Élisabeth Badinter, philosophe, historienne et essayiste française née en 1944, est une figure intellectuelle incontournable dont les œuvres continuent d'enrichir le débat public sur des sujets essentiels tels que le genre, l'égalité et la laïcité. Issue d'une famille influente - son père, Marcel Bleustein-Blanchet, est le fondateur de Publicis - elle se tourne rapidement vers les lettres et les sciences humaines. Son engagement se distingue par une réflexion profonde sur les questions de genre, d'égalité et de laïcité. Elle s'affirme comme une figure centrale du féminisme en France, notamment par ses prises de position en faveur de la libération des femmes et son analyse critique de la maternité et des rôles genrés.
Ses travaux explorent la condition féminine avec un regard novateur. Elle est notamment l'auteur de "L'Amour en plus", de "L'un est l'autre" et de "XY".
L'Amour en Plus et l'Instinct Maternel
En 1980, elle publie "L'Amour en plus", une étude sur l'histoire de l'amour maternel qui conteste l'idée que l'instinct maternel est inné. Cet ouvrage reste une lecture essentielle pour comprendre ses positions sur la maternité et les stéréotypes de genre. Badinter y remet en question l'idée reçue d'un instinct maternel naturel et universel, analysant les constructions sociales et historiques qui ont façonné l'amour maternel tel qu'on le connaît.
XY, De l'Identité Masculine: Une Exploration des Pressions Masculines
Son essai "XY, De l'identité masculine" (1992) aborde la question de l'identité masculine à travers les âges, analysant les pressions et les attentes sociales imposées aux hommes. "XY, De l'identité masculine" offre une perspective rare sur la construction de l'identité masculine.
Les Passions Intellectuelles: Les Lumières et la Pensée Moderne
Élisabeth Badinter s'intéresse également à la période des Lumières. Dans "Les Passions intellectuelles" (1999-2002), une trilogie magistrale, elle retrace la vie et les idées des philosophes du XVIIIe siècle, soulignant leur influence sur la pensée moderne.
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Un Style Rigoureux et Accessible
Le style d'Élisabeth Badinter est à la fois rigoureux et accessible. Elle allie une écriture claire à une grande profondeur d'analyse, rendant ses œuvres attractives aussi bien pour les spécialistes que pour le grand public.
Paternité: Évolution et Enjeux
La question du père, c’est la question du genre, la question de la répartition du pouvoir et des valeurs symboliques entre les sexes. L’histoire des pères « est traversée par les rapports de domination des hommes sur les femmes », le lent déclin de la puissance paternelle nous renseignera sur le nouvel équilibre des pouvoirs. La sociologie montre que les transformations sociales entraînent parfois un rapprochement des sexes, parfois une lutte de pouvoir féroce.
La Reconnaissance Sociale du Père : Qu'est-ce qu'un Père?
Nombreuses sont les définitions du père dans les sociétés du monde. Le père peut donc être l’homme qui a couché le plus fréquemment avec la mère au début de la grossesse, celui qui donne son nom à l’enfant même s’il n’a jamais eu de relations sexuelles avec la mère, celui qui pratique la couvade ou qui élève l’enfant, le ou les frères du père ou de la mère, le grand-père, un homme du même clan, voire une femme stérile à qui on « donne » des femmes. Les rôles et fonctions du père peuvent être divisés entre plusieurs hommes ; chez certains aborigènes australiens, on possède même une dizaine de mots pour désigner différentes sortes de pères et de paternités.
Puisque de nos jours, les mères font bouillir elles aussi la marmite familiale et partagent l’autorité parentale, à quoi sert désormais un père ? On relève habituellement trois grandes fonctions traditionnelles : la reproduction, l’éducation et la transmission du patrimoine. Le malaise actuel viendrait d’une scission due au déclin du mariage stable : les fonctions peuvent être réparties entre plus d’un homme (par exemple, le nouveau compagnon de la mère peut remplacer le géniteur) ou assumées par la seule mère. Dès lors, le père doit gagner de haute lutte une légitimité autrefois acquise de droit.
