L'école primaire de Malay-le-Grand se retrouve une fois de plus confrontée à la menace d'une fermeture de classe, une décision potentielle émanant du directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN). Cette perspective a suscité une vive réaction parmi les parents d'élèves et les élèves eux-mêmes, qui se sont mobilisés pour contester cette annonce de fermeture par le DASEN Jean-Baptiste Lepetz.
Une incompréhension face à des effectifs en hausse
La décision du DASEN laisse la communauté scolaire perplexe, d'autant plus que, comme observé à Sens, les effectifs sont en augmentation. Cette année, l'école accueille cinq élèves supplémentaires par rapport à l'année précédente, portant le nombre total à 143 élèves répartis entre l'école primaire et la maternelle, qui accueillent également les enfants de Malay-le-Petit, contre 138 en 2024.
Laurène Masson, déléguée de parents d'élèves, exprime son incompréhension face à cette possible suppression de poste, notamment dans une classe de grande section CP. Elle souligne l'importance cruciale de ces classes où les enfants acquièrent les bases de la lecture et de l'écriture. « On ne comprend pas qu’on puisse supprimer des postes sur des petites classes, là c’est une classe de grande section CP. Ce sont des classes où on apprend des choses essentielles, à lire, à écrire » précise-t-elle. L'inquiétude principale des parents réside dans la réduction du nombre d'enseignants.
Un sentiment de délaissement et une remise en question des priorités
Adeline Noireau, également déléguée de parents d'élèves, partage ce sentiment d'indignation. « Ona l’impression qu’on délaisse complètement nos enfants. Surtout qu’on renforce les 4e/3e parce qu’on se rend compte que nos enfants ne savent toujours pas lire, ni écrire correctement en fin de collège. Et plutôt que de s’occuper de préserver notre enseignement dès la racine, et bien non, on casse toujours autant les effectifs » s’indigne-t-elle. Elle dénonce un sentiment de délaissement envers les enfants, surtout lorsqu'on constate un renforcement des classes de 4e et 3e en raison de lacunes persistantes en lecture et en écriture chez les collégiens. Elle s'interroge sur la logique qui consiste à affaiblir les effectifs dès le primaire au lieu de renforcer l'enseignement à la base.
L'engagement de la municipalité
Séverine Mainvis, maire de Malay-le-Grand, a également participé au rassemblement et exprime son espoir de ne plus avoir à faire face à ce genre de situation. « espère ne plus avoir à faire ce genre de chose. Ça fait quand même la deuxième année où on est touché ». Elle rappelle que c'est la deuxième année consécutive que la commune est touchée par de telles mesures. L'élue avait participé, la semaine précédente, à un mouvement de contestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) à Auxerre. Lors de cette rencontre, dix maires de petites communes, déterminés à défendre leurs établissements scolaires, ont pu exprimer leurs préoccupations à Jean-Baptiste Lepetz.
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Défis et perspectives pour l'école de Malay-le-Grand
La situation à l'école de Malay-le-Grand met en lumière les défis auxquels sont confrontées de nombreuses petites écoles rurales en France. La menace de fermeture de classes, souvent justifiée par des critères démographiques et budgétaires, peut avoir des conséquences néfastes sur la qualité de l'enseignement, la proximité avec les élèves et le dynamisme des communautés locales.
Il est essentiel de prendre en compte l'ensemble des facteurs en jeu et de privilégier une approche globale qui tienne compte des besoins spécifiques de chaque territoire. Le maintien d'un enseignement de qualité dans les écoles rurales est un enjeu majeur pour l'avenir de ces territoires et pour l'égalité des chances pour tous les enfants.
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