L'apprentissage de l'écriture est une étape cruciale dans le développement de l'enfant. Cet article explore les différentes facettes de cet apprentissage, en mettant l'accent sur le rôle de la maman et de l'environnement familial. Il s'agit d'un voyage qui commence dès la maternelle et qui se poursuit tout au long de la scolarité.
Les Fondations de l'Apprentissage de l'Écriture
Pour apprendre à lire et à écrire, l’enfant doit posséder des capacités intellectuelles en accord avec son âge. Ces compétences sont nécessaires à tous les types d’apprentissage. Il doit être attentif, concentré, capable de planifier (réfléchir avant d’agir), et faire preuve de flexibilité mentale. Les sentiments et émotions de l'enfant jouent également un rôle crucial dans ce processus.
L'enfant doit également connaître certaines normes de l’écriture française : le sens de l’écriture (de gauche à droite), la manipulation des livres et leur structuration (identifier la 1re et la 4e de couverture, tourner les pages dans le bon sens, lire dans le bon ordre…) et le nom des différentes unités langagières (lettre, syllabe, mot, etc.) ainsi que les relations entre elles. Cet apprentissage implique une compréhension du rôle de l’écriture dans la transmission de l’information.
Habiletés Phonologiques : La Clé de l'Écriture
Pour apprendre à lire et à écrire, votre enfant doit développer des habiletés phonologiques, c’est-à-dire des habiletés à reconnaître et manipuler les sons de la parole. L’ensemble de ces habiletés sont acquises entre 5 et 6 ans.
La Conscience Phonologique
Elle désigne la capacité à identifier, analyser et manipuler volontairement les éléments sonores du langage. Elle se décline en trois compétences :
Lire aussi: L'écriture chiffrée : une approche amusante pour les maternelles
- La reconnaissance des rimes : elle passe souvent par les comptines, qui permettent par exemple de faire constater aux jeunes enfants que « pirouette » et « cacahouète » riment.
- La conscience des syllabes : les jeux de rébus permettent de constituer des mots. Par exemple, une scie et un tronc vont donner « citron ».
- La conscience des phonèmes : comprendre que les mots sont des associations de sons. Par exemple, lorsque l’on retire la syllabe finale de « lourd », on obtient « loup ».
La Mémoire Phonologique à Court Terme
Il s’agit d’un système de stockage temporaire dans le cerveau pour les informations verbales. La mémoire phonologique à court terme joue un rôle crucial dans la mise en correspondance entre graphèmes et phonèmes. C’est un élément clé pour que votre enfant comprenne l’écrit. Cette mémoire aide à retenir les sons des mots durant la lecture, ce qui facilite la reconnaissance des mots et la compréhension des textes.
La Perception Catégorielle de la Parole
Cette habileté relève du processus par lequel notre cerveau classe les différents sons de la parole en catégories distinctes. Plutôt que de traiter chaque son de manière isolée, notre cerveau regroupe les sons similaires en catégories, ce qui facilite la compréhension du langage. Par exemple, votre enfant va assimiler que les sons [b] de « abeille » et de « banane » sont en fait un seul et même son, même si les deux mots sont prononcés par deux personnes différentes. En même temps, il va distinguer le son [b] de « banane » du son [d] de « panda », même s’ils sont prononcés par la même personne, car il s’agit de deux sons différents.
La Capacité de Dénomination Rapide
La capacité de dénomination rapide consiste à nommer le plus vite possible une série d’images, de lettres, de couleurs ou de chiffres présentés visuellement. Cette activité relève de la vitesse à laquelle votre enfant peut se souvenir d’une information et l’énoncer à voix haute. Les chercheurs ont mis en place un modèle théorique qui permet d’expliquer ce qui se passe dans notre cerveau entre le moment où nous regardons un ensemble de lettres écrites et le moment où nous prononçons à voix haute le mot correspondant à cet ensemble de lettres.
