La période où un enfant de 2 ans ne veut que sa maman est une étape courante et normale du développement. Bien que cela puisse être épuisant pour les parents, il est important de comprendre les raisons de ce comportement et d'adopter des stratégies adaptées pour accompagner l'enfant vers plus d'autonomie.

Comprendre les raisons de cette préférence

L'attachement et la sécurité

Jusqu’à ses deux ans, il est très naturel que l’enfant soit proche de sa mère. Entre 1 et 3 ans en effet, l’enfant va ainsi alterner des périodes de sécurisation, où il se montrera très demandeur, limite « pot-de-colle » avec sa maman, et d’autres moments d’autonomie, où il va se lancer à l’assaut du monde qui l’entoure. Ce comportement peut avoir plusieurs origines. La demande peut venir de l’enfant, qui recherche un sentiment de sécurité. Il va falloir respecter son rythme. Au départ, votre enfant va tolérer une durée de séparation plus ou moins importante, en fonction de son sentiment de sécurité intérieure. Certains événements de la vie peuvent favoriser ce sentiment d’insécurité, comme une séparation des parents, un déménagement mal vécu, un deuil précoce ou un autre traumatisme comme une mère souvent absente ou très prise par son travail. Mais cet état peut également venir d’une demande inconsciente de la mère, qui a elle aussi besoin d’être rassurée.

L’enfant est motivé à garder le contact avec sa figure d’attachement car c’est précisément ce contact qui lui permettra de survivre. Il a, par conséquent, besoin de maintenir la proximité avec quelque chose qui, pour les mammifères et les primates, possède les caractéristiques de la mère. De la naissance jusqu’à la fin du deuxième mois, l’enfant montre un intérêt envers les humains mais ne montre aucune discrimination entre ces différents humains qui gravitent autour de lui. Parmi celles-ci, le bébé commence à identifier et choisir la personne qui dispense des soins de façon constante et continue. Généralement c’est la mère qui va être progressivement fixée et suivie du regard et c’est avec elle que le bébé maintient le contact à travers les signaux tels que les pleurs, les babils, l’agrippement ou le sourire (ce qui est défini comme effet maintien du contact). Cependant, pendant cette phase, il n’y a pas encore ce que les psychologues appellent « la protestation à la séparation » (et ce que le langage commun appelle “caprice”). Le bébé pleure parce qu’il est laissé seul, pas parce qu’il anticipe la douleur de la séparation.

Pendant la troisième phase, entre six/huit mois et le début de la deuxième année, le bébé cherche le maintien du contact préférentiel avec sa mère par la locomotion (quatre pattes puis marche) ou l’utilisation d’autres signaux à défaut de la marche. C’est à ce moment-là que les adultes disent que les enfants “se méconnaissent” et qu’il n’y en a plus que pour la mère (voire que c’est la faute de la mère sur-protectrice). L’enfant autour de 8/ 9 mois est sur le point d’apprendre à marcher : il a besoin de s’attacher à une “base de sécurité” avant le début de la locomotion, parce que la marche lui donne la possibilité de s’éloigner et donc de rencontrer des dangers (éventuellement mortels). L’évolution ayant bien fait son travail, l’organisation du cerveau des petits humains possède les prérequis pour que cela soit possible (s’aventurer sans risquer de mourir en sachant qu’on s’est attaché les services d’une base de repli et de sécurité totalement disponible). Il s’aventure à explorer l’environnement immédiat, commence à utiliser la mère comme base sécure alors que la peur de l’étranger apparaît. Pendant cette phase les comportements d’attachement s’organisent autour d’un adulte spécifique - qui, à partir de ce moment, sera la véritable figure d’attachement - et se structurent en véritable lien d’attachement.

L'angoisse de la séparation

Le « je veux ma maman » est dû à l'angoisse de la séparation. C'est une phase normale du développement qui disparaît petit à petit, à mesure que l'enfant grandit. Les pleurs, les cris et parfois les caprices sont sa manière de manifester ses émotions et son niveau de « je veux ma maman » montre sa capacité à s'adapter aux changements. Ce comportement n'apparaît pas d'un seul coup et ne disparaît pas non plus du jour au lendemain.

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La figure d'attachement principale

Avant l’âge de 1 an, le bébé est fortement lié à sa maman de par la satisfaction de ses besoins fondamentaux : la nourriture, la chaleur, la toilette. Il est plus rassuré par la présence maternelle à cause de cette proximité quasi-exclusive qu’il a connu pendant sa vie intra-utérine. Cette forme d’indifférence envers le papa est d’autant plus accentuée si celui-ci est souvent absent ou qu’il ne prête pas suffisamment attention à lui quand il est à la maison.

