La difficulté à concevoir un enfant est une préoccupation pour de nombreux couples. On estime que 40 à 45 % des problèmes de fertilité sont liés à l’infertilité de la partenaire féminine. Il est considéré comme normal qu’un couple en bonne santé cherche à avoir un enfant pendant un an, même chez une femme de moins de 35 ans et en bonne santé. En fait, seulement un peu plus d’un tiers des couples en bonne santé arrivent à concevoir au cours du premier mois d’essai. D’autre part, un couple sur six connaît des problèmes de conception qui englobent un large éventail de causes affectant la fertilité masculine et féminine. Cet article explore les causes potentielles de cette faible probabilité, les facteurs à considérer, et les solutions disponibles.

Causes Féminines de Difficulté à Concevoir

Dans la très grande majorité des cas d’infertilité féminine, il s’agit soit de troubles de l’ovulation, soit de troubles de l’utérus qui empêchent l’ovocyte de pénétrer ou de s’installer dans les trompes, ou qui perturbent la fécondation ou la nidation (l’installation de l’embryon au tout début de la grossesse). Il arrive que l’ovaire ne soit pas capable de faire mûrir un follicule, ou de libérer un ovule dans les trompes. Lorsque l’infertilité est due à un problème de trompes, on parle d’infertilité « tubaire ». Il s’agit fréquemment de problèmes mécaniques (anatomiques) qui gênent la descente de l’ovocyte ou la remontée des spermatozoïdes.

Troubles de l'Ovulation

L'ovulation est contrôlée par les hormones de la fertilité. Si, pour une raison quelconque, vos taux hormonaux sont perturbés, votre ovulation peut s’en trouver affectée. On parle d’anovulation lorsque l’ovaire d’une femme échoue dans la production, la maturation ou la libération d’un ovule. La plupart des femmes feront l’expérience de cycles menstruels anovulatoires à un moment donné de leur vie reproductive. Ce phénomène est plus courant chez les jeunes femmes ayant tout juste eu leurs règles, ou chez les femmes plus âgées approchant de la ménopause.

De nombreux facteurs peuvent être à l’origine du dérèglement hormonal affectant l’ovulation. Si une femme en bonne santé et ayant ses règles régulièrement utilise des tests d'ovulation ou le Moniteur de Fertilité Avancé et qu’elle détecte un cycle anovulatoire occasionnel, elle ne doit pas s’inquiéter : c’est normal, et cela ne devrait avoir aucun impact sur sa fertilité. Les symptômes peuvent comprendre une absence de règles ou des règles irrégulières, une prise de poids, une croissance pileuse excessive et des problèmes de conception. On estime qu’au Royaume-Uni, près d’une femme sur 10 présente des ovaires polykystiques.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la première cause d’infertilité féminine et touche 1 femme sur 10 en âge de procréer. Les études mettent en évidence une forte composante héréditaire du SOPK : 60 à 70 % des filles nées d’une mère souffrant d’un syndrome des ovaires polykystiques développent à leur tour des symptômes de la maladie. Les mécanismes de cette transmission génétique de mère en fille n’ont pourtant à ce jour pas été découverts.

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Problèmes liés aux Trompes de Fallope

Les trompes de Fallope acheminent l’ovule de l’ovaire à l’utérus. Une obstruction dans les trompes de Fallope peut entraver la progression des spermatozoïdes vers l’ovule ; une grosseur dans l’utérus peut empêcher l’implantation de l’ovule fécondé. La cause la plus fréquente d’occlusion des trompes de Fallope est une infection à chlamydia qui n’a pas été traitée. Certaines femmes peuvent ne pas savoir qu’elles ont déjà été atteintes de chlamydiose en raison de l’absence des symptômes de cette infection.

Chez certaines femmes, les problèmes de fertilité peuvent être causés par une obstruction des trompes de Fallope, organe qui accueille le fœtus. L’obstruction empêche donc le bon développement du fœtus. Ce problème peut notamment être causé par :

  • L’endométriose
  • Des maladies sexuellement transmissibles (IST) comme la Chlamydia
  • La maladie inflammatoire pelvienne
  • Des fibromes utérins
  • Une grossesse extra-utérine
  • Des complications liées à une césarienne, une fausse couche, un avortement…

Il existe des moyens chirurgicaux pour débloquer les trompes de Fallope.

