La grossesse et l'accouchement sont des moments exceptionnels dans la vie d'une femme et de sa famille. Le déroulement du suivi gynécologique peut varier d'une grossesse à l'autre et d'autant plus si vous choisissez de donner naissance à votre bébé dans un pays autre que votre pays d'origine. Il est donc passionnant de comparer les pratiques entre les pays. Cet article explore les différences notables dans la durée de la grossesse et les approches de soins prénataux et postnatals à travers le monde, en mettant en lumière les spécificités culturelles et les pratiques médicales variées.
Détermination du terme de la grossesse : une affaire de semaines ?
En France, le terme de la grossesse est calculé par rapport à la date des dernières règles (DDR). La grossesse dure environ 9 mois, soit 39 semaines de grossesse. Par exemple, si une grossesse a débuté le 20 janvier 2021, on retire deux semaines pour trouver la DDR : le 6 janvier 2021. Au 27 janvier, on sera à une semaine de grossesse, mais trois semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire trois semaines depuis la DDR. La date du terme sera donc le 20 octobre 2021.
La méthode employée a été mise au point au XIXe siècle par un gynécologue allemand, Franz Naegele. Mais elle demeure imprécise. La durée du cycle menstruel est très variable d'une femme à une autre. Les règles peuvent être irrégulières. Mais pour déterminer la date de début de grossesse, et donc son terme, on tient également compte des mesures prises lors de l'échographie de datation. La longueur cranio-caudale, de la tête aux fesses de l'embryon, donne une information plus précise que celle donnée par la date des dernières règles, mais une marge d'erreur existe.
Actuellement, il est difficile de connaître avec certitude la date de son accouchement qui est basée sur l'arrêt des dernières règles et les différentes échographies. Mais bientôt, elle pourrait être définie avec certitude ! Une équipe de recherche franco-américaine a en enfin mis au point un modèle prédictif permettant de déterminer avec plus de précision qu'aujourd'hui la date de naissance d'un bébé. Les chercheurs qui ont publié leur étude dans la revue "Science Translational Medicine" estiment qu'elle pourra être calculée grâce à un échantillon sanguin et l'étude des modifications métaboliques, des variations des taux d'hormones stéroïdiennes (comme la progestérone), des paramètres de coagulation et des changements concernant les marqueurs immunitaires de la future maman. Pour l'instant, les scientifiques, qui se sont basés sur un groupe de 63 femmes, ont pu établir une fenêtre de prédiction de moins de deux semaines. Ils espèrent pouvoir donner une date précise d'accouchement d'ici 2 à 3 ans grâce à l'étude d'un plus grand nombre de futures mamans.
Différences culturelles dans la définition du terme
Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'existe aucune convention internationale fixant le terme de la grossesse. Si en France on considère que la durée d'une grossesse est de 41 semaines d'aménorrhée, d'autres pays fixent le terme plus tôt. Tandis qu’en Belgique le terme est calculé à 40 semaines, en France, il l’est à 41 semaines. Enfin, le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) définit le terme complet d’une grossesse comme étant la période entre 39 et 42 semaines. Aux Etats-Unis, par exemple, les bébés sont considérés à terme à 40 semaines d’aménorrhée. Voilà pourquoi de l’autre côté de l’Atlantique, quand bébé tarde à montrer le bout de son nez, on peut facilement laisser passer 8-10 jours avant de déclencher l’accouchement.
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On considère qu'une grossesse est à terme lorsque l'accouchement a lieu entre 37 SA et 41 SA + 5 jours. Au-delà de 42 SA + 0, on parlera de terme dépassée. Entre 41 et 42 SA, la future maman va être très surveillée, tous les deux jours, afin de s'assurer que le bébé a suffisamment de liquide amniotique et qu'il n'y a aucune anomalie du rythme cardiaque. La plupart des femmes accouchent pendant ce laps de temps.
Grossesse gémellaire : un terme différent
Le terme d'une grossesse gémellaire diffère de celui d'une grossesse avec un seul bébé. "Pour minimiser le risque de complications, notamment liées au placenta, on déclenche généralement un accouchement de jumeaux entre 37 et 39 SA", détaille Anh-Chi Ton.