Les Voies de la Lecture
Lorsqu’il apprend à lire, votre enfant assimile au fur et à mesure les correspondances entre les graphèmes (les groupes de lettres) et les phonèmes (les sons). Ce processus se réfère à ce que les chercheurs nomment la voie phonologique. Cette voie permet de lire un mot écrit en suivant les règles de correspondance entre les lettres et les sons, ce qui est largement utilisé pendant l’apprentissage initial de la lecture. Votre enfant identifie la première lettre du mot, associe le son correspondant selon les règles apprises, et répète cette démarche pour chaque lettre jusqu’à la fin du mot. Cette voie facilite la lecture et l’écriture des mots réguliers, comme « papa ».
La seconde voie est la voie lexicale. Ici, votre enfant reconnait un mot écrit dans son entièreté sans avoir besoin de le décomposer. Pour ce faire, le mot écrit doit être enregistré dans le « stock orthographique d’entrée » de l’enfant, qui doit pouvoir le lier à son « stock phonologique de sortie ». Face au mot écrit « femme », un enfant qui passe par la voie phonologique prononcera sûrement le mot « fème » ou « feume ».
Lire aussi: Soutien aux enfants en écriture
L'Apprentissage de l'Orthographe
Les compétences requises pour apprendre l’orthographe sont relativement similaires à celles de la lecture. Comme pour la lecture, l’enfant doit établir des correspondances entre les phonèmes (sons) et les graphèmes (groupes de lettres) afin d’écrire les mots réguliers (ceux qui « s’écrivent comme ils se prononcent » comme papa). Cependant, l’apprentissage de l’orthographe est plus compliqué que celui de la lecture. En effet, d’une part, savoir écrire nécessite de se rappeler de chaque graphème (groupe de lettres) et de leur ordre pour écrire un mot, ce qui est un processus plus lourd que la lecture, pour laquelle il suffit de reconnaître les mots afin de les prononcer. D’autre part, le nombre de graphèmes (130) est nettement supérieur au nombre de phonèmes (36) dans la langue française. Les correspondances de l’oral vers l’écrit sont plus complexes à apprendre que de l’écrit vers l’oral car elles sont beaucoup plus nombreuses. Par exemple, face au son « au », l’enfant apprend qu’il n’y a qu’une prononciation possible.
Le Graphisme : Un Prérequis Essentiel
Le graphisme désigne les mouvements du bras et de la main qui permettent de tracer une forme. Les compétences graphiques sont nécessaires à l’écriture et au dessin. À l’école maternelle, votre enfant débute l’apprentissage de l’écriture. Il commence par reproduire des formes dites préscripturales, qui sont des prérequis pour écrire les lettres. Concernant l’apprentissage des lettres majuscules d’imprimerie, l’enfant les apprend dans un certain ordre :
- D’abord, les lettres qui ont un trait descendant (I, H, L, E, T, F) ;
- Puis, celles avec des obliques (M, N, A) ;
- Ensuite, les lettres courbes (C, O, S) et les lettres obliques qui partent du haut (V, W, X, Y, Z, K) ;
- Enfin, les lettres qui combinent des courbes et des droites (G, Q, U, J, B, D, R, P).
Compréhension Écrite : Au-Delà de la Lecture
La compréhension écrite repose sur plusieurs compétences qui évoluent en fonction de l’âge du lecteur. Elle dépend à la fois de la reconnaissance des mots écrits (savoir lire) et de la compréhension orale de ces mots. La reconnaissance d’un mot écrit ne signifie pas forcément que votre enfant comprend le mot. Par exemple, il peut réussir à lire le mot « écluse » mais ne pas savoir ce qu’est une écluse.
