Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma français et fervente militante de la cause animale, est née le 28 septembre 1934 à Paris. Son parcours, depuis une enfance bourgeoise jusqu'à la consécration internationale, est une source d'inspiration.
Une Naissance Parisienne et une Éducation Stricte
Brigitte Bardot voit le jour le 28 septembre 1934, au 5 place Violet dans le 15e arrondissement de Paris. Elle grandit dans un milieu bourgeois. Son père, Louis Bardot (1896-1975), industriel originaire de Ligny-en-Barrois en Lorraine, dirige les Usines Bardot (appartenant à Air liquide). Sa mère, Anne-Marie Mucel (1912-1978), surnommée « Toty », a passé son enfance en Italie. Brigitte et sa sœur cadette, Marie-Jeanne (dite Mijanou), née le 5 mai 1938, reçoivent une éducation stricte. Enfant, Brigitte est dissipée et souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne.
Les Premiers Pas d'une Artiste
Dès l'âge de 7 ans, elle se passionne pour la danse classique et prend des cours chez Bourgat. En 1949, elle entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit. Son père, passionné de cinéma, filme souvent Brigitte enfant, un fait rare à l'époque. Sa mère, quant à elle, aime particulièrement la mode et la danse.
Les Bardot, appartenant à la haute société, fréquentent le Tout-Paris, des directeurs de presse, de théâtre, de cinéma, ainsi que des personnalités de la mode. Hélène Lazareff, directrice de Elle et du Jardin des Modes, amie de Madame Bardot, engage Brigitte en 1949 pour présenter la mode « junior ».
L'Ascension dans le Monde de la Mode et les Débuts au Cinéma
À 15 ans, Brigitte devient la « mascotte » du magazine Elle, faisant la couverture dès 1949. Le réalisateur Marc Allégret, remarquant les photos, souhaite la rencontrer, mais ses parents s'y opposent. Son grand-père la défend, arguant qu'il faut lui faire confiance.
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Lors de l'audition, elle rencontre Roger Vadim, l'assistant d'Allégret, avec qui elle noue une relation. Ses parents s'opposent à cette liaison et envisagent de l'envoyer en Angleterre pour poursuivre ses études. Désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours, mais ses parents la trouvent à temps.
Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle, Brigitte Bardot obtient son premier rôle au cinéma dans Le Trou normand avec Bourvil. Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim. En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent. André Barsacq lui propose de reprendre le rôle créé par Dany Robin dans L'Invitation au château de Jean Anouilh, au théâtre de l'Atelier.
Sacha Guitry, à la recherche d'une comédienne pour Si Versailles m'était conté…, engage Brigitte pour jouer Mademoiselle de Rosille. Elle part ensuite à Rome, où elle se lie d'amitié avec Ursula Andress. Bardot décroche un rôle dans le film américain Hélène de Troie.
De retour en France, son agent lui propose de jouer dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Marc Allégret la dirige ensuite dans En effeuillant la marguerite, qui est un échec. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron.
Et Dieu… créa la femme : La Consécration Internationale
Roger Vadim écrit avec Raoul Lévy un scénario intitulé Et Dieu… créa la femme. Aucun producteur ne souhaite financer le film. Brigitte Bardot se rend alors au festival de Cannes et éclipse Sophia Loren et Gina Lollobrigida. C’est finalement grâce à l'approbation de Curd Jürgens qu'ils obtiennent le financement nécessaire.
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Le tournage a lieu à Saint-Tropez. La jeune artiste y joue le rôle de Juliette Hardy face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant avec lequel se noue une liaison. Un an plus tard, elle divorce de Vadim.
À sa sortie en France, le film est accueilli avec une certaine réserve, mais il fait un triomphe aux États-Unis, où le terme « Bardolatry » est inventé. Simone de Beauvoir affirme qu'elle est la « locomotive de l'histoire des femmes ». Le film ressort alors en France et connaît un triomphe retentissant.