Endométriose

Le terme d’endométriose est utilisé lorsque le tissu qui revêt la paroi utérine croît en dehors de l’utérus. Ce tissu peut alors obstruer les trompes de Fallope et ainsi empêcher la fécondation. L’endométriose peut provoquer des règles abondantes ou très douloureuses. Elle peut être traitée par des médicaments ou en éliminant ces tissus superflus. De nombreuses femmes atteintes d’une endométriose légère concevront normalement, bien que la probabilité de rencontrer des problèmes de fertilité soit plus importante. L’endométriose sévère peut endommager les trompes de Fallope et les ovaires, et les adhérences susceptibles d’accompagner cette maladie peuvent également obstruer les trompes. Votre gynécologue saura vous conseiller sur la procédure à suivre à ce sujet. Pour l’endométriose, qui peut être responsable d’une infertilité, on estime que l’origine de la maladie est héréditaire dans 50 % des cas.

Anomalies Utérines

Les fibromes sont des croissances anormales de tissu musculaire dans l’utérus, pouvant obstruer les trompes de Fallope ou empêcher l’implantation de l’ovule fécondé. Des anomalies utérines peuvent être responsables d’une infertilité, comme l’absence d’utérus, des malformations, des polypes de l’endomètre.

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Facteur Cervical

Des anomalies de la glaire cervicale peuvent également contribuer à l'infertilité. La glaire cervicale est une sécrétion produite par les glandes du col de l’utérus ayant un aspect de gel visqueux. En période d’ovulation, sous l’effet des hormones, elle devient plus abondante et perméable aux spermatozoïdes, qui peuvent ainsi pénétrer à l’intérieur de l’utérus.

Causes Masculines de Difficulté à Concevoir

Saviez-vous que jusqu’à 50 % des cas où les couples ne parviennent pas à concevoir sont dus, au moins en partie, à un problème touchant l’homme ? Trois facteurs principaux affectent la fertilité chez l’homme : une faible numération des spermatozoïdes ou une mauvaise qualité du sperme, une dysfonction érectile ou d’autres causes moins courantes.

Faible Numération ou Mauvaise Qualité du Sperme

S’il n’y a pas autant de spermatozoïdes qu’à l’accoutumée dans l’éjaculat masculin, les chances de fécondation de l’ovule par un spermatozoïde sont réduites. La production de spermatozoïdes peut être affaiblie si les testicules sont soumis à la chaleur. Le port de sous-vêtements amples peut contribuer à garder les testicules au frais.

L’insuffisance testiculaire : "les anomalies de la spermatogenèse sont de loin les causes les plus fréquentes d’infertilité masculine", indique l'Inserm. D’après les connaissances actuelles, l’infertilité masculine est majoritairement liée à une altération de la production des spermatozoïdes, la « spermatogenèse » en langage scientifique : soit les spermatozoïdes sont trop peu nombreux, soit de mauvaise qualité ou totalement absents du sperme. C’est la principale cause d’infertilité masculine.

L’azoospermie : absence de spermatozoïdeCellule reproductrice masculine (gamète), qui possède une tête et une queue (le flagelle)…. Les causes peuvent être diverses : génétiques, consécutives à une maladie, un accident avec traumatisme des testiculesOrganes masculins de la reproduction, au nombre de deux, situés dans les bourses. Dans certains cas, les spermatozoïdes ne peuvent être acheminés normalement dans les voies génitales à cause d’une obstruction : absence de canaux déférents d’origine génétique, canaux endommagés par une infection ou une intervention chirurgicale, traumatisme…Enfin, il faut aussi explorer les autres perturbations potentielles de la fonction sexuelle, comme les troubles de l’érection et de l’éjaculationÉmission de sperme par la verge au moment de l’orgasme..

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Dysfonction Érectile

Si l'homme a des difficultés à avoir ou maintenir une érection, que ce soit pour des raisons physiques ou psychologiques, cela réduira son aptitude à avoir des rapports sexuels.