L'Importance du Jeu et de la Manipulation
Si votre enfant de 3 ans trace déjà ses premières lettres, c’est plutôt encourageant ! La plupart des enfants commencent à tracer leurs premières lettres entre 4 et 5 ans, mais certains montrent de l’intérêt dès 3 ans. Un enfant prêt à écrire montre une bonne coordination œil-main, tient correctement un crayon et s’intéresse aux lettres qu’il voit autour de lui. Privilégiez le jeu et la manipulation avant l’écriture formelle : pâte à modeler, tracés dans le sable, gros crayons adaptés. Évitez les cahiers d’écriture traditionnels qui peuvent décourager un enfant de cet âge. Non, chaque enfant évolue à son rythme. L’absence d’intérêt pour l’écriture à 3 ans est parfaitement normale et ne présage en rien de difficultés futures. Respecter ce tempo naturel évite de créer des blocages. Continuez simplement à proposer des activités variées sans insister, et l’intérêt viendra probablement plus tard. L’inversion des lettres est normale jusqu’à 6-7 ans. Le cerveau de l’enfant développe progressivement sa latéralisation et sa perception spatiale. Généralement son prénom, « PAPA », « MAMAN » ou des mots courts et familiers, souvent en majuscules d’imprimerie. Rarement de manière autonome.
Activités Ludiques pour Stimuler l'Écriture
Beaucoup de situations d'écriture s'enracinent dans des situations fonctionnelles. Voici quelques idées d'activités à proposer à votre enfant pour l'accompagner dans son apprentissage de l'écriture :
Lire aussi: Réussir l'écriture en maternelle
- Le cahier de mots : S'ils considèrent que le mot est bien écrit - c'est l'occasion de définir ensemble les critères de réussite - ils l'écrivent dans le cahier de mots au crayon de papier (la gomme est toujours possible). Puis ils réalisent un dessin qui réfère au sens du mot, pour mémoire. Ainsi, le cahier de mots a valeur de cahier de réussite dans le domaine de l'écriture, mais aussi de lexique-mémoire de la vie de la classe.
- Activités hebdomadaires variées : Vous choisissez avec l’enfant les activités sur une semaine (8, 7, 4, 3, 2) en essayant de faire un peu de chaque domaine.
- Observation du temps : Quel temps fait-il aujourd’hui ? Compare le temps qu’il fait aujourd’hui avec le temps qu’il faisait hier. Faire une phrase à l’oral en précisant le moment de la journée : Il pleut ce matin. Il vente cet après-midi. Ce soir c’est nuageux. Il y a du soleil ce midi.
- Exercices physiques et coordination : Le transport d’objets à 4 pattes pour lire : après les chaussettes, tu prends un coussin, un livre que tu choisis et ton doudou si tu en as un. Tu te mets à 4 pattes. Tu places (ou tes parents) le coussin sur ton dos, tu dois le transporter dans un endroit de la maison où tu veux que papa ou maman te racontes une histoire tout à l’heure. Tu reviens en marchant et là tu prends le livre. Le transport d’objets à 4 pattes : prendre 6 paires de chaussettes en boule (à toi). Tu te mets à 4 pattes. Tu places (ou tes parents) une paire de chaussettes sur ton dos, tu dois la transporter d’une pièce à une autre. Cela peut être, une paire de chaussettes propres que maman ou papa vient de détendre et tu dois aller la ranger dans ton armoire. Tu reviens en marchant et là tu en prends 2. Dernier voyage, tu en prends 3. Lancers de paires de chaussettes (fort et loin) : prendre 5 paires de chaussettes en boule, se mettre le plus loin possible du lit. Lancers de paires de chaussettes (fort et loin) : prendre 5 paires de chaussettes en boule, se mettre à 1,5 mètre du lit. Les « balancers » : sur fond musical, debout, tendre les 2 bras vers la gauche puis les balancer vers le bas et vers la droite, puis vers le bas et vers la gauche etc. Faire la même chose vers le haut. Toujours debout, tendre les deux bras vers l’arrière et les balancer vers le bas et vers l’avant. Sur fond musical, faire des mouvements de gymnastique et étirements : debout : lever un bras vers le plafond, le baisser, lever l’autre, puis lever les deux bras vers le plafond pour les étirer. Tendre un bras sur le côté, tendre le l’autre. Recommencer 3 fois. Allongé au sol : lever une jambe à la verticale, puis l’autre, baisser les deux. Recommencer 3 fois. Écarter les jambes et les bras, les ramener ensemble. Pédaler : allongé sur le lit ou sur un tapis au sol, les mains sur le ventre, pédaler avec les 2 jambes en avant pendant 2 mn, puis dans l’autre (en arrière), pendant 1 mn (difficile). Jeux d’orientation : je fais le tour de l’appartement, d’un étage de la maison en marchant et en longeant le plus possible les murs extérieurs.
