La Devialet Phantom est une enceinte qui ne laisse personne indifférent, oscillant entre admiration et critique. Remplaçante de la Phantom II, la nouvelle mini enceinte sans fil de luxe Devialet Phantom Ultimate 98 dB conserve la même forme pour mieux améliorer le fond. Cet article explore en détail ses caractéristiques, ses performances et les opinions qu'elle suscite.

Un design clivant mais fonctionnel

Clivante, la forme de la Devialet Phantom Ultimate 98 dB a certes une vocation esthétique, mais avant tout utilitaire. Le design sphérique du compartiment audio limite en effet plusieurs phénomènes acoustiques négatifs, à commencer par les diffractions et résonances. Qu’on aime ou pas son allure, la Devialet Phantom Ultimate 98 dB a un je-ne-sais-quoi d’assez fascinant. Bien plus compacte qu'une enceinte Hifi de bibliothèque traditionnelle, elle se distingue par une densité (4,3 kg) que ses dimensions (157 x 219 x 168 mm) ne laisseraient jamais supposer. D’une manière générale, la construction de cette enceinte made in France est absolument remarquable. La solide structure interne en fonte d'aluminium permet de fixer très fermement les composants tout en optimisant la dissipation thermique.

Connectivité et fonctionnalités

À chaque itération, nous espérons que Devialet fasse un effort sur la connectique, mais sans grandes illusions. La Phantom Ultimate 98 dB est particulièrement pauvre sur ce point, puisque l’unique entrée filaire (port Ethernet RJ45 mis à part) est un prise audionumérique optique au format mini Toslink. Sur ce point, heureusement, la Phantom Ultimate 98 dB fait clairement un pas en avant, car si elle demeure compatible avec AirPlay 2, Roon Ready, UPnP/DLNA et Spotify Connect comme son aînée, elle accueille enfin Google Cast et Tidal Connect.

Si l’application dédiée Devialet s’est déjà largement améliorée avec les années, elle atteint une certaine maturité avec la sortie de la Phantom Ultimate 98 dB, en particulier concernant les réglages proposés. Très intuitive, cette nouvelle version de l’application parvient d’une part à afficher clairement les informations principales, d’autre part à ne pas perdre l’utilisateur dans une arborescence infinie, malgré des possibilités de réglages assez avancés. Bien sûr, le degré de personnalisation n’égale pas celui de certains concurrents, notamment en matière d’ergonomie.

Performances audio

En apparence, la Devialet Phantom Ultimate 98 dB n’offre que peu de changements par rapport à la Phantom II. Elle utilise en effet un haut-parleur large bande à dôme aluminium en façade et un duo de woofers à dôme aluminium en configuration push-push sur les flancs, le tout propulsé par une amplification ADH propriétaire et le traitement maison SAM. Sa force principale réside dans sa capacité à descendre dans le bas du spectre, qui s’avère tout simplement magistrale. Puissante tout en restant vive et réactive, elle rivalise dans ce domaine avec de très imposantes enceintes colonnes, dans la mesure où elle flirte sans mal (sauf à plein volume) avec les 20 Hz - 30 Hz, le tout avec une certaine linéarité et un indéniable sens de la nuance. Véritable prouesse d’acoustique (et d’électronique), cette enceinte ne trouve réellement ses limites que lorsque l'on pousse loin le volume.

Lire aussi: Amplificateurs multiples sur une seule paire d'enceintes

L’autre avantage de cette Phantom Ultimate 98 dB concerne sa signature sonore, relativement équilibrée par défaut (égaliseur Musique). Seule une accentuation (loin d’être déraisonnable) dans le bas du spectre, ainsi qu’une scintillance dans les aigus, trahissent une personnalité légèrement physiologique. Mais l'équilibre reste suffisamment naturel pour distiller un son très agréable, polyvalent, clairement pas agressif. Bien sûr, l’utilisation dans une petite pièce peut rapidement donner l’impression que l'enceinte en fait trop dans les basses, qu'elle ronronne, notamment sur les morceaux déjà chargés dans les graves. C’est en partie pour corriger cela qu’entre en jeu un nouveau mode audio, baptisé Monitoring, qui comme son nom l’indique met l’accent sur la neutralité. N’y allons pas par quatre chemins : avec ce réglage, Devialet réussit parfaitement son pari, puisqu’il élimine à la fois la bosse dans les basses et la scintillance des aigus. Sans être totalement neutre, la Phantom Ultimate 98 dB présente alors un équilibre tonal presque unique sur le marché, des graves les plus profonds jusqu’aux hautes fréquences.

Techniquement parlant, la Devialet Phantom Ultimate 98 dB affiche de nombreux atouts. En plus de sa performance dans les graves et de sa puissance sonore démesurée, elle présente des médiums très riches et une directivité cohérente, sans accident. Le rendu est musical et détaillé, porté par une dynamique élevée. Toutefois, le haut du spectre ne possède pas autant de richesse que ce que proposent certaines enceintes Hifi. Enfin, si l’enceinte se défend assez bien en solo, offrant une certaine ampleur malgré une conception mono, un fonctionnement en paire (stéréo) optimise nettement l’expérience d’écoute.

