Introduction

Edgar Grospiron, figure emblématique du ski de bosses français, a marqué l'histoire du sport par son talent et sa personnalité attachante. De ses jeunes années passées à Annecy-le-Vieux à sa candidature à la présidence du comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2030, son parcours est jalonné d'étapes significatives. Cet article explore les différentes facettes de sa vie, de son enfance à ses ambitions actuelles, en passant par sa carrière de sportif de haut niveau et sa reconversion dans le monde de l'entreprise.

L'Enfance et les Premiers Pas dans le Ski

C’est dans une école primaire d’Annecy-le-Vieux qu’Edgar Grospiron a fait ses classes, une époque où il résidait sur les hauteurs de cette ville. Les jeux d’enfants précédaient alors les enjeux olympiques. À l'école primaire des Pommaries à Annecy-le-Vieux, les élèves de CM1 et de CM2 ont eu l'occasion de rencontrer d'autres champions, tels que Yann Guebey, champion de ski en sport adapté, Gaëlle Edon et Jordan Broisin, champions de handiski. Ces rencontres ont été programmées dans le cadre de la semaine olympique et paralympique.

Le Triomphe Olympique et la Naissance d'une Star

Le 13 février 1992, les Jeux olympiques d’hiver se déroulaient en France, et Tignes s’enflammait pour le médaillé d’or de bosses, le premier de l’histoire. Ce souvenir reste gravé dans les mémoires : une combinaison bariolée avec des yeux floqués sur les genoux, une piste de bosses superbement maîtrisée et une neige tombant à gros flocons. Il imposait déjà un style, celui d’un champion décomplexé et déjanté, poussant même jusqu’à faire monter la température dans le kop des supporters, quelques minutes avant sa course. Après sa médaille d’Or aux Jeux d’Albertville, les Français avaient découvert un athlète amusant. Il présentait par exemple son régime de champion pour préparer Albertville: “Une semaine vin rouge, une semaine vin blanc”.

Reconversion et Engagement dans le Monde de l'Entreprise

Comme beaucoup d’athlètes, Edgar Grospiron coach. Mais pas sur les pistes. Il vit de conférences qu’il présente comme inspirantes. Des discours motivants pour cadres en manque de solutions. Il compare les commerciaux aux athlètes et le chiffre d’affaires aux médailles. Il se présente comme un “imposteur” qui n’a pas souffert pour y arriver.

Candidature à la Présidence des JO 2030

Les Alpes Françaises ont un nouveau candidat pour prendre la tête du comité d'organisation des JO 2030. Il s'agit d'Edgar Grospiron, champion olympique de ski de bosses au JO d'Albertville. Il sera notamment opposé à Nathalie Péchalat ou encore Gérard Holtz. Edgar Grospiron se lance dans la course à la présidence du comité d’organisation des Jeux d’Hiver 2030. On l’a quitté dans les années 90, il y a une trentaine d’années et il réapparaît presque au même endroit, à la montagne, là où il est né. Le champion olympique de ski de bosses à Albertville en 92, triple champion du monde, veut présider le comité d’organisation des Jeux des Alpes 2030. Il avait jusqu’à 20 heures lundi pour postuler. Il a consulté sa famille, ses enfants. Il affirme avoir pris le temps de la réflexion, il retrouve le réflexe vitesse… Le projet “a pris du retard”, “il faut aller vite”. Il se promet “leader”, et fédérateur. Il annonce son programme d’action et assure: “Je ne ferai pas de politique”.

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Il s’engage notamment à “une maîtrise de l’impact sur l'environnement et sur l'économie des stations”. Pas de politique, mais de l’ambition tout de même. Il avait dirigé la candidature d’Annecy pour les Jeux de 2018, mais démissionné en cours de route. Il déplorait alors le manque de moyens.

