La douleur à la jambe chez le nourrisson peut être une source d'inquiétude pour les parents. Cet article vise à explorer les causes possibles de ces douleurs, en mettant l'accent sur les affections courantes et les approches de prise en charge. Il est essentiel de comprendre que de nombreuses causes sont bénignes et transitoires, mais une évaluation médicale est cruciale pour exclure les conditions plus graves.

Jambes arquées chez le nourrisson : une variation physiologique fréquente

Les parents consultent souvent car leur bébé a les jambes arquées et ils se demandent si c’est normal, si ça va rester longtemps, qui aller consulter, que faire. Pas d’inquiétude, cette déformation est, de manière générale, commune, et elle s’atténue avec le temps et la croissance.

Origines des jambes arquées

Pendant 9 mois, avant de venir au monde, bébé est bien au chaud dans le ventre de maman, et plus précisément dans son utérus. L’utérus est un organe souple qui permet de recevoir bébé et de l’aider à se développer au cours de la grossesse. Au début, la taille de l’embryon ne déforme pas l’utérus, puis au fil de la grossesse, plus le fœtus grandit, plus l’utérus va devenir élastique. Dans certains cas, le fœtus veut prendre tellement de place que l’utérus peut le contraindre un peu dans ses positions, il doit donc trouver des stratagèmes pour se sentir bien et prend parfois des positions pas très adaptées pour son petit corps (et oui, déjà..). Ces positions peuvent être en siège par exemple, ce qui participera au fait que ses jambes soient arquées ou encore la tête complètement de travers ce qui peut entrainer des torticolis congénitaux.

La plupart du temps, la courbure des jambes est secondaire aux positions maintenues dans l’utérus, et malheureusement on ne peut pas trop bouger la position du bébé in-utéro.

Que faire en cas de jambes arquées ?

La plupart du temps, attendre. C’est frustrant mais lorsque c’est physiologique, on ne pourra pas faire grand-chose et le temps fera que les jambes reviendront dans l’axe. Vous pouvez cependant consulter votre pédiatre afin d’avoir son avis. Vous pouvez également consulter un ostéopathe afin d’évaluer les tensions engendrées dans le corps, à la fois articulaires, musculaires et posturales.

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Il n’est pas nécessaire de s’inquiéter pour ces déformations. Cependant ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère, il faut quand même être attentif à l’évolution.

Affections courantes des membres inférieurs chez le nourrisson

Il est fréquent chez les nourrissons, de rencontrer un certain nombre de maux et malformations spécifiques, parfois liés aux conditions de l’accouchement. Torticolis congénital, malformations des pieds, luxation congénitale des hanches, troubles respiratoires…si ces problématiques inquiètent parfois les parents, il faut savoir qu’elles peuvent être prises en charge en kinésithérapie, avec de très bons résultats !

Pied bot varus équin

Le pied bot varus équin, couramment appelé pied-bot, est une malformation congénitale relativement fréquente, qui touche environ 1 bébé sur 1000 à la naissance. Il existe trois déformations : l’équin (cheville bloquée en flexion plantaire), l’adduction du pied (le pied est tourné vers l’intérieur), et l’adduction du médio avant pied (l’avant-pied est aussi tourné vers l’intérieur par rapport au reste du pied). Le traitement de première intention est fonctionnel. Il associe des manipulations kinésithérapiques à un traitement orthopédique par plâtre ou attelle.

Douleurs de croissance : mythe ou réalité ?

Les parents sont inquiets : leur enfant a mal aux jambes, surtout la nuit. Des sanglots en pleine nuit. Un enfant qui crie, pleure, geint, parce que ses jambes lui font terriblement mal… Les douleurs de croissance, qui affectent nos bambins entre 2 et 6 ans, s’expriment souvent de manière brutale, laissant les parents décontenancés et inquiets. Leur origine n’est pas identifiée.

