse couche incomplète : Le col est ouvert mais tout ou partie du fœtus reste dans l’utérus.
Fausse couche septique : Une infection de l’utérus cause la fausse couche.
Fausse couche par mort in utero : Le fœtus meurt dans l’utérus de la maman. C’est une fausse couche tardive (après 20 semaines de grossesse).
Fausse couche biochimique ou fausse couche silencieuse : La grossesse biochimique est une grossesse détectée très tôt par test urinaire ou par prise de sang (beta hCG) mais qui n’est pas visible à l’échographie.
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Fausse couche œuf clair ou grossesse anembryonnaire : Cette grossesse n’est pas viable car il n’y a pas d’embryon dans le sac gestationnel (appelé œuf). Ce type de grossesse est généralement découvert au moment de la première échographie de grossesse : il n’y a pas d’embryon ni de battement cardiaque. Aussi appelé « œuf blanc » ou grossesse non embryonnée, l’œuf clair désigne l’arrêt du développement avant même l’apparition de l’embryon. La femme possède donc un sac ovulaire dépourvu d’embryon.
Grossesse molaire : La grossesse molaire est une anomalie du développement du placenta, appelée maladie trophoblastique gestationnelle.
Grossesse ectopique : Aussi appelée grossesse ectopique, cette grossesse se développe en dehors de la cavité utérine. L’œuf s’implante dans les trompes de Fallope dans 96 à 98% des cas, ou sur un ovaire ou le col de l’utérus. L’œuf finit alors par se rompre. La grossesse extra-utérine peut provoquer une hémorragie massive il y a alors un risque pour la femme enceinte.
Causes et Facteurs de Risque d'une Fausse Couche
Plusieurs éléments peuvent causer une fausse couche, classés en causes internes et externes :
Causes Internes
- Anomalies génétiques : anomalies génétiques détectées au niveau de l’embryon (chromosomes mal répartis à l’issue de la fécondation) ou anomalies pouvant ralentir le développement embryonnaire (notamment anomalies au niveau du cœur ou du système nerveux). Dans environ 60 % des cas, et en particulier pendant le premier trimestre de la grossesse, les fausses couches sont dues à des anomalies de l’embryon qui empêchent son développement normal. Il peut s’agir d’anomalies au niveau des chromosomes (qui se sont mal répartis avant ou après la fécondation) ou d’anomalies du développement embryonnaire (par exemple, au niveau du cœur ou du système nerveux). Ces fausses couches ont lieu très tôt, souvent avant la 10e semaine, parfois même avant que la grossesse soit confirmée. Les causes chromosomiques sont à l’origine de près de 50 à 70 % des fausses couches précoces . Elles concernent principalement des anomalies dans le nombre ou la structure des chromosomes de l’embryon, souvent dues à une erreur lors de la fécondation. La trisomie 16 , incompatible avec la vie, est l’une des anomalies les plus fréquentes observées lors de fausses couches précoces.
- Anomalies pathologiques chez la mère : anomalies pathologiques (diabète non contrôlé, glande thyroïde, problèmes d’hormone, maladies immunitaires, cœliaque, coagulation sanguine, anomalies du col de l’utérus : fibromes, polypes, poly kyste ovariennes…) détectées au niveau du corps fragile de la mère. Certaines maladies maternelles augmentent le risque de fausse couche. Un déficit en progestérone, en œstrogènes, ou une maladie de la thyroïde peuvent entraîner une fausse couche. Le diabète mal équilibré, l’insuffisance rénale, l’hypertension sévère ou certaines maladies auto-immunes augmentent le risque de fausse couche. Un suivi médical adapté avant et pendant la grossesse est essentiel pour limiter ces risques.
- Infections : De nombreuses fausses couches peuvent être observées chez les femmes ayant souffert d’une des infections suivantes : la toxoplasmose, la rubéole, la listériose ou le cytomégalovirus. Certaines infections peuvent provoquer des fausses couches, notamment au cours du premier trimestre.
