L'hôpital de Laon, comme de nombreux établissements publics en France, se trouve au cœur des enjeux et des transformations du système de santé. Cet article explore les défis auxquels sont confrontés les hôpitaux, notamment en matière de ressources humaines, d'organisation des soins et d'accès aux services d'urgence, tout en mettant en lumière des initiatives locales et nationales visant à améliorer la situation.
Les Difficultés Rencontrées par les Hôpitaux Publics
Partout en France, de l’hôpital de proximité aux centres hospitaliers universitaires, 1344 hôpitaux publics assurent l’accès aux soins de toute la population. Leur force est d’allier l’excellence et la polyvalence, 24h/24, 7j/7. Intervenant dans toutes les disciplines de médecine, de chirurgie ou de psychiatrie les hôpitaux publics ont des profils d’activité beaucoup plus diversifiés que les cliniques privées. Ils assurent plus de 80% de la permanence des soins en établissement.
Malgré cela, les équipes hospitalières publiques sont des exemples d’efficacité, loin des contre-vérités sur une supposée « suradministration ». Entre 2010 et 2022, elles ont assuré une activité en croissance de 9% en nombre de séjours, quand leurs effectifs n’augmentaient que de 6 %. Pour assurer les 12 millions de séjours d’hospitalisation réalisés chaque année à l’hôpital public, 1 million de professionnels s’y investissent au quotidien, médecins, soignants ou non soignants. La filière dite « administrative », qui représente 10% seulement des effectifs hospitaliers, contre 13% dans les cliniques privées, correspond pour plus de la moitié aux secrétariats médicaux.
Oui, l’hôpital public est la colonne vertébrale de notre bouclier sanitaire : sa lumière est toujours allumée, il ne compte pas ses heures, ne sélectionne pas les patients et innove pour notre santé. Il est au cœur de la réinvention de notre système de santé, avec les patients, leurs représentants, les acteurs de ville, le secteur privé, les élus. Chacun doit en prendre conscience.
Dans un contexte national et international complexe, le chemin du redressement en santé est escarpé. Il impose des choix clairs et forts. Trois priorités nous semblent devoir guider les décisions à prendre. D’abord, une meilleure organisation des filières de soins est nécessaire. Territoire par territoire, engageons un diagnostic à partir duquel nous construirons les filières pertinentes de demain, en tenant compte des besoins de la population, des objectifs de qualité et sécurité des soins et des ressources humaines disponibles. Ensuite, cette nouvelle organisation des soins doit reposer sur un collectif, loin de l’esprit de chapelle. CHU et CH, professionnels libéraux, cliniques : chacun doit prendre sa part et travailler avec l’autre dans le respect. Ce collectif doit organiser la participation de chacun à la permanence des soins pour la rendre soutenable ainsi que la contribution à l’orientation pertinente des patients pour garantir l’équité d’accès aux soins. Enfin, la prévention doit trouver une traduction concrète puissante. Tout le monde est d’accord sur ce point. Mais nous avons besoin d’outils. Les pistes de travail sont nombreuses et les chantiers qui nous attendent immenses. L’ampleur de la tâche commande d’unir nos forces, par-delà nos clivages. Vous souhaitez signer cette tribune ? M.
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Surcharge des Services d'Urgence
Par ailleurs, si accueillir tous ceux qui se présentent à l’hôpital est notre rôle, les urgences sont souvent mises en tension par des situations non vitales. Inutile de rajouter de la saturation à la forte tension.
Numéro Unique d'Urgence : Un Débat Complexe
Enfin, nous rappelons avec force qu'un numéro unique 112 est incompatible avec le grand projet de réorganisation des soins en cours de déploiement dans les territoires : le service d’accès aux soins. Plateforme de régulation médicale d’urgence, regroupant médecins urgentistes et généralistes, le SAS poursuit en effet un seul et bel objectif : apporter à tous les patients qui le sollicitent pour une urgence de santé, vitale ou non, des soins adaptés à leur problème.
Une partie de cette proposition envisage, au terme d’une expérimentation et sans le mentionner explicitement après correction du texte par la Commission des lois de l’Assemblée, l’instauration du 112, vieux numéro européen de réponse aux urgences, comme numéro unique de réponse aux appels d’urgences (en remplacement du 15, du 18, etc).
