La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, la membrane transparente qui recouvre la partie blanche de l'œil et l'intérieur des paupières. C'est une affection oculaire fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants. Bien que généralement bénigne, elle peut être inconfortable et parfois nécessiter un traitement médical. Cet article explore les causes, les traitements et les mesures préventives de la conjonctivite chez les nourrissons.
Causes de la conjonctivite chez le nourrisson
Les conjonctivites chez le nouveau-né se définissent comme une inflammation conjonctivale qui apparaît au cours des quatre premières semaines de vie (28 jours). Plusieurs facteurs peuvent favoriser l'apparition de la conjonctivite chez les nourrissons :
- Infections bactériennes : Les bactéries comme les staphylocoques ou les streptocoques sont souvent en cause et se transmettent facilement par les mains, les serviettes ou les jouets contaminés. Chez certains nourrissons, l’immaturité du canal lacrymo-nasal favorise également la stagnation des larmes et la surinfection de la conjonctive. Les principaux agents infectieux sont Neisseria Gonorrhoeae (gonocoque), Chlamydia trachomatis, l’herpès et les germes à Gram positif ou négatif. Il existe aussi des formes néonatales nosocomiales dues au staphylocoque doré, à Streptococcus pneumoniæ, Hæmophilus, aux streptocoques viridans et aux entérobactéries.
- Infections virales : Très fréquente chez les enfants, la conjonctivite virale se manifeste par un œil rouge, irrité et larmoyant. Les sécrétions sont plus claires et moins épaisses que dans les formes bactériennes. Comme les virus se propagent extrêmement vite, notamment en crèche ou en famille, les deux yeux sont souvent touchés. La gêne peut s’accompagner d’un petit rhume ou d’une toux, car la conjonctivite virale apparaît souvent au cours d’une infection respiratoire. De nombreux virus sont impliqués dans les atteintes conjonctivales virales. La cause la plus fréquente de conjonctivites virales est l’adénovirus dont on dénombre actuellement 51 sérotypes pathogènes pour l’homme.
- Conjonctivite allergique : Elle concerne surtout les enfants plus grands, généralement après 3 ans. Elle survient en réaction à un allergène présent dans l’environnement comme les pollens, les acariens ou les poils d’animaux. Les deux yeux deviennent rouges, très larmoyants et démangent intensément, ce qui pousse souvent l’enfant à se frotter les yeux et aggrave l’irritation. Cette conjonctivite s’accompagne parfois d’autres manifestations allergiques, telles qu’une rhinite allergique, de l’eczéma ou un asthme. La conjonctivite allergique aiguë est l'expression aiguë des conjonctivites allergiques saisonnière (CAS) et perannuelle (CAP), encore appelées IgE médiée. Elle correspond à une manifestation anaphylactique aiguë en rapport avec un contact massif avec l'allergène sensibilisant.
- Irritations : Les nourrissons peuvent également développer une conjonctivite en raison d'irritants tels que la fumée, la poussière, ou des produits chimiques.
- Obstruction du canal lacrymal : Chez certains bébés, ces récidives ne sont pas dues à une infection répétée mais à une particularité anatomique encore fréquente dans les premiers mois de vie : l’imperforation du canal lacrymal. Ce conduit, qui permet normalement aux larmes de s’évacuer vers le nez, peut rester bouché, provoquant un larmoiement quasiment permanent et favorisant la stagnation des sécrétions.
Trois facteurs les favorisent : l’infection non traitée de l’appareil génital de la mère, les traumatismes obstétricaux lors de l’accouchement et l’exposition du nouveau-né aux germes de la mère (par rupture prématurée de la poche des eaux ou travail prolongé).
Symptômes de la conjonctivite chez le nourrisson
La conjonctivite se manifeste généralement par une gêne visible autour de l’œil. Chez le bébé, elle est d’autant plus repérable que les signes apparaissent souvent soudainement. Les symptômes courants incluent :
- Rougeur oculaire : L’œil ou la paupière prend une teinte rosée à rouge, traduisant l’inflammation de la conjonctive.