"Peut-être d’origine osseuse ou ostéo-tendineuse, peut-être d’origine musculaire quand elles s’apparentent à des crampes, on ne le sait pas vraiment, concède le Dr Pascal Pillet, pédiatre, spécialisé en rhumatologie à l’hôpital Pellegrin-enfant du CHU de Bordeaux. Si l’on identifie mal la cause réelle de ces symptômes, le diagnostic est relativement facile à poser, une fois que l’on a vérifié que l’enfant se porte bien, grandit et grossit normalement et n’a pas de fièvre ou de fatigue associée.

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"Il est rarement nécessaire de faire des investigations complémentaires. Car ces douleurs sont très reconnaissables : elles surviennent par périodes, le soir ou durant la nuit, sont suffisamment intenses pour réveiller l’enfant, et concernent plutôt la "crête tibiale", c’est-à-dire la face avant des jambes. Les deux jambes sont concernées, soit simultanément, soit alternativement. La crise dure de quelques minutes à une heure, parfois un peu plus.

Sur le plan médical, il n’y a pas grand-chose à faire. Car les douleurs de croissance disparaissent aussi mystérieusement qu’elles sont apparues. Certains médecins préconisent du calcium, de la vitamine D ou d’autres minéraux. On manque de preuves pour affirmer que ces apports améliorent les choses. Mais cela rassure parents et enfants. Et c’est sans doute là le principal. Si ces épisodes se répètent trop souvent, on peut opter pour une attitude préventive, en donnant un antalgique doux, du type paracétamol, au coucher.

"Même si les douleurs de croissance sont bénignes, le regard d’un médecin est important pour éviter de passer à côté d’une pathologie articulaire ou osseuse plus grave (tumeur, rhumatisme inflammatoire, arthrite septique, ostéonécrose…).

Apophysites : douleurs osseuses chez les enfants plus âgés et les adolescents

Tout autres sont les douleurs osseuses et articulaires dont se plaignent les enfants un peu plus grands et les adolescents, surtout les garçons. Elles sont abusivement étiquetées "douleurs de croissance". Il s’agit en réalité d’"apophysites", c’est-à-dire d’inflammations de la zone où un tendon s’insère dans un os. La sensation est plus diffuse, moins intense et moins spectaculaire que chez le tout-petit. On retrouve fréquemment :

  • le genou chez les petits footballeurs, gymnastes ou tennismen atteints de la maladie d’Osgood-Schlatter.
  • le talon, siège de la maladie de Sever.

"Lors du pic de puberté, la masse musculaire augmente, la puissance développée par certains muscles, en particulier le quadriceps, est donc singulièrement accrue. Or les os sur lesquels ces muscles sont fixés n’ont pas terminé leur croissance, ils sont encore immatures et cartilagineux. Une seule solution, la diminution de l’activité sportive en cause, voire son arrêt. Le repos suffit dans l’immense majorité des cas à résoudre le problème.

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Douleurs psychogènes

Certaines jeunes filles présentent des douleurs intenses à l’un ou l’autre de leurs membres. La souffrance est si vive que même un effleurement les fait hurler. D’autres se plaignent de douleurs diffuses sans autre signe clinique. "Néanmoins, insiste le Dr Marie-France Heuzey, pédopsychiatre à l’hôpital Robert-Debré, à Paris, ces douleurs psychogènes sont de vraies douleurs. Il ne faut pas confondre avec de la simulation." Quand la douleur est sévère, une rééducation fonctionnelle par un kinésithérapeute associée à une prise en charge psychothérapeutique est préconisée.

Caractéristiques des douleurs de croissance

Les douleurs de croissance apparaissent de façon irrégulière la nuit chez les enfants âgés de 3 à 5 ans. Mais sont-elles vraiment dues au fait de grandir ? Et comment les soulager ? Votre enfant se réveille de temps en temps la nuit et pleure car "il a mal aux jambes" ? Il souffre probablement de ce qu'on appelle des "douleurs de croissance". Elles correspondent à des douleurs des membres inférieurs - souvent au niveau des genoux, des mollets ou devant les tibias, plus que dans les cuisses - qui surviennent pendant quelques semaine, de façon intermittente et "par crise". Comme pour les courbatures, elles se font ressentir la nuit, lorsque le corps de l'enfant se relâche.

