Gydrelle 0.1 POUR CENT est un médicament appartenant à la famille des œstrogènes par voie locale, spécifiquement conçu pour soulager les symptômes liés à la ménopause au niveau vaginal et vulvaire. Ce traitement hormonal substitutif (THS) local est préconisé pour les affections de la vulve et du vagin liées à la ménopause, telles que la sécheresse vaginale et l’irritation vaginale, conditions souvent regroupées sous le terme d’atrophie vaginale. Il est essentiel de comprendre sa composition, son utilisation appropriée, ainsi que les précautions et risques associés pour une utilisation éclairée.

Qu'est-ce que Gydrelle ?

Gydrelle 0.1 POUR CENT est une crème vaginale dont le principe actif est l'estriol. L'estriol est une hormone de la famille des œstrogènes. Ce médicament agit en remplaçant les œstrogènes qui sont normalement produits par les ovaires de la femme. Il s’insère dans le vagin, permettant à l’hormone d’être libérée là où elle est nécessaire.

Composition de Gydrelle

La substance active de Gydrelle est l'estriol. Ce médicament se présente sous forme de crème vaginale.

Indications Thérapeutiques de Gydrelle

Gydrelle est préconisé dans les cas suivants :

  • Affections de la vulve et du vagin liées à la ménopause.
  • Soulagement des symptômes de la ménopause au niveau vaginal, comme la sécheresse ou l’irritation vaginale (atrophie vaginale).

Mode d'Action

Par voie vaginale, l'estriol induit la normalisation de l'épithélium vaginal et restaure ainsi le pH physiologique du vagin.

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Posologie et Administration

Il est crucial de suivre scrupuleusement les indications de votre médecin concernant la posologie de Gydrelle. La posologie usuelle est la plus faible dose suffisante pour traiter vos symptômes pendant une période aussi courte que nécessaire.

La posologie recommandée est la suivante :

  • Première semaine de traitement : 1 application vaginale de 1 g de crème par jour (jusqu'au trait rouge) et une application en couche mince sur la vulve.
  • Semaines suivantes : 1 application tous les 2 jours jusqu'à la disparition des symptômes (en moyenne au bout de 3 semaines).

Méthode d'administration :

  1. À l’aide de l’applicateur doseur, appliquez 1 g de crème profondément à l’intérieur du vagin.
  2. Maintenez l’ensemble verticalement (tube en bas).
  3. Appuyez doucement sur le tube. Le piston rose monte.

ATTENTION : N’utilisez pas l’applicateur doseur pour un autre médicament.

Contre-indications

Gydrelle est contre-indiqué dans les situations suivantes :

  • Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active (l’estriol) ou à l’un des autres constituants contenus dans ce médicament.
  • Si vous avez un cancer du sein ou de l’utérus. Certains de ces cancers ont besoin d’hormones pour proliférer.
  • Grossesse.

Mises en Garde et Précautions d'Emploi

Avant d’initier ou de réinstaurer un traitement hormonal substitutif (THS), il convient de procéder à un examen complet des antécédents médicaux personnels et familiaux. Un examen clinique (avec examen pelvien et mammaire) doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente, ainsi que des contre-indications et des mises en garde. Il est recommandé d’effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme. Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires à signaler à leur médecin ou à leur infirmière.

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Si l’une des affections suivantes survient, est survenue antérieurement et/ou s’est aggravée au cours d’une grossesse ou d’un traitement hormonal antérieur, la patiente doit être étroitement surveillée :

  • Facteurs de risque de tumeurs dépendantes des œstrogènes.
  • Affections hépatiques.

GYDRELLE 0.1 POUR CENT est une préparation d’estriol à faible dose et agissant localement. Par conséquent, la survenue des affections mentionnées ci-dessous est moins probable qu’avec un traitement systémique aux œstrogènes.

  • La sécurité d’emploi pour l’endomètre des œstrogènes administrés par voie vaginale lors d’une utilisation à long terme (plus d’un an) ou répétée est incertaine.
  • Une stimulation œstrogénique « non opposée » (sans progestérone) peut entraîner une transformation prémaligne ou maligne dans des foyers résiduels d’endométriose.

