Victoria Abril, de son vrai nom Victoria Mérida Rojas, est une figure emblématique du cinéma espagnol et français. Née le 4 juillet 1959 à Madrid, elle a su conquérir le cœur du public grâce à son talent, sa polyvalence et sa personnalité pétillante. Son parcours exceptionnel, marqué par la danse, le cinéma et la musique, témoigne d'une artiste complète et passionnée.

Une Passion Précoce pour la Danse

Élevée par sa mère à Malaga puis à Madrid après la séparation de ses parents, Victoria Abril développe une passion pour la danse dès son plus jeune âge. À 8 ans, elle s'inscrit à l'École nationale de danse de Madrid, avant de rejoindre le Conservatoire national de danse. Elle obtient son diplôme en 1974, se destinant alors à une carrière de danseuse étoile. Cette formation rigoureuse lui apporte une discipline et une grâce qui se reflètent dans son jeu d'actrice.

Des Débuts Prometteurs au Cinéma

Alors qu'elle se destine jusqu'à l'adolescence à devenir danseuse étoile, la jeune femme prendra son envol au cinéma. Encouragée par son professeur, elle accepte néanmoins son premier rôle au cinéma dans Obsession (1975) de Francisco Lara Polop. Elle fait ses débuts à 16 ans au cinéma dans Obsession (1975) de Francisco Lara Polop. Deux rôles plus tard, la jeune actrice joue aux côtés d'Audrey Hepburn et de Sean Connery dans La Rose et La Fèche (1976), dans lequel elle interprète, à 16 ans, la reine Isabelle. Par ailleurs, Victoria Abril officie à la télévision espagnole comme animatrice et devient notamment populaire grâce à Un dos tres… responda otra vez.

Lorsque le réalisateur Vicente Aranda lui offre le rôle délicat d'un personnage provocant dans Cambio de sexo (1977), Victoria Abril, considérée comme une des plus prometteuses actrices espagnoles, a définitivement trouvé sa voie. Elle collaborera avec le cinéaste une dizaine de fois, notamment pour Amants, en 1991, qui lui rapportera plusieurs prix, dont l'Ours d'argent de la meilleure actrice au festival de Berlin 1991.

L'Ascension Internationale

Fort de son succès croissant, la carrière de Victoria Abril prendra une tournure internationale dès les années 80 avec Mater Amatissima (1980), présenté à Cannes. Elle s'installe à Paris au début des années 1980 et décroche quelques beaux rôles dans des productions françaises : La Lune dans le caniveau (1983), de Jean-Jacques Beineix, ou encore L'Addition (1984), de Denis Amar. À l'international, elle s'illustre en 1985 dans la production franco-nippo-américaine Max mon amour sous la direction du réalisateur japonais Nagisa Oshima.

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La Collaboration fructueuse avec Pedro Almodóvar

L'actrice trouve toutefois ses prestations les plus emblématiques sur sa terre natale et sa collaboration avec Pedro Almodovar va asseoir sa popularité. Outre une apparition dans La Loi du désir (1988), elle est impeccable en actrice porno séquestrée par Antonio Banderas dans Attache-moi ! en 1990. Ses prestations dans Talons aiguilles (1992) et Kika (1994) restent, elles aussi, inoubliables. Ces films, marqués par l'esthétique unique et la sensibilité subversive d'Almodóvar, révèlent toute l'étendue du talent de Victoria Abril.

Victoria Abril et le Cinéma Français

En France, l'actrice connaît pareillement quelques associations riches et fructueuses. Sous la tutelle de Gérard Jugnot (dont elle jouait déjà la compagne dans Nuit d'ivresse en 1986), elle participe à Sans peur et sans reproche, en 1988, puis au succès d'Une époque formidable en 1991. Trois ans plus tard, ils se retrouveront dans Casque bleu, dirigé par le même Jugnot. Enfin, c'est sous la houlette de Josiane Balasko que la comédienne incarne une femme mariée (à Alain Chabat) qui se prend de passion amoureuse pour une femme de passage (Balasko) dans la comédie de mœurs à succès Gazon maudit (1994). Énergique, séduisante, amusante ou grave, Victoria Abril campe avec justesse tous ses personnages. Entre Jimmy Hollywood (1994) de Barry Levinson et Summer Rain (2006) d'Antonio Banderas, elle s'est brillamment illustrée dans la comédie dramatique Personne ne parlera de nous quand nous serons mortes d'Agustín Díaz Yanes, en 1995, et se montre convaincante dans des œuvres telles que le thriller efficace Entre les jambes (1999), 101 Reykjavik (2001), Cause toujours ! (2004) ou Le Septième Jour (2005) de Carlos Saura.

Une Actrice aux Multiples Talents

Durant les années 2000 à 2010, son dynamisme s'apprécie également dans des comédies françaises réalisées par Charlotte de Turckeim (Les Aristos en 2006, Mince alors ! en 2011). Alors qu'elle alterne les productions françaises et espagnoles, l'actrice s'offre une parenthèse musicale avec la sortie de deux albums en 2004 et 2007. Victoria Abril sait aussi se réinventer à la télévision et fait mouche dans son rôle de maman d'une adolescente nommée Clem, dans la série hexagonale éponyme, qui reçoit un bon accueil du public. Présente sur tous les fronts, elle est au casting du téléfilm Capitaine Marleau, réalisé par Josée Dayan et à l'affiche de la comédie Joséphine s'arrondit au cinéma en 2016.

Depuis, Victoria Abril enchaîne les rôles dans les téléfilms et les séries télévisées, de La Loi de Gloria de Didier Le Pêcheur, aux séries Joséphine ange gardien et Demain nous appartient. En parallèle, elle se lance sur les planches en 2018 avec Paprika de Pierre Palmade (théâtre de la Madeleine), puis en 2022 dans Drôle de genre de Jade-Rose Parker (théâtre de la Renaissance). Alors qu'elle avait annoncé en 2018 son départ de la série Clem, de nombreuses rumeurs prédisent son retour dans la saison finale en 2023, confirmées par la chaîne TF1 en mai.

Vie Privée

Adolescente, elle fait la rencontre d'un pianiste au Conservatoire National de Madrid où elle étudie alors la danse classique. Tombée amoureuse, la jeune femme se marie très jeune pour quitter le foyer familial. Si le mariage lui ouvrira les portes des castings, il sera de courte durée. À 18 ans, la jeune actrice croise le chemin de Gustavo Laube, footballeur dans l'équipe nationale du Chili, qu'elle épousera le 28 juillet 1977. Après son divorce trois ans plus tard, Victoria Abril retrouve l'amour auprès du photographe Gérard de Battista, le père de ses deux enfants Martin et Félix. Marié pendant 15 ans, le couple prendra la décision de se séparer après la naissance de leur dernier fils. Par la suite, elle connaitra plusieurs relations éphémères avant d'annoncer de nouvelles fiançailles en 2012. "Je suis ravie de ma cinquantaine glorieuse. J'ai un fiancé sublime ! Mais sinon, l'important, c'est qu'on ait de l'amour. Mer. 18 févr.

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