L'anxiété chez les enfants est une réalité de plus en plus fréquente, influencée par les rythmes effrénés de la vie moderne, les pressions scolaires et d’autres facteurs. L'anxiété n'est pas en soi pathologique. Au contraire, il s’agit d’abord d’une réponse normale à la perception d’un danger, qui va agir pour le corps comme un signal d’alarme. L’anxiété se manifeste par une impression diffuse de malaise, de détresse, par la sensation qu’il existe un danger ou par un sentiment de peur parfois intense.

Anxiété normale vs. Troubles anxieux

L’anxiété est normale à certaines étapes du développement de l’enfant. Par exemple, pendant les années préscolaires, un enfant est souvent anxieux à l’idée de se séparer de ses parents. On dira de l’anxiété qu’elle est pathologique lorsqu’elle vient perturber le développement de l’enfant, qu’elle pose des problèmes importants au quotidien, ou lorsque les stratégies d’évitement prennent toute la place. On parle alors de «trouble anxieux».

Les troubles anxieux regroupent différents types de troubles qui sont des manifestations d’une anxiété ou d’une angoisse importante. Les troubles anxieux sont très communs pendant l’enfance et l’adolescence. Leur prévalence est évaluée entre 9 et 32 %. Ce qui veut dire qu’entre un enfant sur dix et un enfant sur trois risque de souffrir d’une anxiété excessive. La plupart des adultes avec un trouble anxieux, ou un trouble de l’humeur, ont d’abord eu des difficultés avec l’anxiété lorsqu’ils étaient jeunes.

Les cinq grands types de troubles anxieux chez l’enfant

L’anxiété peut se manifester de manière très différente selon les enfants. On distingue ainsi cinq grands types de troubles anxieux chez l’enfant:

  1. L’anxiété de séparation: Elle est définie comme la survenue d’une anxiété excessive et inappropriée lorsque l’enfant doit se séparer de ses parents (ou d’un substitut parental). Il s’agit du trouble anxieux le plus fréquent chez le jeune enfant. Sur le plan épidémiologique, sa prévalence est de 2 à 8 % des enfants de moins de 12 ans. L’anxiété de séparation est présente dès les premiers mois de vie avec un pic vers l’âge de 11 ans, à l’entrée en 6ème. Le symptôme principal est une détresse significative et inadaptée au niveau de développement, liée à une séparation avec une figure d’attachement. Les manifestations diffèrent avec l’âge du patient et surviennent lorsque l’enfant est laissé à la crèche ou seul à la maison, monte dans le bus pour l’école, doit aller au lit, change d’environnement, passe une nuit dans un autre lieu sans ses parents comme lors d’un voyage scolaire (colonie de vacances). Le diagnostic requiert au moins trois des symptômes suivants, présents pendant 4 semaines :

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    • détresse excessive ou crainte récurrente lors des séparations ;
    • peur qu’un malheur touchant l’enfant ou ses parents rende la situation définitive ;
    • réticence ou refus d’aller à l’école, de dormir seul hors de la maison, ou d’y rester seul ;
    • cauchemars à thème de séparation ;
    • plainte somatique répétée lors des éloignements ;
    • signe d’angoisse extrême en cas de séparation réelle ou anticipée avec parfois colères ou pleurs associés ;
    • retrait social, apathie, tristesse ou difficulté à se concentrer sur le travail ou le jeu en l’absence d’une figure d’attachement.
  2. L’anxiété généralisée: Il s’agit d’une anxiété envahissante, présente tous les jours, dans différents secteurs de la vie (école, maison, activités etc.). Elle est définie comme la survenue d’une anxiété excessive et inappropriée lorsque l’enfant doit se séparer de ses parents (ou d’un substitut parental). Elle concerne de 3 à 7 % des enfants. L’anxiété généralisée est plus élevée chez les premiers nés et les enfants uniques. Il est défini par une préoccupation irréaliste pendant plus de 6 mois concernant des actions quotidiennes. Les enfants sont le plus souvent inquiets de tout en permanence, ont volontiers des troubles du sommeil et beaucoup de ruminations négatives. C’est un des troubles les plus fréquents chez l’adolescent.

