Devenir pédiatre est un objectif accessible, même après un parcours initial différent des voies classiques. Les passerelles d'études offrent une opportunité précieuse de se réorienter vers la médecine, et ce guide explore en détail les différentes options et étapes à suivre pour réaliser ce projet.
Introduction : Réorientation Vers la Pédiatrie
La reconversion vers la médecine, et plus spécifiquement la pédiatrie, est un projet ambitieux mais réalisable pour les adultes. Que vous soyez cadre, ingénieur, infirmier ou professionnel d’un autre secteur, il existe des voies d’accès aux études de médecine adaptées aux profils en reconversion. Ce guide détaille les étapes clés pour devenir pédiatre via les passerelles d'études, les dispositifs existants et les conseils pour réussir ce virage professionnel.
Les Motivations d'une Reconversion en Médecine
Devenir médecin peut répondre à un profond besoin de sens. Dans un monde du travail parfois perçu comme déshumanisé, beaucoup aspirent à une profession utile, ancrée dans le soin, l’empathie, et le contact humain. Parmi les raisons les plus souvent citées, on retrouve :
- Donner du sens à sa vie professionnelle : la médecine permet d’avoir un impact direct et concret sur la vie des gens.
- Répondre à une vocation tardive : certaines personnes réalisent avec le temps qu’elles sont attirées depuis toujours par le domaine de la santé.
- Se réorienter après un burn-out ou une lassitude professionnelle : la quête de valeurs plus humaines pousse souvent à envisager le soin.
- Poursuivre un rêve de jeunesse : certains actifs n’ont pas osé s’engager en médecine à 18 ans, mais souhaitent se donner une seconde chance.
Les Voies d'Accès aux Études de Médecine : PASS et LAS
Le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) est l’une des principales voies d’entrée en études de santé en France, remplaçant l’ancienne PACES depuis 2020. Il s’agit d’une première année universitaire axée sur les sciences médicales, avec une mineure dans une autre discipline (par exemple, droit, biologie, lettres). Les étudiants y préparent leur accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie. L’admission en 2e année se fait sur la base des résultats et parfois d’un oral.
La LAS (Licence Accès Santé) est une alternative au PASS pour intégrer les études de santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie). L’étudiant suit une licence classique (par exemple, droit, psychologie, biologie), complétée par une option « accès santé » à distance ou en présentiel. Cette option comporte des enseignements spécifiques aux sciences médicales. À la fin de la 1ère, 2e ou 3e année de licence, l’étudiant peut candidater pour intégrer la 2e année des études de santé. En cas d’échec, il peut poursuivre sa licence et retenter sa chance plus tard, selon les possibilités. Ce parcours valorise la diversification des profils et réduit la pression de la sélection unique. C’est la voie la plus adaptée à une reconversion après des études supérieures. Même si vous n’êtes pas admis en PASS sur Parcoursup, la Licence Accès Santé (LAS) est la seconde voie d’accès pleinement vers les études de médecine. La LAS offre ainsi une approche plus progressive et plus sécurisée, fondée sur la validation universitaire, tout en maintenant une sélection exigeante sur les enseignements de santé.
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Si vous êtes déterminé·e à intégrer PASS ou LAS, vous pouvez utiliser cette année pour vous y préparer en profondeur. Ne laissez pas Parcoursup décider seul de votre avenir. Pas admis en PASS n’est pas une fin de parcours : c’est une indication qu’il faut changer d’axe, pas d’objectif.
La Procédure Passerelle : Une Porte d'Entrée Après un Bac +5
Après votre diplôme de niveau bac +5, sans être passé par un PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou une L.AS (licence avec option accès santé), vous souhaitez vous réorienter et faire des études de médecine… un choix difficile mais pas impossible. En France, le diplôme d’État de médecine est obligatoire pour exercer. Les études de médecine se déroulent en 9 ans pour les médecins généralistes, et entre 10 et 12 ans pour les médecins spécialistes (pédiatre, cardiologue, dermatologue, etc.). Il n’existe pas de limite d’âge pour accéder aux études de médecine. Il faut toutefois garder en tête que l’investissement demandé est fort puisque les études durent entre 9 à 12 années.