Père et Pouvoir: Une Liaison Historique
Depuis les débuts, le père est inséparable du pouvoir et de la vie de la cité. En grec, père et fils « sont ainsi accrochés à la même continuité, à la même racine γενος (gène) qui veut dire naissance, origine, mais aussi race, nation, espèce » ; viennent de la même racine paternelle des mots comme « engendrer », « générer », « genèse » et « généreux ». Beaucoup de mots latins liés au droit de posséder et de commander, dont « patronyme », « patrimoine », « patron », « patricien » et « patriote », viennent de la même racine, « pater ». De même, en arabe, le mot qui dit « père » désigne aussi le possédant ou le propriétaire et rappelle le mot « puissant ».
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C’est ce lien entre père et pouvoir, entre paternité et droit divin, qui a été remis en cause par les fils (la Révolution française, mai 68, la contre-culture), mais aussi par le mouvement féministe et par les choix de vie de millions de personnes.
La Menace sur les Pères: Une Inquiétude Récurrente
L’alarme est lancée : les pères sont menacés, voire déjà morts. Pourtant, ce n’est pas d’hier qu’on s’inquiète de leur disparition.
L'Histoire des pères et de la paternité divise l’histoire de la paternité en deux temps : l’ère du pouvoir, entre Rome et les Lumières, et celle de son effritement progressif après 1760.
Chaque fois qu’on évoque la prétendue déchéance du père actuel, surgit la figure emblématique du pater familias romain, puissant souverain qui a droit de vie et de mort sur sa progéniture. C’est que la Rome ancienne offrait la forme la plus achevée du patriarcat qui « a rayonné sur tout l’Occident pendant plus de deux millénaires ». La puissance paternelle de l’homme le plus âgé du groupe, qui règne sur tous, constitue la source de tout pouvoir : les sénateurs sont dits patres, les aristocrates patricii, l’empereur pater patriae. La paternité à Rome n’est pas un fait biologique : le père peut refuser de reconnaître les enfants nés de sa femme légitime (qui sont parfois exposés ou vendus), ou encore adopter des garçons ou même des hommes adultes sans consulter celle-ci ; les femmes, elles, « ne sont ni adoptantes ni adoptées ». Ainsi, c’est « la volonté de l’individu et elle seule qui le constitue père ». Adulte, le fils reste soumis à son père, qui peut le condamner à mort ou le déshériter.
C’est la fonction spirituelle et éducative du père qui prime dans l’Église chrétienne, fondée, comme la cité romaine, sur la figure paternelle (Dieu le Père, les pères de l’Église). Le droit chrétien établit un lien direct entre paternité et statut conjugal ; le père, c’est le mari de la mère. Grande déchéance pour les hommes par rapport à Rome, puisque la paternité relève désormais d’une institution régie par l’Église, le mariage, et non de la volonté du père.
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Par contraste avec le sévère pater familias romain, et malgré l’important pouvoir qu’ils exercent encore, les pères médiévaux « éprouvaient une grande affection pour leurs enfants et, parfois, la manifestaient » en dépit du tabou social. Les pères sensibles et aimants ne sont donc pas un phénomène récent.
L'Âge d'Or et son Déclin
L’âge d’or de l’autorité paternelle s’étend toutefois de 1500 à 1750, période pendant laquelle le père exerce tous les pouvoirs. Le pouvoir divin, le pouvoir royal et le pouvoir paternel sont solidaires, le père et le roi étant chacun à sa façon le reflet terrestre de Dieu. C’est pour cette raison que le régicide de 1793 ébranlera fortement le pouvoir paternel. La Révolution met les fils au pouvoir par l’instauration des tribunaux de famille en 1790, l’abolition des lettres de cachet en 1792 et celle de la puissance paternelle en 1793 Dès lors, « tout enfant voulu est nécessairement légitime », le père doit léguer ses biens également à tous ses enfants et la Convention décrète en 1793 la liberté de choisir et de changer son nom à sa guise , loi éphémère mais qui indique une conception de l’identité non fondée sur le patronyme.