Autres Causes

Les autres causes d’infertilité masculine (moins courantes toutefois) regroupent une occlusion du canal acheminant les spermatozoïdes depuis les testicules, des maladies génétiques, un trouble hormonal ou d’autres pathologies encore plus rares.

Facteurs Liés à l'Âge

L’âge : la fertilité féminine diminue avec l’âge. Par exemple, pour les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant, la probabilité d’être enceinte au cours d’un seul cycle menstruel est de 25 % à 25 ans, 16 % à 27 ans et 4 % à 30 ans.

Le premier facteur d’infertilité, c’est le recul de l’âge de la maternité : en France, les femmes ont désormais leur premier bébé à 31 ans en moyenne en 20221 contre 29 ans en 2019. Mais la fertilitéCapacité pour un couple à concevoir, c’est-à-dire de débuter une grossesse…. féminine diminue naturellement à partir de 30 ans, la fertilitéCapacité pour un couple à concevoir, c’est-à-dire de débuter une grossesse…. masculine à partir de 40 ans, ce qui explique une hausse du risque d’infertilité. Ainsi, les chances de grossesse sont évaluées à 25 % par cycle entre 25 et 30 ans, mais à 12 % seulement à 35 ans et 6 % au-delà de 40 ans.

On parle souvent de « l’horloge biologique féminine », car chaque femme dispose d’une réserve d’ovocytes personnelle, déterminée à la naissance pour la vie entière. Ce stock fixe d’ovocytes diminue notablement à partir de 38 ans avant d’être épuisé à la ménopause, autour de 50-55 ans environ.

L’appareil reproducteur masculin fabrique des spermatozoïdes tout au long de la vie. Cependant, les effets de l’âge sur la fertilitéCapacité pour un couple à concevoir, c’est-à-dire de débuter une grossesse…. existent également et sont de mieux en mieux connus.

L’âge affecte à la fois la qualité et la quantité des ovules. Dans le cas d’une femme, elle naît avec un certain nombre d’ovules qu’elle libère tout au long de sa vie fertile. Cela signifie que plus elle vieillit, moins elle a d’ovules et moins ils sont de qualité. Ces deux circonstances pourraient expliquer pourquoi vous ne tombez pas enceinte, même si vous avez déjà un enfant, et exclure l’infertilité. Ainsi, si vous avez plus de 35 ans, que vous avez un enfant et que vous essayez de tomber enceinte depuis plus de six mois ou un an sans succès, il peut s’agir d’une infertilité secondaire.

Dès lors que vous avez atteint la ménopause, la grossesse n’est plus possible ; au cours de la période précédant la ménopause (périménopause), il peut être très difficile de concevoir. Si votre mère a été ménopausée précocement, il est fort possible que vous soyez également concernée par ce problème ; essayez donc de savoir à quel âge votre mère a atteint la ménopause.

Influence du Mode de Vie et de l'Environnement

On parle ici d’environnement au sens large, aussi appelé « exposome » : l’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) auxquelles chaque individu est soumis au cours de sa vie. Cela inclut notamment les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues… Tous ces éléments extérieurs jouent un rôle néfaste important sur l’infertilité masculine et féminine, directement ou indirectement.