- Verbalisation : Faire verbaliser l’enfant en mettant la table avec lui, en faisant le lit, en faisant sa toilette etc. L’objectif est toujours que l’enfant fasse une phrase bien construite (l’aider).
- Lecture d'albums : Lire un album tous les jours si possible et poser des questions à l’enfant afin de savoir s’il a compris l’histoire (lui demander quels sont les personnages, où se passe l’histoire, quand se passe l’histoire). Toujours lire l’histoire en oralisant exactement ce qui est écrit afin que l’enfant comprenne que le texte ne change pas si c’est maman ou papa qui lit l’histoire. Varier les positions de l’enfant : en face de vous (il écoute mais ne voit pas le texte mais vous montrez les images) à côté de vous afin qu’il observe les images et les écritures en même temps que vous lisez.
- Conscience phonologique : Voici des mots très fréquents (ils font partie de la liste des 500 mots les plus fréquents de la langue française sauf « image »), l’enfant doit dire si on entend aaaaaaaaaaa [a] ou rrrrrrrrrrrrr [r] ou iiiiiiiiiiiiii [i]. Nouvelle comptine pour travailler les syllabes à l’oral.
- Écriture et graphisme : Demander à l’enfant de choisir le support page selon sa préférence. J’ai ajouté beaucoup de pages de cahiers de maternelle avec des lignages différents. Veillez à ce qu’il soit bien assis, qu’il tienne bien son crayon à papier et qu’il fasse les lettres dans l’ordre. -Maman ou papa te dicte le mot « je » (comme dans « je m’appelle… » que nous avons vu la semaine dernière et tu viens d’entourer le mot « je »). Reconstituer le mot « maman » : les lettres découpées seront remises à l’endroit grâce au petit point en haut à gauche sur chaque étiquette. D’abord placer les étiquettes dans l’ordre (chiffres de 1 à 4) pour respecter et apprendre le sens de lecture écriture (de gauche à droite). Entoure les lettres dont tu as besoin pour écrire ton prénom, dans l’ordre.
- Découverte du corps humain : Le corps humain : voici la tête et les différentes parties. Maman ou papa te dit un mot (une partie) et tu dois la montrer. Voici le texte pour que tu puisses suivre les mots. Les flèches vont t’aider. Le corps humain : voici un nouveau défi.
- Apprentissage des chiffres : Nommer les chiffres 1, 2, 3, 4, 5, 6 à partir de la télécommande du téléviseur ou du clavier de votre téléphone portable… Vous donnez oralement un chiffre (exemple 2) et l’enfant doit le montrer. Dans un deuxième temps, c’est vous qui montrez un chiffre sur la télécommande et l’enfant doit vous donner le nom de ce chiffre.
- Créativité et hygiène : Poisson d’avril : mercredi c’est le 1er avril donc nous allons faire un poisson que l’enfant va décorer (graphisme décoratif : le sens de lecture-écriture n’a pas à être respecté) et découper. Un petit morceau de scotch et il est prêt à être utilisé, méfiez-vous ! Hygiène et propreté : comment se brosser les dents.
- Découverte du monde animal : Les animaux : la semaine dernière tu as fait 2 défis : défi 1 - trouver le nom de tous ces animaux. C’est le chat comme dans la comptine de Tara. Tu fais la description orale des chats. Les animaux : défi 1 - Pourras-tu trouver le nom de tous ces animaux ? (Certains sont très faciles, d’autres très difficiles). Bébé est sous la chaise.