  3. Le trouble panique: Crise d’angoisse aiguë, survenant de façon brutale. Les personnes vont se mettre à craindre l’apparition d’une nouvelle crise ou ses conséquences. Elle est plus rare chez l’enfant et concerne près de 1 % d’entre eux. A l’inverse, elle est plus fréquente à l’adolescence. Débutant plus souvent vers la fin de l’adolescence et à l’âge adulte, il se manifeste par la récurrence chez un même sujet d’attaques de panique successives (au moins 4 en 4 semaines pour le DSM-5). Une attaque se traduit par une anxiété soudaine, massive, avec un malaise important en dehors de tout danger réel. Les symptômes incluent au moins 4 éléments parmi : palpitations, transpiration, tremblements, souffle coupé, douleurs ou inconfort thoracique, nausées, sensation de vertige, déréalisation, peur de devenir fou, de mourir, sensation d’engourdissement ou de picotement. Une agoraphobie est souvent associée. La survenue d’une dépression secondaire ou comorbide n’est pas rare, avec un risque suicidaire majoré par les raptus anxieux. L’automédication par les médicaments et l’alcool peut entraîner des situations de dépendance à l’âge adulte.

  4. Les phobies: Les phobies sont définies comme une peur irrationnelle, très excessive ou sans fondement. L’agoraphobie (peur intense en rapport avec des lieux d’où il serait difficile ou gênant de s’échapper) ou la phobie sociale (difficulté à s’affirmer devant un public) sont deux types de phobies particulièrement invalidantes. Il s’agit d’une peur intense, permanente et irrationnelle vis-à-vis d’un objet ou d’une situation précise : animaux, environnement, sang, injection. Elle débute vers 6-7 ans. Le thème varie avec l’âge. Elle peut s’amender ou se chroniciser et devenir invalidante à l’âge adulte. C’est la confrontation à l’objet ou la situation qui déclenche une série de manifestations somatiques : tachycardie, polypnée, sueurs, avec parfois sentiment de mort imminente.

  5. Les troubles obsessionnel-compulsif: Ils se caractérisent par la présence massive d’obsessions (pensées récurrentes et obsédantes) et/ou de compulsions (comportements répétitifs en réaction à une obsession).

Âge de début des troubles

Estimations de l’âge moyen de survenue de différents troubles anxieux chez l’enfant (il s’agit bien sûr de moyennes, les troubles pouvant débuter plus tôt chez certains enfants) :

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  • 5-6 ans : phobie des animaux.
  • 6-7 ans : anxiété de séparation (avant, il est plus rare de parler d’anxiété de séparation pathologique).
  • 10-12 ans : anxiété généralisée.
  • 11-13 ans : phobie sociales.
  • 13-15 ans : troubles obsessionnels compulsifs.
  • Début de l’âge adulte (20 ans) : troubles paniques.

Symptômes de l’anxiété chez l’enfant

Un enfant anxieux peut manifester son mal-être de différentes façons : troubles du sommeil, agitation, maux de ventre, irritabilité ou difficulté à se concentrer. Les symptômes suivants peuvent être le signe d’un trouble anxieux chez l’enfant :

  • Modification soudaine du comportement: Agitation, irritabilité, crises de colère intenses, l’enfant pleure ou semble inquiet.
  • Symptômes somatiques: Maux de tête, maux de ventre, tensions ou crispations dans le corps.
  • Troubles du sommeil: Difficultés à s’endormir ou à bien dormir, cauchemars fréquents. L’enfant refuse d’aller se coucher ou se met à demander de dormir avec ses parents.
  • Besoin excessif d’être rassuré: L’enfant a excessivement besoin de réassurance ou n’arrive plus à lâcher ses parents.
  • Conduites d’évitement: L’enfant refuse d’aller à l’école ou de se faire garder.
  • Problèmes de concentration: L’école peut, par exemple, faire état de difficultés de concentration inhabituelles.

Crise d'angoisse aiguë ou trouble panique chez l'enfant

Le paysage des angoisses infantiles est aussi complexe qu’inquiétant, notamment en ce qui concerne les troubles anxieux chez l’enfant. Parmi eux, les crises d’angoisse aiguës peuvent inclure des attaques de panique, qui se distinguent par des épisodes de peur soudaine et intense, accompagnés de symptômes somatiques, neurologiques, moteurs, vasomoteurs, psychiques et comportementaux. Lors d’une attaque de panique, les enfants peuvent ressentir des symptômes physiques et psychiques intenses, tels que des palpitations, des sueurs, des tremblements et une sensation de perte de contrôle.

