Roman Polanski, né Raymond Thierry Liebling le 18 août 1933 à Paris, est une figure emblématique et controversée du cinéma mondial. Acteur, réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais, il a marqué l'histoire du cinéma avec une quarantaine de films, salués tant par la critique que par le public. Son parcours est jalonné de chefs-d'œuvre tels que Répulsion, Cul-de-sac, Le Bal des vampires, Rosemary's Baby, Chinatown, Le Pianiste, The Ghost Writer, Carnage et J'accuse. Sa vie personnelle, cependant, a été assombrie par des tragédies et des accusations qui ont fait de lui une figure clivante.
Une Enfance Traumatisée par la Guerre et la Shoah
Né à Paris, Roman Polanski passe les premières années de sa vie en France. En 1937, sa famille, d'origine juive polonaise, retourne à Cracovie, en Pologne. Son père fait changer le nom civil de la famille en « Polański ». Le jeune Raymond, pour des raisons de prononciation, est rapidement appelé « Roman (ou Romek) » Polański. L'invasion de la Pologne par les troupes allemandes en 1939 bouleverse sa vie. Contraint de vivre dans le ghetto de Cracovie, il échappe à la déportation, contrairement à ses parents et à sa sœur. Sa mère, enceinte, meurt à Auschwitz. Échappé du ghetto, il se réfugie à la campagne chez des fermiers avant de revenir à Cracovie où, devenu vagabond, il détourne la vigilance allemande et survit grâce à l'entraide clandestine d'habitants et d'autres enfants, et grâce au marché noir. Il a alors 10 ans. Ces expériences traumatisantes marqueront profondément son œuvre et sa vision du monde. Après la guerre, dans les camps de scouts, il découvre, adolescent, sa vocation d'artiste et de comédien, prise peu au sérieux par son père. Polanski explique que son goût pour {{citation}}.
Des Débuts Prometteurs dans le Cinéma Polonais
Après la guerre, Polanski entame sa carrière artistique en Pologne. En 1946, il intègre la troupe de la Joyeuse Bande, destinée à enregistrer des spectacles radiophoniques à coloration communiste pour les enfants. Deux ans plus tard, après une audition, il est choisi pour le rôle principal du Fils du régiment. Il y interprète un jeune paysan, coqueluche de l'Armée rouge et prisonnier des Allemands durant la guerre. Ce succès lui ouvre les portes d'une carrière de comédien. En 1949, il rate son Certificat de maturité (bac polonais), mais entre à l’École des beaux-arts grâce à ses talents de dessinateur. Il en est renvoyé un an plus tard. En 1953, il rencontre Andrzej Wajda, jeune auteur encore méconnu, qui le dirige dans Génération et devient son ami. En 1955, Polański est reçu au concours de l'École nationale de cinéma de Łódź où il réalise huit courts métrages remarqués à l'international. À cette époque, naît son amitié avec Jerzy Skolimowski, lui aussi étudiant à Łódź, ainsi qu'avec le jazzman Krzysztof Komeda qui compose la musique de la plupart de ses films jusqu'à sa mort en 1969. Le jazz est très important pour le groupe de jeunes dont il fait partie car il constitue une sorte de {{Citation}} en Pologne. En 1958, il obtient plusieurs récompenses pour Deux hommes et une armoire.
L'Ascension Internationale et la Période Britannique
En 1962, Polanski réalise son premier long métrage, Le Couteau dans l'eau, coécrit avec Jerzy Skolimowski. Il y met en scène les rapports de forces entre un journaliste sportif brutal et un étudiant arrogant sur un voilier. Le film est mal accueilli en Pologne bien qu'il ne soit pas un réquisitoire explicite du mode de vie socialiste. Mais il fait planer un climat d'insécurité et laisse en suspens l'idée de tension sociale et de lutte de classes que les régimes communistes prétendent avoir abolie. On reproche au metteur en scène de ne pas faire un cinéma au service de l'État et de signer ainsi son passeport pour l'Occident. Polanski s'installe à Paris où il rencontre son ami Gérard Brach. À ses cotés, il écrit plusieurs scénarios qu'il tente de vendre, sans succès. C'est une époque qu'il qualifie par la suite de {{Citation}}. Il s'établit ensuite à Londres où il connait {{Citation}}, réjoui de découvrir l'industrie du cinéma britannique qu'il intègre facilement, nonobstant sa méconnaissance d'alors de la langue anglaise. Il met finalement en scène son second long métrage, un thriller produit par Gene Gutowski et coécrit avec Brach, ayant pour thème la schizophrénie : Répulsion, avec Catherine Deneuve. L'année suivante, il se rend en Irlande afin d'y tourner une comédie noire et misanthrope, proche du théâtre de l'absurde : Cul-de-sac, interprétée par Donald Pleasence et Françoise Dorléac. Ces deux œuvres lui permettent de remporter respectivement un Ours d’argent et un Ours d’or au Festival de Berlin en 1965 et 1966. En 1967, le réalisateur retrouve Gutowski, Brach et Komeda pour écrire, produire et réaliser la comédie horrifique Le Bal des vampires, son premier film en couleur et en CinémaScope. Cette réalisation se veut une parodie burlesque des productions de la Hammer.