  • Problèmes de poids: Les problèmes de poids : les femmes obèses ou très maigres ont davantage de difficultés à concevoir. Dans ces cas-là, il est recommandé de se rapprocher le plus possible de l’indice de masse corporelle idéal, car cela peut augmenter les chances de tomber enceinte. C’est pourquoi l’extrême opposé de la surcharge pondérale peut également être problématique. Les médecins savent depuis longtemps que les femmes en surpoids ou obèses ont du mal à tomber enceintes. Mais d’après une récente étude citée par Health, le poids des hommes compte tout autant. Plusieurs études épidémiologiques ont observé que chez l’homme, "le surpoids et l’obésité sont associés à une altération des paramètres spermatiques", note l'Inserm. "Chez la femme, le risque d’infertilité après un an de tentative est augmenté de 27% en cas de surpoids et de 78% en cas d’obésité. Le risque d’anovulation est multiplié par 3 à 4 pour un IMC supérieur à 32 kg/m2".
  • Stress: Être trop stressé.e ne nuit pas seulement à la santé du bébé lorsqu’on est enceinte, mais augmenterait par deux les risques d’infertilité. "Il pourrait agir au niveau du cerveau en altérant la production de neurohormones et/ou des hormones gonadotropes dans le système hypothalamo-hypophysaire", explique l'Inserm. Le stress est un état qui peut affecter la personne qui en souffre mentalement et physiquement . Dans le cas des femmes, lorsqu’elles sont stressées, le taux de cortisol (l’hormone du stress) est très élevé et peut affecter leur ovulation, l’empêchant ou modifiant leurs cycles. La gestion du stress, surtout lorsqu’il est impossible de s’éloigner de ce qui le provoque, nécessite un exercice régulier, de bonnes habitudes de sommeil, un régime alimentaire et souvent un suivi psychologique.
  • Exercice physique intense: Pratiquer de l’exercice à intensité modérée est excellent pour la santé et pour la fertilité. Mais attention à ne pas en abuser. Passer plus de cinq heures par semaine dans la salle de sport à un rythme trop vigoureux peut diminuer vos chances.
  • Alimentation: La consommation d’aliments de mauvaise qualité et hautement transformés contribue à des carences en nutriments, vitamines et micro et macro-éléments, tels que le magnésium, l’iode, le fluor, le zinc et le sélénium. En effet, chez l’homme, l’une des principales causes de l’infertilité masculine est due aux dommages causés aux spermatozoïdes et à leur matériel génétique par le stress oxydatif. Elle est causée par un niveau trop élevé d’espèces réactives de l’oxygène produites par des leucocytes et des cellules reproductrices masculines anormalement construites. Un excès de peroxyde d’hydrogène provoque des lésions de l’ADN, une fuite des membranes cellulaires et la mort des spermatozoïdes. Manger trop de produits transformés à base de viande comme le bacon, la charcuterie ou les hot dog, affecte la réactivité des spermatozoïdes.
  • Tabac: Fumer du tabac diminue la qualité des ovaires chez la femme et du sperme chez l’homme. En comparaison avec les non-fumeurs, les hommes qui fument ont souvent une numération de spermatozoïdes inférieure et une proportion plus importante de spermatozoïdes anormaux. Chez les femmes, le tabagisme peut affecter la fertilité et déclencher une ménopause précoce. Il peut aussi augmenter le risque de fausse-couche et la survenue précoce du travail. "Il est susceptible de jouer un rôle négatif à chacune des étapes de la reproduction, chez la femme comme chez l’homme, avec une qualité du sperme altérée chez ce dernier.
  • Exposition à des substances nocives: L'exposition à d’autres substances est mise en cause : "les polluants organiques persistants comme les PCB et les pesticides organochlorés ou encore certains perturbateurs endocriniens de type phtalates sont suspectés de perturber la fonction de reproduction. Garder le smartphone dans la poche du pantalon expose le sperme et les testicules à des radiations électromagnétiques nocives.
  • Consommation d'alcool: Chez l’homme comme chez la femme, la fertilité peut être affectée par une consommation excessive d’alcool. La diminution de votre consommation d’alcool peut vous aider à concevoir. De plus, la consommation d’alcool pendant la grossesse peut affecter la santé de votre bébé.
  • Drogues: Il existe de nombreuses sortes différentes de drogues à usage récréatif ou illégales de nos jours, et la manière dont elles affectent la fertilité n’est pas bien étudiée.

Facteurs Génétiques et Médicaux

On sait que certains déséquilibres hormonaux, dus à un mauvais fonctionnement de l’hypothalamus et de l’hypophyse, peuvent expliquer certains cas d’infertilité masculine et féminine. Ainsi, les troubles de la testostérone se traduisent par un déficit de production de spermatozoïdes chez l’homme, l’excès de prolactine par une absence d’ovulationExpulsion hors de l’ovaire d’un ovocyte mûr provenant d’un follicule mature. Théoriquement, l’ovulation a lieu vers le 14e jour du cycle menstruel. Après l’ovulation, le site où s’est produit l’ovulation va se transformer en glande (le corps jaune), qui sécrète de la progestérone….. Ces troubles hormonaux peuvent être liés à une maladie (tumorale ou génétique) ou à une anomalie fonctionnelle. Enfin, l’infertilité féminine et masculine peut être causée par certains cancers et traitements anti-cancéreux, comme la chimiothérapie.