Le dépassement du terme : mythes et réalités
Apparemment, lorsque vous arrivez à 42 semaines, votre placenta arrête de fonctionner et il faut donc provoquer l’accouchement. Ah oui, vraiment ? Cette insuffisance placentaire n’est pas un mythe. Elle existe vraiment et peut avoir de graves conséquences pour le bébé. Il s’agit d’un placenta « trop faible » qui n’apporte plus les besoins nécessaires (en oxygène et en nutriment) au bébé pour grandir. Elle se manifeste donc par un retard de croissance prématuré du bébé durant la grossesse. Et pour finir, rappelons que les bébés qui dépassent le terme (c.-à-d. qui naissent après 42 semaines de grossesse) sont moins de 3% selon quelques études. Cela montre bien que les chances que le placenta se fatigue après 42 semaines sont très faibles.
Accouchement : une affaire de lâcher prise ?
Lors de mon dernier rendez-vous chez ma sage-femme pour mon check-up des 38 semaines, mon impatience d’accoucher se ressent très fort. Les fins de grossesse, ce n’est pas ma tasse de thé. Nous rigolons malgré tout de bon cœur. Je lui explique avoir fait une séance d’EFT juste avant pour gérer mon impatience. Je me sens donc bien. Et elle me répond avec un clin d’œil que la maman juste avant moi était proche des 42 semaines. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Je repense donc à ce fameux lâcher prise. De nos jours, il n’est pas facile de lâcher prise. Votre gynécologue vous parle déjà, lors de votre check-up des 39 semaines, de déclenchement si vous dépassez le terme de 40 semaines. De plus, il y a beaucoup de peurs autour de l’accouchement. Il vous reste peut-être également des interrogations et des craintes, non pas seulement sur la naissance, mais aussi sur votre postpartum, la maternité, le nouvel équilibre qu’il faudra trouver… Et enfin, pas évident non plus de lâcher prise si vous sentez que votre conjoint n’est pas prêt ou a peur.
« Le corps se prépare. Le col prend le temps de se ramollir, peut-être déjà de s’ouvrir. La femme doit prendre le temps de s’ouvrir complètement dans toute sa vulnérabilité. Je suis la première à avoir parfois du mal à gérer mon impatience. Déjà, de manière générale, et a fortiori en fin de grossesse ! Prenez le temps de préparer votre nid et de prendre soin de vous. Allez vous faire masser. Détendez-vous dans un bain chaud. Marchez dans la nature. Préparez votre cocon pour la naissance et pour le postpartum. Lisez ce qui vous inspire, écoutez de la musique calme, faites de la peinture, du dessin, des mandalas… Acceptez, vivez vos émotions et laissez-les aller. N’ayez pas peur de les exprimer. Et puis aussi, méditez. Méditez sur la naissance, sur votre rôle de mère. Quelles sont les peurs qui viennent à vous ? D’où viennent-elles ? Le bébé et la maman sont capables de ressentir tout ce que tout le monde pense tout bas mais n’exprime pas. Et le papa, est-il prêt ? A-t-il également des peurs à libérer autour de la naissance ou de la paternité ? Quels messages envoie-t-il au bébé et à la femme ? Il est important d’avoir aussi un moment à cœur ouvert avec votre conjoint pour échanger et partager vos états d’esprit sur ce qui vous attend. Vous pouvez le faire sous forme de dialogue de couple. Chacun de votre côté, prenez le temps d’écrire dans une lettre d’amour à votre conjoint(e) ce que vous ressentez. Ensuite, fixez un temps de 15-20 minutes ensemble. Durant ce temps, lisez chacun votre lettre écrite par l’autre. Lors d’une séance de préparation à la naissance avec mon énergéticienne, celle-ci m’explique que les bébés font également face à des émotions très fortes avant de naitre. Ils ont aussi leurs peurs (de naitre, de ne pas y arriver, de décevoir…). Leur incarnation sur la terre est de loin l’étape d’incarnation la plus difficile pour eux. Parlez donc à votre bébé. Dites-lui des mots doux. Caressez-le. Rassurez-le. Dites-lui que vous êtes prête et que vous êtes là pour faire équipe ensemble. Dites-lui que vous l’aimez. Faites-vous du bien pour augmenter votre hormone de l’ocytocine et vos endorphines. Faites l’amour avec votre partenaire. C’est toujours une histoire d’ocytocine et de bien-être. Continuez à faire l’amour avec votre partenaire plusieurs fois sur 24h. Faites l’amour, non pas pour accoucher, mais avec beaucoup d’amour. Les prostaglandines du sperme aideront à ramollir le col. Vous pouvez aussi stimuler certains points d’acupression avec de l’huile essentielle de sauge sclarée, connue pour soutenir les contractions. Si vos mamelons ne sont pas trop sensibles, vous pouvez les stimuler en les massant doucement. Demandez à votre partenaire de vous aider. Allez marcher en conscience tous les jours pour vous vider l’esprit, pour faire descendre bébé et stimuler vos endorphines. Si vous sentez des contractions, accroupissez-vous pour stimuler votre col. Les fleurs de Bach peuvent être aussi d’une grande aide. Prenons l’exemple de la fleur d’impatience qui aide à faire face à cette impatience. Prenez le temps de vous ouvrir : votre corps, votre cœur et votre esprit. Laissez aussi le temps à votre conjoint de s’ouvrir avec vous. Faites confiance à votre corps et à votre bébé. Eux seuls savent quel sera le moment venu de donner naissance.