Hypothèses et soulagement des douleurs de croissance

"Les douleurs de croissance concernent surtout certains enfants de 3 à 8 ans, qui bougent beaucoup", pose d'emblée Sylvie Hubinois. "Après avoir joué, couru ou fait de l'exercice physique toute la journée, l'enfant peut ressentir des douleurs, plus ou moins intenses, pendant la nuit et pleurer". Mais alors, est-ce vraiment car l'enfant grandit ? "Grandir ne peut pas faire mal", rassure la pédiatre. S'il n'y a à ce jour aucune donnée scientifique aux sujets des "douleurs de croissance", une hypothèse pourrait expliquer l'apparition de ces douleurs. "Chez certains enfants qui bougent beaucoup, l'os grandirait un petit peu plus vite que les muscles et les tendons qui sont alors sous tension", explique l'experte. Les "douleurs de croissance" seraient donc dus à "un différentiel de croissance entre l'os, les muscles et les tendons", mais ne seraient donc pas directement liées à la croissance. Sinon, elles surviendraient pendant la croissance rapide, à savoir avant l'âge de 3 ans et à l'adolescence. Et alors qu'elles s'observent souvent la nuit après une journée active ou chez des enfants dynamiques, "les douleurs de croissance sont probablement en rapport avec une fatigue musculaire", précise le Dr.

Le fait de masser les genoux ou les mollets de l'enfant à l'aide d'une crème antalgique ou chauffante par exemple peut suffire à calmer la douleur et à ce que l'enfant puisse se rendormir. "Si les douleurs ne passent pas, vous pouvez lui donner un antalgique de type paracétamol", conseille la pédiatre.

Quand s'inquiéter ?

"Surveillez les symptômes de votre enfant. Il faut savoir que les "douleurs de croissance" ne sont pas des douleurs chroniques : elles surviennent quelques temps par "crise" et disparaissent. Ainsi, "si les douleurs ne sont pas isolées, ne surviennent pas uniquement la nuit, sont répétées ou accompagnées d'autres symptômes comme le fait de boiter, d'être fatigué ou d'avoir de la fièvre, il faut absolument consulter", recommande le Dr Hubinois. "Le médecin ou le pédiatre va alors procéder à un examen clinique complet pour éliminer d'autres diagnostics nécesssitant un traitement et une prise en charge médicale spécifique. C'est-à-dire qu'il va vérifier tous les muscles et toutes les articulations afin d'écarter ou non la piste d'une pathologie organique sous-jacente". En effet, certaines maladies peuvent provoquer des douleurs aux jambes de manière répétée. Par exemple, des douleurs au niveau des membres inférieurs pourraient être les signes d'une maladie plus sérieuse : dans ce cas, ces douleurs sont en règle différentes et continues (y compris la journée). Par ailleurs, si l'enfant éprouve une douleur qui l'empêche de marcher ou qui le fait boiter, il peut s'agir par exemple, d'un rhumatisme inflammatoire ou encore, d'une infection ostéo-articulaire, voire d'une pathologie plus sévère (il y aura alors d'autres signes de type fatigue, pâleur…). Et dans ces cas, des examens approfondis radiologiques, biologiques voire IRM ou scintigraphie, peuvent être nécessaires. Enfin, cela peut être la manifestation d'un traumatisme (responsable d'un fracture ou d'une entorse…) qui est jusque là passé inaperçu : "dans ce cas, les douleurs sont plus continues et surviennent en marchant par exemple, pendant la journée", précise l'experte.

En somme, les "douleurs de croissance" ne sont pas inquiétantes, mais il faut se méfier si elles persistent et surviennent de manière répétée, en journée aussi et pas seulement la nuit et si elles deviennent chroniques. Il est donc important d'en parler à son médecin.