Les risques suivants ont été associés à un THS systémique et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’œstrogènes avec application vaginale dont l’exposition systémique à l’œstrogène reste dans les valeurs normales de la ménopause :

  • Les données épidémiologiques issues d’une importante méta-analyse suggèrent l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant aucun antécédent de cancer du sein et prenant des œstrogènes par voie vaginale à faible dose.
  • Le THS systémique est associé à un risque de 1,3 à 3 plus élevé d’accidents thromboemboliques veineux (TEV), c.-à-d. de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire.
  • Les patientes présentant des troubles thrombophiliques connus ont un risque accru de TEV et le THS peut augmenter ce risque.
  • Les facteurs de risque généralement reconnus pour la TEV comprennent l’utilisation d’œstrogènes, un âge avancé, une chirurgie majeure, une immobilisation prolongée, l’obésité (IMC > 30 kg/m2), une grossesse/période postpartum, un lupus érythémateux systémique (LES) et un cancer.
  • Comme pour tous les patients en postopératoire, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir la survenue d’une TEV après une chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, il est recommandé d’arrêter temporairement le THS 4 à 6 semaines avant l’intervention.
  • Si un TEV se développe après l’instauration du traitement, le médicament doit être arrêté. Les patientes doivent être informées de contacter immédiatement leurs médecins si elles remarquent les symptômes d’un éventuel TEV thromboembolique.
  • Le traitement systémique à base d’œstrogènes seuls est associé à une augmentation jusqu’à 1,5 fois supérieure au risque d’accident ischémique cérébral. Le risque relatif ne varie ni avec l’âge, ni avec le temps écoulé depuis la ménopause.
  • Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être surveillées de près pendant la prise d’œstrogène substitutive ou d'un traitement hormonal substitutif ; en effet, de rares cas d’élévation importante des taux de triglycérides plasmatiques entraînant une pancréatite ont été rapportés.
  • Les œstrogènes augmentent la globuline liant la thyroxine (« thyroxine binding globulin » ou « TBG »), ce qui entraîne une augmentation de l’hormone thyroïdienne circulante, telle que mesurée par l’iode lié aux protéines, les taux de T4 (par colonne ou par radio-immunodosage) ou les taux de T3 (par radio-immunodosage). L'absorption de la résine T3 est réduite, ce qui reflète l'augmentation de la TBG. Les concentrations de T4 libre et de T3 libre ne sont pas altérées. D'autres protéines de liaison peuvent être élevées dans le sérum, comme la globuline liant les corticoïdes (« corticoid binding globulin » ou« CBG »), la protéine transporteuse d’hormones sexuelles (« sex-hormone-binding globulin » ou « SHBG »), conduisant à une augmentation respectivement des corticoïdes et des stéroïdes sexuels circulants. Les concentrations d’hormone libre ou biologiquement actives sont inchangées.
  • L’utilisation d’un THS n’améliore pas la fonction cognitive.

Surveillance médicale

Au cours du traitement, une surveillance médicale est nécessaire. Durant un traitement prolongé par les œstrogènes, des examens médicaux périodiques sont recommandés portant essentiellement sur : seins, utérus, frottis cervico-vaginaux, poids.

Pour le traitement des symptômes post ménopausiques, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Dans tous les cas, une évaluation minutieuse de la balance bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS ne peut être poursuivi que tant que le bénéfice est supérieur aux risques encourus.

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Interactions Médicamenteuses

En raison de l’administration par voie vaginale et d’une absorption systémique minimale, il est peu probable qu’une interaction médicamenteuse quelconque cliniquement pertinente se produise avec GYDRELLE 0.1 POUR CENT. Cependant, les interactions avec d’autres traitements vaginaux appliqués localement peuvent exister.

Grossesse et Allaitement

Ce médicament n’a pas d’indication chez la femme enceinte. Si une grossesse survient sous traitement, éventualité rare mais possible en début de pré-ménopause, consultez votre médecin et arrêtez le traitement.

Effets Indésirables Possibles

Comme tous les médicaments, GYDRELLE 0.1 POUR CENT peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les affections ci-après ont été signalées plus souvent chez les femmes utilisant des médicaments de THS qui circulent dans le sang que chez les femmes n’utilisant pas de THS.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.

Surdosage

En cas de surdosage, les symptômes peuvent inclure des mastodynies, des nausées, et des métrorragies. Un lavage vaginal pourra être envisagé.

Conservation

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu’il faut faire des médicaments inutilisés.

Informations Complémentaires

GYDRELLE 0.1 POUR CENT appartient à la famille des œstrogènes (hormones sexuelles) par voie locale. Il fait partie d’un groupe de médicament appelé traitement hormonal substitutif (THS). Ce médicament est préconisé dans les affections de la vulve et du vagin liées à la ménopause. Il est utilisé pour soulager les symptômes de la ménopause au niveau vaginal tels que la sécheresse vaginale ou l’irritation vaginale. On parle « d’atrophie vaginale ». Elle est causée par une baisse du taux d’œstrogènes arrivant naturellement après la ménopause. GYDRELLE 0.1 POUR CENT, crème vaginale agit en remplaçant les œstrogènes qui sont normalement produits par les ovaires de la femme. GYDRELLE 0.1 POUR CENT s’insère dans le vagin, pour que l’hormone soit libérée là où elle est nécessaire.

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