Le rôle des premiers mots

Quand votre enfant articule ses premières syllabes, « maman » et « papa » font rapidement partie de son vocabulaire. Ces mots suscitent une réponse émotionnelle parentale forte qui incitent votre enfant à la répétition. Cette répétition incite aussi à l’interpellation. Avant tout, rassurez-vous. Le fait de réclamer sa mère est quelque chose de tout à fait normal. Cela commence autour de 7 mois, l’âge des premiers mots de bébé. A cet âge, l’enfant ne comprend pas forcément ce que cela signifie mais prend plaisir à le faire à cause du son et de vos réactions attendries. A partir de 12 mois, l’enfant fait le lien entre un mot et une personne. La phase durant laquelle le bébé demande beaucoup la présence maternelle commence entre 12 et 24 mois. Cette phase de son développement est marquée par l’angoisse de la séparation avec la personne la plus proche d’elle. Il peut s’agir de sa mère ou de son père.

La période du "terrible two"

La période dite du « terrible two » est une phase de transition importante dans la vie des tout-petits. Souvent marquée par des crises de colère et une opposition constante, elle survient généralement entre 18 mois et 2 ans. Comment reconnaître les signes du « terrible two » ? Comment calmer bébé et aider l’enfant à traverser cette période sereinement ? La crise des 2 ans, également appelée « terrible two », correspond à une période où l’enfant commence à développer son individualité et à tester les limites de son environnement. Durant cette phase, l’enfant prend conscience de son identité et de sa capacité à influencer son environnement. Il découvre et exprime ses besoins et ses désirs, qui peuvent parfois entrer en conflit avec les règles et attentes des adultes. Face à ces comportements, il est essentiel de comprendre que l’enfant ne fait pas preuve de mauvaise volonté, mais exprime ses frustrations et ses besoins d’une manière adaptée à son niveau de développement. Le « Terrible two » est une étape normale du développement de l’enfant. Il s’agit d’un phénomène universel où l’enfant, en pleine exploration de son identité et de son autonomie, se confronte parfois violemment à son environnement. Cette étape, bien que difficile à gérer pour les parents, est pourtant essentielle pour le développement psychologique de l’enfant. Durant cette phase, l’enfant apprend à affirmer son individualité, à exprimer ses désirs et à tester les limites. C’est un processus d’apprentissage qui lui permet de comprendre le monde qui l’entoure et de développer ses compétences sociales et émotionnelles.

Les colères et les pleurs sont des manifestations émotionnelles courantes lors de la crise des 2 ans. L’enfant, en pleine affirmation de son individualité, exprime à travers ces émotions fortes ses frustrations, ses besoins ou encore son désir d’autonomie. Les pleurs, souvent associés à une tristesse ou une détresse, peuvent aussi être une réponse à une situation de stress ou d’insatisfaction. De même, les colères, qui se manifestent par des cris, des gestes brusques ou une opposition forte, sont une manière pour l’enfant d’exprimer son désaccord ou son insatisfaction. Face à ces réactions, il est conseillé d’adopter une attitude calme et compréhensive, tout en maintenant des limites claires et cohérentes. L’opposition et le refus sont des comportements typiques de la crise des 2 ans. Ils se manifestent par l’usage fréquent du mot « non », le rejet des règles ou encore la résistance face à l’autorité. Néanmoins, il est crucial de distinguer entre une opposition saine et un comportement d’opposition extrême. Dans le premier cas, l’enfant teste ses limites et affirme son indépendance. Dans ce contexte, l’attitude des parents est primordiale. Il est recommandé d’adopter une approche basée sur la compréhension, le respect et la cohérence.

La gestion des frustrations est un défi majeur pour les enfants en pleine crise des 2 ans. Durant cette phase, l’enfant commence à ressentir des émotions complexes (comme la frustration) qu’il a du mal à comprendre et à contrôler. L’enfant de 2 ans est en phase d’apprentissage de ses émotions. Son cerveau n’est pas encore assez mature, sur le plan de la gestion émotionnelle, pour être capable de gérer des frustrations. Ces difficultés à gérer les frustrations peuvent être exacerbées par le désir grandissant d’autonomie de l’enfant. Comprendre et gérer ses propres émotions est la première étape pour aider son enfant à traverser le « terrible two ». En tant que parent, vous pourriez vous sentir frustré, épuisé ou même dépassé par les réactions de votre enfant. Il est essentiel d’apprendre à identifier et à exprimer vos émotions de manière constructive. Rappelez-vous que votre enfant ressent et réagit à vos émotions. Aussi, n’hésitez pas à demander de l’aide lorsque vous en ressentez le besoin.