L'Importance du Soutien Parental
Il est essentiel de créer un environnement favorable à l'apprentissage de l'écriture. Encouragez votre enfant, félicitez ses progrès, et soyez patient face à ses difficultés. N'oubliez pas que chaque enfant est unique et apprend à son propre rythme.
J’espère que tout s’est bien déroulé durant la semaine 1 avec les « moyens ». Je vise davantage le confinement donc des activités dans la maison ou l’appartement avec des jeux que peut-être tout le monde possède. Si ce n’est pas le cas, pas de panique, je vous propose plusieurs activités et des solutions ! Surtout pas de pression, vous faites en fonction de l’enfant et de vous-même. Il n’est pas nécessaire de tout faire, il faut varier et adapter à l’enfant, ses possibilités et surtout que ce soit du plaisir c’est-à-dire voir le positif là où il semble ne pas y en avoir. Nous allons mettre en place l’apprentissage en boucle cette semaine. Pas de panique c’est simple et je vous explique sa plus-value. Si l’on fait des activités nouvelles tout le temps, cela peut être motivant pour l’enfant mais on p…
Il y a quelques années, enceinte, j’ai dû rester allongée chez moi sur mon canapé sans pratiquement bouger durant 5 mois entre août et janvier. L’alternative du corps médical, c’était ou je suis sage et je peux rester allongée à domicile, ou je ne suis pas raisonnable et je suis hospitalisée. Vous imaginez bien que j’ai pris l’option 1 tout simplement parce que la raison, le but, je le connaissais d’emblée : sauver mon bébé. Un confinement n’est pas un enfermement et il faut donc le prendre comme un acte de bravoure car il sauve des vies. La seule différence est que vous n’identifiez pas les vies, mais en fait, vous sauvez vos enfants, des enfants, vos parents, des parents, vos amis, des amis, vous-même et tous les autres, par un geste solidaire exceptionnel. Bon, à l’intérieur, mais contrairement à aujourd’hui, je ne pouvais pas changer de lieu dans mon appartement : le canapé était ma maison (mon lit était à l’étage mais interdiction de monter ou descendre l’escalier). Alors, je me suis organisée : lecture, écriture (pas toujours facile allongée), tricot, télévision (culture, loisirs, même quelquefois entendre quelqu’un parler), relaxation, mouvements légers (jambes notamment à cause des phlébites), alimentation équilibrée, j’ai terminé ma thèse aussi, et… rêver. C’est pour cela que je vous en parle maintenant car je commence à entendre parler de crise de panique, d’angoisse, anxiété… Je voyais ma famille proche mais le soir (ils travaillaient), je ne pouvais pas m’occuper de ma petite de 2 ans (chez la nounou en journée, culpabilité, tristesse) et il fallait tenir 5 mois. Au début, c’est nouveau, on s’adapte, on fait avec… et la troisième semaine, j’ai commencé à avoir des envies de forêts, de son odeur fraîche… Alors pour combler cela (car pas question d’aller en forêt bien sûr), je fermais les yeux et je faisais le trajet à pied pour aller en forêt et je vivais les situations virtuellement mais sans aucun support technologique, juste par la pensée. Cela m’a fait un bien fou. J’allais où je voulais, quand je voulais par la pensée : une vraie liberté (et moi qui n’a pas le sens de l’orientation, pour une fois ce n’était pas grave si je me perdais !). Il faut prendre des endroits très connus où l’on a ses habitudes et vivre le déplacement dans sa tête comme si on le faisait réellement (cueillir une fleur, la sentir ; ressentir la chaleur ou la pluie, croiser quelqu’un, lui parler…). J’ai tenu mes 5 mois allongée sans problème du côté psychologique même avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver (la grisaille, les jours qui raccourcissent…) car je me disais, plus le temps passe et plus je me rapproche du but. Plus les jours passent en confinement, et plus nous nous rapprochons de la sortie du confinement (il faut mesurer ce qui est fait, non ce qui reste à faire) mais uniquement si chacun a bien respecté les règles parce qu’on a tous un rôle à jouer qui est extrêmement important.
tags: #écriture #maman #maternelle #développement