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Différences dans le suivi de grossesse et l'accouchement
En France, la grossesse est assez médicalisée, avec un suivi régulier chez les différents professionnels de santé. Entre les échographies et les bilans sanguins, la future maman réalise de nombreux examens médicaux au cours de ces neufs mois. L’accouchement est aussi assez médicalisé et se fait majoritairement à la maternité, même si certaines futures mamans optent pour un accouchement accompagné à domicile (2 000 naissances par an). A l’étranger, certains pays ont leurs spécificités. Par exemple, dans certaines régions d’Italie, tous les jumeaux naissent par césariennes, comme le raconte Chiara, maman de deux jumeaux dans la région des Marches. Autre spécificité, à Jérusalem, bien que la grossesse soit suivi par un gynécologue, ce sont les sages-femmes qui aident les mamans à accoucher.
Les États-Unis : un suivi personnalisé
Il existe un grand nombre de différences dans le suivi gynécologique d’une femme enceinte entre la France et les États-Unis. Aux Etats-Unis d’Amérique, le suivi de votre grossesse dépend en majorité des habitudes de votre médecin et de votre état de santé. Il n’y a donc pas un seul parcours de soins précis. De façon générale, les rendez-vous chez votre “ob-gyn” (gynécologue-obstétricien) sont mensuels. Dans certains cas, particulièrement lors du dernier trimestre, ces visites peuvent être hebdomadaires. Cependant, certains contrôles ou échographies sont moins systématiques si vous ne présentez pas de complications ou de problèmes de santé. C’est par exemple le cas pour l’examen du col, une vérification est faite en début de grossesse et à chaque visite le dernier mois de grossesse. Autre particularité d’une grossesse aux USA, les vitamines prénatales. Elles sont populaires aux États-Unis. Vous pourrez en trouver facilement. Il est bien entendu conseillé d’en parler à son médecin avant d’en consommer.
Aux Etats-Unis d’Amérique, la santé est un business où la majorité des établissements sont privés. En effet, un accouchement vous coûtera plus cher si vous résidez en Ohio plutôt qu’en Alabama. En moyenne, il vous faudra compter entre 20 000 et 50 000 dollars. Au prix de l’accouchement, il vous faudra rajouter le prix des consultations pré accouchement (ex : soins obstétricaux de routine) ainsi que les potentielles consultations post-accouchement. Vous avez la possibilité de souscrire à une assurance santé locale ou internationale. Quel que soit votre choix, il est primordial de vérifier les garanties, période de carence, plafonds et franchise du contrat. Dans la majorité des cas, il vous faudra souscrire à une option maternité dans votre contrat pour être couverte. Le Medicaid est un programme américain qui fournit une assurance maladie aux personnes ayant de faibles revenus. Seuls les résidents permanents depuis plus de 5 ans, sous certaines conditions de ressources financières, y ont droit. Si vous réunissez ces conditions, votre accouchement peut-être pris en charge par le Medicaid. Cependant, les États peuvent définir, dans certaines limites, leurs propres critères. Vous pouvez en effet souscrire à une assurance santé locale en vérifiant les conditions de couverture liées à la maternité. Nous vous conseillons d’être prudent concernant votre choix. La majorité des assurances américaines fonctionnent sur un modèle de out-of-pocket. Il vous faudra donc débourser une partie de la somme de vos soins. L’avantage principal d’une assurance à la Française vs. C’est un choix très personnel. Aux USA, si vous bénéficiez d’une bonne assurance santé prenant en charge 100 % de vos frais d’accouchement, vous aurez la chance d’avoir accès à des infrastructures de grande qualité et un personnel qualifié à votre écoute. En France, vous bénéficierez d’un meilleur accompagnement avant et après votre accouchement. Vous serez constamment renseignée sur votre état de santé et celui de votre bébé. Vous serez également d’avantage informée en amont sur l'anesthésie par exemple. Dans tous les cas, un accouchement aux USA est très coûteux : être bien couvert est une priorité.