L'Apogée d'une Carrière et les Tourments Personnels
Dès lors, les projets de films s'accumulent. Olga, son agent, et Raoul Lévy lui proposent En cas de malheur, Les Bijoutiers du clair de lune, Une Parisienne et La Femme et le Pantin. Elle accepte tous ces projets, mais refuse un film américain avec Glenn Ford et Doris Day.
En 1958, Brigitte Bardot devient l'actrice française la mieux payée. Après Et Dieu… créa la femme, Raoul Lévy lui fait signer un contrat pour quatre films. Elle tourne dans Une Parisienne de Michel Boisrond, puis se rend en Espagne pour Les Bijoutiers du clair de lune.
Déprimée, elle achète La Madrague à Saint-Tropez. De retour à Paris, elle commence à tourner dans En cas de malheur avec Edwige Feuillère et Jean Gabin. Le film est sélectionné au festival de Venise et demeure l'un de ses préférés.
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En 1959, elle accepte de jouer dans Babette s'en va-t-en guerre. Ses partenaires sont Francis Blanche et Jacques Charrier avec qui la jeune femme a une liaison. Apprenant qu'elle est enceinte, elle envisage un avortement, avant d'avouer la vérité à Jacques Charrier. Ils se marient le 18 juin 1959 et, à cette occasion, Bardot lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines.
Le 11 janvier 1960, son fils Nicolas naît. Après un accouchement difficile, elle refuse de voir son enfant. Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo et Sami Frey. C'est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique.
Brigitte Bardot vit une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n'arrive pas à s'occuper de son bébé. Son secrétaire vend ses mémoires à la presse, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique.
Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité. Henri-Georges Clouzot se montre difficile. Le tournage s'avère éprouvant. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Le tournage de La Vérité se révèle une réussite, mais elle dissimule une liaison avec Sami Frey.
Le 28 septembre, le jour de son anniversaire, elle tente de se suicider en avalant des barbituriques. C'est à l'hôpital Saint-François de Nice qu'elle reprend connaissance. Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux.
À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Elle commence le tournage de La Bride sur le cou. Le 16 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public.
De la Star à la Militante : Une Reconversion Engagée
En octobre 1961, Brigitte Bardot retrouve le sourire avec la sortie de la chanson « Brigitte Bardot beijou ». En 1963, elle tourne dans Le Mépris. En 1964, elle passe des vacances à Buzios, au Brésil. Peu après, elle joue aux côtés de Jeanne Moreau dans Viva María !
Après le tube de Jorge Vieira, Brigitte Bardot enregistre son premier disque, « C’est rigolo ». Le président de Gaulle lui propose d’être le modèle du buste de Marianne, ce qu’elle accepte. En 1970, elle tourne Les pétroleuses avec Claudia Cardinale.
En 1973, elle met un terme à sa carrière cinématographique avec L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Elle se consacre désormais à la défense des animaux. En 1986, elle crée la fondation Brigitte-Bardot et en devient la présidente.
Un Héritage Durable
Brigitte Bardot a marqué le cinéma et la société française. Elle a incarné la liberté et l'émancipation des femmes. Son engagement pour la cause animale est un exemple. Elle reste une icône, une légende.
Elle a toujours avancé plus vite que l’époque, donnant le goût de la liberté à une génération de femmes encore corsetée et mettant l’animal et la nature au centre de ses préoccupations.
Vie privée
Côté cœur, elle épouse Roger Vadim le 20 décembre 1952 avant de divorcer en décembre 1957. Elle le quitte pour vivre avec Jean-Louis Trintignant. Après des liaisons avec Gilbert Bécaud et Sacha Distel, elle épouse Jacques Charrier le 18 juin 1959. Ensemble ils ont un fils : Nicolas, né en 1960. Suite à sa liaison avec Samy Frey, le couple se sépare et le divorce est prononcé en janvier 1963. Puis c’est le coup de foudre avec le milliardaire allemand Gunther Sachs. Ils se marient le 14 juillet 1966 et divorcent le 1er octobre 1969. Après plusieurs liaisons, elle rencontre Bernard d’Ormale et l’épouse le 16 août 1992.
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