Le sommeil est un besoin fondamental pour le nourrisson, jouant un rôle crucial dans son développement physique et cognitif. Normalement, le nourrisson fait des nuits complètes après l’âge de 6-8 mois. Cependant, les troubles du sommeil sont fréquents chez les nourrissons et peuvent être source d'inquiétude pour les parents. On parle de trouble du sommeil lorsque le nourrisson ou l’enfant a du mal à s’endormir, ou se réveille la nuit, ou fait des cauchemars toutes les nuits ou plusieurs fois par semaine pendant souvent plusieurs semaines. Cet article explore les causes potentielles de ces troubles et propose des pistes pour aider les parents à y faire face.

Évolution normale du sommeil du nourrisson

Deux à trois mois sont nécessaires à votre bébé pour mettre en place un rythme de sommeil. Les rythmes veille-sommeil se mettent progressivement en place et c’est tout à fait normal. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir si votre enfant se réveille plusieurs fois pendant la nuit, ces éveils sont normaux. Autour de trois mois, votre bébé commence à réguler son sommeil, mais il faut parfois attendre jusqu’à l’âge de 6-7 mois pour qu’il dorme sans vous réveiller la nuit. Au cours des trois premiers mois, son sommeil est agité, interrompu par de fréquents éveils, mais attendez qu’il soit bien éveillé avant de le prendre dans vos bras. Cette période est parfois difficile, les premières semaines sont fatigantes mais c’est normal. Pas d’inquiétude, une période de maturation cérébrale est nécessaire à votre bébé pour apprendre à dormir tranquillement. Il a besoin de grandir encore un peu.

Causes des troubles du sommeil après 9 mois

A partir de 9 mois, l’origine des troubles du sommeil est différente. En effet, le sommeil est un moyen d’expression pour votre enfant, c’est un langage qui lui permet d’exprimer ses peurs, ses malaises. Assurez-vous tout d’abord que les troubles du sommeil de votre enfant sont réguliers. Est-ce qu’il s’agit de troubles d’endormissement ou de réveils au milieu de la nuit ? Sont-ils isolés ? Pour parler de troubles sévères du sommeil, il faut compter plusieurs réveils prolongés par semaine.

Si votre enfant se réveille fréquemment, ces troubles peuvent accompagner des étapes importantes de son développement qui mobilisent son esprit et le maintiennent éveillé. C’est le cas de l’acquisition de la marche, de la mise en place d’un nouveau mode de garde, de changements de rythme dus à un déménagement ou des vacances, étapes importantes qui alimentent les rêves de votre bébé. Les troubles du sommeil de votre enfant peuvent aussi être la manifestation d’une incompréhension, d’une inquiétude de votre bébé qui ressent des difficultés relationnelles dans votre couple, dans votre famille. Rassurez-le, apaisez-le pour éloigner ses angoisses.

Difficultés de séparation et conditionnement à l'endormissement

Le rituel du coucher est un moment privilégié à ne pas rater afin d’aider votre bébé à s’apaiser. Ces troubles sont le plus souvent dus à des difficultés de séparation au moment du coucher. Ils doivent être anticipés et rapidement corrigés car le risque est de tomber dans une relation conflictuelle et complexe au moment du coucher. Ce sont les parents qui décident des règles du coucher et non l’inverse, mais ces derniers doivent veiller à respecter le rythme de l’enfant. Ces troubles peuvent parfois être liés à une phase d’opposition et au désir du petit enfant de s’affirmer.

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Le conditionnement anormal à l’endormissement est le trouble du sommeil le plus fréquent du jeune enfant : il ne s’endort pas dans sa chambre; il est incapable de s’endormir sans biberon ou sans être allaité, sans être bercé, sans être promené en voiture ou couché contre ses parents, sans leur présence jusqu’à l’endormissement. Le sommeil avant minuit est généralement très stable mais des éveils répétés surviennent à partir de minuit. Le biberon du soir ne doit pas être associé à l’endormissement. Il devra être pris en dehors de la chambre, en dehors du lit. Si des alimentations nocturnes persistent, diminuez progressivement la quantité des biberons de 20 ml en 20 ml. Mais un bébé de plus de 6 mois en bonne santé n’a plus besoin d’être alimenté la nuit.

Reflux gastro-œsophagien (RGO) et allergie aux protéines du lait de vache (APLV)

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est très fréquemment évoqué chez les nourrissons de moins de six mois, mais les véritables RGO provoquant des troubles du sommeil sont certainement beaucoup plus rares qu’on ne l’imagine. Le plus souvent, le RGO entraîne avant tout des régurgitations. Mais des douleurs peuvent parfois empêcher votre bébé de dormir. Essayez de faire des pauses au milieu des tétées pour limiter la quantité d’air absorbée par votre enfant, évitez les couches ou les vêtements trop serrés qui compriment l’estomac de votre enfant.

L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) peut également entraîner des troubles du sommeil, mais également des signes très variés comme des régurgitations, des signes respiratoires ou de l’eczéma. Souvent associés aux troubles de l’endormissement, ces troubles peuvent en avoir les mêmes causes.

