Bien que rares, des cas de décès liés au COVID-19 chez les nourrissons et les jeunes enfants ont été signalés. Cet article examine les causes potentielles, les risques associés et les mesures de précaution à prendre pour protéger les nourrissons contre le virus.

Décès d'enfants et COVID-19: une réalité rare mais existante

Dans de très faibles proportions, des adolescents, des enfants, voire de très jeunes enfants, testés positifs au SARS-CoV-2, développent le Covid-19 et décèdent dans la foulée. Même si elles sont rares, ces victimes existent.Plusieurs cas de décès d'enfants positifs au COVID-19 ont été rapportés à travers le monde. En France, une adolescente est décédée du COVID-19. Son décès a été annoncé le 26 mars. La semaine précédente, l'adolescente présentait "une légère toux". Sa famille a ainsi révélé que Julie n'a été diagnostiquée comme malade du Covid-19 que très tardivement. Le 26 mars, deux tests qu'elle avait passés à Necker étaient ressortis négatifs.En Belgique, le décès d'une jeune fille testée positive au nouveau coronavirus a été annoncé le 31 mars.Au Portugal, Vitor, âgé de 14 ans, est décédé le 29 mars à l'hôpital de São Sebastião, à Santa Maria da Feira, après une détérioration de son état. Le garçon souffrait de psoriasis. Pour le directeur général de la santé portugais, Graça Freitas, le jeune Vitor souffrait "d'une situation clinique complexe, avec d'autres pathologies graves".Au Royaume-Uni, un adolescent de 13 ans est décédé des suites du Covid-19 le 30 mars.Aux États-Unis, le gouvernement de l'État du Connecticut a annoncé la mort d'un nourrisson de six semaines. Il s'agit du plus jeune décès lié au Covid-19 connu au monde. Un bébé âgé de 9 mois est décédé dans les environs de Chicago, dans l'État de l'Illinois, après avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Des examens médicaux sont en cours pour déterminer les causes de sa mort et s'il présentait des complications médicales.En Chine, un enfant âgé de 10 mois, présentant un blocage des intestins, a subi une détérioration de plusieurs organes et est mort quatre semaines après son admission.En Occitanie, un nouveau-né est décédé. Le test Covid-19 post mortem s’est révélé positif. Depuis le début des relevés statistiques effectués par Santé Publique France, en mars 2020, c'est le septième enfant de moins de 10 ans à mourir du Covid-19.Au Qatar, "Un bébé de trois semaines est malheureusement décédé des suites d'une infection grave due à la Covid-19", indique le ministère de la Santé qatari dans un communiqué. Il est précisé que le nourrisson "n'avait aucun autre problème de santé ou de maladie héréditaire connue".

Causes possibles des décès liés au COVID-19 chez les nourrissons

Bien que les causes exactes de ces décès soient encore à l'étude, plusieurs facteurs peuvent contribuer à la gravité de l'infection chez les nourrissons :

  • Diagnostic tardif : Le prélèvement rhino-nasal pour détecter le SARS-CoV-2 peut être malencontreusement réalisé à un moment où le virus ne se situe pas dans la zone ORL, mais ailleurs dans le corps, comme les poumons. D'où le fait que souvent, plusieurs tests sont effectués sur des patients.
  • Conditions préexistantes : Certains nourrissons décédés souffraient de conditions médicales sous-jacentes, telles que le psoriasis ou des pathologies graves, qui pourraient avoir exacerbé les effets du virus.
  • Variants : En particulier avec le variant Omicron, qui semble plus toucher les petits.
  • Infection du placenta : Les autorités sanitaires irlandaises vont enquêter sur quatre cas de bébés décédés à la naissance qui pourraient être liés à l'épidémie de Covid-19. Selon les médecins légistes qui ont signalé ces cas, les femmes enceintes avaient été testées positives au coronavirus, puis avaient accouché d'un enfant mort-né, dont la cause du décès était une infection du placenta.

Symptômes du COVID-19 chez les bébés

Les cas de covid-19 chez les bébés sont beaucoup plus rares, mais ces derniers peuvent tout de même l’attraper. L’infection à coronavirus est beaucoup plus rare chez les bébés et les symptômes sont bénins dans l’immense majorité des cas. Ces symptômes disparaissent généralement au bout de quelques jours.

Les symptômes courants du COVID-19 chez les nourrissons peuvent inclure :

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  • Fièvre : La fièvre commence lorsque la température corporelle dépasse les 38°C. C’est la même chose pour les enfants et les bébés. Pensez à surveiller régulièrement leur température. Entre 38°C et 38,5°C (en rectal, ou au-delà de 37,1°C-37,3°C en axillaire sous le bras), la fièvre est considérée comme modérée.
  • Toux : La toux peut effectivement être présente chez les nourrissons et jeunes enfants atteints de covid-19, cela ressemble alors à un syndrome grippal classique. La toux est généralement sèche et irritante et dégénère en toux grasse par la suite.
  • Éruptions cutanées : Les éruptions cutanées type urticaire peuvent faire partie des symptômes de la covid-19, mais ils ne sont pas plus présents chez les bébés que chez les adultes. Ces éruptions sont rares et, de manière générale, accompagnées d’autres signes cliniques. Ce n’est pas un signe de gravité.

Que faire en cas de suspicion de COVID-19 chez un nourrisson ?

La première chose à faire, c’est de ne pas paniquer. Les cas graves sont extrêmement rares chez les bébés. La plupart des bébés qui présentent des symptômes ont seulement un syndrome grippal léger.

