Introduction
L'acronyme PMI, souvent associé à la gestion de projet, peut également être relié à une approche pédagogique innovante dans le domaine de la prévention et de la sensibilisation. Cet article explore la définition de PMI dans un contexte élargi, en s'appuyant sur des exemples concrets et des applications diverses, allant de la promotion de l'égalité à la lutte contre le harcèlement, en passant par la sensibilisation aux enjeux environnementaux et de santé.
PMI : Une Approche Pédagogique Innovante
Cette approche, inspirée d'une technique canadienne (Frasbee), met l'accent sur le développement des compétences psychosociales et s'inscrit dans une démarche de modernisation des outils de prévention. De nombreux réseaux d'acteurs jeunesses, tels que les CRIPS, ont adopté ces méthodes basées sur des ateliers collaboratifs.
Objectifs pédagogiques :
- Permettre aux jeunes de développer leur esprit critique.
- Alimenter leurs réflexions personnelles.
- Prendre du recul sur diverses problématiques, telles que le harcèlement.
Méthodologie :
- Organisation en sous-groupes (3 au maximum) pour des débats structurés (15 minutes par sous-groupe).
- Facilitation par un animateur qui fournit des informations complémentaires si nécessaire.*Permettre aux jeunes, à travers la résolution d’énigmes, de prendre du recul sur les mécanismes du harcèlement et leurs impacts sur une victime.*L’animateur met en place un décor, un sac scolaire contenant différentes affaires oubliées sur un banc.
Applications Thématiques du PMI
L'approche PMI peut être adaptée à une variété de thèmes et d'enjeux, allant des questions sociales aux préoccupations environnementales.
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Promotion de l'Égalité et Lutte contre les Discriminations
Cette animation vise à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. L'animation s'appuie sur une approche anthropologique concernant l'origine de la xénophobie et du racisme.
Sensibilisation aux Enjeux de Santé
L’objectif de cet atelier est de susciter un débat qui permettra d’évaluer les niveaux de connaissance des jeunes participants concernant le VIH/SIDA. Cet atelier est semi-directif. Il y a un temps d’expression des jeunes pour chaque question abordée.
Orientation et Projet Professionnel
L'approche PMI peut également être utilisée dans le cadre de l'orientation professionnelle, en encourageant les jeunes à réfléchir à leurs aspirations et à leurs motivations.
Questions clés :
- ‘C’est quoi’ : Long ou court ? Des études, du travail ou des loisirs ?
- ‘Pourquoi ?’ : Vos motivations ?
Santé commune
Parmi les trois santés composant la santé commune, la santé humaine est ce qu’il y a de plus fédérateur, c’est le concept qui va permettre d’intéresser et d’embarquer le plus grand nombre. La connexion humain-nature améliore la santé, le bien-être augmente les comportements environnementaux vertueux. Chez les parents, des à priori doivent être combattus : « la nature c’est sale et dangereux pour les enfants ». Alors que l’enfant s’expose à plus de risques en restant enfermé (maladies cardio-vasculaires, myopie, obésité…). Les médecins doivent veiller à ce que leurs patients gardent un contact régulier avec la nature. La prévention de la santé humaine par l’alimentation. Être en bonne santé et avoir une bonne nutrition n’est possible qu’en ayant connaissance de la façon dont sont produits les aliments et comment ils sont transformés. Un exemple avec la culture des semences anciennes, un mélange de variétés beaucoup plus robustes et issues de l’agriculture biologique. Ceci favorise une meilleure qualité alimentaire et donc une meilleure santé. Tout cela permet de favoriser la biodiversité des sols et la présence d’insectes. Un enjeu primordial est de recréer du lien entre le consommateur et son alimentation et cela peut être fait en s’orientant vers les AMAP par exemple. Dans nos sociétés, s’il y a de la demande, alors les filières se développent. Les écoles, hôpitaux etc. Concernant l’offre alimentaire, des actions de régulation sont possibles. Exemple de la bataille autour du Nutri-score, qui est un indicateur imparfait mais qui donne une première information au consommateur. A Lyon, on utilise plus le concept de résilience, moins de robustesse. Plusieurs leviers sont activés afin de créer des conditions de bonne santé : supprimer les perturbateurs endocriniens dans les crèches, introduire des produits issus de l’agriculture biologique et locale dans nos crèches et écoles, réduire le plastique, re naturer la ville (espaces verts, cours nature), développer des mobilités actives, dispenser l’éducation « dehors », etc. En effet, l’alimentation est la meilleure porte d’entrée pour sensibiliser largement et parler de la santé humaine, de la santé animale et d’écologie. La ville de Lyon (avec la Métropole de Lyon et St-Cyr) a participé à la reprise par 3 jeunes agriculteurs de la dernière ferme située sur le territoire municipal. Sur les marchés de la ville de Lyon, un label « Ici C Local » est déployé sur les stands. Les potagers urbains, entretenus en lien avec les associations, permettent de générer du lien social, notamment dans le cadre d’ateliers pédagogiques pour les enfants, ou encore d’ateliers thérapeutiques. L’exemple lyonnais en matière de santé commune illustre l’importance prépondérante des villes en la matière.