Cycles de sommeil, cauchemars, terreurs nocturnes et somnambulisme

Le sommeil s’organise en plusieurs cycles, qui, en fonction de l’âge durent 1h à 1h30. Entre deux cycles il existe une période de latence, période pendant laquelle l’enfant se réveille 2 ou 3 minutes, il somnole puis se rendort. Les cauchemars surviennent en deuxième partie de nuit, ce sont des mauvais rêves que l’enfant peut raconter.

Les terreurs nocturnes arrivent toujours dans le premier tiers de la nuit, elles sont dues à un bref réveil lors de la phase de sommeil lent et profond. Votre enfant crie, ne vous reconnaît pas, est agité, transpire, peut prononcer des paroles incohérentes… L’épisode, généralement unique, a un début très brutal et peut durer en général de 1 à 10 minutes. Il convient alors de rester près de lui et attendre qu’il se rendorme.

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15 à 40 % des enfants ont fait au moins un accès de somnambulisme, mais seulement 1 à 6% sont réellement somnambules (plusieurs accès par mois). Le somnambulisme est surtout fréquent entre 7 et 12 ans et disparaît après la puberté. Le somnambulisme survient, comme les terreurs nocturnes, 1 à 3 heures après l’endormissement, pendant la phase de sommeil lent et profond. En général, un seul accès est constaté pendant la nuit et ne dure pas plus de 10 minutes. Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant est calme, son visage inexpressif, il a les yeux ouverts et il se lève. Souvent, l’inquiétude réside dans le fait qu’il puisse se faire mal, mais il est capable de descendre des escaliers et d’éviter des objets dans des lieux familiers.

Solutions et conseils

Outre des tisanes ou un traitement homéopathique, il n’existe pas de médicament pour le sommeil. Face à un trouble du sommeil persistant, il est conseillé de consulter le médecin de votre enfant afin qu’il vous aide à réorganiser les rythmes veille-sommeil et les phases de l’endormissement.

Importance de l'interrogatoire et de l'examen clinique

L’interrogatoire a une grande valeur d’orientation en faveur d’une constipation de transit ou d’une constipation distale en précisant la fréquence des selles des patients et le plus souvent, il est facile d’émettre comme première hypothèse le diagnostic de dyschésie qui sera conforté par l’amélioration rapide du malade sous traitement médical. En cas d’échec du traitement médical initial, il est utile de confirmer que les malades souffrent bien d’une constipation distale par la pratique d’un temps de transit des marqueurs.

Examens complémentaires et traitement

Aucun travail ne démontre avec un niveau de preuvesuffisant, l’intérêt de proposer systématiquement un temps de transit desmarqueurs radio-opaques, une manométrie anorectale, une étude de l’expulsiond’un ballonnet rectal, une défécographie conventionnelle ou une I.R.M.défécographie à un patient constipé lors de la prise en charge initiale. Cette opinion basée sur le niveau de preuve est confortée par l’expérienceclinique qui suggère que le symptôme constipation est le plus souvent facile àtraiter par les recommandations hygiéno-diététiques et les laxatifs usuels enl’absence de tout examen.

L’objectif du traitement de la dyschésie est de faciliterl’évacuation des selles et non pas d’accélérer le transit. En théorie, leslaxatifs oraux sont surtout destinés aux patients avec un ralentissement dutransit colique tandis que les suppositoires et les micro lavements sontsurtout utiles en cas de difficultés d’évacuation. Cependant, le niveau depreuve pour utiliser les suppositoires est faible et le niveau de preuvepour utiliser les micro lavements est insuffisant pour pouvoir les recommander tandis que les laxatifs osmotiques ont un niveau de preuve suffisant pourêtre proposés chez des patients souffrant de constipation. C’est pourquoiles recommandations et les revues proposent toutes chez les patients souffrantde dyschésie, d’entreprendre un essai thérapeutique associant les règleshygiéno-diététiques et les laxatifs osmotiques. L’efficacité du traitement sera évaluée après quatre à six semaines, au mieuxen tenant un calendrier quotidien permettant le calcul d’un score symptomatique. La plupart des patients ne sera pas améliorée et se pose alors laquestion de recourir aux suppositoires et/ou micro lavements ou d’envisager lebiofeedback ou la chirurgie selon le mécanisme en cause.

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Diarrhée paradoxale et occlusion intestinale

Attention au piège de l’occlusion partielle qui peut provoquer une diarrhée paradoxale, car seuls les liquides passent. À l’inverse, un blocage total entraîne une constipation absolue et une incapacité totale à émettre des gaz. Face à ce tableau clinique, la règle d’or reste la prudence absolue. Une douleur abdominale intense et soudaine, accompagnée d’un arrêt des matières et des gaz, n’est jamais anodine. C’est le signal d’une urgence médicale absolue qui impose une consultation immédiate.

L’occlusion mécanique est un obstacle physique sur la route. C’est exactement le principe du barrage sur l’autoroute : un élément bloque physiquement le passage. Chez l’adulte, les coupables sont majoritairement les adhérences (brides cicatricielles), une hernie étranglée ou une tumeur qui obstrue la voie.

L’iléus paralytique est une occlusion fonctionnelle, sans barrage physique. L’intestin est « paralysé » et cesse ses contractions (péristaltisme). C’est une réaction classique après une chirurgie abdominale, une infection sévère ou à cause de médicaments comme les opiacés. Si les symptômes ressemblent à l’occlusion mécanique, la prise en charge est pourtant bien différente.

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