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Stratégies et solutions

Rassurer l'enfant

Patience et douceur seront indispensables pour faire face à un enfant qui réclame sa mère interminablement. En tant que maman, trouvez les moyens de rassurer votre enfant quand vous êtes amenée à vous absenter. Par exemple, profitez de vos moments avec lui pour jouer à des jeux qu’il aime. Si vous devez sortir, ne brusquez jamais l’enfant en disparaissant. Apprenez-le à s’éloigner de vous pendant quelques temps en y allant par étapes. Commencez par vous éloigner de quelques mètres, puis revenez. Faites quelques mètres en plus, jusqu’à quitter la pièce et revenez. En cas de sortie sans lui, dites-lui que vous devez faire des courses mais que vous reviendrez.

Il faut beaucoup lui parler en lui expliquant que vous êtes toujours là pour lui et que vous avez le même amour pour lui même quand il est à l'école. A la maison ce n'est pas grave s'il vous sollicite plus que son papa. Inutile de le forcer.

Favoriser l'autonomie

L’autonomie est un concept clé à cette période de la vie de l’enfant. En encourageant cette autonomie, vous pouvez l’aider à mieux gérer ses frustrations. Valorisez ses efforts et ses réussites, même les plus petites. Laissez-le faire des erreurs et apprendre de celles-ci. Il est essentiel de trouver le juste milieu entre l’encouragement à l’autonomie et le maintien de limites claires et cohérentes.

Impliquer l'autre parent

  • Installer des moments privilégiés avec l’un ou l’autre des parents : Pour trouver sa place vis-à-vis de son enfant, il est important de s’octroyer des moments seul avec celui-ci. Cela permet au père comme à la mère d’installer une relation privilégiée avec son enfant, sans que celle-ci soit liée à la présence de l’autre. Même si vous n’avez pas mis en place cela dès la naissance, il n’est jamais trop tard pour y remédier.
  • Ne pas vous immiscer dans les situations où le père ou une autre personne se trouve avec votre enfant. "Tu devrais faire comme ci", "Ne lui mets pas sa couche comme ça"…

Déshabituez le petit à petit, sinon faite lui faire une thérapie afin qu'un tierce personne face le travail.

Il est donc temps de rétablir l’équilibre et de lui montrer qu’il doit apprendre à compter aussi bien sur vous que sur les autres, son père principalement. Freinez donc vos élans à immédiatement porter votre secours ou votre attention à la moindre sollicitation. Ne le négligez pas pour autant cependant. Appuyez-vous sur le papa, et que ça soit lui qui l'accompagne à l'école si la séparation avec vous est trop douloureuse.

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Si la maman ne laisse pas sa place au papa (sans même s’en apercevoir, ni le vouloir bien sûr) et si le papa ne la prend pas (parce que ce n’est pas naturel pour certains ou qu’il croit que la maman fait mieux) l’attachement sera plus fort avec la maman et c’est elle que l’enfant recherchera plus naturellement en situation difficile. Cela ne veut pas dire que le papa n’est pas une figure d’attachement mais il n’est pas la figure d’attachement principale et quand l’enfant « a le choix » il ira plus volontiers vers la maman. Donc ne vous inquiétez pas votre enfant vous aime (l’attachement n’est pas l’amour, l’attachement est plus lié aux soins, à la réassurance matérielle) et en grandissant votre relation sera très riche. Vous trouverez un terrain de complicité au delà des soins quotidiens.

Le problème est que cela arrive souvent quand la maman ne laisse pas beaucoup de place au papa et/ou quand le papa ne sait pas, ne veut pas, ne peut pas « pousser » un peu la maman pour prendre sa place à lui ? Souvent les papas sont, au pire peu impliqués auprès des bébés, au moins juste maladroits. Le « rejet » de leur enfant par rapport à la maman accentue leur désarroi et les gène voire les culpabilise et l’enfant le sent bien qui donc n’est pas serein lui même dans la relation.. Ce qui est très rassurant pour votre compagnon c’est que quand vous n’êtes pas là tout va bien entre eux. Ce n’est donc pas qu’elle le rejette c’est juste qu’elle a un attachement à vous préférentiel et que quand elle a le choix… Elle l’exprime. Je pense que c’est à vous effectivement de vous écarter et de leur laisser plus de moments à deux.

Gérer les séparations

  • Ne jamais quitter votre enfant sans lui dire au revoir : Quand vous sortez ou vous éloignez, parlez toujours affectueusement à votre enfant et expliquez-lui quand vous allez revenir.

L’adaptation peut être longue. Privilégiez un accueil progressif, préparez-le en amont avec des jeux, des livres ou en parlant de la crèche. Restez avec elle un certain temps et, si vous devez partir, expliquez-le à votre bébé : « Maman doit partir mais elle sera bientôt de retour », tout comme à la garderie : « Maman s’en va (heureuse et sans pleurer) et elle viendra te chercher un peu plus tard ».