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Le PMI et la Performance : Une Analyse Critique
Dans un contexte où la performance est souvent érigée en valeur suprême, il est essentiel d'adopter une perspective critique.
Définition de la performance : Somme de l’efficacité (atteindre son objectif) et de l’efficience (avec le moins de moyen possible).
Limites du culte de la performance :
- Réductionnisme.
- Coût exorbitant : pénuries de ressources, crise climatique, effondrement de la biodiversité et pollution globale.
- Le monde est devenu fluctuant (évènements climatiques extrêmes, mouvements sociaux, crises géopolitiques…). Notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle.
Un exemple parlant est celui de la photosynthèse: les plantes, via la photosynthèse ne récupèrent que 0,3 à 0,8% de l’énergie solaire à laquelle elles sont exposées. Elles « gâchent » donc 99% de l’énergie. On pourrait considérer ces plantes comme inefficaces mais cette inefficacité les rend robustes. Prenons un exemple de robustesse pioché dans nos organisations humaines : d’un point de vue économique, la sécurité sociale n’est pas performante, pas optimale puisqu’elle est déficitaire depuis toujours.
Action directe écologique et ses paradoxes
De nombreux mouvements écologistes se sont historiquement prononcés pour la non-violence dans l’action militante, au nom de l’efficacité ou des valeurs. Sans renoncer à la non-violence, on voit ainsi s’affirmer l’idée d’une extension des formes d’action directe plus offensives, dans une visée stratégique de changement social. Il examinera des logiques complexes entre les différents acteurs et leur statut, les effets rétroactifs des actions directes, les justifications de leur usage et de leur dissimulation, l’inscription dans des socio-histoires et des traditions. De la violence écocidaire de l’Anthropocène à la violence de l’action directe illégale entraînant la judiciarisation et la répression d’un “écoterrorisme”, les nouvelles formes de l’écologie politique semblent être confrontées à nombres de paradoxes qu’il est nécessaire de penser. Cette journée se veut un dialogue entre des acteur·e·s emblématiques de l’activisme écologistes, des étudiant·e·s issus de différents cursus de Agroparistech et des chercheur·es spécialisées face aux enjeux politiques des ruptures écologiques en cours. Ouverture. Jon Palais, Aternatiba et ANV-COP21, auteur de La bataille du siècle, Les Liens qui Libèrent, 2023. Margaux Arraitz, doctorante Abies, Printemps et David Porchon, doctorant Abies, Printemps, SPES : « Conflictualité, radicalité, violence… Répertoires et registres argumentatifs. Pratiques de désarmements et légitimité politique. Méga-bassines : Bâche par bâche, grille par grille… Animation : Annie Le Fur (L’instant d’après) et Romain Cazaux (Doctorant EHESS) Collectif : Bassine Non Merci Intervenants : Julien Leguet et Jean-Jacques Guillet Objectif : Décrire le processus menant aux pratiques de sabotages, leurs effets sur les agriculteurs irrigants, les conséquences répressives sur les militants, le retour rétro-actif de la violence/vengeance (passage à tabac de militant, menace de mort, attaque de maison…). Loi spéciste et contre-violence antispéciste Animation : Romane Soler (doctorante Dysolab, GREP AFSP) Nolwenn Veillard (doctorante Arènes) Collectif : Animal1st Intervenants : Vincent Aubry Objectif : Souligner les spécificités d’une lutte pour les non-humains. Judiciarisation ou criminalisation ? Animation : David Porchon (doctorant AgroparisTech/Printemps) Intervenants : Kevin+ invité.es, discussion avec Pierre Douillard Lefevre, chercheur en science sociale, spécialiste du maintien de l’ordre, auteur du livre « Nous sommes en guerre ». Objectif : Présentation des outils répressifs et législatifs, ainsi que des pratiques en cours en France face aux actions directes des écologistes. Sommes-nous tous des éco-terroristes ? Complémentarité des tactiques et acceptation de l’action offensive Animation : Margaux Arraitz (doctorante, AgroParisTech/Printemps, GREP AFSP) Collectif : Les Soulèvement de la Terre Intervenantes : Léna Lazare et invité.es Objectif : Présentation de la complémentarité des tactiques et de ses effets sur les millitant.es et leurs adversaires. De l’affrontement avec les forces de l’ordre au sabotage, le mouvement écologiste est-il toujours non-violent ? Quels sont les effets de la « composition » sur les récits politiques des luttes écologistes ? Travail de production de fiches évaluatives par les étudiant·es de SPES et GTES.