  • Hérédité: Une infertilité héréditaire se transmet par les gènes du père, de la mère ou des deux. La mutation génétique du X fragile se transmet de façon héréditaire et augmente de génération en génération. Des chercheurs ont mené des études sur le sperme de la première génération de garçons nés de pères ayant eu recours à une fécondation in vitro ICSI (FIV ICSI). 15 % des infertilités masculines sont dues à une azoospermie (absence de spermatozoïdes dans le sperme). L’azoospermie est souvent d’origine génétique et peut être transmise de père en fils. L’asthénozoospermie est également une maladie héréditaire et congénitale qui se traduit par un défaut de mobilité des spermatozoïdes présentant des défauts du flagelle.
  • Médicaments: Si vous ou votre partenaire prenez des médicaments, veuillez demander à votre médecin si ces derniers ne vont pas affecter votre fertilité. "Les cancers de l’appareil reproducteurs et certains traitements anticancéreux (chimiothérapie) peuvent mener à l’infertilité", indique l'Inserm. Testostérone : les compléments en testostérone (également connus sous le nom de substituts de la testostérone) peuvent affecter négativement la production de spermatozoïdes. La prise de testostérone envoie le signal que les testicules produisent davantage de testostérone, entraînant un blocage de la production de spermatozoïdes. De plus, la synthèse naturelle de testostérone s’interrompt également, provoquant une chute brutale du taux dans les testicules, qui devient ainsi trop faible pour soutenir la bonne production de spermatozoïdes. Stéroïdes anabolisants : comme avec les compléments en testostérone, les stéroïdes anabolisants peuvent interférer avec les signaux hormonaux nécessaires à la production de spermatozoïdes. Les dommages dépendent des stéroïdes pris, de la dose et de la durée de la prise.
  • Autres problèmes médicaux: Outre les causes susmentionnées, il existe d’autres problèmes médicaux liés à la difficulté de tomber enceinte. Par exemple, l’anxiété et la dépression (les antidépresseurs peuvent réduire les chances de grossesse), un diabète non diagnostiqué ou une intolérance au gluten.

Quand S'Inquiéter et Consulter

Si cela fait un an que vous essayez sans succès de concevoir un bébé et que vous avez 35 ans ou moins, vous devriez en parler à votre professionnel de santé, qui saura vous conseiller. Cependant, si vous avez régulièrement des rapports sexuels et que vous n’êtes toujours pas enceinte après un an de tentatives (ou après six mois si vous avez plus de 35 ans), il serait judicieux d’en parler à votre médecin. Dès que l’on ressent le besoin de contacter un spécialiste pour se renseigner sur ses problèmes de fertilité, on peut naturellement se tourner vers un professionnel.

Examens et Bilan d'Infertilité

Tout comme il existe de nombreuses causes compromettant le fait de tomber enceinte, il existe un grand nombre d’examens à réaliser pour diagnostiquer un éventuel problème de fertilité. En premier lieu, vous pourrez réaliser avec votre gynécologue un interrogatoire médical (pour savoir s’il y a des symptômes) et un examen gynécologique (pour vérifier qu’il n’y ait pas de problème apparent). Vous pourrez être amené(e) à faire une échographie gynécologique, technique non invasive pour vérifier s’il y a des anomalies au niveau des organes reproducteurs. L’IRM peut parfois être utilisé pour examiner les tissus (en cas d’endométriose par exemple). Une radio de l’utérus (ou hystérographie) peut être effectuée pour vérifier s’il y a une malformation utérine.

Dans certains cas, lorsque l’on ne comprend pas d’où vient le problème, il est demandé aux deux partenaires de faire un bilan d’infertilité :

  • Chez la femme, cela consiste en un bilan de la réserve ovarienne, une échographie pelvienne, une exploration de la cavité utérine et des trompes de Fallope, une pelviscopie ainsi qu’une hystéroscopie.
  • Chez l’homme, cela consiste en un spermogramme pour évaluer la vitalité et le nombre de spermatozoïdes.