- Larmoiement : Les yeux peuvent larmoyer excessivement.
- Sécrétions : Les sécrétions peuvent être claires (virales), épaisses et purulentes (bactériennes), ou associées à des démangeaisons (allergiques). La conjonctivite bactérienne apparaît généralement de façon brutale. Elle touche d’abord un œil avant de s’étendre rapidement à l’autre. Les sécrétions sont abondantes, épaisses et purulentes, collant fréquemment les paupières au réveil.
- Gonflement des paupières : Les paupières peuvent être gonflées.
- Sensibilité à la lumière : Une sensibilité accrue à la lumière (photophobie) peut être observée.
- Démangeaisons : Surtout dans le cas des conjonctivites allergiques, l’enfant peut se frotter les yeux, aggravant ainsi l’irritation.
Diagnostic de la conjonctivite chez le nourrisson
Même si la conjonctivite semble bénigne, il est préférable de demander un avis médical lorsque les symptômes persistent ou paraissent intenses. Le diagnostic repose sur l’examen clinique : le médecin recherche l’origine infectieuse, allergique ou irritative et adapte le traitement en fonction de l’évolution et de l’âge de l’enfant. Dans certains cas, notamment devant une conjonctivite du nourrisson, un prélèvement peut être réalisé pour identifier le germe en cause. Le diagnostic de la conjonctivite bactérienne est clinique (œil rouge, sécrétions purulentes abondantes, souvent bilatérales), avec une notion d'épidémie. Dans certains cas, à partir de quelques signes cliniques, on peut suspecter certaines étiologies et donc adapter l'antibiothérapie probabiliste.
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Le prélèvement conjonctival est réalisé de préférence dans le cul-de-sac inférieur par écouvillonnage de l’angle externe à l’angle interne, sans instillation préalable d’anesthésique local. Il permet : un examen direct qui, s’il est positif, précise les affinités tinctoriales des bactéries et apporte des informations sur la réaction cellulaire associée (à polynucléaires neutrophiles classiquement); une mise en culture; la réalisation éventuelle d’un antibiogramme. En cas de conjonctivite infectieuse, les techniques de biologie moléculaire sont rarement utiles : polymerase chain reaction (PCR) spécifique méningocoque ou staphylocoque; PCR universelle acide ribonucléique (ARN) 16S; techniques de comparaison (random amplified polymorphic DNA [RAPD], pulsed field gel electrophoresis [PFGE]).
Traitement de la conjonctivite chez le nourrisson
Le traitement de la conjonctivite chez le nourrisson dépend de sa cause :
- Conjonctivite bactérienne : Lorsque la conjonctivite est d’origine bactérienne, le traitement repose le plus souvent sur l’application de collyres ou pommades antibiotiques prescrits par le médecin. ATTENTION : en cas d'infections bactériennes, le pédiatre prescrira un collyre ou une pommade efficaces contre le Staphylococcus aureus, le micro-organisme responsable des infections.
- Conjonctivite virale : Dans les formes virales, il est surtout conseillé de nettoyer régulièrement les yeux avec du sérum physiologique pour éliminer les sécrétions et diminuer l’inflammation ; l’affection guérit d’elle-même en quelques jours. Dans certains cas, un antiseptique oculaire peut être recommandé. Quant au larmoiement dû à une conjonctivite virale, il est surtout soigné à l'aide d'un collyre anti-inflammatoire. En cas d'herpès, un traitement à base d'aciclovir permet de venir à bout de la maladie rapidement.
- Conjonctivite allergique : Pour les conjonctivites allergiques, la prise en charge consiste à éviter le contact avec l’allergène et si nécessaire, à utiliser des collyres antihistaminiques adaptés à l’âge de l’enfant. L’ophtalmologue prescrira des anti-allergiques en collyres, pouvant être associés à des anti-allergiques par voie orale. En cas de crise très sévère, une prise en charge chirurgicale peut être nécessaire, afin de réaliser un grattage de plaque vernale sous anesthésie générale, associé ou non à l’injection de corticoïdes.