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Sobriété, Production, Consommation
Compte rendu du séminaire sous l’intitulé « Sobriété, production, consommation. Bien souvent, le rapport à la production/consommation n’est abordé qu’au travers d’une amélioration des dispositifs de production. La sobriété est ainsi construite comme une extension de l’efficacité. Si elle concerne des dimensions macroéconomiques, la sobriété questionne plus précisément la relation intime que nous entretenons tous à la consommation. La sobriété valorise la consommation essentielle, préconisant la réduction des actes d’achats (biens et services) qui sont autant d’atteintes à la biosphère. Des actions individuelles de consommateurs, (consom’acteurs, etc.) prenant en compte leur responsabilité dans l’acte de la consommation. Plus récemment encore, le monde de l’entrepreneuriat s’interroge aussi sur l’enjeu de la sobriété, comme en témoigne le plaidoyer pour une économie de la sobriété (Mouvement impact France). Pourtant, développer un modèle sobre devrait permettre d’interroger la question de la valeur créée (utilité du produit au-delà des seules conditions écologiques et sociales de sa production), ainsi que de son impact sur la consommation. Le séminaire questionne le rôle central de la réduction dans la consommation et ses effets sur le monde de l’entreprise, de la défense du pouvoir d’achat, etc. Maud Herbert, Lumen, université de Lille, Professeure de marketing et culture de consommation - Co-fondatrice de Tex&Care, la chaire de la Mode Circulaire - interdisciplinarité au service de la transition du secteur de la Mode : demarketing » et adaptation. Nadine Roudil, sociologue, « La rénovation thermique et ses conséquences ». N. Julie Madon, docteure en sociologie, Science po Paris, « Résister à l’obsolescence des biens domestiques. 14h-14h30 : Mise en jambes, cadrage de l’exercice et constitution de 3 sous-groupes de 7 : Consommation / Production / Aménagement (par exemple). 14h30-16h : les groupes nomment 2 « magiciens » chargés de trouver 2 solutions magiques à la sobriété sur leur champ d’application. En groupe, les ingénieurs sont chargés de traduire la solution magique en solution opérationnelle, tandis que les diplomates veillent aux conditions d’acceptabilité. 16h : pitch des 6 solutions travaillées. Sont rappelés quelques points de vigilance méthodologique. Dans cette problématique, plusieurs dimensions sont enchevêtrées : Les comportements individuels (responsabilité/responsabilisation) les tensions entre la nécessité de la sobriété et l’attente de consommation/intégration qui nécessite la gestion de la frustration (abondance non-atteinte). L’appel à la sobriété interpelle des choses très profondes chez les individus.Elle est aussi une négociation constante avec soi et avec son environnement social. Parle-t-on d’ailleurs de pratiques d’efficacité de gestion des flux et des stocks, ou d’un renoncement même à l’accumulation ? Le détachement relève d’une situation proche du deuil, de la fin d’une certaine conception de l’avenir. Les Enjeux dont forts dans la dépendance à l’objet et au désir de l’objet. Les conditions sociales et culturelles de production de la norme « sobriété » sont donc à prendre en compte. Les inégalités, l’habitus consumériste, les valeurs dites immatérielles, la négociation de la norme de confort, le poids culturel du patrimoine, la radicalité plus ou moins grande de la transformation de nos modes de vie (la voiture comme mode de vie). Les échelles d’intervention doivent être précisées et harmonisées a minima : Au niveau européen on connait les difficultés pour harmoniser les politiques (ex. TVA ; ex. sur les directives habitats sur la rénovation énergétique). a sobriété ne peut pas être construite en silos (politiques sectorielles). Comment rendre désirables les pratiques de sobriété ? (Ex. Comment développer les pratiques alternatives : règlementation ? Cela pose la question de la lutte contre les inégalités. Il convient de réinterroger