Communication et émotions

Pour une communication efficace avec un enfant de 2 ans, il est primordial de s’adapter à son niveau de développement. L’expression verbale : L’enfant de 2 ans comprend de mieux en mieux le langage, mais a encore du mal à exprimer ses émotions et ses besoins avec des mots. L’écoute empathique : Il s’agit de prêter une oreille attentive aux émotions et aux besoins de l’enfant, sans jugement ni interruption. Autre point crucial : la communication non verbale. L’enfant se base spontanément sur votre expression faciale et sur le ton de votre voix pour comprendre le sens de votre message.

Pour apaiser les colères de l’enfant, plusieurs stratégies peuvent être mises en place. Il peut être utile de nommer l’émotion que l’enfant ressent. L’encouragement de l’expression verbale est également crucial. Aidez votre enfant à mettre des mots sur ses sentiments et besoins. Aussi, le renforcement positif des bons comportements est une stratégie efficace. Enfin, il peut être utile d’avoir une « trousse à outils » de stratégies à utiliser pour apaiser l’enfant lorsqu’il est submergé par la colère.

Aidez votre enfant à s’exprimer avec des mots. Parlez-lui régulièrement et aidez-le à décrire ses émotions avec des mots. Le fait de disposer des bons outils pour s’exprimer pourra peut-être éviter des crises futures.

Routine et sommeil

L’établissement d’une routine de sommeil stable est particulièrement bénéfique lors de la crise des 2 ans. L’heure du coucher et du réveil doivent être régulières. Le rituel du coucher peut inclure des activités apaisantes comme la lecture d’un livre ou l’écoute d’une berceuse. Il est également recommandé d’éviter les écrans avant le coucher. Cette routine doit s’adapter aux besoins évolutifs de l’enfant. Par exemple, l’heure de la sieste peut se décaler à mesure que l’enfant grandit.

Les réveils nocturnes sont courants pendant la crise des 2 ans. Ils peuvent être liés à des rêves, des cauchemars, des peurs nocturnes ou simplement à un besoin de réassurance. Rassurez votre enfant après un réveil nocturne en lui parlant doucement, sans trop le stimuler. Essayez de comprendre la cause du réveil. Votre enfant a-t-il fait un mauvais rêve ? A-t-il soif ? Encouragez votre enfant à se rendormir seul. Maintenez un environnement propice au sommeil.

Patience et cohérence

Soyez constants. Il est important de reconnaître et d’encourager les bons comportements de votre petit et de décourager ses mauvaises actions sans faire preuve de trop de colère ou de violence. Parlez simplement. Il est très dur voire impossible de raisonner avec un enfant de 2 ans. À cet âge, on n’est ni rationnel ni logique et les bébés font souvent mal la distinction entre le réel et l’imaginaire. Essayez d’éviter les phrases telles que « si tu fais trop la grimace tu vas rester bloqué(e) », parce que votre enfant n’arrivera possiblement pas à comprendre qu’il ne s’agit que d’une blague. Essayez d’expliquer les choses le plus simplement possible, particulièrement lorsque vous lui faites la leçon sur son comportement.

Ne pas culpabiliser

Ne vous sentez pas coupable, vous ne l’êtes pas du tout. Je suis sûr que si vous laissez votre bébé à la crèche, ce n'est pas par choix mais par la nécessité de votre vie professionnelle. Partagez votre fille avec vos parents et la famille avec joie. Ne la laissez pas comme s’il s’agissait d’un sacrifice.

Et surtout, ne vous sentez pas coupable : être aimée si fort est aussi une preuve que vous êtes une maman aimante et présente. Une excellente astuce pour supporter ces moments difficiles est de ne pas se sentir visé personnellement. Votre enfant ne fait pas exprès de faire sa crise des 2 ans, il ne vous déteste pas et n’est pas mal élevé. Il est simplement à un âge où beaucoup de choses changent pour lui et il a du mal à contrôler ses actions et ses émotions. La meilleure chose à faire est de poser des limites claires, de décourager les mauvais comportements et de régulièrement récompenser les bons.

Quand s'inquiéter ?

Pour distinguer une crise des 2 ans « normale » d’un comportement préoccupant, plusieurs signaux peuvent être observés. Typiquement, une crise des 2 ans se caractérise par des manifestations d’opposition, des colères et des pleurs. Il est également important de surveiller l’interaction de l’enfant avec son environnement. Ces indices ne sont pas exhaustifs, chaque enfant étant unique. L’accompagnement professionnel peut être une aide précieuse pour les parents pendant la crise des 2 ans. Les professionnelles de la petite enfance, comme les éducatrices en crèche ou les assistantes maternelles, peuvent également jouer un rôle clé dans l’accompagnement de l’enfant et de sa famille. Si vous remarquez que votre enfant a des comportements particulièrement difficiles à gérer, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou un psychologue pour enfants.

Si elles se prolongent à un âge plus avancé ou que vous avez du mal à savoir comment réagir dans ces situations, parlez-en à votre professionnel de santé.

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