Surprise ! À 61 ans, Élisabeth Quin s'apprête à devenir grand-mère pour la première fois. Sa fille Oona, âgée de 22 ans, est enceinte. La journaliste l'annonce en interview pour "Gala", paru ce jeudi 19 septembre. Cette nouvelle inattendue a marqué Élisabeth Quin. Lors d’un entretien avec nos confrères de Gala, la journaliste s’est livrée sur la récente annonce de sa fille, Oona, qui est enceinte. Si la nouvelle aurait pu susciter une joie immédiate, la journaliste, d’abord déstabilisée, a exprimé ses doutes sur ce projet. À 61 ans, celle qui est devenue une figure emblématique du journalisme culturel se prépare désormais à devenir grand-mère, non sans s'interroger sur cette décision si précipitée.
Une figure emblématique du paysage audiovisuel français
Élisabeth Quin, née en mars 1963 à Paris, s'est imposée comme une figure incontournable du paysage audiovisuel français. Son sourire malicieux, sa chevelure poivre et sel et son regard perçant légèrement asiatique hantent les plateaux de télévision depuis près de 20 ans. À mille lieues des standards conventionnels de la présentatrice télé, « La Quin », comme on l’appelle sur Paris Première, s’est imposée dans le PAF sur le créneau de l’élitisme intellectuel et de l’exigence culturelle. Un positionnement que ses détracteurs jugent souvent « snob » et « prétentieux » mais qui lui assure une indéniable spécificité dans un contexte professionnel où triomphent le « trash » et la téléréalité.
Un parcours professionnel riche et diversifié
Élisabeth Quin débute sa carrière sur Ça bouge dans ma tête, une radio FM associative créée par SOS Racisme en 1986 et qui deviendra Oui FM. Elle rejoint ensuite Radio Nova où elle prend en charge l’ouverture d’antenne le matin. On la retrouve ensuite sur RTL où elle peut exprimer sa passion pour le cinéma au travers d’une émission de critique de films.
Multicartes et boulimique de travail, elle participe à deux émissions cinématographiques et culturelles proposées par le service public, « Rappetout » sur France 3, et « Comme au cinéma » sur France 2. Forte de cette expérience, elle est embauchée par la chaîne Paris Première au sein de laquelle elle participe aux émissions « Rive Droite/Rive Gauche », animée par Thierry Ardisson, « Courts particuliers », « Ça balance à Paris » et « CinéQuin », devenant ainsi une des figures phares de la chaîne. Parallèlement, elle est éditorialiste mode à Madame Figaro et publie plusieurs ouvrages.
Depuis janvier 2012, elle présente du lundi au vendredi à 20h05 sur Arte l’émission de commentaires de l’actualité « 28 minutes », qui prétend apporter un « éclairage original et iconoclaste » sur les questions politiques, économiques et sociales.
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Engagement et prises de position
Élisabeth Quin est très engagée dans le militantisme pro-gay et lesbien. Elle a notamment été, en 2011, présidente du jury de la Queer Palm, « le prix lgbt, queer et décalé du festival de Cannes ». La Queer Palm réunit un jury de journalistes et d’organisateurs de festivals de cinéma LGBT qui récompense un film pour ses qualités artistiques et son traitement des questions gay, lesbienne, bi ou trans ou son traitement décalé des « questions de genre ».
Elle formule à Libération en 2019 une profession de foi socialiste qui n’étonnera personne et laisse entrevoir la couleur de ses préférences électorales : « Hamon n’imprime pas, c’est dommage. Sa pensée antinéolibéraliste, écologiste, ne prend pas.
Vie privée : adoption et famille
Élisabeth Quin est la fille unique d’un père d’origine écossaise et d’une mère issue de la bourgeoisie jurassienne et grandit dans le très cossu 7ème arrondissement. En 2002, elle se décide à adopter une petite cambodgienne (qui porte le prénom de Thavery auquel elle a ajouté un prénom irlandais, Oona, « prénom de la petite-fille d’André Breton et de la dernière femme de Charlie Chaplin ») et consacré un livre à l’adoption Tu n’es pas la fille de ta mère, paru chez Grasset en 2004.
Selon un article de Libération, « elle dit que son motif n’était ni la stérilité, ni la hantise des relations hétérosexuelles, ni une conviction idéologique, ni le désir d’élever un enfant toute seule, ni même finalement, un dégoût de la grossesse. À sa grande surprise, sa volonté “de ne pas [se] reproduire” lui attire des insultes, “surtout de la part des hommes, précise-t-elle, comme si je les privais personnellement de quelque chose en me privant de cette expérience”. Elle s’est demandé si elle était un “monstre” : “Au Cambodge, des enfants de 5 ans mendient, avec un nourrisson accroché à leurs bras.