Conseils pour apaiser la douleur de croissance

  • Localiser la douleur : Les douleurs de croissance touchent principalement les jambes et systématiquement les deux. Elle est essentiellement musculaire et n’est pas spécifique aux zones articulaires (pied, hanche, genoux, etc.).
  • Identifier les signes visibles potentiels : Une fois la zone douloureuse localisée, assurez-vous que cette région ne présente pas de signes visibles d’inflammation (gonflements, rougeurs, etc.).
  • Masser votre enfant : Le massage des zones concernées permet de décontracter les muscles et de favoriser l’apaisement. Vous pouvez masser les genoux et les mollets de votre enfant en prévention, avant le coucher. Il permet de soulager les inconforts de croissance naturellement. Pour les enfants dès 6 ans : jusqu'à 3 applications par jour.
  • S’assurer que la douleur ne persiste pas la journée : la douleur de croissance se manifeste essentiellement en fin de journée et la nuit. Elle ne se prolonge que rarement jusque dans la journée et n’induit pas de problèmes de mobilité.
  • S’assurer qu’il n’a pas de fièvre : les douleurs de croissance ne sont normalement pas associées à de la fièvre. N’hésitez pas à consulter un médecin si vous avez le moindre doute !
  • S’assurer que votre enfant boit en suffisance : une bonne hydratation est indispensable pour éviter les crampes.
  • Lui proposer des fruits secs : la douleur de croissance est généralement associée à des crampes. Un apport en magnésium est donc possible afin de limiter lesdites crampes et les fruits secs sont une excellente source de magnésium.
  • Opter pour le massage préventif : les crises nocturnes peuvent parfois se multiplier durant plusieurs semaines ce qui perturbe le sommeil de votre enfant (et le vôtre s’il se réveille). Le massage avant le coucher apportera un double bénéfice. Il apaisera votre enfant et favorisera la décontraction musculaire.

En résumé, les douleurs de croissance, bien qu’inoffensives, peuvent parfois être très fortes pour votre enfant. Une bonne alimentation et un massage décontractant sur les zones concernées s’avèrent être des solutions efficaces et faciles, notamment avec l’utilisation d’huiles essentielles adaptées pour un traitement naturel.

Rhume de hanche : une synovite aiguë transitoire

Le rhume de hanche est une affection virale commune chez le jeune enfant. Comment le repérer et le traiter ? Le rhume de hanche, ou synovite aiguë transitoire, est une pathologie fréquente qui survient entre 3 et 10 ans. Le rhume de hanche est une affection bénigne mais douloureuse de l’articulation de la hanche. Cela peut sembler étonnant d’associer rhume et hanche, pourtant le rhume de hanche est une maladie à part entière.

Symptômes et diagnostic du rhume de hanche

La plupart du temps, le rhume de hanche est unilatéral et ne touche donc qu’une seule jambe. « Il ne faut pas confondre le rhume de hanche et une crise d’arthrite bactérienne », précise le docteur Fanny Alkar. « Si dans les deux cas il s’agit d’un épanchement de liquide synovial dans l’articulation, le traitement est bien plus invasif en cas d’infection bactérienne », explique-t-elle. Les symptômes peuvent survenir subitement du jour au lendemain, suscitant une inquiétude compréhensible chez les parents. L’enfant fait état d’une douleur à la hanche ou à l’aine. Il boite et se déplace difficilement, « à la boiterie s’ajoute une légère fièvre inférieure à 38,5 degrés », précise docteur Alkar. Lorsque la douleur de hanche est très intense il est possible que l’enfant ne parvienne plus du tout à marcher. Généralement, le rhume de hanche fait suite à un « vrai » rhume ou à une rhinopharyngite. Ses causes sont toutefois mal connues et il est impossible de prévenir sa survenue. Il pourrait également être favorisé par un microtraumatisme de l’articulation, mais là encore il ne s’agit pas d’une cause certaine.