Devialet Mania : une enceinte portable hors norme ?

Devialet Mania, notre première enceinte stéréo portable haute-fidélité, embarque notre obsession du son pur dans tous vos moments de vie. Finition : Choisissez votre colorisAccessoires : Choisissez le compagnon idéalDevialet Care : Ajouter l'extension de garantiedeliveryreassuranceEchanges et Retours GratuitsLe son polymorphe.Offrez-vous une expérience d’écoute unique, plus spontanée, plus évolutive, plus envoûtante que jamais. Découvrez Devialet Mania, notre première enceinte stéréo portable haute fidélité. Avec sa stéréo croisée adaptative, notre enceinte inaugure une scène sonore à 360 degrés qui se métamorphose en fonction de son environnement. Devialet était un fabricant d’amplificateurs « hybrides » relativement méconnu avant de lever des fonds pour concevoir son enceinte Phantom. L’entreprise est maintenant réputée pour l’audace de son design, à mi-chemin entre les enceintes Altec Flamenco et les navettes Columbia, et le charme de son identité française, incarnée dans un partenariat de marque avec l’Opéra de Paris1. L’enceinte Devialet Mania. Mais pas n’importe quelle enceinte portable : la Devialet Mania est l’un des rares modèles dotés d’une puce Wi-Fi et compatibles avec le protocole AirPlay. C’est aussi une enceinte portable qui coute, tenez-vous bien, la bagatelle de 790 €. L’édition « Opéra de Paris » aux accents dorés coute même 990 € ! Est-ce bien raisonnable ? Que l’on adore ou que l’on déteste, il est difficile de rester indifférent au look des produits Devialet. La construction de la Mania est un peu plus conventionnelle que celle des Phantom, mais on ne peut pas dire qu’elle est conformiste pour autant. Les woofers, chacun alimentés par un amplificateur de 38 W, travaillent l’un contre l’autre pour limiter les vibrations parasites. Le travail réalisé sur la petite poignée mérite d’être salué. Le plastique est rigide quand il doit former des cotes, qui soulignent les courbes et améliorent la préhension, mais souple quand il doit former des boutons, qui contrôlent la lecture d’un côté et les connexions de l’autre. La Mania peut être vue comme une grosse orange composée de quatre quartiers. À condition de savoir où et comment tirer dessus sans les casser, les panneaux de tissu acoustique peuvent être retirés pour dévoiler les secrets de l’enceinte. Les woofers se chargent uniquement des fréquences les plus basses, qui sont plus difficiles à localiser, et pointent donc vers les côtés pour (essayer de) faire sonner l’enceinte plus grande qu’elle est vraiment. Les quatre autres hautparleurs pointent vers le haut et les éventuelles oreilles pour (essayer de) définir précisément la scène sonore. Devialet promet un son « métamorphique ». Le mécanisme de SAM, pour speaker active matching, analyse le comportement des hautparleurs pour adapter le niveau des basses. Le système ASC, pour active stereo calibration, utilise les quatre microphones de l’enceinte pour « écouter » la musique et faire évoluer le traitement sonore en fonction des conditions de reproduction. Malgré sa construction symétrique, la Mania est incapable de séparer les deux canaux d’une piste stéréo et de produire une scène sonore convaincante. Il faut monter le volume jusqu’à des niveaux déraisonnables pour qu’elle cesse de sonner plus petite qu’elle est, mais même ainsi, elle ne fait jamais oublier sa taille de 17,6 × 19,3 × 13,9 cm. Les hautparleurs à large bande, chacun alimentés par un amplificateur de 25 W, sont pointés vers le haut. Plus embarrassant : l’entreprise semble avoir raté quelque chose dans ses algorithmes de traitement du signal, tant il est facile de déceler le point de la courbe de fréquences à partir duquel les hautparleurs à large bande prennent la relève des woofers2. Dans la plupart de nos tests, la projection perd en largeur (l’axe des woofers) ce qu’elle gagne en hauteur (l’axe des hautparleurs) autour de 500 à 600 Hz, c’est-à-dire au beau milieu de la gamme de fréquences d’un piano ! Devialet mise clairement sur l’aspect spectaculaire des basses, même si l’excursion des woofers de la Mania est plus courte que celle des joues des Phantom et Reactor, qui ressemblent à des poissons-ballons taciturnes. La membrane vibre encore à 10 Hz, mais le signal est absolument inaudible avant 30 Hz et pratiquement négligeable avant 60 Hz. Sauf que la distorsion est tout aussi remarquable : extrême à 30 et 40 Hz, des fréquences heureusement très atténuées, elle est encore forte jusqu’à 100 Hz. Le woofer se débat - dans les deux sens du terme - pour reproduire les fréquences « pures » d’un solo de contrebasse ou des octaves inférieures d’un synthétiseur. Le monogramme de Devialet est incrusté sous la poignée, à l’intersection des quatre quartiers. À l’autre bout du spectre sonore, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre distinctement quelque chose entre 16 et 20 kHz avec mes oreilles de trentenaire ! Las, ce n’est rien d’autre que du bruit. « Heureusement », les aigus s’affaissent rapidement, une caractéristique qui arrondit le son de la Mania jusqu’à une certaine nonchalance. Cette enceinte française parvient à ramollir les classiques de la French touch : elle tape fort, et il faut bien dire que c’est jouissif, mais elle frappe paresseusement, et il faut bien dire que c’est pénible. Quelques titres sont incroyablement satisfaisants, mais la plupart souffrent d’un surplus de basses ou d’un manque d’aigus, et parfois des deux. Les hautparleurs doivent accomplir des miracles pour imposer les fréquences moyennes, très linéaires et joliment détaillées, si bien que les deux parties de l’enceinte semblent parfois se battre l’une contre l’autre. La poignée comporte aussi les boutons, les contrôles de lecture et de volume d’un côté, et les contrôles de l’alimentation et de la connexion de l’autre. L’allumage de l’enceinte est assez long. Le commutateur des microphones empêche d’utiliser l’assistant vocal Amazon Alexa, mais aussi le système ASC. Ce qui nous amène au logiciel. L’application Devialet, qui rappelle élégamment la télécommande circulaire de la Phantom, est certifiée Spotify Connect et Roon Ready. Sauf que tout l’intérêt de la Mania réside dans sa puce Wi-Fi 802.11 ac bibande et sa prise en charge du protocole AirPlay 2. AirPlay 2 garantit une diffusion de qualité CD sans accrocs ni latence, gère plus ou moins bien l’envoi de musique vers plusieurs enceintes (sans pour autant permettre de former une véritable paire stéréo de Mania) dans plusieurs pièces, et peut être contrôlé avec Siri. Mais il requiert un réseau Wi-Fi et ne peut donc être utilisé à l’extérieur, sauf à bricoler avec un modem 4G/5G ou des appareils intermédiaires. Ce pochon (ne) protège (absolument pas) votre produit. Mais pour aller où ? Devialet promet dix heures d’autonomie, ce qui n’est déjà pas fameux dans l’absolu, mais l’enceinte rend l’âme après 8 h 45 de lecture en boucle de notre playlist habituelle à mi-volume (Apple Music, Spotify, Qobuz). Pour avoir l’insigne droit de recharger la Mania sans courir le risque de laisser des traces tout autour du port USB-C, il faut débourser 99 €. À ce prix, la station de charge n’est même pas déclinée dans les deux coloris de l’enceinte, le « gris clair » que nous avons testé et le « noir profond » qui n’est pas appliqué aux membranes des woofers. L’entreprise française propose un deuxième accessoire à 99 €, un « cocon » de transport en feutre thermoformé qui dit tout ce qu’il faut savoir sur la fragilité de l’enceinte. Les grandes membranes exposées et les quatre panneaux de tissu, sans parler du poids de 2,3 kg, n’incitent pas à jeter négligemment la Mania dans un sac à dos plein à craquer. Les contacts utilisés par le socle de charge malheureusement optionnel. Quoiqu’en dise Devialet, la Mania est une enceinte moins portable que transportable, de la chambre au jardin… ou d’un bout à l’autre de votre villa. Évitez seulement de la placer au bord de la piscine, un accident est si vite arrivé, le fabricant ne garantissant pas qu’elle résiste à un plongeon (IPX4). Au final, ce genre de produits défie notre système de notation. Achetez, n’achetez pas, notre critique importe peu. Devialet applique la méthode Beats (plein de basses, très fort) au dérapage statutaire du marché de la Hi-Fi (plein de trucs qui brillent, très cher).