Elle a été mariée avec le scénariste et réalisateur Laurent Chouchan, mais partage désormais sa vie avec l’ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur, François Armanet.
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L'annonce de la grossesse de sa fille Oona
Voilà plus de dix ans qu'Élisabeth Quin nous informe grâce à son émission 28 Minutes sur Arte. Une émission à laquelle elle se consacre pleinement mais, lorsqu'elle ne se trouve pas sur un plateau de tournage, la présentatrice de 61 ans fait de sa fille sa priorité. Cette dernière, Oona Propper-Quin, est aujourd'hui âgée de 22 ans et a été adoptée par Élisabeth Quin en 2003 au Cambodge. La journaliste a toujours cherché à la préserver de l'attention du grand public mais, pour la première fois, elle la présente lors d'une interview pour le magazine Gala, paru ce jeudi 19 septembre.
Mère et fille ont posé ensemble pour l'hebdomadaire et Élisabeth Quin en a profité pour livrer quelques confidences. L'occasion d'apprendre qu'Oona est enceinte de son premier enfant ! Et là où certains parents se seraient insurgés, la journaliste a eu affaire à une fille plus déterminée que jamais à fonder une famille : "A 22 ans, cette merveilleuse créature pleine de répondant me dit : 'Voilà, je suis enceinte, je veux le garder parce que j'adore le mec avec qui je l'ai fait et c'est comme ça'", a-t-elle rapporté de l'annonce cash de sa fille. Et vu son jeune âge pour devenir maman, Élisabeth Quin a naturellement eu quelques réticences au départ : "Je lui ai dit 'écoute, est-ce que ça ne serait pas beaucoup plus pertinent de faire ça dans sept, huit, dix ans ? Enfin, l'horloge biologique n'est…"
Lors d’une discussion avec sa fille adoptive Oona, cette dernière lui a annoncé qu’elle est enceinte. D’abord désarçonnée par cette nouvelle, l’animatrice de 28 minutes a tenté de convaincre sa fille de reporter cette décision. Dans une interview accordée à nos confrères de Gala, celle qui souffre de cécité raconte : "Je lui ai dit : 'écoute, est-ce que ça ne serait pas beaucoup plus pertinent de faire ça dans sept, huit, dix ans ? L’horloge biologique n’est pas en train de dire allez, allez, allez.'" Malgré cette tentative de la raisonner, Oona avait déjà fait son choix. Cette dernière était très émue ce qui a bouleversé sa mère : "Je voyais des larmes couler sur ses joues." L’animatrice a tenté de comprendre pourquoi sa fille portait un désir profond de devenir mère jeune : "Il y a là quelque chose qui s’exprime de façon impérieuse. Ce n’est pas juste faire un enfant, c’est sans doute une réparation par rapport à cette situation très particulière d’être une enfant née d’adoption plénière."
Un choix d'adoption motivé par des convictions profondes
Le lien unique qui unit Élisabeth Quin à sa fille Oona prend sa source au Cambodge, en 2003, lorsqu'elle l'a adoptée. Ce choix, dicté par des convictions personnelles et environnementales, a marqué la vie de l’animatrice. "Je ne voulais pas me reproduire (…) Je ne me sentais aucune passion à l’idée de me rechercher et de me trouver diffracter dans le visage, les attitudes, les comportements d’un enfant qui serait le mien.", avait-elle confié à nos confrères du Monde. Sa fille, aujourd’hui âgée de 22 ans, vit désormais dans un studio à 400 mètres de chez sa mère.
Défis personnels et engagement environnemental
Elle est atteinte d’un double glaucome qui pourrait causer une quasi-cécité, l’empêchant ainsi de travailler sur les plateaux de télévision.
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À défaut de pouvoir évacuer les débris qui encombrent ses yeux et endommagent « irrémédiablement » son nerf optique, Élisabeth Quin nettoie les pelouses au pied de son immeuble, engraisse les oiseaux qui voisinent sa « bicoque » normande, mange bio et fait la chasse au glyphosate. Très concernée par l’environnement, elle signe des pétitions pour le climat et s’engage pour préserver la forêt de Romainville, « un corridor écologique » aux portes de Paris.
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