- Problèmes utérins : Certaines anomalies de l’utérus peuvent gêner la bonne implantation ou le développement de l’embryon. Ces anomalies peuvent être diagnostiquées par échographie, IRM ou hystéroscopie. Des anomalies comme l’utérus cloisonné (séparé par une cloison), bicorne (avec 2 cavités), la présence de fibromes ou de synéchies (cicatrices de la paroi utérine qui gênent l’implantation de l’œuf) peuvent perturber la nidation et le développement de l’embryon. Il en est de même pour les polypes, fibromes, endométriose (prolifération de la muqueuse utérine en dehors de l’utérus).
- Incompatibilité de groupe sanguin : une incompatibilité de rhésus entre la mère de rhésus négatif (O-, A-…) et le fœtus de rhésus positif (O+,A+…). En cas de saignement ou de fausse couche, des antigènes du fœtus peuvent passer dans le sang de la maman et le corps de la mère fabrique alors des anticorps anti-rhésus. Cette incompatibilité entre les groupes sanguins est connue pour les conséquences sur les grossesses ultérieures ou le bébé à naître. Si la mère est rhésus négatif et le fœtus rhésus positif, il existe un risque d’allo-immunisation. Sans prévention, les globules rouges du fœtus peuvent être détruits, ce qui entraine l’arrêt de la grossesse.
- Facteurs immunologiques : Sur le plan immunitaire, des anomalies dans la reconnaissance de l’embryon par le système immunitaire maternel peuvent également jouer un rôle. Le syndrome des antiphospholipides , une maladie auto-immune, est connu pour favoriser les fausses couches à répétition.
Causes Externes
- Consommation de substances nocives : Celles-ci peuvent provoquer l’interruption d’une grossesse avant le 5e mois. Parmi elles, on compte notamment la consommation de certaines substances nocives (tabac, boissons alcoolisées, cocaïne, héroïne, amphétamine, excès du café, certaines plantes médicinales comme l’absinthe, l’armoise, le génépi, l’aloès, la cascara, la menthe pouliot, la sauge officinale…). Ne pas fumer, ne pas prendre de drogue, consommer de l’alcool avec modération : cela paraît évident, mais ces conseils sont essentiels pour réduire les risques.
- Âge des parents : L’âge des parents constitue également un facteur de risque de fausse couche. En effet, plus la mère est âgée, plus le risque de fausse couche est élevé (20 % pour les femmes de 35 ans ; 40 % pour les femmes de 40 ans et 80 % pour les femmes au-delà de 45 ans). Chez les hommes dont l’âge est supérieur à 40 ans, il existe un risque de fausse couche car on constate une augmentation du nombre de spermatozoïde anormale. Le risque d’avortement spontané augmente avec l’âge de la mère. On estime que ce risque est de 9 % à 20 ans, de 20 % à 35 ans, de 40 % à 40 ans et de 80 % au-delà de 45 ans. Si vous êtes enceinte à 35 ans, le taux de risque de fausses couches est de 20%, 40% à 40 ans et 80% au-delà de 45 ans (contre 9% à 20 ans).
- Traumatisme : Un traumatisme important (accident de la circulation, chute grave, choc abdominal) peut exceptionnellement provoquer une fausse couche.
- Carences alimentaires : Carences alimentaires : un déficit en acide folique peut accroître le risque d’anomalies embryonnaires.
- Exposition aux solvants : Exposition aux solvants pendant la grossesse : risque accru de fausse couche et de malformations (Inserm, cohorte Pelagie).
- Surpoids : Le surpoids accroît de 67 % le risque de fausses couches précoces ou répétées (Inserm, étude Pelagie).
Facteurs non Prouvés
Contrairement à ce que croient de nombreuses personnes, l'activité et les efforts physiques, le travail ou les relations sexuelles n'ont aucun effet sur le risque de fausse couche.
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Rôle des Anomalies Chromosomiques
Dans environ 60 % des cas, et en particulier pendant le premier trimestre de la grossesse, les fausses couches sont dues à des anomalies de l’embryon qui empêchent son développement normal.
Signes d'une Fausse Couche
La fausse couche se manifeste par les signes suivants :
- Saignements (abondants ou non) du vagin. Le sang est d’abord rouge clair puis devient rouge foncé. Tâches ou saignements plus abondants, de teinte rosée, rouge vif ou marron. Tout saignement en début de grossesse doit faire l’objet d’un suivi médical, et particulièrement si la fausse couche est incomplète.
- Caillots de sang ou de tissus brunâtres.
- Fortes douleurs au niveau du dos ou au niveau du bas ventre. Crampes semblables à celles des règles, tiraillements, gêne dans le bas-ventre ou les lombaires. Des douleurs abdominales, similaires à des crampes menstruelles mais parfois plus intenses, ainsi que des douleurs diffuses dans le bas du dos peuvent également survenir.
- Absence brusque des symptômes et signes de grossesses (nausées, vomissements, tensions, douleurs des seins…) La disparition soudaine des signes habituels de grossesse, tels que les nausées, la fatigue ou la tension des seins, peut aussi être un indicateur.
- Pour une grossesse de plus de 3 mois, la fausse couche s’annonce généralement par une forte contraction (qui peut être comparée à une contraction d’accouchement).
En outre, certaines grossesses au début des 3 premiers mois peuvent être interrompues sans présenter de signes. Le fœtus est évacué au cours des premières menstruations.
Saignements de Nidation vs. Saignements de Fausse Couche
La nidation du fœtus en début de grossesse peut engendrer des saignements. Le saignement d’implantation est généralement léger, de type spotting et ne dure qu’1-2 jours.
Quand Consulter un Médecin ?
Il faut se rendre en consultation lorsque :
- Vous constatez un saignement vaginal abondant (à titre d’exemple, si celui-ci vous contraint à utiliser au moins deux serviettes hygiéniques en 1 heure). L saignement d’une fausse couche est abondant et exige plus de deux serviettes par heure.
- Lorsque vous ressentez de fortes douleurs au niveau du bas ventre, du dos ou de l’abdomen.
- Lorsque vous avez été victime d’une perte de conscience.
- En cas de douleurs intenses, de saignements abondants ou de fièvre.
Il est important de préciser qu'un saignement vaginal en début de grossesse n’est pas systématiquement le signe d’une fausse couche.
Comment Différencier Saignements de Fausse Couche et Règles ?
Pendant les règles, l’écoulement est normal et nécessite en moyenne l’usage d’une serviette hygiénique par heure. Néanmoins, une fausse couche précoce s’évacue normalement - tout comme des règles.
Diagnostic
Pour savoir si vous faites une fausse couche ou si ce sont vos règles, direction le labo de ville pour une prise de sang. S’il est négatif, ce sont vos règles. Attention : entre le rapport fécondant et la détection sanguine de l’hormone de grossesse, il faut attendre 10 jours pour un test sanguin. Si le test est positif, il est probable que vous fassiez une fausse couche ou qu’il s’agisse de saignements de nidation. Ici aussi, seule une prise de sang et une échographie seront en mesure de confirmer le diagnostic de fausse couche. Si vous faites une GEU, l’échographie endovaginale devrait permettre de localiser l’embryon : s’il est dans l’utérus c’est une grossesses normale, s’il est ailleurs, il s’agit d’une grossesse extra-utérine (GEU). Une échographie pourra être réalisée pour évaluer la situation, vérifier la présence et la vitalité de l’embryon et déterminer si une fausse couche est en cours ou non.
Traitements d’une Fausse Couche
Trois types de traitements sont possibles pour faire face à une fausse couche :
- Traitements médicamenteux : Lorsqu’il s’agit d’une grossesse de moins de 10 semaines, l’interruption peut être traitée à l’aide du Misoprostol, accompagné d’antidouleurs et de médicaments contre la nausée. Certains médecins peuvent ajouter du fer pour compenser la perte de sang. Entre 12 heures et 24 heures après la prise de la dose recommandée par votre médecin, une menstruation abondante suivie de fortes douleurs est observée. Les jours suivants une menstruation normale sera également observée. Suivez les recommandations de votre médecin. Il va vous prescrire un traitement médicamenteux au misoprostol. Cette molécule est la version synthétique de la prostaglandine E1. Une prise en charge médicamenteuse peut également être proposée, souvent avec du misoprostol, qui permet de provoquer les contractions utérines et ainsi favoriser l’évacuation du tissu gestationnel.