Le trouble panique se distingue non seulement par son intensité, mais aussi par le fait qu’il peut perturber considérablement les années de formation d’un enfant. Caractérisé par des attaques de panique récurrentes et imprévisibles et par des préoccupations concernant les épisodes à venir, le trouble panique chez l’enfant peut entraîner un ensemble énigmatique de symptômes qui peuvent déconcerter même les parents et les soignants les plus vigilants. Il est essentiel de comprendre le trouble panique dans la démographie pédiatrique, car une détection et une intervention précoces peuvent modifier l’évolution du trouble, ce qui se traduit par une amélioration des résultats et de la qualité de vie.

Signes précoces de trouble panique chez l'enfant

  1. Manifestations physiques: Les enfants peuvent présenter des symptômes physiques et psychiques qui peuvent ne pas être aussi évidents ou aussi facilement associés à la détresse psychologique. Palpitations cardiaques, transpiration abondante, tremblements, douleurs abdominales et nausées sont fréquemment signalés. Les enfants peuvent avoir du mal à exprimer ces expériences, préférant montrer des signes visibles d’anxiété, comme s’accrocher à une personne qui s’occupe d’eux ou exprimer le désir de quitter brusquement une situation. L’axe intestin-cerveau joue un rôle clé, car des études suggèrent que les enfants souffrant de trouble panique peuvent avoir une sensibilité accrue aux sensations corporelles internes. Les enfants peuvent également présenter des symptômes respiratoires tels que l’hyperventilation.
  2. Comportements d’évitement: Les enfants peuvent commencer à éviter des lieux tels que l’école, les réunions sociales ou même les transports publics - des lieux où une crise de panique peut être particulièrement dérangeante ou où il peut être difficile de s’échapper. Ce niveau d’évitement est plus qu’une simple préférence ou un caprice d’enfant ; il s’agit d’une manœuvre défensive, souvent inconsciente, enracinée dans le besoin d’éviter une anxiété écrasante. Une prise en charge professionnelle est cruciale pour aider l’enfant à faire face à ses angoisses et éviter le développement de comportements d’évitement ou de complications comme l’agoraphobie et l’isolement social.
  3. Changements dans le rythme respiratoire: Avant une véritable crise de panique, certains enfants peuvent présenter des changements dans leur rythme respiratoire, souvent associés à des attaques de panique soudaines et intenses. Ces enfants peuvent également ressentir de la dyspnée, une sensation de difficulté à respirer. Les parents peuvent remarquer que leur enfant aspire soudainement de l’air ou prend des respirations courtes et rapides sans raison apparente. Le concept scientifique d’”hypersensibilité respiratoire” pourrait expliquer pourquoi certains enfants sont plus enclins à développer des troubles paniques.
  4. Distorsions cognitives: Les distorsions cognitives sont une composante importante de ces troubles. La rumination est également fréquente chez les enfants souffrant de ces troubles, entraînant une focalisation excessive sur des pensées négatives. Les enfants souffrant de troubles paniques peuvent présenter une tendance à la pensée catastrophique, c’est-à-dire qu’ils perçoivent une situation comme étant bien pire qu’elle ne l’est en réalité. Ces attaques peuvent inclure des symptômes psychiques tels que des peurs irrationnelles et des pensées intrusives.
  5. Perturbations du sommeil: Les perturbations du rythme de sommeil peuvent être un signe révélateur de problèmes sous-jacents, y compris le trouble panique. L'insomnie chez les enfants peut souvent passer inaperçue, mais elle est un signal important à surveiller. Les parents peuvent remarquer que leur enfant fait souvent des cauchemars ou se plaint de réveils nocturnes accompagnés d’un sentiment de peur ou de panique. Les terreurs nocturnes et les attaques de panique nocturnes peuvent survenir chez les enfants et sont associées à une architecture du sommeil perturbée, entraînant une fatigue diurne qui peut encore exacerber les symptômes d’anxiété.
  6. Sensibilité intéroceptive: La sensibilité intéroceptive fait référence à la conscience accrue des sensations corporelles internes, qui peut être un précurseur du trouble panique chez les enfants. Cette hypersensibilité peut rendre les enfants plus réactifs aux changements corporels. Un enfant ayant un niveau élevé de sensibilité mentale peut être plus susceptible de remarquer et de réagir à des changements de rythme cardiaque, de respiration ou de tension musculaire, qui peuvent à leur tour déclencher une réaction de panique.
  7. Sautes d’humeur extrêmes: Des sautes d’humeur extrêmes peuvent être le signe d’un trouble panique. Des recherches longitudinales ont démontré que les enfants qui présentent des signes de dysfonctionnement émotionnel, tels qu’une peur ou une colère intense en réponse à des situations non menaçantes, peuvent présenter un risque accru de développer un trouble panique et d’autres troubles anxieux plus tard dans leur vie.