Le rhume de hanche, s’il survient le plus souvent, dans les jours qui suivent une infection virale ORL, n’est absolument pas contagieux. Aucun risque donc pour les autres enfants de la fratrie ou les camarades de crèche ou d’école. En revanche, il est impératif que l’enfant soit immobilisé. Si cela n’est pas évident pour les parents, il faut toutefois mettre l’enfant en fauteuil roulant ou poussette selon son âge, et le contraindre à ne pas marcher. Si bébé boîte, a mal à la jambe, et que cette douleur ne semble pas liée à une chute ou un traumatisme, il faut absolument consulter le médecin. À défaut de fièvre élevée pouvant faire craindre une infection bactérienne et non virale, on met l’enfant sous antalgiques pour soulager la douleur, et on avise à 48 heures de l’évolution. L’échographie va montrer un épanchement de liquide dans l’articulation, c’est cet épanchement qui est responsable des douleurs. Des tests sanguins normaux ou légèrement inflammatoires vont confirmer qu’il s’agit bien d’un rhume de hanche.

Traitement et suivi

Le plus souvent, tout rentre dans l’ordre en quelques jours et le rhume de hanche n’est plus qu’un mauvais souvenir après quelques semaines. Dans certains cas rares, la synovite aiguë transitoire peut se compliquer en bursite, inflammation d’une bourse séreuse de la hanche. Une radiographie à effectuer dans les trois mois qui suivent le rhume de hanche permet également d’éliminer une ostéochondrite primitive de la hanche, une nécrose ischémique de la tête fémorale en croissance, dont la présentation est au départ assez similaire à celle du rhume de hanche. Certains enfants peuvent également présenter un problème de croissance de la tête du fémur.

Le traitement est assez simple, il faut garder l’enfant allongé et au repos pendant plusieurs jours. Le médecin pourra prescrire des antalgiques comme du paracétamol, voire des anti-inflammatoires, pour soulager l’enfant. Dans la majorité des cas de rhume de hanche, ce traitement est suffisant. Le docteur Alkar met en garde sur l’automédication. Même en cas de douleurs aiguës, il ne faut pas administrer des anti-inflammatoires à l’enfant en première intention : « Si les anti-inflammatoires ont un effet antidouleurs certains, ils peuvent empêcher la détection d’une infection bactérienne en masquant l’inflammation. Mais en cas de douleurs ou de raideurs trop importantes, une hospitalisation de quelques jours peut être nécessaire. Elle permet d’immobiliser l’enfant et d’exercer une traction de sa jambe grâce à un appareillage spécifique.

L'influence de la croissance sur les douleurs musculo-squelettiques : une étude danoise

Les « douleurs de croissance », bien qu'ancrées dans l'imaginaire collectif depuis le début du XIXe siècle, restent un sujet de débat parmi les professionnels de santé. Les douleurs de croissance sont généralement décrites comme des douleurs intermittentes affectant principalement les membres inférieurs des enfants âgés de 3 à 12 ans. Elles surviennent typiquement en soirée ou durant la nuit, perturbant parfois le sommeil des enfants.

L'étude danoise a été réalisée dans le cadre d'un suivi de 777 enfants âgés de 3 à 6 ans, avec une collecte de données sur une période de trois ans de 2016 à 2019. Les parents ont répondu à des questionnaires détaillés et à des SMS hebdomadaires pour signaler la présence de douleurs musculosquelettiques chez leurs enfants.

Absence de corrélation directe avec la croissance rapide

Contrairement aux idées reçues, l'étude n'a trouvé aucune corrélation entre les douleurs signalées et une croissance rapide mesurée sur une période de six mois. L'un des principaux apports de cette étude est la suggestion d'un cadre diagnostique plus précis pour éviter les erreurs de classification et ne pas négliger d'autres pathologies musculosquelettiques potentiellement traitables. Bien que les douleurs « de croissance » soient considérées comme bénignes, elles peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être de l'enfant. Surveiller les symptômes pour exclure des pathologies sous-jacentes plus sérieuses.

Chiropraxie et santé musculo-squelettique de l'enfant et de l'adolescent

Le squelette en construction de votre enfant est continuellement sollicité, et parfois même mis à mal. Plus tard, l’adolescent se sédentarise favorisant ainsi l’apparition de douleurs musculo-squelettiques. Or à cette période son corps se transforme rapidement, favorisant ainsi l’apparition d’attitude scoliotique ou de vraies scolioses.