Hollywood et la Tragédie Personnelle
Polanski est repéré par le producteur américain Robert Evans qui lui confie, sous l'escarcelle de la Paramount, la réalisation de son premier film hollywoodien : le thriller fantastique Rosemary's Baby adapté du best-seller éponyme d'Ira Levin. Mia Farrow y interprète, au côté de John Cassavetes une jeune femme victime d'une secte de sorciers octogénaires adorateurs de Satan qui fait d'elle la mère de l’Antéchrist. Ce film d'épouvante se hisse au sommet du box-office de 1968, lance la mode des thrillers sataniques (L'Exorciste, La Malédiction…) et se voit reconnu par la critique comme l'un des grands chefs-d'œuvre du cinéma fantastique dans sa manière de suggérer l'horreur et de jouer de l'angoisse surnaturelle dans la banalité quotidienne.
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En 1969, la tragédie frappe Polanski de plein fouet : sa femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois, est sauvagement assassinée par des membres de la secte de Charles Manson. Ce drame le plonge dans une profonde dépression. Malgré la dépression qu'il traverse, Polanski se plonge dans le travail et part pour la Grande-Bretagne tourner une adaptation grandiloquente et violente de William Shakespeare : Macbeth, produite en partie par Hugh Hefner et la filiale de production du groupe Playboy. Le film est mal compris et se solde par un échec. En 1972, il part en Italie réaliser une comédie grinçante à l'humour absurde avec Marcello Mastroianni : Quoi ?. En 1974, il s'attelle à la mise en scène de l'opéra d'Alban Berg, Lulu, pour le festival de Spolète en Italie.
Le Triomphe de "Chinatown" et les Accusations
La même année, revenu à Hollywood, il goûte à la plus belle réussite critique et publique de sa carrière grâce à une commande qu'il s'approprie totalement : Chinatown, drame policier conçu comme un hommage au film noir américain. Le film marque ses retrouvailles avec son ami producteur Bob Evans qui réalise aussi l'un de ses plus grands succès. Chinatown qui a coûté six millions de dollars en rapporte trente aux États-Unis. Le visage au nez pansé de Jack Nicholson, interprétant J.J. Gittes, un détective privé fanfaron, devient un mythe de cinéma. Le rôle de la femme fatale est attribué à Faye Dunaway. Les deux stars principales se font voler la vedette par le rôle secondaire de Noah Cross accordé au cinéaste John Huston. Grand vainqueur des Golden Globes en 1975, le film reçoit onze nominations aux Oscars.