- Le curetage : C’est le traitement recommandé pour les grossesses entre 10 et 13 semaines. Il s’agit d’un traitement visant à expulser entièrement le fœtus et le placenta du ventre de la mère. Le curage permet d’éviter toute infection et hémorragie. Des médicaments de la catégorie des sédatifs et des antalgiques vous seront administrés pour vous permettre de supporter la douleur. Une observation de 24 heures à l’hôpital est exigée pour suivre l’évolution de l’état du patient. A partir de 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d’aménorrhée, une intervention chirurgicale est nécessaire. Cette intervention peut être réalisée jusqu’à environ 22 semaines. Après vous avoir administré du misoprostol, une anesthésie générale est effectuée. Les protocoles sont très variables d’une équipe à l’autre. Dans d’autres cas, notamment si la fausse couche est tardive ou si les saignements sont abondants, la patiente est anémiée ou si le traitement médicamenteux a échoué, une évacuation chirurgicale par aspiration (aussi appelée curetage) peut être nécessaire.
- Fausse couche naturelle : Vous pouvez aussi décider d’attendre que le fœtus s’expulse naturellement sans intervention médicamenteuse. Faites-vous guider par votre gynécologue. Pour ce type de traitement, il peut être effectué une fausse couche naturelle sans médicament. Il s’agît d’une méthode très douloureuse et assez stressante. Le saignement dure longtemps. Vous devez prendre régulièrement votre température et faire objet de suivi par prises de sang. Le suivi peut être réalisé par échographie. Lors d'une fausse couche précoce et non compliquée, l’attente surveillée est recommandée afin de laisser le temps au corps de gérer naturellement l’expulsion. Cette approche nécessite un suivi médical régulier pour s’assurer qu’aucune complication ne survient, comme une infection ou des saignements prolongés.
Quelle que soit la méthode choisie, un suivi médical est indispensable pour vérifier que la fausse couche est bien terminée et écarter tout risque de complication.
Soins Post-Fausse Couche
Le retour des règles après une fausse couche peut prendre 4-6 semaines après que l’utérus ait expulsé tous les tissus. Le flux des premières règles après une fausse couche peut être plus abondant que d’habitude. Idem pour les crampes qui peuvent être très fortes si vous avez subi un curetage ou une aspiration pour fausse couche incomplète. Consultez votre médecin si vos règles ne reviennent pas dans les 8 semaines après une fausse couche, si vous saignez de manière hémorragique (avec fièvre, douleurs intenses, nausées…).
Pour reprendre les rapports sexuels, votre médecin vous donnera son accord et/ou un délai qui lui semble approprié à votre cas. En règle générale, il est conseillé d’attendre 2 semaines après une fausse couche pour éviter les infections et pour favoriser la cicatrisation de l’utérus et du col. Ce délai permet de diminuer les complications après une fausse couche. Parfois il est conseillé de reprendre le projet bébé uniquement après le retour des règles post fausse couche (4-6 semaines).
Comment Éviter une Fausse Couche ?
Bien qu'il ne soit pas toujours possible d'éviter une fausse couche, certaines mesures peuvent réduire les risques :
- Vaccination : Faites-vous vacciner contre la rubéole et la grippe.
- Dépistage des infections : Faites-vous dépister couramment de la toxoplasmose.
- Alimentation saine : Adoptez une alimentation saine et variée. S’il y en a malgré tout, par exemple vous suivez un régime comprenant des exclusions alimentaires, il se peut que vous ayez besoin d’être supplémentée en vitamines.
- Éviter les substances nocives : Évitez la consommation de boissons alcoolisées et les boissons issues des plantes médicinales à risque sur la grossesse.
- Suivi médical régulier : Allez régulièrement aux contrôles et visites médicales de suivi. Prenez immédiatement rendez-vous avec votre sage femme, votre gynécologue obstétricien, votre médecin traitant ou le professionnel de santé qui suit votre grossesse.