- Obstruction du canal lacrymal : Si les récidives sont, hélas, assez courantes, les larmoiements disparaissent généralement définitivement avant l’âge de 9 mois ! Dans les cas les plus résistants, une intervention indolore du type sondage des voies lacrymales pourra être réalisée après l’âge de 1 an pour guérir totalement bébé. Si l'obstruction ne se résout pas spontanément avant l'âge de 2-3 ans, il est nécessaire de recourir à une intervention ambulatoire simple : le sondage des voies lacrymales. Une fine sonde en argent est introduite à travers les petits orifices situés à l'angle interne de l'œil.
Soins généraux
Quel que soit le type de conjonctivite, quelques mesures générales peuvent aider à soulager l'inconfort de l'enfant :
- Nettoyage des yeux : Nettoyer délicatement les yeux avec du sérum physiologique permet d’éliminer les impuretés et d’apaiser l’inflammation. À l’aide d’une compresse propre, nettoyez l’œil et les paupières de l’intérieur vers l’extérieur plusieurs fois par jour. Si, au réveil, l'enfant a les paupières couvertes d'une sécrétion jaunâtre et collante, cela signifie qu'il y a des bactéries. Nettoyez chaque œil avec une extrême délicatesse. Oui, vous pouvez nettoyer les yeux de votre bébé avec des compresses imbibées de camomille tiède ou de sérum physiologique stérile.
- Compresses froides : Appliquer des compresses froides sur les yeux peut aider à réduire l'inflammation et l'inconfort.
- Éviter de se frotter les yeux : Empêcher l’enfant de se frotter les yeux car cela pourrait provoquer des lésions de la cornée.
Prévention de la conjonctivite chez le nourrisson
La prévention repose principalement sur des mesures simples d’hygiène, particulièrement utiles lorsque l’enfant est souvent en contact avec d’autres tout-petits.
- Hygiène des mains : Se laver régulièrement les mains, et aider son bébé à faire de même lorsque c’est possible, réduit considérablement le risque de transmission des virus et des bactéries responsables de nombreuses infections oculaires.
- Nettoyage de l'environnement : Changer fréquemment les serviettes, les taies d’oreiller et les textiles utilisés pour les soins du visage contribue à maintenir un environnement propre autour des yeux. De même, nettoyer les surfaces et les jouets régulièrement manipulés aide à diminuer la circulation des agents infectieux, notamment en collectivité. Veillez à passer l'aspirateur régulièrement pour que les allergènes et la poussière n'atteignent pas votre bébé.
- Éviter les irritants : Éviter d’exposer le bébé à la fumée, à la poussière et à d’autres irritants. Au printemps et en été, gardez vos fenêtres fermées pour éviter le transport de pollen par le vent.
- Prophylaxie des infections néonatales : La prophylaxie recommandée est : instillation de 1 goutte de rifamycine collyre dans les deux yeux à la naissance.
Quand consulter un médecin ?
Même si la conjonctivite semble bénigne, il est important de consulter un médecin dans les cas suivants :
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- Nouveau-né : Chez le nouveau-né et le très jeune bébé, la conjonctivite doit être prise au sérieux, car certaines infections oculaires peuvent évoluer rapidement.
- Symptômes sévères : Une rougeur importante, une fièvre associée, un œil très gonflé ou l’apparition d’une petite tuméfaction rougeâtre au coin interne de l’œil peuvent indiquer une atteinte plus profonde.
- Persistance des symptômes : Lorsque les symptômes persistent au-delà du premier anniversaire ou s’accompagnent de signes inhabituels, il est donc recommandé de solliciter l’avis d’un ophtalmologue. Au cas où le larmoiement chez bébé se poursuit au-delà du sixième mois de vie, une consultation chez un spécialiste peut être nécessaire.