En 1977, la vie de Polanski bascule à nouveau. Il est accusé de viol sur une mineure de {{unité}}. L'adolescente a déclaré avoir subi un viol sous l'emprise de l'alcool et de drogue. La victime, Samantha Gailey (future épouse Geimer), a été sélectionnée pour une séance photos commandée par l'édition française du magazine Vogue. Polanski est alors incarcéré {{unité}} pour passer des expertises psychiatriques, puis il est libéré sous caution. Il a plaidé coupable pour rapports sexuels illégaux avec un mineur en échange de l'abandon des charges plus graves de viol, de sodomie et de fourniture d'alcool et de drogue à mineur, en accord avec le juge. Mais avant l'audience devant fixer la peine, alors qu'il est libre sous caution, Polanski fuit vers la Grande-Bretagne avant de se réfugier en France, dont il possède la nationalité depuis plus d'un an. Comme d'autres États, la France refuse généralement l'extradition de ses citoyens. Sous le coup d'un mandat d'arrêt américain lancé en 1978, il ne revient jamais sur le sol américain. La justice américaine va alors tenter de mettre la main sur Polanski lors de ses déplacements à l'étranger. Des demandes d'extraditions sont adressées aux pays avec lesquels les États-Unis ont signé une convention d'extradition : en mai 1978 au Royaume-Uni, en décembre 1986 au Canada, en 1988 en Allemagne, au Brésil, au Danemark et en Suède, en octobre 2005 en Thaïlande et en 2007 en Israël. En 1993, Roman Polanski se serait engagé à verser à Samantha Geimer une indemnité de {{unité}} dans un délai de deux ans. Polanski ne tient pas cet engagement dans le délai convenu et la somme qu'il a finalement versée à Samantha Geimer demeure inconnue. La victime souhaite alors retourner à l'anonymat et exprime son désir d'abandon…
Un Cinéaste Européen Reconnu
Après avoir fui les États-Unis, Polanski s'installe en France et continue de réaliser des films. Polanski revient ensuite à Paris où il concrétise un projet d'adaptation du roman de Roland Topor, Le Locataire chimérique. Le Locataire, qu'il fait éclairer par Sven Nykvist, chef opérateur attitré d'Ingmar Bergman, puis qu'il réalise et joue aux côtés d'Isabelle Adjani et de Shelley Winters, voit le jour en 1976. Cependant, même si l'étrangeté paranoïaque et cauchemardesque du récit séduit les critiques qui considèrent cette œuvre comme l'une de ses plus abouties, cette fable sur l'aliénation urbaine et l'anomie, d'une fantaisie noire proche du délire, ne rencontre pas le succès escompté. Dès lors, son cinéma s'oriente vers le grand spectacle dans divers genres. Définitivement établi en France, le metteur en scène s'engage dans une entreprise de grande ampleur dont Claude Berri est le principal producteur : en mémoire de sa défunte épouse Sharon Tate, il réalise un mélodrame rural et romantique, Tess. Il s'agit de l'adaptation du roman de Thomas Hardy, Tess d'Urberville, qui évoque les malheurs d'une jeune paysanne sous l'ère victorienne. Le rôle-titre est confié à Nastassja Kinski{{,}}{{,}}{{,}}. Succès critique et public, le film croule sous une avalanche de prix dont trois Césars en 1980 (ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure photographie pour Ghislain Cloquet et Geoffrey Unsworth) et trois Oscars en 1981 (meilleure photographie, meilleurs décors et meilleurs costumes). Polanski passe également par le théâtre avec Amadeus de Peter Shaffer, qu'il met en scène et interprète au côté de François Périer. Il s'attaque par la suite au projet Pirates (financé par le producteur tunisien Tarak Ben Ammar) en hommage aux films d'aventures hollywoodiens des années 1930 qui ont bercé son enfance : ceux entre autres de Michael Curtiz avec Errol Flynn. En plus d'un tournage cauchemardesque, Pirates est un gouffre financier. Il devient un film qui échappe à son réalisateur et qu'il finit par renier. Fiasco commercial, le film, pour un budget de quarante millions de dollars, en rapporte cinq. À la suite de cet échec, Polanski délaisse les plateaux pour les planches et s'impose dans une adaptation théâtrale du classique de Franz Kafka, La Métamorphose. Il accepte cependant une commande de la Warner qui lui laisse une entière liberté sur le sujet et le scénario. Il écrit alors avec Gérard Brach puis réalise Frantic en 1988, un thriller parisien avec Harrison Ford qui lui vaut de renouer un temps avec le succès mais Lunes de fiel, La Jeune Fille et la Mort et La Neuvième Porte, globalement peu épargnés par la critique, sont des revers au box office. Il a également été engagé dans la mise en scène d'une grosse production intitulée The Double en 1996, avec John Travolta et Isabelle Adjani.
Le {{date}}, il épouse en troisièmes noces sa nouvelle actrice fétiche de trente-trois ans sa cadette, Emmanuelle Seigner. Dans les années 1990, son travail au théâtre et à l'opéra est prolifique : il dirige pour la scène de l'Opéra Bastille une nouvelle version des Contes d'Hoffmann d'Offenbach en 1992 avec José van Dam et Natalie Dessay. Quatre ans plus tard, il met en scène Fanny Ardant dans la pièce de Terrence McNally, Maria Callas, la leçon de chant qui lui vaut une nomination aux Molières.
