L'histoire de Charles Sobhraj, surnommé "Le Serpent" ou "Le Bikini Killer", est un récit complexe d'escroquerie, de manipulation et de violence. Né d'un père indien et d'une mère vietnamienne, son enfance a été marquée par l'instabilité, le rejet et une quête incessante d'identité. De petits larcins à des crimes plus graves, Sobhraj a tracé un chemin sombre qui l'a conduit à devenir l'un des criminels les plus notoires d'Asie du Sud-Est.
Une enfance tourmentée, terreau de la criminalité
La vie de Gurmukh Sobhraj (plus tard connu sous le nom de Charles Sobhraj) commence dans le tumulte de Saïgon, en pleine Seconde Guerre mondiale. Ses premières années sont marquées par l'absence du père, Hotchand Sobhraj, un homme marié et déjà père de famille en Inde. Song, sa mère, se retrouve seule à élever l'enfant dans un contexte de guerre et d'occupation japonaise, puis de montée du Viet Minh.
Le rejet du père et la naïveté de la mère contribuent à une enfance difficile. L'enfant n'est pas inscrit à l'état civil, son père ne s'occupe pas de lui, et sa mère, dans l'espoir de trouver un mari, le laisse souvent livré à lui-même.
L'arrivée d'un beau-père, Alphonse Darreau, un officier français, apporte une certaine stabilité, mais ne comble pas le vide laissé par le père biologique. Darreau reconnaît Anne-Marie, la fille que Song a eue avec lui, mais refuse de donner son nom à Gurmukh. Le petit garçon, déjà turbulent et élevé dans la rue, idéalise son "vrai" père et souffre de ne pas être reconnu.
En 1949, Darreau est muté en France, mais Gurmukh, n'ayant pas de papiers, ne peut pas quitter Saïgon. Song supplie alors Sobhraj père de prendre soin de lui. Ce dernier, devenu riche, accepte à contrecœur. L'enfant est confié à sa concubine vietnamienne, qui le maltraite. Gurmukh devient rebelle, menteur et désobéissant.
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Finalement, en 1953, Sobhraj père reconnaît officiellement la paternité de Gurmukh, mais abandonne sa responsabilité à Darreau. La famille s'installe à Dakar, au Sénégal, où Darreau, traumatisé par la guerre d'Indochine, devient violent et irritable. Gurmukh, de son côté, se lie d'amitié avec ses demi-frères et sœurs, mais continue de se faire remarquer par la police pour des vols et des cambriolages.
La spirale de la délinquance
À l'adolescence, Charles Sobhraj est un garçon paresseux, têtu et indiscipliné. Il est incapable de se conformer aux règles et se rebelle contre l'autorité. Il est renvoyé d'un pensionnat catholique et tente de s'enfuir à plusieurs reprises.
Son père biologique, de passage à Paris, décide de le ramener à Saïgon pour lui enseigner le métier de tailleur. Mais Sobhraj retombe rapidement dans ses mauvaises habitudes. Il traîne avec des prostituées, vole des voitures et finit par être envoyé en Inde chez des cousins tailleurs. Mais il ne reste que quelques semaines.
De retour en France, il est arrêté pour vol de voiture et condamné à six mois de prison. En prison, il apprend les arts martiaux et l'italien. À sa sortie, il rencontre un truand vietnamien qui le prend sous son aile et lui enseigne le kung-fu et la pensée bouddhiste. Il lui permet également de se procurer de faux papiers.
Mais Sobhraj est arrêté une nouvelle fois pour excès de vitesse et retourne en prison. C'est là, selon ses dires, qu'il décide de se venger de sa famille et de la société qui l'ont abandonné.
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Manipulation et séduction : les armes d'un escroc
En prison, Sobhraj se montre manipulateur et séducteur. Il se fait passer pour un jeune homme misérable et attire l'attention d'un bénévole, Félix d'Escogne, issu d'une famille riche. Félix prend le jeune homme en pitié et l'aide à obtenir la nationalité française.
En 1968, après sa libération conditionnelle, Sobhraj s'installe chez Félix. Il semble s'être assagi, mais vit en réalité à ses crochets et reprend rapidement son mode de vie criminel. Il fréquente les soirées parisiennes et rencontre Chantal, une jeune femme de 20 ans qui tombe sous son charme.
L'uterus artificiel : Une lueur d'espoir pour les grands prématurés
Dans un domaine totalement différent, la science progresse pour offrir une meilleure chance de survie aux bébés nés avec une extrême prématurité. Des chercheurs néerlandais de l'université d'Eindhoven ont reçu une subvention de l'Union européenne pour développer un utérus artificiel.
Ce dispositif innovant vise à remplacer l'incubateur et le système de respiration artificielle, en permettant au bébé d'être entouré de liquides et de recevoir oxygène et nutriments via un placenta artificiel connecté à son cordon ombilical.
L'objectif est de réduire les risques de mortalité et de handicaps lourds liés à la prématurité. "Si nous sommes capables de prolonger le développement fœtal de ces enfants dans l'utérus artificiel jusqu'à 28 semaines, nous réduirons les risques les plus sérieux de mortalité due à la prématurité de 15%", affirme Guid Oei, gynécologue et professeur à l'université d'Eindhoven.
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Cet utérus artificiel, connecté à un ordinateur, permettrait également de suivre en temps réel les besoins et l'état du bébé, tout en recréant l'ambiance sensorielle d'un vrai utérus. Les scientifiques espèrent rendre leur prototype fonctionnel d'ici cinq ans.
Escroquerie vocale : quand l'intelligence artificielle imite les voix
L'intelligence artificielle, bien qu'offrant des perspectives prometteuses dans le domaine médical, peut également être utilisée à des fins malveillantes. Récemment, des escrocs ont réussi à modéliser la voix du ministre italien de la défense, Guido Crosetto, grâce à un outil d'intelligence artificielle. Ils ont ensuite utilisé cette voix synthétique pour soutirer de l'argent à plusieurs personnalités, dont le couturier Giorgio Armani et la famille Beretta.
Ce type d'escroquerie, de plus en plus sophistiqué, met en évidence les dangers de l'utilisation abusive de l'intelligence artificielle et la nécessité de renforcer les mesures de sécurité pour se protéger contre ces attaques.
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