le paradoxe de l’ère de « l’abondance » ; l’opulence énergétique était liée à la surface disponible car sur l’instant elle ne coûtait pas cher. Comment démonter ce mécanisme et comment on y renonce ? L’impossibilité de consommer marque une fracture de l’intégration : il y a donc des mots d’ordre qui sont inaudibles dans les populations précaires. Les populations contraintes expriment une attente de consommation. La sobriété dans le logement : on doit regarder la qualité de l’habitat et les pratiques de consommation d’énergie (voir les chiffres sur les types et la qualité d’habitat en France). Les grands consommateurs d’énergie (par exemple) parisiens sont les plus hauts revenus ; on connait les inégalités de capacités à se chauffer. Du coup, les actions publiques paraissent désajustées ! Il faut parvenir à des normes qui soient garantes d’un certain niveau de sobriété si on veut s’engager dans une transformation de l’habitat. L’action publique détermine les conditions de professionnalisation des objectifs de sobriété, donne un prérequis (compétences, diplôme, relations) à une approche technique et s’appuie sur le développement d’un marché. Si l’on veut encourager les pratiques individuelles pour faire durer les biens domestiques : il faut Interroger les liens entre les pratiques individuelles, domestiques et avec les entreprises, sur les objets banals. Elles mobilisent de nombreuses ressources, socialement inégalement réparties (matérielles, informationnelles financières, spatiales, cognitives…) Aussi des ressources à titre individuel (bricolage ; temps…). Elles supposent une bonne connaissance des critères écologiques dans les phases d’achat et d’entretien et on ne dispose pas forcément de ecs connaissances. Elles nécessitent des négociations domestiques ou relationnelles.
Marketing et Surconsommation : Inverser la Tendance
Le marketing a participé à diffuser une culture de surconsommation, le chemin inverse est-il possible ? Le marketing a participé à diffuser une culture de surconsommation, le chemin inverse est-il possible ? Les « bibles » du marketing et du Marketing Management) ont été un moyen d’influencer pour faire adopter les pratiques de consommation (dans les années 1970) et même les étendre dans tous les domaines (Voir le caritatif, dans les années 1970). Nous devons déprogrammer et décoloniser 45 ans de théorisation hégémonique, hautement invasive dans les pratiques et dans la recherche. - Un problème avec la temporalité : le marketing positionne le consommateur, client roi, dans un instant t, avec une tendance à accélérer tous les rythmes (production et consommation). Apogée de cette ère, le consommateur interprète les offres du marché de manière consumériste, nos pratiques sont façonnées. Le marketing coupe désormais le consommateur de la matérialité des objets : dès le milieu des années 80, pour accompagner la mondialisation et la financiarisation (Brand equity management) le marketing a tenu le discours fondé sur le progrès et le confort. Depuis ses débuts, le système capitaliste extractif a focalisé sur la « marchandise comme fétiche » ! Ce fétichisme s’est nettement renforcé par les techniques marketing qui créent une très forte distanciation voire une négation de la production matérielle. Au-delà de l’abondance il valorise l’accumulation. Laquelle est renforcée par la valorisation extrême de l’éphémère et du renouvellement qui de facto, annule l’idée même de durabilité. C’est comme cela que fonctionne également le marketing dit « expérimentiel « (l’achat d’une expérience, d’une idée, d’un concept) … espace de distanciation qui crée une distance avec les supports matériels mêmes de l’objet ! Soit il s’en occupe en utilisant la même pensée qu’auparavant : un marketing vert ou durable qui soutient la « croissance verte », ou un marketing qui s’intéresse exclusivement au bien-être du consommateur (convaincre les gens rapidement et sans douleur = nudges mystique de la ma…
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