- Examens cliniques après FIV : S’il est constaté une forte augmentation des cas de fausses couches après FIV, cela peut être évité en appliquant les mesures préventives suivantes : Réaliser l’hystérosalpingographie (HSG) pour connaître la forme et la situation de l’utérus. Réaliser la thrombophilie pour permettre d’anticiper la formation des caillots de sang dans l’utérus. Réaliser le test de réceptivité endométriale ER Map afin de confirmer la réceptivité de l’endomètre. Si tous ces examens cliniques sont concluants, vous avez de grandes chances d’éviter une fausse couche après FIV.
Consultation Préconceptionnelle
Cette consultation médicale peut être programmée en couple dès lors que vous avez un projet de bébé. Elle permet de s’assurer que votre enfant peut être conçu et se développer dans les meilleures conditions sanitaires possibles. Lors de ce rendez-vous, le gynécologue pose un grand nombre de questions aux deux membres du couple : antécédents familiaux et médicaux, hygiène de vie, régularité du cycle menstruel, santé sexuelle… Rien n’est laissé au hasard par le professionnel de santé qui procède ensuite à un examen clinique classique, avant de prescrire un bilan sanguin complet.
Deuil et Accompagnement Psychologique
Vivre une fausse couche est un véritable traumatisme pour certaines personnes. C’est une situation très difficile à vivre ainsi qu’un véritable deuil. Hommes et femmes ressentent du vide, de la déception, de la tristesse et parfois un sentiment de culpabilité.
La perte de la grossesse peut provoquer une certaine angoisse. D’autant plus si la perte survient à un stade avancé de grossesse. Certaines femmes peuvent développer un syndrome dépressif. Un professionnel de santé peut vous aider à mieux traverser cette épreuve.
Le deuil périnatal est un événement traumatique. Depuis janvier 2024, vous avez droit à un arrêt maladie sans jour de carence pour arrêt naturel de grossesse et un suivi psychologique remboursé (Mon parcours Psy). Si vous voulez offrir un cadeau après une fausse couche, optez pour des cadeaux de care : kinésiologie, naturopathie, massages, accompagnement au deuil périnatal du Club d’Après, produits de soins.
La gestion des émotions après une fausse couche est une étape essentielle, bien que souvent négligée. Ce type de perte, même lorsqu’elle survient très tôt dans la grossesse, peut provoquer un véritable bouleversement psychologique pour la femme et son/sa partenaire. Tristesse, culpabilité, colère, frustration, ou sentiment d'injustice : les émotions sont multiples et varient d'une personne à l'autre. Il est important de comprendre que chaque personne réagit différemment, et qu’aucune émotion n’est illégitime. Le soutien de l’entourage peut jouer un rôle clé mais il n’est pas toujours suffisant. Un accompagnement psychologique peut être nécessaire pour aider à mettre des mots sur la douleur, traverser le deuil et se reconstruire. Parler à un professionnel de santé, à un psychologue ou à un groupe de parole peut offrir un espace d’écoute bienveillant.
Le deuil à la suite d’une fausse couche doit se faire à deux. Le père et la mère doivent discuter, parler et se vider. Si l’émotion est trop forte et que le deuil tarde à partir, vous pouvez vous remettre à des professionnels ou des groupes de soutien qui vous aideront à surmonter cette situation.
Fausse Couche à Répétition
On parle de fausses couches à répétition lorsqu’une femme de moins de 40 ans, enceinte du même partenaire, subit au moins trois fausses couches spontanées consécutives avant 14 semaines d’aménorrhée. Pour ces femmes un bilan médical est souvent réalisé afin d'identifier la ou les causes responsables de ces fausses couches. Dès la deuxième fausse couche successive, il est recommandé d’aller consulter un gynécologue spécialisé en médecine de la reproduction. Si une fausse couche unique n’a aucune influence sur le succès des grossesses futures, l’existence de deux fausses couches successives (avec le même père) semble augmenter le risque d’en développer une nouvelle. Après deux à trois fausses couches consécutives, un bilan est généralement proposé.
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