Edgar Grospiron, président du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver des Alpes françaises 2030, le 18 février 2025, à Lyon. En piste ! Président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030 qui se dérouleront dans les Alpes françaises, Edgar Grospiron dit "nourrir de grandes ambitions pour ce projet", dans un entretien accordé à l'AFP. Présenté officiellement mardi 18 février dans ses nouvelles fonctions, il explique être "passsé par tous les états, la sidération, la stupéfaction…" Vous venez d'être désigné président du comité d'organisation des JO d'hiver 2030, qu'est-ce que cela signifie pour vous? Edgar Grospiron : C'est un formidable projet, une chance exceptionnelle, qui ne se présentera pas deux fois dans la vie. Je tiens quand même à dire qu'il y a quinze jours, je n'étais pas du tout dans cette option-là. La différence avec Martin, c'est que je n'ai pas été investi d'une mission dans la construction. J'ai pris le projet tel qu'on me l'a présenté. Je ne sais pas si c'est une forme de destin. Il y a 50 ans, je rêvais d'être champion olympique [il a 55 ans]. Il y a 15 ans, je rêvais de ramener les JO d'hiver en France. Je dirigeais la candidature d'Annecy [pour les JO-2018] et cela ne s'est pas fait. Je le vois comme un défi extraordinaire parce que les moyens de ce projet sont 30% inférieurs aux moyens conférés à ce type de projet. Le défi climatique se présente depuis déjà quelques années à la montagne française et il se présentera encore pendant plusieurs années après les Jeux. L'enjeu, c'est d'arriver à faire en sorte que les Jeux soient une vitrine, un laboratoire, un accélérateur de ces transformations pour les territoires. On va remettre le dossier au carré. Cela ne veut pas dire que je néglige ou que je critique le travail qui a été fait, parce que Vincent Jay (ancien biathlète qui a participé au montage de la candidature), que j'ai appelé, a travaillé seul et avec peu de moyens. Quand on regarde le dossier, il n'est pas nickel. Il faut serrer les boulons partout. Il faudra convaincre mais je ne suis pas là pour imposer ma vision. Il y a un bureau exécutif qui décide de faire ou pas et comment, et ensuite mon job c'est de faire. Il y a des choses qu'il ne faudra pas laisser traîner. J'ai une bonne relation avec Renaud Muselier [président de la région Paca]. Avec Laurent Wauquiez [ex-président LR de la région Aura, à l'origine de la candidature], on ne se connaît pas bien mais les premiers échanges qu'on a pu avoir, je trouve qu'on est très alignés. Ah oui, ça me plairait beaucoup. Mais le rock'n'roll pas rebelle, le rock'n'roll qui embarque ! On a besoin en France de retrouver un esprit un peu rock, un peu l'esprit de la gagne. Les Jeux de Paris, c'était pas le fruit du hasard, c'était pas un coup de bol, c'était pas un coup d'éclat. "Je connais très bien Michel Barnier [missionné bénévolement pour faire démarrer le Cojop et ex-coprésident des JO d'Albertville]. J'ai eu une heure et demie d'échange avec Tony Estanguet au téléphone. Il m'a donné des bons conseils. J'ai eu aussi Jean-Claude Killy [ex-champion et co-président des JO de 1992], il m'a dit: "Edgar, l'argent de l'Etat c'est sacré, dépense chaque euro comme si ta vie en dépendait". J'ai des contrats de conférencier jusqu'à mi-avril. Je n'ai pas de contrat [de sponsoring]. Et par ailleurs, j'ai dit tout de suite que la condition sine qua non pour que cela se fasse, c'est que mon épouse soit complètement embarquée. On a deux enfants qui ont 4 et 7 ans.

Un Athlète Amusant et un Meneur d'Hommes

Il se présente comme un meneur d’hommes. Et ça ressemble à sa reconversion dans le monde de l’entreprise.

La Famille et les Valeurs

Malgré le fait qu’il soit champion olympique, à mes yeux, c’est un papa. Qu’il soit champion ou non, ça ne change pas mon amour pour lui. Même s’il a connu le sport de très haut niveau, il n’est pas plus exigeant que ça avec moi. Tant que j’aime ce que je fais c’est le principal pour lui et pour toute ma famille. Il a rapidement vu que j’avais envie de faire de la compétition surtout en ski mais il m’a aidé plutôt que poussé. Mes parents ont toujours respecté nos choix. Si aujourd’hui, le surf rythme ma vie, j’ai eu la chance de faire du ski très tôt. C’était ma passion, j’adorais cette discipline. Maintenant, habitant à Biarritz, je ne skie plus beaucoup mais les sensations ne se perdent pas.