Le "birthing center"
Le birthing center est un centre dans lequel sages-femmes, doulas et coaches vous aident à accoucher dans des conditions proches de celles de chez vous. Vous pourrez y trouver des lits doubles, canapé, table basse ou même baignoire pour celles qui souhaitent accoucher dans l’eau.
Durée du séjour à l'hôpital
La durée de votre séjour à l’hôpital après votre accouchement dépendra du déroulé de votre accouchement, mais également de votre assurance santé. En moyenne, la durée à l’hôpital est de deux jours pour un accouchement par voie basse et de trois jours pour un accouchement par césarienne. En fonction de votre prise en charge, vous pourrez rester jusqu’à quatre jours. En France, de façon générale, les femmes restent quatre à cinq jours à l’hôpital. Si vous bénéficiez d’une bonne assurance santé, vous aurez la chance d’être installée dans une chambre tout confort et de bénéficier d’une grande attention de la part du personnel de l’établissement.
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Post-accouchement
Concernant le post accouchement, il existe moins de différences entre la France et l’Amérique. Cependant, aux USA, la vérification de l’état cicatriciel du post-partum est moins systématique qu’en France. Il n’y a d’ailleurs pas de rééducation pénienne proposée aux mères après leur accouchement aux USA. En effet, il est considéré que ce travail peut-être effectué seule, de façon personnelle.
L'approche scandinave : confiance en la nature
Les Scandinaves ont confiance en la nature et en le corps humain. La grossesse est perçue comme un état normal de la femme et, sans signe de complication, seulement 2 échographies seront pratiquées au cours de cette période. Les Danois considèrent que la date d’accouchement n’est qu’une estimation, et non une science exacte. Les professionnels de santé invitent aussi à venir à l’hôpital au dernier moment afin que la majorité du travail soit effectué à la maison, tranquillement, dans le « confort » du foyer. Lorsque les premières contractions apparaissent, il est donc recommandé de prendre éventuellement du paracétamol, mais surtout de dormir, de bien manger et bien s’hydrater. Le principe est que l’accouchement se fait sans péridurale. Si le besoin se fait trop pressant, alors la péridurale pourra être décidée, sur le moment. Déjà, lors de la grossesse et de l’accouchement, le corps médical tente d’éviter au maximum de promouvoir la péridurale. En effet, selon eux, cela rallongerait la durée de l’accouchement et pourrait mener à des complications nécessitant plus d’intervention : utilisation du forceps, de médicaments pour relancer les contractions, etc. De plus, les bébés auraient tendance à voir le jour un peu « engourdis » et à moins bien téter le sein à la naissance, ce qui empêcherait la montée de lait chez certaines femmes. Après l’accouchement, la petite famille reste en observation 4 heures dans la chambre d’hôpital. La sage-femme vérifie que bébé tète bien et que l’état de santé de la maman est « normal ». Un petit casse-croûte lui est donc servi mais, ensuite, départ de l’hôpital et retour à la maison ! Cela paraît bizarre au début : repartir avec son bébé de 4 heures dans un cosy installé dans la voiture, même à 2h du matin… Ouch ! Encore une technique viking, ça ! La chambre d’accouchement dispose d’une salle de bain avec baignoire. On y est en toute intimité, car seuls la sage-femme et le compagnon y sont présents. Près de 25% des femmes utilisent la baignoire pour soulager les douleurs des contractions. La sage-femme privilégiera l’accouchement naturel, quel que soit le temps que cela prend, tout en gardant constamment à l’œil les signes vitaux et le pouls du bébé. Il est recommandé d’attendre plusieurs jours avant de donner son premier bain à bébé, afin que sa peau absorbe totalement son vernix caseosa. Cette substance naturelle qui recouvre son corps dispose