- Récidives fréquentes : Lorsque les épisodes de conjonctivite deviennent fréquents, il est important d’en comprendre l’origine pour éviter qu’ils ne s’installent dans la durée.
Conjonctivite à Gonocoque
Les infections à gonocoque (Neisseria gonorrhoeæ) sont à l’origine de l’intérêt porté aux conjonctivites bactériennes du nouveau-né. Elles ont posé de sérieux problèmes dans le passé. Responsables d’une conjonctivite purulente floride, elles peuvent entraîner la cécité par atteinte cornéenne (opacification ou perforation). La méthode de Crédé n’est plus d’actualité, l’instillation de nitrate d’argent n’ayant plus l’autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis 2008. La prévention n’est pas systématique, elle dépend de chaque maternité (abstention; instillation de collyre d’azythromycine, de rifamycine à raison d’un flacon par nouveau-né, ou de povidone iodée diluée à 2,5 % ).Cependant, en raison de l’observation d’une recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST) et notamment des infections gonococciques dans les pays industrialisés (y compris en France), l’Afssaps a rédigé en 2010 des recommandations sur la prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né. Rappelons que les infections gonococciques sont le plus souvent asymptomatiques chez la femme, justifiant un prélèvement vaginal en cas de signe clinique découvert à l’examen au spéculum, complété par un prélèvement systématique entre 35 et 38 semaines d’aménorrhée. Ce dépistage permet de déterminer les nouveau-nés « à risque » qui devront bénéficier d’une prophylaxie. Ces risques sont clairement établis : des parents à risque d’IST (antécédents, facteurs de risque, prélèvement en faveur) ou une grossesse non ou mal suivie.
Cette conjonctivite à gonocoque débute classiquement dans les 5 premiers jours. Elle est rapidement très inflammatoire et très purulente, avec parfois des membranes séro-hémorragiques. En 15 jours, la cornée devient grisâtre et l’usage des stéroïdes expose au risque de perforation. Le traitement est une urgence, il repose sur l’association d’un traitement local et général. Le traitement général repose sur la céfotaxime à 100 mg/kg/j ou la ceftriaxone pendant 7 jours.
Conjonctivites à Chlamydia
Les conjonctivites à Chlamydia sont plus fréquentes. Le nouveau-né se contamine avec Chlamydia trachomatis principalement lors du passage de la filière génitale à partir de l’infection vaginale de la mère. Le taux de transmission au nouveau-né à la naissance est élevé (50 à 70 % ). Le délai d’apparition est classiquement plus long que pour le gonocoque (5 à 14 jours). Le tableau clinique est souvent très inflammatoire avec conjonctivite pseudo-membraneuse.
Conjonctivite herpétique
Bien que rare, l'agent viral responsable est le virus herpès simplex. La transmission maternofœtale se fait lors du passage par la filière génitale au cours de l'accouchement si la mère a une infection herpétique génitale active. Il s'agit du virus herpès simplex de type 2 dans 70 % des cas avec un contage fœtomaternel. L'herpès néonatal est rare (1/7 500 naissances) et touche davantage les jeunes primipares. Le tableau s'installe classiquement 15 jours après la naissance. On observe quelques vésicules herpétiques sur la face (territoire V1) et/ou au bord palpébral, pouvant être associées à une conjonctivite uni- ou bilatérale peu sécrétante, non purulente, séro-hémorragique compliquée, et parfois à une kératite avec quelques microdendrites ou kératite ponctuée superficielle. Les lésions cornéennes sont souvent atypiques, car limbiques. La prévention de la conjonctivite à herpes virus passe par la surveillance des femmes porteuses d’herpès génital et la pratique d’une césarienne en cas d’herpès évolutif.