Il est possible de faire médecine après un bac + 5 dans le cadre de la procédure Passerelle. La procédure Passerelle est ouverte aux personnes titulaires d'un master, d'un doctorat, d'un diplôme d'auxiliaire médical ou d'un titre d'ingénieur. Les démarches sont à mener auprès de chacun des établissements de formation que vous visez car ce sont désormais les facultés qui gèrent directement cette procédure d’entrée en études de médecine. Ainsi, vous pouvez candidater pour la filière de votre choix (médicale, odontologique, pharmaceutique ou sage-femme) auprès de la faculté où vous souhaitez suivre votre cursus de formation. Le dépôt des dossiers se fait au plus tard à la mi-mars pour une entrée effective en septembre.
Conditions Générales :
- Être titulaire d’un diplôme de niveau Bac +5 (ou exceptionnellement Bac +3 avec dossier solide).
- Être âgé de moins de 30 ans (condition parfois levée selon les facultés).
- Avoir un projet motivé et cohérent.
Chaque année, les facultés de médecine ouvrent un nombre limité de places à des candidats de cette procédure. Oui, dans la majorité des cas, il est nécessaire de se mettre à niveau en sciences.
Constitution du Dossier :
Les conseillers départementaux de l’Ordre des médecins peuvent vous aider à constituer un dossier de demande de qualification.
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Dans votre dossier, vous devrez joindre une attestation sur l’honneur indiquant si vous avez déjà ou non été inscrit en première année d'études de santé. C’est dans ce document que vous devrez indiquer la filière de votre choix et l’établissement visé. Ce choix est définitif.
Pour faire valoir leur droit, les candidats doivent déposer un dossier auprès de l’unité de formation en médecine, odontologie, pharmacie ou maïeutique dans laquelle ils souhaitent poursuivre leur formation. Ce dossier se compose des pièces suivantes : copie CNI ou passeport, CV détaillé depuis l’obtention du bac, copie du ou des diplômes justifiant de 3 années d’études ou 180 crédits ECTS, lettre de motivation adressée au doyen de la faculté expliquant ce choix de nouvelle orientation, attestation sur l’honneur du nombre de présentations à cette admission et d’inscriptions en PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé ou 1ère année de médecine).
L'Entretien Oral :
Une fois votre dossier complété et déposé à l’université de votre choix, il est examiné par une commission. Si votre candidature est retenue, vous serez convoqué pour un entretien oral devant la même commission. C’est la phase d'admission. Les candidats sélectionnés s'inscrivent dans la faculté où ils ont été affectés par le jury.
Le jury attend du candidat qu’il prouve son niveau de motivation et sa connaissance de l’organisation des études de la filière de santé pour laquelle il postule. Une expérience professionnelle et/ou un stage dans le domaine de la santé sont des atouts à mettre en avant auprès du jury. Chaque candidat doit aussi être en mesure d’estimer la charge de travail correspondant à ce parcours de formation qui nécessite un investissement à temps plein et un haut niveau de capacité d'apprentissage. Lors de l’oral, les échanges doivent montrer la cohérence des parcours professionnel et personnel, une démarche réfléchie et mûrie.
Pour rédiger votre lettre de motivation, clarifiez votre parcours professionnel, et prenez le temps d’expliquer en détail ce qui a déclenché le désir de reconversion. Pour que votre dossier soit convaincant, parlez de votre expérience dans le domaine médical. Avez-vous fait un stage d’observation dans un hôpital ou un cabinet ? Expliquez votre projet professionnel dans le détail. Souhaitez-vous devenir médecin généraliste ? Travailler en zone rurale ? Monter un cabinet ? Parlez de vos motivations profondes.
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Passerelles Paramédicales : Une Option Après PASS ou LAS
Pour faciliter la poursuite d'étude après un PASS (Parcours d'accès spécifique à la santé) ou une première année de L.AS (licence accès santé), des passerelles vers les formations paramédicales ont été mises en place depuis octobre 2021. Les étudiants ayant validé une année de Pass ou de L.AS 1 (60 ECTS) mais qui n’intègrent pas les études de médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (dentaire), pharmacie ou kinésithérapie peuvent bénéficier, selon les places disponibles et les résultats obtenus, d'une passerelle vers des formations paramédicales. Seules les études paramédicales d’une durée de 3 ans minimum sont éligibles. C’est le cas des formations pour devenir infirmier, pédicure-podologue, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, manipulateur d’électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical ou audioprothésiste.