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Le Triomphe du "Pianiste" et les Récentes Controverses
Il revient sur le devant de la scène en 2002 grâce au triomphe critique et public du Pianiste, une grosse production franco-germano-britannico-polonaise d'une grande intensité dramatique, adaptée de l'autobiographie du pianiste et compositeur polonais Władysław Szpilman. Il y évoque, de manière très personnelle, l’occupation de la Pologne et du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale, sujet qu’il s’était toujours refusé à filmer au point de décliner, dix ans auparavant, l’offre de Steven Spielberg de mettre en scène La Liste de Schindler. Le Pianiste remporte la Palme d'or du Festival de Cannes 2002 et sept Césars en 2003 dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Adrien Brody. Le film reçoit ensuite sept nominations aux Oscars dont celle du meilleur film. Il gagne trois statuettes lors de la {{75e}} Cérémonie : meilleur réalisateur pour Polanski, meilleur acteur pour Brody et meilleure adaptation pour Ronald Harwood. Malgré les demandes, le cinéaste ne se rend pas à Los Angeles où l'annonce de sa victoire provoque une ovation debout dans l'assistance.
En 2003, le cinéaste met en scène Hedda Gabler, le drame d'Henrik Ibsen, avec Emmanuelle Seigner dans le rôle-titre, au Théâtre Marigny. Puis il supervise à Stuttgart une nouvelle version de la comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires. Il retrouve ensuite les coproducteurs et scénariste du film précédant : Alain Sarde, Robert Benmussa et Ronald Harwood ainsi que tous les chefs techniciens (Paweł Edelman pour la photographie, Allan Starski pour le décor, Anna B. Sheppard pour les costumes ou encore Hervé de Luze pour le montage) afin de produire et de réaliser en 2005 une nouvelle reconstitution historique adaptée de l'œuvre de Charles Dickens : Oliver Twist. Mais le film est un échec. En 2006, après avoir gagné un procès en diffamation contre le magazine Vanity Fair, il dirige Thierry Frémont au Théâtre Hébertot dans Doute (écrit par John Patrick Shanley). La même année, il entreprend de financer et de réaliser le péplum Pompeii, d'après le roman de Robert Harris, avec Orlando Bloom et Scarlett Johansson dans les rôles principaux. Le {{date}}, alors qu'il se rend à un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police suisse à Zurich, rattrapé par l'affaire de 1978. De sa cellule puis de son chalet de Gstaad où il est astreint à résidence durant plusieurs mois, il achève la postproduction de The Ghost Writer, pour lequel il se voit décerner l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène au Festival de Berlin 2010 ainsi que les Césars du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation en 2011. Durant son assignation à résidence, il avait également parachevé Carnage, adapté de la pièce Le Dieu du carnage de Yasmina Reza qu'il réalise en France avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz et John C. Reilly dans les rôles principaux{{,}}. Ce film lui vaut le César de la meilleure adaptation, en 2012, pour la deuxième année consécutive. Polanski signe ensuite une adaptation, tournée en français, de la pièce de David Ives, La Vénus à la fourrure, inspirée du roman homonyme de Leopold von Sacher Masoch, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric. Ce huis clos à deux personnages se déroule intégralement dans un théâtre et met en scène l'inversion du rapport de forces entre un metteur en scène hautain et une comédienne apparemment stupide. Après avoir été sélectionné en compétition au Festival de Cannes 2013, La Vénus à la fourrure permet à Roman Polanski de remporter un quatrième César de la meilleure réalisation.
Le cinéaste prépare actuellement D, projet anglo-saxon inspiré de l'affaire Dreyfus. Depuis l'année 1977, Roman Polanski est poursuivi pour une affaire de crime sexuel sur une mineure de {{unité}}. Depuis les années 2010, plusieurs femmes l'accusent d'actes de violences sexuelles remontant aux années 1970 et 1980. Roman Polanski récuse ces accusations, ne reconnaissant comme fondée que celle de 1977.