Autres causes de larmoiement chez le nourrisson
Outre la conjonctivite, le larmoiement chez le nourrisson peut avoir d'autres causes :
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- Système lacrymal immature : La principale cause d’un larmoiement incessant chez le nourrisson est l'immaturité de son système lacrymal. Dans la plupart des cas, un seul œil pleure (écoulement clair), mais les deux canaux lacrymaux peuvent être touchés. Bien souvent, le canal lacrymal de votre bébé est bouché par une membrane, empêchant l'évacuation naturelle du liquide lacrymal. Autre cas de figure un peu moins fréquent : l’œil de votre bébé produit plus de liquide lacrymal que son œil peut en contenir. Ce liquide est alors évacué sous forme de larmes : on parle de "larmoiement par hypersécrétion".
- Sténose des voies lacrymales : Si le larmoiement est provoqué par une sténose des voies lacrymales, anticipez une éventuelle conjonctivite. La sténose du canal lacrymal se résout d'elle-même dans les semaines qui suivent la naissance. A la première année, ce problème est couramment résolu.
- Facteurs environnementaux : Le larmoiement dû aux allergies printanières est en hausse et s'accompagne de rhinite, de congestion nasale, faisant penser à de l'asthme. Il peut aussi être déclenché par une hypersensibilité à des facteurs physiques tels que la lumière du soleil et à des irritants présents dans l'air.
Chalazion chez le nourrisson
Vous remarquez une ou plusieurs petites boules enflées dans la paupière de votre bébé ? Il s’agit peut-être de chalazions. Cette pathologie n’a pas de gravité mais elle peut se révéler très gênante pour votre enfant. Que votre bébé ait 1 mois, 4 mois ou 2 ans, le chalazion commence par un gonflement et une rougeur sur une paupière. Cela provoque une douleur localisée : le bébé peut se plaindre ou se frotter l’œil atteint. Le chalazion est une pathologie de la paupière qui peut toucher les bébés comme les enfants et les adultes. Tous les âges de la vie sont donc concernés. Un bébé peut souffrir de chalazion tout-petit, dès l’âge de 1 ou 2 mois. Certains bébés développent des chalazions à 9 mois, d’autres à 14 mois ou plus tard encore. En général, c’est quand il se transforme en kyste qu’on identifie un chalazion chez le bébé. Le kyste, c’est cette petite boule ferme, parfois assez grosse, qui se forme dans la peau de la paupière. Bon à savoir : il ne faut pas confondre chalazion et orgelet chez le bébé. L’orgelet est une infection microbienne qui apparaît à la base des cils avec une petite boule blanche.
Nos yeux sont en permanence lubrifiés par un mélange de larmes et de substance huileuse, le meibum. Cette substance est produite par des glandes présentes dans la paupière, les glandes de Meibomius. On ne connaît pas bien les causes des chalazions chez le bébé. On attribue parfois leur survenue à la pollution, aux pollens, à la poussière présente dans l’air. Des chalazions récidivants peuvent parfois être le signe d’une maladie des yeux, la rosacée oculaire, mais c’est rare. Bon à savoir : les chalazions ne correspondent pas à une infection des yeux. La durée d’un chalazion est très variable, de 2 à 8 semaines de manière générale. Dans certains cas, le chalazion disparaît vite, si le canal de Meibomius se débouche spontanément. Souvent un traitement s’avère nécessaire et le chalazion se révèle tenace. Le chalazion reste une maladie bénigne en pédiatrie. Mais si votre bébé en est atteint, vous voudrez bien sûr le soulager et faire disparaître ce nodule peu gracieux. Dans tous les cas, il faut consulter le médecin. Pour guérir un chalazion, il faut parvenir à déboucher la glande de Meibomius concernée. Des compresses trempées dans de l’eau à 40°C puis bien essorées, à appliquer doucement sur la paupière atteinte pendant plusieurs minutes. La chaleur permet de fluidifier la substance huileuse contenue dans la glande de Meibomius. Un massage de la paupière atteinte pour vider le chalazion. On presse délicatement la paupière du bébé depuis le centre vers les cils.
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