Concrètement, une instance pédagogique étudie le dossier du candidat par rapport à son projet de passerelle. Elle peut lui accorder une dispense partielle ou totale du suivi et de l’évaluation d’une ou plusieurs unités d’enseignement (UE) et d’examens de la première année. Dans certains cas, l'étudiant entre directement en deuxième année de la formation paramédicale visée. Attention, les stages ne font l'objet d'aucune dispense.
Dans la réalité, les universités n'ont pas mis en place des passerelles pour toutes les formations paramédicales de niveau bac + 3 et plus. Par exemple, la formation d’orthophoniste n’offre aucune passerelle à ce jour. « Les enseignements du cursus sont spécifiques à la filière dès la première année, et l'obtention du diplôme d’orthophoniste est conditionnée par la validation de l'ensemble des UE.
Si par contre, vous envisagez, après votre PASS ou L.AS 1, de vous tourner vers une carrière en soins infirmiers, des passerelles vers les IFSI (Instituts de formation en soins infirmiers) existent. « Actuellement, plusieurs universités expérimentent des parcours accélérés. Par exemple, des étudiants qui ont suivi une mineure en sciences infirmières sans réussir à intégrer les études de santé, peuvent, dans certains cas, rejoindre directement la deuxième année d’IFSI », explique Anita Gelfi, vice-présidente chargée de l'enseignement supérieur à l’Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France). Cette possibilité est déjà proposée dans les universités de Rennes, Saint-Étienne ou Toulouse. La passerelle n'est cependant pas automatique : « elle s’effectue par ordre de mérite selon la moyenne de l'année de PASS validée dans la limite du nombre des places par institut », rappelle le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Toulouse.
Pour ceux qui envisagent une carrière de manipulateur en électroradiologie médicale, le CHRU (centre hospitalier régional universitaire) de Tours offre une autre voie : les étudiants ayant validé leur PASS ou L.AS 1 peuvent directement accéder en L2 du diplôme d'État de manipulateur en électroradiologie médicale. Les dispositifs varient selon les établissements et les filières. Rapprochez-vous du service d'orientation de votre université pour connaître les possibilités de passerelles offertes par votre établissement.
En plus du renforcement des échanges entre les différentes formations de santé, médicales et paramédicales, le décret du 11 mai 2020 a pour objectif de : Favoriser l’accès à la formation par la recherche : la mise en place de double cursus dans les filières paramédicales permet aux étudiants d’obtenir une licence paramédicale avec mention « sciences pour la santé » ou « sciences sanitaires et sociales. » Cette double voie doit permettre de conduire plus d’étudiants à poursuivre leur parcours universitaire vers la recherche. Mutualiser les cours entre les différentes formations paramédicales : la mise en place d’enseignements partagés entre différentes filières paramédicales ou médicales, ou même entre la filière paramédicale et celle du médical, de même que la possibilité d’effectuer un stage d’internat de médecine avec un maître de stage d’une autre filière (pharmacie ou maïeutique) doit permettre de créer une transversalité entre les différents cursus. L’expérimentation mise en place par ce décret de 2020 donne lieu à une vingtaine de projets portés par une dizaine d’universités. D’une durée maximale de 6 ans, cette phase d’essai se terminera à la fin de l’année universitaire 2025-2026.
Passerelles Pour les Étudiants des Filières MMOP
Les étudiants ayant validé leur 3e année d’étude dans une des filières MMOP peuvent également bénéficier d'une passerelle vers une autre filière de santé. « Par exemple, un étudiant en 4e année d’odontologie peut intégrer une 3e année d’études de médecine », précise Anita Gelfi.
Passerelles Pour les Titulaires d'un DE Paramédical
« Les titulaires d’un diplôme d’État (DE) dans le domaine paramédical, obtenu après au moins trois années d’études supérieures, disposent d’une voie d’accès simplifiée vers les filières de santé. Ils peuvent entrer directement en 2e ou 3e d'études de santé », souligne Anita Gelfi. Les étudiants, issus par exemple des filières de formation d'infirmier, d'ergothérapeute ou d'orthoptiste, peuvent ainsi rejoindre directement la deuxième ou la troisième année d’études de santé.