En 1804, le père est restauré dans ses pouvoirs par un Code civil « aussi patriarcal que le droit romain ». Malgré ce retour à l’ordre, l’effritement se poursuivra avec l’urbanisation et l’industrialisation, qui remplacent la famille élargie et la transmission du métier de père en fils par la famille nucléaire d’où le père est absent toute la journée ; le déclin de la pratique religieuse modifie les valeurs et les tendances démographiques. Pour Mitscherlich, on constate, dès le début du XIXe siècle, une « disparition progressive de l’image du père liée à l’essence même de notre civilisation », remplacée par une « haine socialisée du père ». Sur le plan juridique aussi, la puissance paternelle s’effrite. En 1935, le droit de correction paternelle est supprimé ; en 1972, l’autorité parentale remplace celle du père.
Si on déplore depuis au moins 1767 la perte d’autorité des pères, c’est à la fin du XIXe siècle que s’impose l’idée de « carence paternelle », soit l’inaptitude à exercer l’autorité paternelle. D’abord réservée aux pères pauvres et peu instruits, l’appellation se généralise.
Évolution aux États-Unis
L’histoire de la paternité aux États-Unis que fait Ralph LaRossa met l’accent sur des changements importants survenus dans les années 1930 et 1940. Avant le XIXe siècle, le père était vu comme le parent le plus important ; en cas de séparation, il avait presque toujours la garde des enfants. Dès les années 1840, on commence à idéaliser la mère et à marginaliser le père ; à mesure que le patriarche omniprésent se transforme en salarié absent (phénomène observé plus tôt par Mitscherlich), le rôle de parent le plus important est assumé par les mères , qui, à compter de la fin du XIXe siècle, obtiennent généralement la garde. Les manuels de puéri culture de la première moitié du siècle font davantage appel aux pères que celui du Dr Spock (première édition en 1946). En somme, LaRossa souligne l’émergence, durant les années 1920 et surtout 1930, d’une nouvelle idéologie du père aimant et présent, à la fois pourvoyeur, ami des enfants et modèle masculin, qui s’éclipsera durant les années 1950 et 1960 pour renaître ensuite.
Spécificités Québécoises
Au Québec, il n’existe aucune étude d’ensemble sur l’histoire des pères. Les grandes étapes rappellent celles vécues ailleurs, avec des différences significatives toutefois. Nombre d’observateurs déclarent impossible d’imaginer la paternité au Québec sans tenir compte des effets de la Conquête sur la virilité des vaincus. Ce qui manque à l’homme canadien-français, selon Daniel Dagenais , c’est « sa pleine assomption de la position de sujet émancipé », à cause de facteurs qui font que « sa position d’individu, dans la société, est bloquée » : influence durable de la Conquête, domination cléricale, mainmise économique exercée par « les Anglais ». Certains ont parlé alors d’un matriarcat - alliance des femmes et des prêtres - qui détruisait la virilité des hommes, alors que, pour d’autres, « [n]ous n’avons pas vécu un véritable matriarcat mais une représentation surajoutée, surimposée du matriarcat à la société patriarcale ». S’il est vrai que l’influence de l’Église s’est maintenue tardivement ici, n’oublions pas que l’une des images fortes de la culture occidentale dans son ensemble est celle du père défaillant. Par ailleurs, le père a longtemps incarné ici l’autorité familiale, soutenu par un Code civil patriarcal. Battre ses enfants pour les ramener dans le droit chemin est un devoir, voire « une manifestation d’amour » ; un bon père, c’est alors un pourvoyeur stable et un éducateur sévère, mais juste, qui surveille les prières des enfants et leur interdit les mauvaises fréquentations , rôle dont il ne reste presque rien de nos jours. En revanche, « certains phénomènes qu’on croit récents, comme le désengagement des pères et la remise des enfants à la mère après une séparation, datent en fait du XIXe siècle et ne doivent rien à l’influence du féminisme ».
Durant l’après-guerre, le mouvement familial, d’inspiration catholique, diffuse largement l’idéologie d’un père engagé dans la famille, notamment pour protéger ses garçons de la délinquance ou de l’homosexualité. Cependant, on affirme du même coup la doctrine de sphères d’activité distinctes pour le père et la mère.
Reconstruction Contradictoire de la Paternité
L’histoire récente de la paternité pourrait se résumer ainsi : un « vaste mouvement de dépréciation de l’image du pater familias » qui commence avant la Seconde Guerre mondiale et dure jusqu’au début des années 1970, puis une seconde phase marquée par une « reconstruction accélérée et contradictoire de la paternité ». La Révolution tranquille et le déclin de la pratique religieuse joueront ici leur rôle, ainsi que le féminisme et la contreculture.
Compte tenu justement des changements survenus, peut-on encore parler de patriarcat ? Marie-Blanche Tahon trouve le terme incompatible avec la démocratie moderne et propose celui de « domination masculine ». Christine Delphy le déclare d’actualité tant que persistera l’inégale répartition des responsabilités domestiques et familiales. Et pour Carole Pateman, bien que la nature du patriarcat ait changé - elle parle d’un « patriarcat fraternel », on y reviendra -, il faut conserver le terme dans la mesure où il est le seul à rappeler « le droit politique que tous les hommes exercent du simple fait d’être des hommes ».
Ce que donne à voir l’histoire dans son ensemble, c’est donc la variété des figures du père et des fonctions qu’il assume.
Les Nouvelles Familles et l'Évolution de la Parentalité
Toute certitude est rassurante, même si elle est fausse. Longtemps, on a pu croire que rien ne bougeait dans les familles : sexualité et procréation, alliance et filiation, parenté (nom apparaissant sur le certificat de naissance) et parentalité (fait de s’occuper au quotidien de l’enfant) allaient de pair et, sauf exception, un homme et une femme se mariaient et élevaient ensemble leurs enfants biologiques. Les écarts (grossesses illégitimes, recours à l’avortement alors illégal) étaient soigneusement camouflés. Puis les certitudes se sont effritées tandis que les combinatoires familiales se multipliaient. Même si, la puissance paternelle poursuivait un lent déclin depuis longtemps et que les familles n’ont jamais cessé d’évoluer - il faut se garder de surestimer la stabilité du passé -, la rapidité du changement est cette fois sans précédent : les modifications sociales, démographiques, symboliques survenues et encore en cours ont révolutionné la vie sociale.
Certains changements plus vastes - la montée de l’individualisme et de la société de consommation, par exemple - ont contribué à modifier la famille. D’unité économique qu’elle était dans les sociétés préindustrielles, celle-ci est devenue un lieu d’épanouissement affectif auquel l’enfant apporte « un capital identitaire, émotionnel, sensitif, sensoriel ».