Solutions et Approches Thérapeutiques

Il existe des solutions naturelles pour aider un enfant anxieux à se détendre et à retrouver son équilibre émotionnel.

Approches non médicamenteuses

  1. Routine et Prévisibilité: Les enfants se sentent plus en sécurité lorsqu’ils évoluent dans un cadre prévisible. Une routine régulière, avec des horaires fixes pour les repas, les activités et le coucher, permet de réduire l’incertitude qui alimente l’anxiété.
  2. Techniques de Respiration: Les techniques de respiration sont simples à mettre en place et très efficaces pour calmer un enfant anxieux. Montrez-lui comment inspirer lentement par le nez, retenir sa respiration quelques secondes, puis expirer doucement par la bouche.
  3. Activité Physique: Le sport est un excellent moyen de libérer les tensions accumulées et de stimuler la production d’endorphines, les hormones du bonheur.
  4. Sommeil de Qualité: Le sommeil est essentiel pour un équilibre émotionnel stable. Créez un environnement propice au repos : une chambre calme, une routine apaisante avant le coucher, et évitez les écrans en soirée.
  5. Plantes Apaisantes: Les plantes comme la passiflore, le houblon, la mélisse et la fleur d’oranger sont reconnues pour leurs propriétés apaisantes.
  6. Expression Artistique: Le dessin, la peinture, ou le modelage sont d’excellents moyens pour les enfants d’exprimer leurs émotions. Ces activités leur permettent de canaliser leur énergie tout en stimulant leur créativité.
  7. Pleine Conscience: La pleine conscience, même sous une forme simplifiée, peut être bénéfique pour les enfants. Proposez des méditations guidées courtes, ou invitez-les à se concentrer sur une activité sensorielle : écouter les sons autour d’eux, sentir une fleur ou observer les nuages.
  8. Contact Physique: Le toucher a un effet apaisant naturel sur les enfants. Un massage doux des épaules ou des pieds, avec un baume ou une huile naturelle, peut les aider à relâcher leurs tensions.
  9. Environnement Calme: Un environnement surstimulant peut aggraver l’anxiété. Limitez les écrans, les bruits excessifs, et aménagez un espace calme et rassurant à la maison.
  10. Soutien Intestinal: Le bien-être émotionnel est étroitement lié à la santé intestinale. Certains compléments alimentaires naturels pour enfants favorisent un microbiote équilibré, essentiel pour la sérénité émotionnelle.

Psychothérapie

Les troubles anxieux vont partie des formes les plus stables des troubles psychiques. Il est rare qu’ils disparaissent spontanément, « attendre que ça passe » n’est donc souvent pas une bonne idée. Les enfants anxieux présentent, de plus, un risque plus élevé de souffrir d’autres difficultés psychiques à l’adolescence ou à l’âge adulte.

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Le déroulement d’une psychothérapie différera grandement en fonction du type de trouble anxieux. On ne travaillera pas de la même façon avec un enfant qui souffre de toc et avec un enfant qui souffre de phobie scolaire. Même si chaque enfant est différent, on peut néanmoins faire quelques remarques générales.