Avis d'utilisateurs : entre satisfaction et déception

Bien qu'extrêmement puissante malgré ses dimensions miniatures, l'enceinte connectée Devialet Phantom Ultimate 98 dB est un petit monstre acoustique qui n’a pourtant rien d’incontrôlable. Sa signature sonore, équilibrée voire très équilibrée (en mode Monitoring), va de pair avec une belle maîtrise technique et une excellente musicalité. Encore perfectible, notamment dans le haut du spectre, sa restitution sonore est très plaisante et convaincante.

Cependant, les avis des utilisateurs sont partagés. Certains louent la qualité sonore et le design innovant, tandis que d'autres déplorent des problèmes de fiabilité et un service client parfois défaillant.

Lire aussi: DIU cuivre et conception

  • Points positifs souvent cités :

    • Qualité sonore impressionnante, notamment dans les basses.
    • Design unique et luxueux.
    • Facilité d'utilisation de l'application Devialet.
  • Points négatifs souvent cités :

    • Prix élevé.
    • Problèmes de connexion Bluetooth.
    • Manque de fiabilité (bugs, pannes).
    • Service client parfois difficile à joindre et peu réactif.
    • Obsolescence programmée.
    • Politique commerciale scandaleuse.

Certains utilisateurs ont signalé des problèmes de connexion Bluetooth, des bugs fréquents et des pannes nécessitant des réparations coûteuses. D'autres ont critiqué le service client pour son manque de réactivité et de suivi des dossiers.

Lire aussi: Joie et paternité pour Gérard Darmon

tags: #enceinte #devialet #avis

Articles populaires: