Devenir auxiliaire de puériculture est un projet professionnel passionnant qui nécessite l'obtention du Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP), délivré par un Institut de Formation AP (IFAP). Cependant, les études peuvent représenter un budget important. Heureusement, il existe des solutions pour vous aider à financer votre école d'auxiliaire de puériculture.

Le coût de la formation en IFAP

Le coût global de la formation peut varier d’un institut de formation à l’autre. Cela dépend également de la situation géographique de l’école et de son envergure. Certains centres de formation peuvent proposer des enseignements pour d’autres métiers du secteur de la petite enfance (ATSEM, Assistante Maternelle) ou des carrières sanitaires et sociales (infirmiers/infirmières). Le coût moyen des études se situe autour de 4 500 euros pour une année. À titre d’exemple, le CHU de Bordeaux propose le cursus complet d’auxiliaire de puériculture pour un montant de 7 315 euros auxquels s’ajoutent 150 euros de droits administratifs. Pour évaluer l’ensemble des frais de scolarité, il faudra ainsi que l’élève prenne en compte les frais annexes qui peuvent faire grimper la note.

La formation comprend un total de 1 540 heures (22 semaines de 35 heures) selon l’arrêté du 10 juin 2021. Elle comprend un enseignement théorique et pratique (770 h) et 770 h de formation en milieu professionnel avec quatre périodes de stages. Cette formation est dispensée sur 10 mois environ avec toutefois des variantes (cas de la VAE/Validation des Acquis de l’Expérience - ou d’un contrat d’apprentissage qui ne peut excéder 18 mois). Cette formation prépare l’élève à l’obtention de son Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture, sans lequel il ne peut pas exercer.

Les différentes aides financières disponibles

Il existe plusieurs possibilités pour financer votre formation. Les aides financières vont surtout dépendre de votre statut (salarié, demandeur d’emploi, étudiant) et de votre situation personnelle au moment où vous faites votre demande.

La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE)

Si vous avez déjà une expérience dans le secteur de la petite enfance, vous pourrez faire une VAE et choisir de prendre seulement quelques modules de cours si vous connaissez déjà les autres. Certaines écoles proposent une formation partielle et une étude de projet de formation à la carte selon le statut professionnel de l’élève, ce qui réduit d’autant les frais de formation.

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Les bourses d'études

Dans certains cas, les jeunes candidats de la formation initiale peuvent bénéficier d’une bourse pour financer leur formation d’Auxiliaire de Puériculture. C’est le cas, par exemple, dans la région Nouvelle-Aquitaine qui propose des bourses d’études pour un certain nombre de formations paramédicales et de santé ainsi que des formations sociales. D’autres régions proposent des bourses d’études. Si vous choisissez d’étudier en Nouvelle-Aquitaine, les bourses qui y sont proposées sont conformes à celles du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Outre le Conseil Régional, vous pouvez vous renseigner auprès de l’Education Nationale ou encore de la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales).

Parmi les aides, on trouve la bourse sanitaire et sociale. Il s’agit d’une aide régionale destinée aux étudiants inscrits dans une formation sanitaire et sociale. Attribuée sur critères sociaux, elle vient compléter la bourse du CROUS pour soutenir ceux et celles qui se préparent à exercer dans les secteurs du soin, du social ou du paramédical.

À qui s’adresse la bourse sanitaire et sociale ?

Elle s’adresse aux personnes inscrites dans une formation relevant des domaines sanitaire, paramédical ou social agréée par la région. Cela englobe un large éventail de cursus tels que les études d’infirmier, d’infirmier de bloc opératoire, de puéricultrice, d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’ambulancier, de manipulateur d’électroradiologie médicale, de masseur-kinésithérapeute, d’ergothérapeute, de sage-femme, de psychomotricien, de pédicure-podologue, de technicien de laboratoire d’analyses biomédicales, d’assistant de service social, d’éducateur spécialisé, d’éducateur de jeunes enfants, de conseiller en économie sociale et familiale, de moniteur-éducateur, de TISF (technicien de l’intervention sociale et familiale), d’AES (accompagnant éducatif et social), etc. Il faut aussi être français, ressortissant UE/EEE/Suisse ou étranger justifiant d’une situation régulière sur le territoire.

Attention: même si les filières classiques (aide-soignant, infirmier, éducateur spécialisé, auxiliaire de puériculture…) sont systématiquement concernées, chaque région reste autonome dans l’établissement de la liste des formations éligibles à la bourse sanitaire et sociale. Cette bourse régionale est un complément de ressources. Les règles de cumul varient selon les régions: certaines interdisent le cumul avec d’autres aides régionales à la formation quand d’autres autorisent des cumuls limités (ou prévoient des exclusions).

Si la bourse sanitaire et sociale est octroyée sous conditions de ressources, il n’en reste pas moins que la situation personnelle de l’étudiant est également un facteur déterminant dans l’évaluation de son barème. En effet, un éventuel handicap, la composition de son foyer ou encore la distance entre son domicile et l’établissement de formation sont pris en considération, attribuant ainsi un nombre spécifique de points à l’étudiant. Ce barème de référence est adopté par de nombreuses régions. Notez également que si l’étudiant est considéré comme indépendant financièrement, les points concernant les charges familiales (frères et sœurs notamment) ne seront pas pris en compte.

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Sauf dispositions particulières, les plafonds de ressources sont identiques à ceux appliqués pour les bourses de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le montant annuel de la bourse est calculé en fonction des revenus déclarés et des points de charge. Un échelon est alors établi par croisement entre ces deux informations. Le montant de la bourse sanitaire et sociale est le même que celle du Crous.

Votre demande de bourse sanitaire et sociale s’effectue auprès de votre région. Attention : pour les étudiants sanitaire et sociale de la région Normandie et de la région Centre-Val de Loire, la demande doit être faite au Crous. Notez que de manière générale, la bourse sanitaire et sociale est accordée pour une année de formation. Ainsi, chaque année, une nouvelle demande de bourse doit être déposée au début de l’année de formation.

Certaines régions ouvrent l’accès à la bourse sanitaire et sociale aux personnes en reconversion professionnelle et inscrites dans une formation agréée. Selon les régions, les critères diffèrent : ainsi en Nouvelle-Aquitaine, le statut d’étudiant doit être reconnu et par l’école et par le Conseil régional. Dans le cas d’un abandon ou d’une interruption de formation, le versement de la bourse sanitaire et sociale se trouve interrompu ou suspendu à la date effective de l’arrêt de la formation. Les sommes indûment perçues peuvent alors être réclamées par la région.

La bourse sanitaire et sociale attribuée sur critères sociaux n’est pas imposable. C’est une ressource qui n’a pas à être notifiée dans la déclaration de revenus de l’étudiant ni dans celle de ses parents. Cette exonération s’applique à toutes les bourses similaires, régionales ou délivrées par le CROUS.

Les régions Île-de-France ou Occitanie autorisent le maintien de la bourse sanitaire et sociale une seule fois en cas de redoublement, ce dernier devant être justifié par des raisons sérieuses comme un problème de santé, une grossesse, un changement de situation familiale ou un échec partiel.

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Si l’étudiant détenteur d’une bourse sanitaire et sociale est amené à changer d’établissement de formation ou à déménager en cours d’année, la bourse régionale ne se trouve pas automatiquement transférée. L’étudiant doit déposer une nouvelle demande auprès des services compétents de sa région d’accueil qui réexaminera le dossier selon ses propres critères.

Dans la région Sud, l'aide régionale prend la forme d'une bourse d'études comprise entre 1 454 et 6 335 euros et est versée en 10 mensualités. Sont éligibles les étudiants inscrits dans un institut de formation du secteur sanitaire ou du travail social autorisé ou agréé par la Région à temps plein ou en cursus partiel (la durée minimale de formation doit être égale ou supérieure à 70 heures) dont les ressources familiales ne leur permettent pas de suivre la formation dans des conditions financières suffisantes. Aucune condition d’âge ou de résidence sur le territoire régional n'est requise. Tout étudiant de nationalité française ou de nationalité étrangère en situation régulière en France peut prétendre à l’aide régionale.

Les prêts bancaires

Certaines banques proposent des prêts pour les jeunes étudiants. Renseignez-vous auprès de votre établissement bancaire pour savoir ce qui est proposé. Le prêt peut être une solution car il permet de payer votre formation d’auxiliaire de puériculture et les frais annexes à cette formation (logement, transports, etc.). Ce type de prêt, avec taux d’intérêt préférentiel, peut aller jusqu’à 45 000 euros et sera remboursable à partir de la fin de votre cursus d’étude et de votre entrée dans la vie active.

Les aides pour les demandeurs d'emploi

A condition d’être inscrit comme demandeur d’emploi à France Travail depuis 6 mois minimum, vous pouvez bénéficier d’une aide financière de France Travail. Vous devrez alors vérifier que l’institut de formation que vous choisissez pour votre formation d’auxiliaire de puériculture est bien agréé par France Travail. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un conseiller de France Travail. De son côté, le Conseil Régional peut également aider un demandeur d’emploi à condition qu’il soit inscrit à France Travail depuis 3 mois minimum. L’aide attribuée peut aller jusqu’à 5 545 euros/mois (variable selon la région).

France Travail propose également un dispositif pour les demandeurs d’emploi se tournant vers une formation du domaine paramédical et social. Il s’agit de l’AIF « Réussite concours » dont le montant est d’environ 665 euros/mois (variable plafonné à 2 500 euros/mois).

Le Compte Professionnel de Formation (CPF)

Le Compte Professionnel de Formation a remplacé le DIF pour les salariés. Les acquis du DIF ont été transférés sur le CPF. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi peuvent également utiliser le CPF pour financer une partie ou la totalité d’une formation. Il permet aussi, même pour les travailleurs indépendants, de cumuler du droit à la formation sur un compte nominatif.

Attention de bien vous rendre sur le CPF officiel car il y a beaucoup d’intitulés identiques qui ne sont pas le site gouvernemental. Pour vérifier vos droits et financer votre formation, un seul site : www.moncompteformation.gouv.fr. Vous pourrez financer tout ou partie de cette formation avec votre CPF selon le montant que vous avez cumulé. Attention, vous devrez faire votre demande avant le début de la formation dans un délai de 15 jours minimum. N’hésitez pas à vérifier avec l’école qu’il reste de la disponibilité car les places sont limitées.

Le montant disponible sur votre CPF peut couvrir une partie significative des frais d'inscription ou de scolarité. Pour le reste, un cofinancement est souvent nécessaire (aides régionales, France Travail ou personnel).

Le CPF de transition (ex-CIF)

Les salariés qui ont envie de changer de métier et veulent faire une formation de reconversion professionnelle peuvent demander à leur employeur un CPF de transition ou PTP (Projet de Transition Professionnel). Ce dispositif remplace l’ancien CIF (Congé Individuel de Formation) et permet toujours au salarié de s’absenter de son poste pour se former tout en continuant de percevoir sa rémunération, à condition de remplir les conditions d’ancienneté et d’obtenir l’accord de son employeur pour effectuer sa formation.

Les aides régionales

Les régions peuvent financer votre formation d’Auxiliaire de Puériculture. Le montant est variable en fonction de chaque région.

La formation en alternance

Sous certaines conditions, vous pouvez suivre une formation d’auxiliaire de puériculture en alternance. C’est une solution qui permet d’être formé tout en travaillant et en percevant une rémunération. La formation en alternance offre la possibilité d’une prise en charge des coûts de la formation par l’employeur ou par l’école. Ces conditions sont notamment :

  • Pour le contrat d’apprentissage :

    • être âgé de 17 ans au moment de votre entrée en école d’AP et avoir moins de 26 ans à la fin de votre contrat d’apprentissage ;
    • avoir trouvé un employeur pour effectuer la partie pratique du contrat d’apprentissage et avoir signé un contrat d’apprentissage avec cet employeur ;
    • s’inscrire obligatoirement sur internet auprès du CFA.
  • Pour le contrat de professionnalisation :

    • il n’y a pas de limite d’âge pour se présenter ;
    • vous devez aussi avoir signé une convention pour votre contrat de professionnalisation avec un employeur de votre choix.

Conditions d'éligibilité aux aides de France Travail et des régions

Pour l'aide de France Travail, vous devez être inscrit comme demandeur d'emploi depuis 6 mois minimum. L'aide du Conseil Régional est généralement ouverte aux demandeurs inscrits à France Travail depuis 3 mois minimum.

Frais d'inscription IFAP

Le coût varie selon le statut de l'IFAP (public ou privé). Les frais sont souvent plus élevés dans les établissements privés. Renseignez-vous directement auprès de l'institut choisi.

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