En 2019, son film sur l’affaire Dreyfus, intitulé J’accuse, sort alors qu’un nouveau scandale vise Roman Polanski. Il est de nouveau accusé de viol par une jeune femme, ce qui compromet la promotion du film. Les actions de militantes féministes s’enchaînent, notamment celles du mouvement #MeToo. Malgré cette tempête, le film se voit décerner le grand prix du jury à la Mostra de Venise, ainsi que douze nominations aux César. En février 2020, Roman Polanski reçoit le César du meilleur réalisateur pour J’accuse. Six mois plus tard, il est attaqué pour diffamation par l’actrice Charlotte Lewis.
Vie Privée
Après son divorce avec Barbara Lass en 1962, puis le décès de Sharon Tate sept ans plus tard, c’est en {{date}} qu’il épouse en troisièmes noces sa nouvelle actrice fétiche de trente-trois ans sa cadette, Emmanuelle Seigner. Ce samedi 22 juin, Emmanuelle Seigner a soufflé sa 58e bougie. Invitée de l’émission C l’hebdo la suite ce samedi 23 septembre, Emmanuelle Seigner s’est confiée sans langue de bois à Aurélie Casse. Emmanuelle Seigner : pourquoi elle n’a pas pris le nom de son mari, Roman Polanski ? À l'occasion de la sortie de son livre, Une vie incendiée, Emmanuelle Seigner a été interviewée par Le Figaro, ce 6 novembre. Dans l’émission Quelle Époque ! ce samedi 22 octobre, Emmanuelle Seigner s’est excusée après ses propos polémiques sur les accusations de viols à l’encontre de son mari Roman Polanski. C'était l'événement de ce dimanche 16 octobre. Sur Sept à Huit, l'épouse de Roman Polanski, Emmanuelle Seigner, s'est exprimée pour la première fois depuis de nombreuses années sur les affaires qui poursuivent le réalisateur et provoquent l'indignation. Emmanuelle Seigner était l'invitée du portrait de la semaine de Sept à huit sur TF1 ce dimanche 16 octobre. L'actrice est revenue comme jamais sur les accusations qui visent son mari, Roman Polanski. Jeudi 18 août, dans une interview accordée au Point, Fanny Ardant avait fermement pris la défense de Roman Polanski. Ce mardi 9 août marque l'anniversaire du décès de Sharon Tate, l'épouse du réalisateur Roman Polanski, qui a été retrouvée morte dans sa villa en 1969. Elle était enceinte de huit mois. Roman Polanski et son épouse Emmanuelle Seigner ont fait une rare apparition ensemble, ce samedi 23 juillet 2022, lors du concert des Rolling Stones, organisé à l'hippodrome de Longchamp. Ce mercredi 22 juin, Emmanuelle Seigner célèbre ses 56 ans. L'actrice de La Vénus à la fourrure est française mais tourne à l'international pour sa carrière.
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Un Héritage Cinématographique Indéniable
Considéré comme l'un des cinéastes les plus talentueux depuis les années 1960, Roman Polanski possède un des palmarès les plus étoffés de sa profession : un Ours d'or en 1966, cinq Césars de la meilleure réalisation entre 1980 et 2020, une Palme d'or en 2002, l'Oscar de la meilleure réalisation en 2003, et le grand prix du jury de la Mostra de Venise en 2019. Roman Polanski est le premier des cinéastes issus de ce qu'on appelait alors « le bloc de l'Est » à avoir réalisé un film à Hollywood (Rosemary's Baby, 1968). Auparavant, après un seul long-métrage en Pologne (Le Couteau dans l'eau, 1962), il avait acquis le statut de cinéaste international avec Répulsion (1965) et Cul-de-sac (1966), deux productions britanniques. Si Roman Polanski a souvent attiré l'attention des médias pour des raisons extra-cinématographiques, son œuvre ne fait aucune concession au goût supposé du public. Elle choisit de jouer sur le malaise suscité par des situations ambiguës, inquiétantes ou angoissantes, du Couteau dans l'eau à Carnage (2011), en passant par Rosemary's Baby, Le Locataire (1976), Lunes de fiel (1992) ou La Jeune Fille et la mort (1995). Souvent, un humour féroce, incongru ou grinçant vient compenser cette inquiétude (Cul-de-sac, Le Bal des vampires, 1967 ; Quoi ?, 1973, ou Carnage).
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