Pour postuler, l’étudiant doit transmettre un dossier complet, incluant un curriculum vitæ et une lettre de motivation. Cette dernière doit préciser : la filière visée (médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie) ; l’année d’études souhaitée (deuxième ou troisième année) ; ses motivations et son projet professionnel. Son dossier est ensuite examiné par un jury. Si le candidat est retenu, il est convoqué à un entretien de sélection, déterminant pour son admission.
Là encore, toutes les universités n'offrent pas les mêmes possibilités de passerelles. Par exemple, la faculté de médecine de Saint-Étienne n'accepte les candidatures de passerelles que pour les études de médecine.
Réorientation au Sein des Filières Médicales et Paramédicales
Les étudiants des filières médicales et paramédicales disposent de différentes possibilités pour se réorienter au cours de leur parcours d'études de santé. Médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique : les étudiants des filières médicales peuvent également faire valoir ce droit en demandant une réorientation vers un des autres cursus. Le principe est le même que pour les étudiants des filières paramédicales.
Passerelles pour les Infirmiers Diplômés
Les étudiants diplômés d’un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) peuvent bénéficier de passerelles vers d’autres cursus de formation aux métiers d’auxiliaires médicaux : masso-kinésithérapie : une dispense de certains enseignements est prévue au titre II article 25 de l’arrêté fixant le cursus de masseur-kinésithérapeute, psychomotricité, ergothérapie, ostéopathie. Les infirmiers titulaires du diplôme souhaitant intégrer un de ces cursus peuvent bénéficier selon les cas, de passerelles ou d’une dispense de certaines unités d’enseignement.
De la Première Année de Médecine Vers un ISFI ou une Formation Paramédicale
Les étudiants en parcours d’accès spécifique santé ayant validé leur année, c’est-à-dire acquis les 60 crédits ECTS correspondant à une 1ère année universitaire, mais ne souhaitant pas poursuivre en 2ème année de médecine, odontologie, pharmacie ou maïeutique peuvent intégrer le cursus infirmier directement en 2ème année. Pour accéder en 2ème année d’IFSI, les étudiants ayant réussi leur année de PASS doivent avoir validé l’option en « sciences infirmières » proposée aux étudiants de première année d’études de santé.
Compte-tenu de la sélectivité et du niveau très soutenu de l’année de PASS, certaines universités proposent une réorientation précoce aux étudiants de ce cursus qui se trouvent en situation d’échec dès les premiers mois. À la fin de leur 1er semestre de PASS, les étudiants de la filière médicale peuvent être admis en 1ère année d’IFSI. Ils bénéficient alors d’un accompagnement particulier notamment pour rattraper le stage de 5 semaines effectué par les étudiants en soins infirmiers (ESI) au cours du 1er semestre en IFSI.
Depuis 2020, dans certaines universités participant à une expérimentation permettant le renforcement des échanges dans les formations de santé, ce principe de passerelle d’accès après une année validée de PASS vers une 2ème année de formation paramédicale est possible. La condition reste d’avoir validé 60 ETC, dont une option dans la spécialisation paramédicale demandée.
Les Défis et les Soutiens Financiers
Étudier la médecine en reconversion professionnelle implique de nombreux défis, principalement en raison de la longueur et de l’intensité des études (9 à 12 ans). Pour un adulte ayant déjà une vie professionnelle, des obligations familiales ou financières, ce parcours demande une réorganisation complète de son quotidien. Le rythme est exigeant : cours théoriques denses, stages hospitaliers prenants, examens réguliers. Le choc du retour à l’université, entouré d’étudiants beaucoup plus jeunes, peut également être déstabilisant. La pression psychologique est forte : les responsabilités médicales, la confrontation à la souffrance, la charge émotionnelle peuvent être déstabilisants. En ce sens, la réussite repose sur une motivation profonde et durable. De plus, la vie sociale et familiale peut en pâtir, car le temps libre devient rare. L’équilibre entre vie pro et vie perso est difficile à garder.