L'Identité Masculine: Un Défi Complexe
Longtemps la masculinité apparut aller de soi. Chaque homme se devait de ressembler à un idéal bien campé dans la culture. Désormais au contraire, les hommes sont amené à s’interroger sur une identité que la formule chromosomique XY ne suffit pas à définir. Dépassant la vieille querelle du féminisme contre phallocratie et machisme, Elisabeth Badinter dessine, …
Élisabeth Badinter nous montre que s'il y a un idéal masculin « classique » (celui de l'homme fort, dur, solitaire, impassible et viril), il y a aussi d'autres idéaux que ceux que nous renvoient les Rambo, Terminator ou Marlboro. L'identité masculine recouvre selon elle une réalité chaotique, plurielle et conflictuelle : Élisabeth Badinter nous propose donc un idéal d' « homme réconcilié », nouveau modèle masculin, à la fois fort et fragile, laissant de la place au quotidien à des réalités aux différences subtiles. Cet idéal se situe à l'évidence à des années lumières de l'homo erectus, lequel se résume à un être humain doté d'un pénis fonctionnel. Élisabeth Badinter nous propose de déconstruire le modèle « classique », modèle qui a montré ses limites (pour être un homme, un vrai, il fallait faire ses preuves, passer par des rites d'initiation, accepter le bizutage, faire du rugby ou tout autre sport violent, et il y avait parfois des ratés) et de libérer l'homme de son angoisse identitaire en le réconciliant avec sa vraie nature qui est celle d'un être androgyne qui souhaite vivre en harmonie avec ses semblables (les autres hommes et les femmes), dans une plénitude marquée par la disparition de l'oppression des mâles envers les femmes.
Les Pères "Manquants" et leurs Conséquences
La masculinité a longtemps été réduite à « l'homme-dur » (dont le cow-boy est l'un des symboles), hyper viril, agressif et misogyne. A l'opposé s'est développé « l'homme-mou » passif et soumis, dépendant de la femme (mère puis épouse) qui « l'a dressé pour faire tout ce qu'elle veut » au point qu'elle finit par ne plus le respecter. Si le premier est un mythe, un idéal masculin fatal à l'homme lui-même, le second l'enferme dans un malaise identitaire créant angoisse, difficultés affectives, peur de l'échec et comportements compensatoires destructeurs (comme l'alcool). Ce sont les pères « manquants » qui engendrent tous ces fils « manqués ». Les pères ont donc un rôle fondamental à jouer dans l'invention de cette autre masculinité plus équilibrée, compatible avec la féminité sans se dénaturer.
La Protoféminité et la Construction de l'Identité Masculine
Elisabeth Badinter nous parle de la protoféminité, c'est-à-dire que l'être humain qui se conçoit, le nouveau-né, est en fait premièrement féminin, de par la présence des gènes du chromosome X, de par son origine située dans un ventre féminin, par le contact fusionnel avec la mère dans ses premiers mois. On pourrait dire "l'Homme est avant tout femme". Ensuite, toute la complexité résidera justement dans la construction de l'identité masculine, tâche qui incombe au petit garçon, alors que le modèle est déjà façonné chez la petite fille ! le garçon ne naît pas, il doit être créé. Dans de nombreuses sociétés existent des rites de passage qui se doivent de 'matérialiser' ce passage nécessaire au statut d'homme (alors que pour les filles, des évènements physiologiques plus nets sont là pour l'avertir qu'elle devient une femme pouvant être mère…). L'auteur(e) nous parle donc admirablement bien de la différenciation masculine, des rites d'initiation, de la pédagogie homosexuelle, de l'homophobie et ses causes, de l'homme mutilé, et enfin de l'homme réconcilié !
L'Homme Réconcilié: Un Idéal Utopique?
A ce jour, les pères qui offrent à leur fils une image d'homme réconcilié sont encore des exceptions. Comment s'en étonner ? Il faut être ignorant des problèmes identitaires pour croire qu'une même génération d'hommes, élevée dans l'ancien modèle, réussirait d'un coup le triple saut périlleux : la remise en question d'une virilité ancestrale, l'acceptation d'une féminité redoutée et l'invention d'une autre masculinité compatible avec elle. Ce n'est pas parce qu'on conteste l'identité de ses pères qu'on est prêt psychologiquement à se réconcilier avec sa féminité. Ni parce qu'on a accepté celle-ci, que l'on a découvert la virilité qui vous sied. Surtout lorsque ce mot est devenu l'objet de tant d'interrogations et de polémiques.
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