Quand on est la fille d’un couple d’anciens skieurs professionnels, quand on naît et passe son enfance à Annecy, il n’est pas étonnant que l’on mette le pied à l’étrier en ski jusqu’à gagner des médailles. Voilà le destin de Zoé Grospiron avant son arrivée au Pays basque, il y a neuf ans. Zoé Grospiron est la fille d’Egar Grospiron, ancien champion olympique et champion du monde de ski de bosses, et de Nathalie Ville, ancienne skieuse de haut niveau. Sa vie prend une autre trajectoire. « Ça a été un déchirement au début », confie-t-elle. C’est donc vers l’océan qu’elle s’est tournée pour retrouver les joies de la glisse. Heureusement pour elle, l’océan a cela en commun avec la montagne : c’est un élément vaste et puissant qui l’a tout de suite attirée. « Plus jeune, je passais les étés à Biarritz et Hossegor, j’avais quelques notions de surf », raconte-t-elle. « En parallèle, j’ai pris des cours avec le sauvetage côtier pour mieux appréhender l’océan. » Du potentiel, Zoé Grospiron en a. Deux années après son arrivée, stimulée par son club de surf (le BASCS, Biarritz Association Surf Clubs) et par son beau-père (également surfeur), elle se lance dans la compétition en longboard. Elle a alors quinze ans. Elle a choisi le longboard (les siens sont shapés par Minvielle Surfboard). « Je me sens en osmose avec une longue planche. C’est une façon de danser avec l’océan, c’est lent et dynamique, tendre et élégant ». Sous l’œil de son coach australien, elle caresse le rêve « de rejoindre l’élite mondiale » mais « tout en gardant au maximum le plaisir d’aller à l’eau ». Inscrite en deuxième année d’école de commerce à Bayonne (Kedge Business School), la surfeuse de 21 ans consacre grandement son quotidien au surf. Ses efforts payent : huitième place au classement mondial (2019) et vice-championne d’Europe (2020). Elle nage en plein bonheur.

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Zoë est née à Annecy, dans les Alpes françaises. Elle est la fille de Nathalie et du champion olympique français de ski de bosses, Edgar Grospiron. À l’âge de 12 ans, sa famille s’est installée dans le sud-ouest de la France, à Anglet. Là, Zoe a été initiée au monde du surf par son beau-père. Au bout d’un an, elle s’est tournée vers le longboard : « Je suis tombée amoureuse du longboard dès que je l’ai essayée. Le style de Kelia Moniz et son interprétation du sport me fascinaient.

Défis et Perspectives pour les JO 2030

Il le voit comme un défi extraordinaire parce que les moyens de ce projet sont 30% inférieurs aux moyens conférés à ce type de projet. Le défi climatique se présente depuis déjà quelques années à la montagne française et il se présentera encore pendant plusieurs années après les Jeux. L'enjeu, c'est d'arriver à faire en sorte que les Jeux soient une vitrine, un laboratoire, un accélérateur de ces transformations pour les territoires. On va remettre le dossier au carré. Cela ne veut pas dire que je néglige ou que je critique le travail qui a été fait, parce que Vincent Jay (ancien biathlète qui a participé au montage de la candidature), que j'ai appelé, a travaillé seul et avec peu de moyens. Quand on regarde le dossier, il n'est pas nickel. Il faut serrer les boulons partout. Il faudra convaincre mais je ne suis pas là pour imposer ma vision. Il y a un bureau exécutif qui décide de faire ou pas et comment, et ensuite mon job c'est de faire. Il y a des choses qu'il ne faudra pas laisser traîner. J'ai une bonne relation avec Renaud Muselier [président de la région Paca]. Avec Laurent Wauquiez [ex-président LR de la région Aura, à l'origine de la candidature], on ne se connaît pas bien mais les premiers échanges qu'on a pu avoir, je trouve qu'on est très alignés. Ah oui, ça me plairait beaucoup. Mais le rock'n'roll pas rebelle, le rock'n'roll qui embarque ! On a besoin en France de retrouver un esprit un peu rock, un peu l'esprit de la gagne. Les Jeux de Paris, c'était pas le fruit du hasard, c'était pas un coup de bol, c'était pas un coup d'éclat. "Je connais très bien Michel Barnier [missionné bénévolement pour faire démarrer le Cojop et ex-coprésident des JO d'Albertville]. J'ai eu une heure et demie d'échange avec Tony Estanguet au téléphone. Il m'a donné des bons conseils. J'ai eu aussi Jean-Claude Killy [ex-champion et co-président des JO de 1992], il m'a dit: "Edgar, l'argent de l'Etat c'est sacré, dépense chaque euro comme si ta vie en dépendait". J'ai des contrats de conférencier jusqu'à mi-avril. Je n'ai pas de contrat [de sponsoring].

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