Soutiens Financiers :
- Projet de Transition Professionnelle (PTP) : le PTP est un dispositif destiné aux salariés souhaitant changer de métier ou de secteur d’activité. Il permet de suivre une formation certifiante en lien avec un nouveau projet professionnel, tout en bénéficiant du maintien d’une partie de la rémunération. Le salarié doit obtenir l’accord de son employeur pour s’absenter durant la formation. Le projet est soumis à une commission qui évalue sa cohérence et sa faisabilité. Le PTP remplace l’ancien CIF (Congé Individuel de Formation). Il est financé par les structures Transitions Pro (anciennement Fongecif). Ce dispositif est particulièrement adapté aux reconversions longues comme les études de médecine.
- Compte Personnel de Formation (CPF) : comme tous les actifs, vous bénéficiez d’un CPF alimenté chaque année de manière automatique dans la limite de 5 000 € (8 000 € pour les salariés à temps plein peu qualifiés). Il permet de financer des formations, notamment si vous souhaitez faire une reconversion. Il est fortement recommandé de l’utiliser si vous avez besoin d’obtenir un diplôme ou d’acquérir des compétences.
- ARE (Aide au Retour à l’Emploi) : c’est une allocation versée par France Travail (anciennement Pôle emploi) aux personnes ayant perdu involontairement leur emploi, sous certaines conditions. Elle permet de bénéficier d’un revenu mensuel pendant une période de chômage. Dans le cadre d’une reconversion, l’ARE peut être maintenue si la personne suit une formation validée par France Travail. Cela offre une sécurité financière temporaire pendant le changement de voie. Pour cela, la formation doit être validée dans un projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). Ce soutien est crucial pour ceux qui souhaitent reprendre des études longues comme la médecine.
- Si vous avez été licencié pour motif économique, et que vous avez accepté le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), France Travail vous verse une aide financière appelée allocation de sécurisation professionnelle (ASP).
Accompagnement Professionnel :
- Afin de faire le point sur votre situation professionnelle, le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un pilier. Ce dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé permet, s’il y a lieu, d’établir un projet d’évolution professionnelle (reconversion, reprise ou création d’activité…).
- Le Bilan de Compétences est un dispositif d’accompagnement qui vous permet d’analyser vos aptitudes, motivations, valeurs et compétences professionnelles ou personnelles. Il se déroule généralement sur plusieurs semaines, avec l’aide d’un consultant spécialisé, et vous aide à clarifier vos objectifs professionnels, à identifier vos forces et à cibler les formations nécessaires pour une reconversion. Dans le cadre d’un projet de reconversion en médecine, il permet de vérifier la cohérence du choix avec vos capacités, vos contraintes de vie et votre personnalité. Il peut aussi révéler des compétences transférables utiles en santé (empathie, rigueur, gestion du stress). De plus, il offre un espace de réflexion pour évaluer la faisabilité du projet (temps, finances, famille). Enfin, il renforce la qualité de votre dossier de candidature à la passerelle ou aux études médicales.
Obtenir une Nouvelle Qualification de Spécialiste
Tous les médecins inscrits au Tableau peuvent demander une qualification de spécialiste différente de leur qualification initiale. L’obtention de cette qualification relève de la compétence de l’Ordre des médecins, via les commissions nationales de qualification instituées dans chacune des 44 spécialités.
Pour obtenir une nouvelle qualification de spécialiste, le médecin doit justifier d'une formation et d'une expérience qui lui assurent des compétences équivalentes à celles qui sont requises pour l'obtention du diplôme d'études spécialisées sollicitée. Le médecin doit la plupart du temps non seulement reprendre une formation mais aussi acquérir la pratique dans tous les champs de la spécialité́ demandée. L’ensemble des connaissances théoriques et pratiques à maîtriser est recensé dans les maquettes des formations (Arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d'études spécialisées et fixant la liste de ces diplômes et des options et formations spécialisées transversales du troisième cycle des études de médecine) et les référentiels métiers adoptés par le Conseil national de l’Ordre des médecins (les référentiels sont en cours de refonte). Ces référentiels ne sont pas opposables et ne constituent que des éléments d'information, à l’inverse des maquettes des DES.
Le dossier de demande de qualification est adressé au Conseil départemental de l’Ordre des médecins qui le fera parvenir à la Commission de qualification de première instance (qui siège au Conseil national). En cas d’avis défavorable, le candidat et/ou le Conseil départemental ont la possibilité́ de faire appel dans un délai de deux mois auprès de la commission nationale d’appel de spécialité.
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