Votre médecin peut vous proposer une gamme de tests pour permettre de déterminer l’infertilité ou les problèmes de fertilité.

  • Des analyses de sang : une analyse sanguine peut mesurer le taux d’une hormone appelée progestérone. Votre médecin peut se servir de cette analyse pour vérifier si vous ovulez.
  • Une laparoscopie : il s’agit d’une sorte de chirurgie mini-invasive où un tube mince doté d’une caméra est inséré pour examiner l’utérus, les trompes de Fallope et les ovaires.
  • Une analyse de sperme : la principale cause d’infertilité chez l’homme est un faible nombre de spermatozoïdes ou une mauvaise qualité de ces derniers, c’est-à-dire des spermatozoïdes avec une mobilité médiocre (des spermatozoïdes qui ont du mal à se déplacer).

Solutions et Traitements Possibles

Bien que les problèmes de fertilité et de fécondité puissent entraîner beaucoup de doutes et de craintes, il est important de savoir qu’il existe de nombreuses solutions pour tomber enceinte. Selon la cause et la gravité du problème sous-jacent à la difficulté de tomber enceinte, il existe différentes solutions.

  • Traitements Médicamenteux et Hormonaux: En premier lieu, le traitement hormonal peut être réalisé pour lutter contre les troubles de l’ovulation, en cas de production insuffisante d’ovocytes.
  • Chirurgie: Dans certains cas, la chirurgie peut être une solution pour tomber enceinte. C’est le cas pour débloquer les trompes de Fallope, résoudre l’endométriose ou encore pour lutter contre les malformations et les tumeurs bénignes.
  • Assistance Médicale à la Procréation (AMP):
    • L’insémination artificielle : il s’agit d’introduire des spermatozoïdes dans l’utérus avec un cathéter.
    • La fécondation in vitro (FIV) : cette technique de PMA (Procréation Médicalement Assistée) consiste en la mise en contact d’un ovocyte et d’un spermatozoïde in vitro, en laboratoire, avant d’être transplanté dans l’utérus.

Comportements à Adopter pour Favoriser la Grossesse

  • Hygiène Alimentaire: Il est indispensable d’avoir une bonne hygiène alimentaire. Il faut donc éradiquer l’alcool et la cigarette, mais il faut aussi éviter les aliments interdits en période de grossesse. On évitera donc la caféine, les laitages au lait cru, les poissons crus…
  • Hygiène de Vie: Il faut également avoir une bonne hygiène de vie. Il est donc nécessaire d’entretenir sa condition physique, de dormir suffisamment, de se dépenser et surtout : d’éviter le stress.
  • Gestion du Stress: Il est important de ne pas trop se concentrer sur le fait de tomber enceinte. Même si cela peut sembler compliqué, penser obsessionnellement au fait de tomber enceinte peut avoir des conséquences négatives telles que des blocages psychologiques et psychosomatiques.
  • Connaissance des Jours Fertiles: Tomber enceinte peut être une simple histoire de calcul. En effet, lorsque l’on a un rythme régulier, il est important de calculer les jours où l’on est le plus fertile. Les femmes ne sont fécondes que 6 jours par mois seulement. Il s’agit des 5 jours précédant l’ovulation + le jour de l’ovulation. L’ovulation se produit au milieu de cycle, environ 5 jours après la fin des règles. Vous concentrez vos ébats amoureux les jours de l’ovulation ? Cette technique n’est pas forcément la plus efficace. Essayez d’étaler plutôt vos rapports pendant les jours précédant et suivant l’ovulation.

Infertilité Inexpliquée

Concernant les couples hétérosexuels, il peut arriver que le bilan ne révèle aucune cause évidente d’infertilité compte tenu des connaissances actuelles. On parle d’infertilité inexpliquée. Au Royaume-Uni, environ 1 couple sur 4 souffre d’infertilité inexpliquée. Dans certains cas, 10 % des couples ne parviennent pas à trouver une raison à leur échec de conception, mais cela ne signifie pas qu’il n’existe pas d’autres moyens d’y parvenir, comme nous l’avons vu.

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