  • Psychothérapie de l’anxiété : le rôle de l’environnement : La question qui se pose avec l’anxiété est donc d’une manière plus générale de savoir si le problème c’est l’anxiété elle-même ou les réactions de l’environnement à l’anxiété. Dans un monde parfait (qui malheureusement n’existe pas), un enfant anxieux serait rassuré et soutenu face à ses inquiétudes par ses professeurs, ses camarades, ses frères et sœurs et par tous les membres de la famille élargie. Dans ce cas, je suis sûr que cet enfant souffrirait assez peu de son anxiété. Le problème est que, bien souvent, les choses ne se passent pas comme cela. L’anxiété est vue comme une faiblesse ou une anormalité par l’extérieur. Des enfants vont se moquer, tel enseignement ou professionnel de santé va trouver que ce n’est pas normal et que c’est très inquiétant pour son avenir, tel membre de la famille va dire que c’est la faute de ses parents qui le protègent trop ou pas assez, qui lui transfère son stress, etc. Ainsi, ces réactions vont rajouter à l’anxiété la honte, la culpabilité ou le sentiment de ne pas être comme il faut. Des émotions qui ne vont pas aider à vaincre l’anxiété, c’est certain. Dans un premier temps, la thérapie va donc avoir souvent pour objectif de réfléchir à toutes ces réactions extérieures: est-ce que le problème tient à l’enfant ou à la manière dont il est vu? Ce changement de perspective permet parfois d’ouvrir des pistes: Il est possible de parler avec tel ou tel camarade, tel membre de la famille,etc pour lui dire de ne plus se moquer ou de ne plus donner de conseil.
  • Ne plus culpabiliser les parents : Il est assez fréquent qu’un des parents d’un enfant souffre également d’un trouble anxieux. Là encore, la culpabilisation risque de ne faire qu’accentuer le problème. Beaucoup de parents me disent qu’ils aimeraient « ne pas transmettre » leur stress ou leurs peurs à leur enfant. Le problème c’est que c’est très difficile et que, là encore, on renvoie aux parents l’idée qu’être anxieux ou être stressé est une mauvaise chose dont il faudrait se débarrasser, comme s’il s’agissait d’une mauvaise habitude. La question du sens de l’anxiété est donc essentielle. Une fois que l’origine de l’anxiété est mieux comprise, il est bien sûr possible de chercher à être moins impactée par cette anxiété. Mis il ne s’agit plus alors de simplement se débarrasser d’une mauvaise partie de soi.

En première intention, si le trouble est d’intensité légère à modérée, une psychothérapie de type TCC est recommandée pendant 12 à 20 semaines. En deuxième intention et en l’absence d’amélioration après cette TCC menée par un psychothérapeute expérimenté, on ajoute un ISRS (inhibiteur de la recapture de la sérotonine). Un suivi en pédopsychiatrie est nécessaire. Si le trouble anxieux est d’intensité sévère et a un retentissement social et fonctionnel majeur, on commence par l’association TCC et médicament. On peut proposer une thérapie de soutien aux parents en fonction des difficultés rencontrées par la famille, une guidance parentale ou une thérapie familiale.

Traitement Médicamenteux

Quelques conseils concernant les médicaments :

  • les ISRS sont prescrits hors AMM, en dehors de l’indication trouble obsessionnel compulsif (TOC) ;
  • éviter les médicaments avant 6 ans ;
  • pas de benzodiazépine (risque d’effet paradoxal chez l’enfant de moins de 12 ans et risque de dépendance à l’adolescence).

Importance de la détection précoce et de l'intervention

La détection précoce du trouble panique chez l’enfant est une tâche complexe mais d’une importance vitale. En comprenant et en reconnaissant les 7 signes précoces - des symptômes physiques et des comportements d’évitement aux troubles du sommeil et aux dysfonctionnements émotionnels - les parents, les soignants et les enseignants peuvent prendre des mesures proactives en vue d’obtenir des conseils professionnels. N’oubliez pas que la santé mentale d’un enfant est tout aussi importante que sa santé physique. La société doit favoriser un environnement attentif aux premiers signes de détresse psychologique, afin de permettre à nos enfants de s’épanouir pleinement sans être accablés par un trouble panique non traité.

Conclusion

L’anxiété chez les enfants peut être source de stress pour toute la famille, mais des solutions naturelles et adaptées existent pour les accompagner. Il est crucial de consulter un professionnel pour une prise en charge adaptée. Écouter ce que l’enfant a à dire et le questionner sur ses peurs peut également être une première étape importante.

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