Si vous soupçonnez que votre nourrisson a le COVID-19, il est important de :

  • Consulter un médecin : Pour être rassuré et savoir comment traiter les symptômes du coronavirus chez votre bébé, vous pouvez consulter votre médecin ou pédiatre habituel. Pensez à l’appeler auparavant et à le prévenir que votre enfant présente des signes d’infection de la covid-19. Vous avez également la possibilité de directement téléconsulter un médecin ou un pédiatre.
  • Surveiller les symptômes : Surveillez attentivement les symptômes de votre bébé et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez des signes de détresse respiratoire, une léthargie excessive ou d'autres symptômes graves.
  • S'isoler : Si vous vivez avec un bébé ou un enfant qui a des symptômes, il est préférable de vous isoler.

La Société Française de Pédiatrie ne recommande pas l’utilisation des tests PCR sur les bébés de moins de 6 mois. Même avant l’âge de 6 ans, il est très rare d’effectuer un test dépistage de la covid-19 chez un enfant. En cas de soupçon d’infection, le médecin pourra s’appuyer sur les symptômes présentés par l’enfant et, si nécessaire, un test pourra être effectué par aspiration des sécrétions nasales.

Comment protéger votre bébé du coronavirus ?

Les risques d’infection covid-19 sont très faibles chez les bébés, et elle est généralement sans danger pour eux. Selon des données européennes, seulement 4 % des contaminations concernent des moins de 18 ans et parmi eux, seuls 24 % ont moins de 5 ans. Les rares nouveau-nés qui attrapent le virus SARS-CoV-2 ont un risque très faible d’hospitalisation (environ 10% des cas d’infections qui sont elles-mêmes très rares). Les cas de décès chez les jeunes enfants contaminés sont exceptionnels (0,03 % chez les enfants contaminés).

Pour protéger votre bébé du COVID-19, il est essentiel de :

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  • Respecter les gestes barrières : Les transmissions du coronavirus chez les bébés se font le plus souvent par contact avec un adulte, alors que les contaminations entre enfants sont plus rares. Si vous avez un bébé à la maison, vous devez veiller à respecter les gestes barrières en toutes circonstances pour ne pas ramener la covid-19 à la maison. Évidemment, toutes les personnes vivant dans le foyer et en contact avec l’enfant doivent suivre ces mesures. Si vous avez d’autres enfants, montrez l’exemple et montrez-leur comment appliquer les gestes barrières.
  • Ne jamais faire porter de masque à un bébé : Veillez à ne jamais faire porter de masque à un bébé, car il existe un risque d’étouffement. En effet, à cet âge, les bébés ne respirent pas encore bien par la bouche.
  • Vaccination des femmes enceintes : Les autorités sanitaires américaines recommandent fortement aux femmes enceintes de se vacciner contre le Covid-19, avant ou pendant leur grossesse.

Allaitement et COVID-19

À ce jour, les risques de transmissions du coronavirus pendant la grossesse sont possibles mais très rares. Les cas décrits à ce jour d’infection à la covid-19 de nouveau-nés semblent plutôt passer par une transmission pendant l’accouchement ou dans les premiers jours après la naissance. L’Unicef a indiqué que le lait maternel des mères porteuses du virus ne contenait pas de trace de coronavirus. Si vous avez actuellement la covid-19 ou en avez récemment été atteinte, vous pouvez donc continuer à allaiter sans vous inquiéter. Le fait d’avoir un contact étroit avec votre enfant est bon pour son développement. Vous pouvez donc le toucher, le tenir contre vous et dormir dans la même pièce. Si vous êtes actuellement malade ou avez des symptômes de la covid-19, il est conseillé de porter un masque lors de tout contact avec votre bébé. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande notamment de laisser les mères dans la même chambre que leur enfant.

Polémique autour des vaccins anti-COVID et décès infantiles

La polémique enfle aux États-Unis après un mémo interne affirmant qu’« au moins 10 » décès d’enfants seraient liés aux vaccins anti-Covid. Faute de données probantes rendues publiques, les experts exigent des éléments vérifiables, tandis que l’orientation des agences fédérales - aujourd’hui traversées par des injonctions politiques - déroute les soignants et les scientifiques.

Dans un courriel adressé au personnel le 29 novembre 2025, le directeur du Center for Biologics Evaluation and Research (CBER) de la Food and Drug Administration (FDA), Vinay Prasad, affirme qu’une revue interne de dossiers a conclu à « pas moins de 10 » décès d’enfants « liés à la vaccination » contre le Covid et évoque une « révélation majeure ».

À ce stade, aucun détail public sur l’âge exact des enfants, leurs comorbidités, l’intervalle temporal, la marque vaccinale, la présence d’autopsies ou les critères d’imputabilité n’a été fourni. Le mémo n’est pas publié dans une revue évaluée par les pairs et la méthode n’a pas été exposée. Plusieurs figures de la vaccinologie et de la santé publique jugent la démarche infondée faute de données.

Indépendamment du mémo, la littérature et les évaluations indépendantes convergent : les myocardites/myopéricardites post-vaccinales à ARNm existent, touchent préférentiellement les garçons et jeunes hommes, et demeurent rares, avec le plus souvent une évolution favorable.

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Dans l’attente d’analyses transparentes et vérifiables des 96 cas examinés par la FDA (2021-2024), la balance bénéfices-risques pédiatrique ne peut être révisée sur la seule foi d’un mémo interne - a fortiori si l’attribution causale repose sur VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), un système de signalement utile pour l’alerte mais inadapté à établir, à lui seul, une causalité individuelle, comme le rappellent les experts. Sans publication détaillée (autopsies, imagerie, biologie, délais, diagnostics différentiels) et sans revue par les pairs, il n’y a pas de preuve nouvelle susceptible de modifier la conduite clinique en pédiatrie.

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