de propriétés protectrices, nourrissantes et antioxidantes. Et aucun soin n’est pratiqué sur le cordon ombilical. On le laisse juste sécher puis tomber naturellement. Lors du premier bain, il est recommandé de n’utiliser que de l’eau ou bien du savon sans parfum, sans produit chimique. Les crèmes ou autres produits ne sont pas recommandés sur un nouveau-né. Sa peau doit apprendre à se réguler seule. Alors que papa coupe le cordon et que la sage-femme réalise les points de suture, maman et bébé s’attaquent déjà à l’allaitement ! La sage-femme peut aussi assister la prise au sein grâce à ses conseils. Les salles d'accouchement ne ressemblent pas aux autres chambres de l'hôpital. Elles sont en générales spacieuses, avec une baignoire. Il y a toujours des posters de visualisation et des positions à pratiquer pendant les contractions. Les sages femmes sont au petits soins et installent souvent des petites bougies led, tamisent la lumière, et propose d'écouter une musique relaxante.
Congé de maternité et de paternité : un soutien variable
Si certaines choses se ressemblent, d’autres aspects du quotidien sont totalement différents d’un pays à l’autre, à commencer par le congé maternité. Dans certains pays comme au Canada, le congé maternité dure douze mois, alors qu’il est de seize semaines en France. Autre différence assez marquante : le recours à l’allaitement.
Évolution du congé de paternité en Europe
- Autriche : Depuis le 1er septembre 2019, tous les employeurs autrichiens doivent permettre aux pères de prendre un mois de congé sans solde après la naissance de leur enfant.
- Belgique : Depuis le 1er janvier 2021, le congé paternité est passé de 10 jours à 15 jours. À partir de 2023, il sera prolongé de cinq jours supplémentaires, pour un total de 20.
- Estonie : Les pères peuvent prendre un congé de paternité avant ou après la naissance ; une loi entrée en vigueur le 1er juin 2020 prévoit un congé de 30 jours (payé à 100%).
- Finlande : Les pères ne peuvent pas travailler pendant le congé de paternité, contrairement aux mères, sauf pendant la période de congé obligatoire. Les allocations de maternité et de paternité sont affectées par la situation et les revenus des bénéficiaires.
- Italie : Le congé de paternité payé est passé de quatre jours à cinq jours en 2019 et de cinq jours à sept jours en 2020.
- Pays-Bas : Depuis août 2021, les pères ou partenaires (y compris les partenaires de même sexe) ont droit à un congé de paternité rémunéré d'une semaine complète (cinq jours).
- Portugal : Il n'y a pas de congé de maternité ou de paternité, seulement un congé parental. Il est possible de prendre 120 ou 150 jours de congé : 120 jours sont payés à 100 % et 150 jours à 80 %. 30 jours supplémentaires sont disponibles si les parents partagent la période de congé.
- Suède : La législation suédoise sur cette question est plus neutre sur le plan du genre que dans d'autres États membres. Plutôt que le congé de maternité, comme le montre le graphique, le congé parental est le plus pertinent. Chaque parent a droit à un maximum de 240 jours de congé parental payé (dont tous sauf 90 jours peuvent être transférés à l'autre parent), plus un congé sans solde jusqu'à ce que l'enfant ait 18 mois.
Au-delà des différences : des préoccupations universelles
Même s’il existe des différences culturelles à travers le monde, certaines choses restent universelles. Quel que soit le pays, la journée d’une maman commence assez tôt. Il faut nourrir les enfants, les préparer pour aller à l’école, à la crèche, ou bien chez la baby-sitter. L’école ne commence pas au même âge en fonction des pays, il faut donc trouver un mode de garde adaptée. Parfois, ce sont les grands-parents ou les parents qui gardent les bébés, car les baby-sitters ou les nounous sont trop chers. Dans certains pays, l’Etat propose des aides aux familles.
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