S’il est vrai que plusieurs pays fonctionnent avec un n° unique, comme le célèbre 911 des Américains, nous ne sommes pas les Etats-Unis. Ainsi, en France, il n’y a pas parmi les pompiers de médecin qualifié qui assurent la régulation médicale des appels. En appelant un n° unique, pour parer à toute éventualité la réponse la plus probable sera l’envoi d’une ambulance. Elle emmènera ensuite par précaution la personne aux urgences de l’hôpital le plus proche.
Parce que, par nos valeurs, nous sommes très proches des pompiers, nous avons les mêmes objectifs que les parlementaires qui veulent renforcer leurs conditions d’exercice. Mais il existe une bien meilleure voie pour améliorer la réponse aux appels sur le territoire, d’ailleurs envisagée par la PPL Matras. Au total, ce qui convient le mieux aux enjeux c’est proposer deux numéros (au lieu de dix actuellement) renvoyant à deux plateformes distinctes par leurs missions et leurs organisations. Deux numéros pour deux plateformes interconnectées se sécurisant l’une, l’autre.
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Initiatives Locales et Nationales
Soutien aux Enfants Handicapés
J’aimerais faire découvrir aux enfants le partage et l’entraide en s’amusant et changer leur regard sur le handicap. Divers propositions seront présentées aux parents d’enfants en situation de handicap, pour les accompagner au mieux dans les différentes étapes du développement de leur enfant, des séances de rééducation animées par une kinésithérapeute et une psychomotricienne, la mise en place d’un accompagnement individuel des enfants en situation de handicap dans l’établissement d’accueil dans le cadre de la PCH aide humaine.
Organisation des Soins et Accès aux Soins (SAS)
Enfin, nous rappelons avec force qu'un numéro unique 112 est incompatible avec le grand projet de réorganisation des soins en cours de déploiement dans les territoires : le service d’accès aux soins. Plateforme de régulation médicale d’urgence, regroupant médecins urgentistes et généralistes, le SAS poursuit en effet un seul et bel objectif : apporter à tous les patients qui le sollicitent pour une urgence de santé, vitale ou non, des soins adaptés à leur problème.
Nomination des Directeurs des Soins
Les emplois de directeurs des soins ci-après sont réservés pour être proposés aux élèves directeurs ou directrices des soins ayant satisfait aux épreuves de validation de fin de formation des directeurs ou directrices des soins en application des dispositions de l'article 16 du décret n° 2002-550 du 19 avril 2002 modifié portant statut particulier du corps de directeur des soins de la fonction publique hospitalière, et qui prévoit la publication des postes correspondants au Journal officiel de la République française :- centres hospitaliers de Laon, de La Fère et centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle Jacques-Ficheux à Saint-Gobain (Aisne), un emploi de directeur de l'IFSI/IFAS du centre hospitalier de Laon.
Défis et Perspectives d'Avenir
Dans un contexte national et international complexe, le chemin du redressement en santé est escarpé. Il impose des choix clairs et forts. Trois priorités nous semblent devoir guider les décisions à prendre. D’abord, une meilleure organisation des filières de soins est nécessaire. Territoire par territoire, engageons un diagnostic à partir duquel nous construirons les filières pertinentes de demain, en tenant compte des besoins de la population, des objectifs de qualité et sécurité des soins et des ressources humaines disponibles. Ensuite, cette nouvelle organisation des soins doit reposer sur un collectif, loin de l’esprit de chapelle. CHU et CH, professionnels libéraux, cliniques : chacun doit prendre sa part et travailler avec l’autre dans le respect. Ce collectif doit organiser la participation de chacun à la permanence des soins pour la rendre soutenable ainsi que la contribution à l’orientation pertinente des patients pour garantir l’équité d’accès aux soins. Enfin, la prévention doit trouver une traduction concrète puissante. Tout le monde est d’accord sur ce point. Mais nous avons besoin d’outils. Les pistes de travail sont nombreuses et les chantiers qui nous attendent immenses. L’ampleur de la tâche commande d’unir nos forces, par-delà nos clivages.
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