Poussées de croissance : un phénomène physiologique

De la naissance à l’âge adulte, les nourrissons, les enfants, puis les adolescents vont grandir pour atteindre leur taille définitive. La croissance désigne l’ensemble des phénomènes biologiques et physiologiques qui conduisent l’être humain à atteindre sa taille adulte et un poids approprié à sa constitution. À savoir ! Lorsque la croissance ne se déroule pas normalement, on parle de retard de croissance. Le retard de croissance est associé à une prise de poids insuffisante, à une perte de poids, à une taille insuffisante voire à un arrêt de croissance.

La croissance n’est pas un phénomène linéaire et continu, elle connaît des périodes de faible croissance et au contraire des périodes de croissance marquée, appelées les poussées de croissance ou les pics de croissance. La première phase entre la naissance et l’âge de 1 à 2 ans : la croissance est alors très rapide. Les pics ou poussées de croissance chez le bébé ou l’enfant ne passent pas toujours inaperçus. L’appétit est augmenté, l’enfant réclame plus souvent à manger. Chez le nourrisson, cette augmentation de l’appétit se traduit par des pleurs, une agitation et un besoin accru de téter. Face à de tels signes, les parents peuvent penser à des pics de croissance. Mais attention, si d’autres symptômes apparaissent, si les signes s’aggravent ou s’ils durent plus de 3 à 4 jours, il est conseillé de consulter pour rechercher la cause de ces troubles.

Pour soulager les douleurs de croissance, aucun traitement médical n’est nécessaire. Deux paramètres principaux définissent la croissance de l’enfant : sa taille en cm et son poids en kg. Ces deux paramètres sont systématiquement mesurés à chaque consultation médicale pour s’assurer que l’enfant grandit normalement. En effet, la bonne croissance d’un enfant témoigne de sa bonne santé et à l’inverse, tout problème de santé peut impacter sa croissance et donc son développement. Pour s’assurer de la bonne croissance de l’enfant, des experts et des sociétés savantes ont établi des courbes de croissance pour les filles et pour les garçons. En reportant la taille et le poids de l’enfant à chaque âge, il est ainsi possible de s’assurer qu’il grandit normalement.

L’alimentation de l’enfant joue un rôle capital dans sa croissance. Il est déterminant d’assurer les besoins quotidiens en nutriments pour que la croissance se déroule de manière optimale. Certaines carences nutritionnelles peuvent impacter plus ou moins fortement la croissance. Par exemple le rachitisme est une maladie de la croissance et de l’ossification liée à une carence en vitamine D.

Déviations des jambes chez l'enfant

Parfois, chez les enfants, les jambes ne sont pas parfaitement droites. Beaucoup d’enfants se plaignent de douleurs aux jambes, sans localisation précise, particulièrement après une journée bien remplie. Ces douleurs sont dites de croissance parce qu’elles sont souvent observées chez un enfant qui grandit. Elles pourraient s’expliquer par une fatigue des attaches des ligaments et des muscles sur les os, liée à des efforts musculaires pour corriger de mauvaises positions.

Genoux cagneux (jambes en X)

Il s'agit d'une déviation de l'axe des jambes qui, vues de face, prennent une allure en « X ». Ce trouble bénin apparaît vers l'âge de deux à trois ans du fait de la faible tonicité des muscles et des ligaments et, parfois, d'un poids trop élevé. L'enfant marche en se dandinant et tombe facilement en courant. Ce trouble s'accentue jusqu'à quatre ou cinq ans puis, dans la grande majorité des cas, disparaît vers dix ans.

Jambes arquées (jambes en O)

À l'inverse des genoux cagneux, les jambes arquées prennent une allure en « 0 ». Ce trouble, généralement bénin, apparaît au moment de l'acquisition de la marche. Il est le plus souvent lié à la position des jambes du fœtus pendant la grossesse. Dans la plupart des cas, aucun traitement n'est nécessaire, les jambes se redressant progressivement pendant la croissance.

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